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SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 MOTION D'URGENCE SUR LA SITUATION DES MAL LOGES
Nous venons d’être informés d’une situation catastrophique pour tous les mal logés que le 115 risque de ne plus loger du tout. Pas moins de
130 personnes dans le Puy-de-Dôme
vont
se
retrouver
à
la
rue dans la semaine
(certaines y sont déjà). La préfecture du Puy-de-Dôme aurait décidé de cesser tout hébergement en hôtel à partir d’aujourd’hui,
19
avril 2011. Cela concerne : - les familles
demandeurs d’asile
(procédure
normale
ou
prioritaire) - les familles déboutées - les
familles
de nationalité française également. Un répit est laissé
aux familles comportant un enfant de moins
de 6 ans. On sait
que certaines
familles avec
enfants
étaient,
jusqu’à
maintenant,
hébergées par l’accueil
d’urgence en hôtel
(solution maintes fois
dénoncée, à la fois coûteuse
et
totalement inadaptée). L’administration préfectorale ne trouve rien de mieux que d’interrompre brutalement le recours
à cette
solution
au moment
même où
le
dispositif
hivernal
est suspendu
et
que
le
nombre
de places en
accueil de nuit est réduit. Nous aurons dehors, dès ce soir, des enfants, des malades et des femmes enceintes, etc… Le mépris de la personne
humaine ne
s’est jamais aussi
bien exprimé
qu’à cette
occasion. Le Conseil
régional
d’Auvergne réuni
en session plénière ce
jour, 19
avril
2011, demande
à
la Préfecture
du Puy-de-Dôme de trouver
une solution d’hébergement
afin d’offrir
un traitement décent à des
personnes.
SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 MOTION RELATIVE AUX SUPPRESSIONS DE POSTE DANS L'EDUCATION NATIONALE
Pas moins de
16 000
postes
sont appelés à disparaître
à
la rentrée 2011
dans l’éducation
nationale. Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce sont 66 400 postes, soit 8% des effectifs, qui ont été supprimés. Au nom de la réduction de la dépense publique, le gouvernement sacrifie l’avenir des générations futures.
Le droit à l’éducation
pour tous
est clairement
remis
en cause.
La cure d’austérité imposée par l’Etat détériore depuis de nombreuses années la qualité de l’enseignement par la suppression de postes,
d’heures d’enseignements,
d’options pour les élèves, de dispositifs de soutien… Les
conséquences
sont dramatiques
pour les
élèves et les personnels enseignants. Dans l’académie
de Clermont-Ferrand, une véritable saignée est annoncée
: 286 postes devraient
disparaître (104 postes en moins dans les écoles de l'académie, 182 dans les collèges et lycées). D’ores et déjà nous savons que de nombreuses classes fermeront dans les écoles
de notre région. Tous les
départements auvergnats sont touchés par le dogme de la réduction budgétaire qui entraînera une nette dégradation du service public de l’éducation sur l’ensemble de notre territoire. Quels peuvent être les arguments du gouvernement pour
justifier
cette orientation
meurtrière ? La thèse d’une démographie négative
est
une
tromperie puisque près
de
680 élèves
supplémentaires
sont
déjà annoncés pour la prochaine
rentrée,
dans
le premier et le second degré. Le gouvernement
souhaite accentuer
les non remplacements
de
personnels
pour
mieux réorganiser
le système éducatif français en remettant en cause le cadre national de l’éducation et ainsi mettre à malle principe d’égalité
sur
tout le territoire. Les établissements les plus riches pourront disposer d’heures d’options tandis que les plus défavorisés devront se contenter du strict minimum. Le
processus d’autonomie des
établissements engagé va laisser
aux
proviseurs
et
principaux
la
possibilité de choisir le contenu
d’un certain
nombre
d’heures d’enseignement et de recruter eux même leurs personnels. Ces mesures, qui seront expérimentées dès la rentrée 2011, vont avoir de lourdes conséquences sur la stabilité des équipes éducatives et donc sur
la réussite
de tous les élèves. Le Conseil
régional
d’Auvergne
se joint aux CDEN
de la
Haute-Loire et du Puy-de-Dôme qui
ont rejeté le projet de la Carte scolaire 2011-2012 et s’oppose aux désengagements de l’Etat et refuse de cautionner
la casse
de l’éducation. A l’opposé de cette politique régressive, la Région Auvergne souhaite une vraie ambition pour l’école,
passant par un service public
national
d’éducation assurant l’égalité
d’accès aux
savoirs, sur tout
le territoire.
SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 MOTION RELATIVE AU TRACE TGV PARIS/ORLEANS/CLERMONT/LYON
L’accès à des
modes
de
transport
efficaces,
rapides
et
respectueux
de
l’environnement
est
une
des conditions
essentielles
de
la croissance et du développement durable. Le TGV
permet
de
franchir les obstacles de la distance tout
en étant
une
solution d’avenir
face à l’épuisement des énergies fossiles
et pour préparer la sortie
du
tout routier. L’ouverture du Débat
Public
sur le choix du
tracé
de
doublement
de
la
ligne Paris/Lyon,
à
l’automne 2011, permet aux quatre millions d’habitants du centre de la France d’envisager enfin d’être desservis
par
la grande
vitesse. Parce que la question du TGV n’est plus seulement une question de transport, parce que l’aménagement
du territoire national et européen doit être pensé de manière équilibrée et solidaire, parce que c’est aussiune
question de dignité et d’égalité des droits, l’Auvergne affirme son souhait de desserte par la grande vitesse. Le doublement du TGV Paris/Lyon par l’Auvergne et Clermont-Ferrand est donc un rendez-vous à ne pas
manquer, à commencer par la création des conditions de l’unité nécessaire pour porter d’une seule voix
le choix du
tracé susceptible
de
desservir au mieux les
intérêts
de notre région,
comme
ceux
de nosdépartements et de nos villes. En ce sens, parmi les scénarios et les différentes variantes proposés par Réseau Ferré de France pour le
futur TGV POCL (Paris/Orléans/Clermont/Lyon), l’Auvergne écarte avec fermeté les tracés les plus à l’Est
qui
ignorent Clermont-Ferrand et les trois villes préfecture ou sous-préfectures de l’Allier, de même que les villes
d’Orléans, Bourges
et Roanne,
associées
aujourd’hui aux démarches unitaires
des
régions
Auvergne, Centre et Rhône-Alpes. L’Auvergne écarte aussi toute hypothèse qui verrait un tracé présentant une option de raccordement par
Macon, qui exclut l’Auvergne, et considère que seule est acceptable l’option de scénarios remplissant les
conditions de dessertes et de désenclavement de l’Auvergne et de sa métropole, en concordance avec le
projet TRANSLINE. En conséquence,
Le Conseil
régional d’Auvergne, réuni en session plénière
le 19 avril 2011 : - affirme solennellement son soutien à l’hypothèse finale d’un tracé POCL le plus à l’Ouest et le plus au
Sud
possible. - affirme qu’un tel choix garantira à la fois le désenclavement ferroviaire grande vitesse de l’Auvergne, de
sa métropole
régionale
comme
de son réseau de villes. - demande au
Gouvernement de
donner la primauté aux impératifs
d’Aménagement du territoire équilibré pour peser auprès de RFF et de la SNCF, afin que l’option optimale d’un tracé le plus à l’Ouest et le plus au Sud
possible soit retenue.
SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 MOTION RELATIVE AUX DANGERS DE LA POLITIQUE DE SANTE MENEE SUR LES TERRITOIRES
Le domaine de
la santé comme celui
de l’éducation, est
dans le collimateur
du
Gouvernement subissant depuis des années les politiques successives de réduction des moyens. Les efforts financiers
sont de plus en plus supportés par les patients qui paient le prix fort de cette marchandisation totale
de la santé. L’objectif du Gouvernement est de livrer des pans entiers du secteur aux appétits de la finance. Il s’agit
d’une privatisation
des soins
qui
échappaient
pour
une
grande
partie
aux
objectifs de rentabilité. Depuis de nombreuses
années nos
territoires ont fait les frais de ces
politiques libérales. De nombreux services d’hôpitaux
ont
disparu
faute
de
chiffres satisfaisants. Aujourd’hui
le Gouvernement
entend imposer aux hôpitaux les
fermetures des blocs
opératoires des services de chirurgie réalisant moins de
1500 actes. En Auvergne,
les
blocs hospitaliers
d’Issoire,
Thiers, Ambert, Riom, Brioude ou
Saint-Flour sont
directement menacés de
disparition. Les
conséquences de la
loi Bachelot, qui
accélère de fait la privatisation du système
de
santé, sont dramatiques pour nos
territoires et nos hôpitaux
de
proximité. L’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire n’est plus assurée. Le droit fondamental est remis en cause Nous savons que de plus
en plus de nos concitoyens renoncent aujourd’hui à se faire soigner, faute de
moyens. La santé n’est pas une marchandise. Nous ne pouvons pas accepter cette politique de privatisation de la santé, aux conséquences dramatiques. Elle engendre de la souffrance et restreint l’égalité d’accès
aux soins
ainsi que
les principes de solidarité. Par conséquent, le Conseil régional d’Auvergne refuse la détérioration du service public de santé et n’accepte pas que
l’Etat,
par l’intermédiaire
de l’Agence Régionale
de
Santé, se défausse
de
ses responsabilités sur les collectivités territoriales. Lui seul peut en effet assurer un véritable accès aux
soins
pour tous
sur
l’ensemble du territoire.
SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 VOEU CONCERNANT L’ORIGINE ET LA QUALITE DES VIANDES BOVINES SERVIES DANS LE CADRE
DE LA RESTAURATION
SCOLAIRE
DES LYCEES
Considérant l’importance qu’attache notre collectivité à valoriser
les productions agricoles françaises
et de qualité, et le besoin d’assurer de véritables
débouchés à la fois pour les
productions sous signe officiel
de qualité et d’origine et pour les
productions de proximité, Considérant le
rôle
de la
Région dans la promotion et la consommation de ce
type de productions, notamment pour la filière de la viande bovine dans la restauration scolaire à travers les
lycées, Considérant qu’aujourd’hui, 90 % des établissements scolaires proposent de la viande de bœuf au moins une fois par semaine notamment
sous la forme de steak
haché, et que de façon
régulière ces
produits sont issus de
viande bovine étrangère, Considérant que l’élevage
bovin allaitant
dans notre Région constitue
une filière essentielle pour
le maintien
d’un tissu
agricole
dense sur tous les
territoires, et qu’il
est fondé sur
des pratiques agricoles durables, Le Conseil régional d’Auvergne s’engage à sensibiliser les
services de restauration des lycées afin de favoriser l’achat
de viande bovine française, respectant la charte des bonnes pratiques pour les
menus servis aux
lycéens de la région, notamment en assurant une
information
pratique
sur les possibilités
offertes
aujourd’hui par la réglementation des appels d’offre. Le Conseil régional d’Auvergne demande également à
ce que la réglementation des appels d’offre pour l’achat de viande en restauration collective publique soit revue, afin de permettre aux collectivités
et gestionnaires de pouvoir privilégier
des critères de proximité,
d’origine et dequalité dans le choix des marchés.
SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 VOEU RELATIF AU CONTRAT D’OBJECTIFS ET DE MOYENS APPRENTISSAGE 2011-2015
Dans la perspective
de
la
conclusion d’un nouveau Contrat d’Objectifs
et
de Moyens
relatifs
à l’apprentissage, l’État a fixé de façon unilatérale aux Régions un objectif d’un accroissement de près de 50% des jeunes en apprentissage à l’horizon 2015, soit 600 000 apprentis contre 420 000 actuellement. Cet objectif purement quantitatif défini sans concertation aucune, constitue une véritable négation de la
compétence des Régions
en matière d’apprentissage. L’État balaie
ainsi
d’un
revers de main les politiques
de développement de la formation professionnelle définie localement par les Régions en partenariat avec
l’ensemble des acteurs
(Chambres consulaires,
branches
professionnelles, rectorat,
universités,
CFA,
etc.). Cet objectif nie également les réalités du terrain qui mettent clairement en évidence un tassement du
nombre
d’apprentis
en raison de
la
crise économique. Ne se satisfaisant pas de remettre en cause des politiques régionales qui ont pourtant largement fait la preuve de leur efficacité, l’État en profite également pour porter une nouvelle attaque à l’encontre des lycées de l’Éducation nationale. En effet, alors que des milliers de postes d’enseignants sont supprimés chaque année au sein des lycées publics, en particulier professionnels, l’État propose de mobiliser des moyens supplémentaires en faveur du seul dispositif de l’apprentissage, fragilisant ainsi encore un peu
plus le service public de
l’Éducation Nationale. La Région Auvergne s’oppose de la façon la plus ferme aux orientations définies par l’État dans le cadre du Contrat d’Objectifs
et de Moyens Apprentissage pour la période 2011 – 2015. C’est pourquoi le Conseil régional d’Auvergne demande au Gouvernement : - de privilégier l’objectif qualitatif s’inscrivant dans une logique d’accès des jeunes à la qualification et à
l’emploi. Cet objectif
qualitatif
répond
pleinement aux attentes exprimées sur le
terrain. - le maintien des financements de l’État sur les actions structurantes financées dans le cadre du COM 2005 – 2010 avec un fléchage
des crédits prioritairement sur les dépenses de
fonctionnement. - l’engagement d’une réforme de la taxe d’apprentissage afin d’orienter intégralement son produit vers
l’apprentissage et que les Régions puissent en être gestionnaires.
SESSION DES 18 ET 19 AVRIL 2011 VOEU CONCERNANT LA POLITIQUE ENERGETIQUE DE LA FRANCE
De jour en jour, le monde prend conscience de la gravité de la succession d’accidents survenus depuis mars
dernier
à
la centrale
de
Fukushima
Daïchi, dont
les rejets
radioactifs
pourraient être de même
ampleur que
l’accident de Tchernobyl. Devant cette triste actualité
et
considérant : - que les accidents nucléaires
sont largement imprévisibles et
qu’ils font
peser des
menaces
insoutenables
pour le territoire
environnant et pour l’homme, pour des décennies - que les risques
sont
globalement mal ou
sous-estimés,
notamment
les risques croisés
(séisme et tsunami
au Japon en 2011 ;
tempête et grande marée
en
France en 1999) - que les accidents et leurs conséquences sont très mal gérés par les autorités locales qui doivent faire
face à la fois à l’urgence d’aider les victimes, maîtriser l’accident nucléaire, évacuer les zones peuplées,
informer correctement les populations, etc., et par les exploitants (la fusion même partielle d’un réacteur n’est
pas maîtrisable,
sauf à sacrifier la vie des « liquidateurs ») et
ce quels que soient
le
pays,
la technologie et
les
normes en vigueur ; dans ces situations,
les choix semblent
ne plus
appartenir
au peuple,
ni
même aux élus qui
le représentent - que la sécurité se relâche toujours devant des impératifs financiers, que ce soit par le prolongement
inconsidéré de la durée d’exploitation des centrales ou par le recours généralisé à des sous-traitants pour des opérations d’entretien (ces
« soutiers » du nucléaire sont notablement moins préparés
et
moins suivis que les salariés des exploitants
eux-mêmes) - que les effets sont à long terme, les dépenses également. A Tchernobyl,
pour
doubler le sarcophage de béton, déjà usé, plusieurs milliards d’€ sont nécessaires. Maîtriser Fukushima sera ruineux pour le Japon.
Autant
de dépenses qui
reposeront
sur les
contribuables
: en effet,
la convention de Paris
-
Régime international
de
responsabilité
nucléaire,
plafonne les dédommagements
dus par un
exploitant à 700
millions d’€ - qu’il faut ajouter ces
dépenses aux coûts de démantèlement et de
gestion
des
déchets (estimés en France par la Cour des comptes à respectivement 65Mds€ et 58Mds€, base 2004), pour estimer le coût global
du nucléaire
et évaluer sa compétitivité - que le
nucléaire ne
répond
pas
au défi
climatique
: le nucléaire
ne représente
que 6%
de
l’énergie produite dans le monde. En France,
où 75%
de
l’électricité
produite
et
23% de l’énergie
totale consommée est d’origine
nucléaire, le
gain en termes de CO² n’est « que » de
15% - que même
s’il
allège la
facture
pétrolière,
le
nucléaire
n’assure pas
l’indépendance énergétique
de
la France. Ce minerai est importé à 100%, en particulier du Niger, où son extraction par Areva est source
de tensions insoutenables (expatriés pris en otages, population locale soumise à une forte contamination
radioactive,
etc.) - que toutes les ressources énergétiques étant rares, il est urgent et impératif d’investir dans la sobriété
énergétique, dans l’efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables (par définition les seules à
offrir des perspectives
pour plusieurs
siècles - que la maîtrise collective de la production, de la distribution et de la consommation d’énergie suppose
la constitution d’un pôle public et citoyen des énergies - considérant enfin, que l’Auvergne,
région non nucléarisée, s’est engagée dans une politique énergétique volontariste (Plan Climat
Energie) et est
soucieuse
d’inventer
avec "Auvergne Nouveau Monde" un modèle radicalement nouveau pour le développement et l’emploi régional Le Conseil régional
d’Auvergne, réuni
en Session plénière le 19 avril
2011, demande au Gouvernement : - de décider au plus vite de
sortir de
la
dépendance au nucléaire - de ne
pas
renouveler les autorisations
d’exploiter des
centrales âgées de plus de 35 ans - de
faire vérifier scrupuleusement, notamment par des autorités
indépendantes, la sécurité de
l’ensemble du parc thermonucléaire, notamment vis-à-vis des risques croisés - d’imposer à EDF
de
ne recourir à la sous-traitance
pour
les activités
liées à la maintenance,
la sûreté et au démantèlement qu’en cas
de nécessité absolue - d’engager la transition de l’économie et de la société françaises vers la sobriété, l’efficacité et les
énergies
renouvelables en
finançant en
particulier
la
recherche pour tous
les
usages
des ressources
énergétiques (transport, logement, alimentation…) et d’associer tous les Français à la réflexion à travers un grand
débat national argumenté sur les enjeux énergétiques.
SESSION DES 20 ET 21 JUIN 2011 VOEU CONCERNANT LA SITUATION DE L'ENTREPRISE LUMINOX A RIOM (63)
L’entreprise LUMINOX, filiale
du groupe international
COOPER Sécurité,
est installée à
Riom depuis la fin
des années 60. Elle
est notamment
spécialisée dans les
luminaires
de sécurité et possède un savoir-faire reconnu mondialement dans ce domaine. Or, la direction s’apprête à licencier
24 ouvriers de fabrication sur les
55 que compte l’entreprise.
LUMINOX souhaite délocaliser la fabrication de ses produits d’éclairage de sécurité en Roumanie pour accroître sa compétitivité et abaisser
au maximum ses coûts de production. L’entreprise a d’ailleurs déjà construit en Roumanie une usine sur un site de 16 hectares où les fabrications de Hollande,
d’Italie et d’Espagne ont
déjà été délocalisées. Même si le
directeur de LUMINOX annonce que le site de Riom n’est pas menacé,
les salariés ne sont pas dupes : l’objectif conduira à terme à la délocalisation complète de l’entreprise
vers le pays où le coût de la main d’œuvre est le moins cher
de l’Union européenne. L’annonce
de ces licenciements intervient alors qu’en
2010,
LUMINOX a
réalisé
61
millions d’euros de chiffre d’affaires et a dégagé 8,7 millions d’euros de bénéfices. Ces chiffres qui placent l’entreprise en position de leader
mondial dans son domaine sont comparables aux résultats enregistrés par les laboratoires
pharmaceutiques. Ainsi, pour la seule année 2010, LUMINOX a versé près de 25 millions d’euros
en dividendes à
ses actionnaires
alors que les
ouvriers, essentiellement des femmes, n’ont eu aucune revalorisation salariale malgré une
productivité en constante augmentation et des conditions de travail en constante dégradation. Si elle a lieu, cette délocalisation aura de terribles
conséquences pour les
familles
concernées. Elle aura également
de lourdes répercussions sur les fournisseurs et les
sous-traitants basés en
Auvergne. Les PME travaillant avec
LUMINOX , déjà en difficulté pour certaines, vont subir très durement l’arrêt des productions
sur notre département. Nos territoires seront impactés
et fragilisés par des décisions que rien ne justifie, au vu de la santé financière exceptionnelle de cette entreprise. Par conséquent, le Conseil régional demande aux pouvoirs publics, par l’intermédiaire du Préfet
de la région Auvergne, de tout mettre en œuvre pour que l’entreprise renonce à ces licenciements et à cette
délocalisation meurtrière. Le
Conseil régional demande la tenue
de toute urgence d’une table
ronde entre l’Etat, les collectivités concernées, les salariés
et l’employeur avec
l’objectif premier
de pérenniser le site de production dans notre région. Il
est capital,
pour les
salariés et pour nos territoires, que soit préservé et développé le savoir-faire industriel de LUMINOX dans le
Puy-de-Dôme.
SESSION DES 20 ET 21 JUIN 2011 VOEU VISANT À MAINTENIR LES CAPACITÉS OPÉRATIONNELLES
DE L’HÔPITAL DE MONTLUÇON ET À SAUVEGARDER
L’OFFRE DE SOINS DANS LE TERRITOIRE DE SANTÉ DE MONTLUÇON
Les choix du gouvernement en matière de politique de santé publique, les
conséquences
de la tarification à l’activité,
l’application, sans aucun discernement de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) par le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, les directives
et décisions locales de l’Agence Régionale de Santé… conduisent
à l’affaiblissement général de l’offre de soins pluridisciplinaires dans tous les territoires, et particulièrement dans le territoire de santé de Montluçon, accentué par un transfert d’activités
lucratives au privé. Cet ensemble de décisions, contraires
à l’intérêt de la population,
entraîne la suppression de soixante postes équivalents temps plein
à l’Hôpital de Montluçon, la suppression de la deuxième
ligne de SMUR (Service
Mobile d’Urgence et de Réanimation), la perspective de fermeture du service d’oncologie,
l’arrêt définitif des actes
de chirurgie orthopédique, la
fin programmée de certaines activités
de chirurgie,
la sous-utilisation d’équipements de pointe exercés par un personnel de qualité… Ainsi, et désormais, l’offre de santé sur le territoire de Montluçon n’est plus assurée,
tant en terme d’équité que d’accessibilité aux soins pour tous, dans les spécialités
telles que la Radiothérapie, la Cardiologie,
les soins de suite et de rééducation… C’est pourquoi, considérant la dégradatin continue de l’offre de soins hospitaliers sur le territoire régional et en particulier
sur le bassin de Montluçon, le Conseil régional d’Auvergne demaonde au gouvernement et à l’Agence Régionale de Santé de mettre tout en œuvre pour assurer et garantir l’offre de soins sur le territoire régional. Concernant l’Hôpital de Montluçon, le Conseil régional demande que soient revus les décisions ou projets de : - Suppression de la deuxième ligne
de SMUR, - Fermeture du service d’Oncologie à l’Hôpital, - Arrêt définitif des actes
de chirurgie Orthopédique à l’hôpital, - Perte de l’activité
programme de la chirurgie
Viscérale à l’hôpital, - Suppression de soixante postes équivalents temps plein
en l’espace de dix huit mois. Il demande aussi à ce que tout soit mis en œuvre pour développer les
activités permettant un
accroissement des recettes pour le Centre Hospitalier. Il demande enfin à ce que l’Agence Régionale de Santé respecte son engagement pris le 2 avril 2011 devant les
élus, à savoir la mise
en place d’une table ronde réunissant élus du territoire de santé, personnel hospitalier, médecins hospitaliers et libéraux.
SESSION DES 20 ET 21 JUIN 2011 VOEU VISANT AU RÉTABLISSEMENT
DE L’ARRIVÉE DES TRAINS TEOZ CLERMONT-FERRAND/PARIS EN GARE DE LYON
Considérant que la desserte ferroviaire est un enjeu majeur pour l’aménagement du territoire national et que cette desserte doit être assurée partout de façon égalitaire et sans discrimination à l’égard des usagers et des territoires, Considérant que la relation ferroviaire entre l’Auvergne et Paris représente un axe historique
essentiel
désormais reconnu par l’État
comme « Train d’équilibre du Territoire », Considérant que Paris Gare de Lyon
offre toutes les fonctionnalités d’une grande gare et permet d’assurer une
offre de services complète et des correspondances
en transports
en commun performantes vers Paris et l’Île-de-France, Considérant que la décision de la SNCF de transférer définitivement les
départs et arrivées
des trains de la ligne Clermont-Ferrand Paris
en Gare de Paris Bercy a
été prise de façon
unilatérale et sans aucune concertation préalable, alors que la SNCF s’était engagée à ce que ce transfert, lié aux travaux à Paris Gare de Lyon en 2010 et 2011, ne soit que provisoire, Considérant que la Gare de Paris Bercy représente une réelle régression en terme de services aux usagers par rapport à Paris Gare de Lyon, Considérant que ce transfert en Gare de Paris Bercy consiste à créer une inégalité dans l’accès aux services publics ferroviaires entre, d’un coté, les
usagers utilisant le TGV et qui auraient
accès à Paris Gare de Lyon, et, de l’autre, les usagers de la ligne Clermont-Ferrand/Paris qui devraient utiliser la seule Gare de Paris Bercy, Le Conseil régional d’Auvergne fait part de sa ferme opposition au transfert en Gare de Paris Bercy des arrivées et départs des trains de
la ligne Clermont-Ferrand Paris. Il demande le maintien de ces départs et arrivées à Paris Gare de Lyon, et ce à titre définitif.
L’arrivée
en gare de Bercy du TEOZ Clermont-Paris constitue une dégradation importante du service
mis à
la disposition des usagers qui participent en tant
que contribuables aux investissements pour la liaison ferroviaire avec Paris.
Aussi, nous exprimons notre profond désaccord et demandons aux responsables de la SNCF, de RFF et au Ministre des Transports d’engager immédiatement un dialogue constructif avec les élus auvergnats pour l’amélioration
des liaisons entre la capitale
et les villes
de la région.
SESSION DES 20 ET 21 JUIN 2011 VOEU SUR LA LIBERTE DE MANIFESTER
Deux militantes du réseau Education
sans Frontières ont
été convoquées cette semaine au Commissariat de Clermont après l'organisation d'une manifestation en soutien à
une famille
Kosovare placée
en centre de rétention. Le 10
juin 2010,
la Cour
Européenne des Droits de l’Homme a demandé au Gouvernement Français de ne pas expulser
vers le
Kosovo la famille Sylejmani. Il leur est reproché
de ne pas avoir déclaré ce rassemblement
dans les
formes et dans les temps,
c'est-à-dire trois jours francs, prévus par un décret de 1935, à une
époque où les moyens de communications n'étaient pas aussi pratiques qu'aujourd'hui. Considérant que les rassemblements faits dans l'urgence sont depuis très longtemps
tolérés, Considérant qu'il s'agit là d'une tentative d'intimidation du nouveau
Préfet de Région à l'égard des militants et défenseurs des droits de l'homme, Considérant inadmissible
la remise
en cause du droit fondamental de manifester, Le Conseil régional d’Auvergne réuni en Session plénière le 21 juin 2011 : - dénonce la décision de la Préfecture, - demande que soit respectée la liberté de manifester.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE 2011 MOTION SUR LE PROGRAMME EUROPEEN D'AIDE AUX PLUS DEMUNIS
Considérant la situation de millions de
nos concitoyens vivant difficilement dans notre pays, Considérant plus particulièrement les plus démunis d’entre
eux, sans-emploi, travailleurs précaires ou particulièrement mal rémunérés,
familles monoparentales, sans domicile fixe… dont un récent rapport de l’INSEE
consacré à la pauvreté nous apprend qu’ils sont 8,2 millions à vivre sous le
seuil de pauvreté soit 13,5% de la population, Considérant la crise actuelle et
son cortège de mesures d’austérité qui pèsent systématiquement sur le pouvoir
d’achat des ménages ainsi que le démontre le dernier plan gouvernemental, Le Conseil régional d’Auvergne, réuni ce mardi 27 septembre
2011 en session plénière : - Salue l’engagement de milliers de bénévoles qui agissent
quotidiennement au sein des associations de solidarité dans
notre pays, et tout particulièrement dans notre région, en soulignant
que sans eux des centaines de milliers de familles et d’enfants ne pourraient
pas accéder à un minimum de dignité, - Appelle l’ensemble des pouvoirs publics à renforcer leur
programme d’appui auprès des plus démunis pour construire de véritables
solidarités face à l’intransigeance d’un monde dominé par la finance et le
profit personnel de quelques-uns, - Dénonce les décisions de l’Union Européenne d’engager
l’extinction du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD), avec, dès 2012, des diminutions
drastiques des denrées confiées aux organisations de solidarité avant un
retrait total annoncé pour 2013. Il y a urgence à mettre en œuvre une véritable politique
européenne remettant au cœur de ses priorités l’emploi et la croissance pour combattre la misère
grandissante dans l’Union Européenne et ce, dans le cadre de l’objectif du
millénaire de réduire la pauvreté. L’Assemblée régionale en appelle à la fois au
gouvernement de notre pays, à la Commission Européenne ainsi qu’aux
parlementaires européens pour que la raison l’emporte et que l’Europe démontre,
une fois n’est pas coutume, qu’elle peut produire des solidarités envers les
victimes de la crise et l’indifférence des marchés.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE2011 MOTION D'URGENCE VISANT A LA DEFENSE DE L'INDUSTRIE AUVERGNATE ET DES EMPLOIS LUMINOX
Depuis
le mois de
juin, la situation sociale de l’entreprise LUMINOX de Riom
détenue par la
multinationale américaine COOPER,
n’a cessé de
se détériorer. La
direction du groupe a
décidé de miser sur la dégradation du conflit
et de passer en force son projet de 23
licenciements sur le site de Riom. Les instances du personnel (CE et CHSCT) se
sont réunies à plusieurs reprises
pour tenter de
trouver une solution
et empêcher cette
délocalisation de la production de l’entreprise vers la Roumanie. Au regard de
la très bonne
santé du groupe,
COOPER n’a aucune
justification valable pour procéder à ces 23 licenciements
abusifs. Ce plan aura de très lourdes conséquences pour les salariés et
leurs familles mais
aussi pour l’ensemble
des entreprises auvergnates
collaborant avec COOPER. Compte tenu des bénéfices réalisés par le groupe COOPER, Le
Conseil régional d’Auvergne : - demande à l’entreprise LUMINOX de renoncer à son projet de
licenciements. - demande la réalisation des investissements sur le site de
Riom - exige le
remboursement par l’entreprise des subventions régionales
perçues en cas
de délocalisation.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE2011 VOEU VISANT À LA DÉFENSE DE L’INDUSTRIE AUVERGNATE ET DES EMPLOIS LUMINOX
Depuis le mois de juin, la situation
sociale
de l’entreprise LUMINOX
de
Riom détenue par la multinationale américaine
COOPER,
n’a
cessé de se détériorer.
La direction
du
groupe
a décidé
de miser sur la dégradation du conflit et
de passer
en force son projet de 23 licenciements sur le site de Riom. Les instances du personnel (CE et CHSCT) se sont réunies à plusieurs reprises
pour
tenter
de
trouver une solution
et
empêcher
cette
délocalisation
de la production de l’entreprise
vers la Roumanie. Au regard de la
très
bonne
santé du groupe, COOPER n’a
aucune
justification valable
pour
procéder à ces 23 licenciements abusifs. Ce plan aura de très lourdes conséquences pour les
salariés et
leurs
familles mais aussi pour l’ensemble
des
entreprises auvergnates collaborant avec COOPER. A de nombreuses reprises, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, s’est fait le chantre
de la
défense de l’industrie française.
Il
faut
joindre la parole
aux
actes. Ainsi
comment l’ensemble
des pouvoirs
publics
pourrait-il laisser
partir une
unité de production
importante
pour
nos territoires
? Par
conséquent, le Conseil régional d’Auvergne demande à Monsieur le Préfet du Puy-de-Dôme d’intervenir énergiquement auprès des dirigeants de l’entreprise Cooper, pour empêcher cette atteinte
injustifiée à notre outil industriel. Compte tenu des subventions versées par la Région, les investissements doivent être réalisés
sur
le site de Riom.
La
Région demande le maintien des 23 emplois sur le site.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE2011 VOEU DEMANDANT LE RETRAIT DE L’AUTORISATION DU PESTICIDE CRUISER QUI CONSTITUE UNE GRAVE MENACE POUR LES ABEILLES
ET L’ENSEMBLE DE LA FILIÈRE APICOLE
Le Conseil
régional
d’Auvergne considère que
la
décision
de
juin
2011 du Ministère
de l’agriculture,
consistant
à
autoriser
l’emploi du pesticide
Cruiser
pour
le traitement
des semences en colza,
représente un risque
potentiel pour les
abeilles. En effet, l’un des sous-produits de
décomposition du thiaméthoxam,
matière active contenue
dans le Cruiser,
est
considéré comme toxique par l’AFSSA dans un rapport publié
en
2007. Aussi, la récente autorisation d’utilisation du Cruiser sur colza est donc aujourd’hui pour le
moins surprenante, alors que le Conseil d’État a déjà annulé des autorisations sur le maïs délivrées en 2008
et 2009.
Elle
est
aussi en totale
contradiction avec
les
décisions du Grenelle de l’environnement et plus particulièrement le
plan écophyto et avec
les recommandations de
l’Union Européenne sur la nécessité de protéger l’abeille. C’est pourquoi l’instruction du dossier relatif à cette autorisation s’avère très insuffisante, au regard des conséquences que le
Cruiser fait
potentiellement
peser sur les insectes
auxiliaires,
en
particulier les
abeilles,
présentes
lors de la pollinisation du colza. Le
Conseil régional d’Auvergne rappelle qu’il soutient avec détermination le développement d’une filière apicole
de
qualité,
avec en particulier une aide à l’Association
de Développement de l’Apiculture
en Auvergne. L’Auvergne, région traditionnellement apicole, possède de grands espaces naturels propices à l’apiculture permettant de
développer une filière professionnelle forte de 100 producteurs. Cette apiculture, renforcée par un réseau d'environ 3 000 apiculteurs amateurs, est un atout
pour
le maintien de la biodiversité. Les abeilles étant menacées en Auvergne comme partout dans
le monde, tout ce
qui
augmenterait encore la vulnérabilité de cet insecte
est
à proscrire. En Auvergne, la sauvegarde d’une espèce locale telle que l’abeille noire, largement menacée et
devenue très rare
dans
la région, illustre
la
fragilité de l’écosystème. En conséquence,
et compte tenu des éléments
évoqués ci-dessus, le Conseil
régional
d’Auvergne, réuni en Session plénière le 27 septembre 2011, fait part de son opposition à
l’autorisation d’utilisation du pesticide Cruiser sur colza. Il demande au gouvernement, et en particulier au Ministère de l’Agriculture, de reconsidérer
sa position,
en conformité avec
les
conclusions de toxicité du rapport l’AFSSA publié en 2007.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE2011 VOEU EXIGEANT LE RESPECT D’UN SERVICE FERROVIAIRE
ÉQUITABLE POUR L’AUVERGNE
Considérant que l’ensemble des services ferroviaires
régionaux
ou nationaux
subit
en Auvergne
une dégradation
continue,
malgré
les participations financières
massives des
collectivités
locales, et en premier lieu la région, Considérant
que cette
baisse
des services
tant quantitatifs que
qualitatifs consiste
en
des retards,
suppressions de trains,
rabattage massif des usagers
sur le
mode
routier… qui
aboutit à une dissuasion de l’usage de ce mode de transport collectif pourtant essentiel dans
le combat mené en faveur d’un développement durable, Considérant que l’annonce récente de l’allongement de tous les temps de trajets en 2012,
pour
les grandes lignes comme pour les TER, pouvant aller jusqu’à cinquante minutes, et ce
en raison d’une
réorganisation du cadencement, Considérant
les
blocages de certaines lignes sur
de
très longues durées,
comme ceux engagés sur le tronçon Arvant /Aurillac par exemple, qui bien que nécessaires pourraient être
organisés avec une moindre
pénalisation des
usagers, Considérant la faible considération dont l’Auvergne est la victime depuis trop longtemps de
la part des organisateurs
principaux du transport ferroviaire, Considérant
que
pour
les lignes
nationales et
en
particulier
le Clermont – Paris, seule la pression
unanime des élus et
des populations
de l’Auvergne aura permis
l’obtention du
lancement
d’une
étude
des
possibilités de maintien
de
l’arrivée en gare de Lyon, gare intermodale dont la SNCF et RFF
voulaient exclure l’Auvergne,
avec exploration concomitante
d’une
alternative
à la gare d’Austerlitz, Considérant cependant qu’une issue favorable n’est pas acquise
et que les intentions ultimes
de RFF et de la SNCF semblent
être
de
réserver
l’arrivée
des
trains
TEOZ de la ligneClermont/Paris
sur la
seule
gare
de
Bercy qui
ne représente aucun
caractère intermodal, allonge la durée de parcours et présente les désavantages nombreux d’une gare secondaire de faible
service, Considérant que la vétusté des voitures TEOZ dont le confort ne correspond plus à ce que sont en droit d’attendre
les usagers,
exige l’accélération du renouvellement de
ce matériel, Considérant enfin que la prise en compte de l’Auvergne comme une région à part entière
méritant de figurer sur un futur tracé TVG Paris/Orléans/Clermont/Lyon, par l’option la plus au Sud et la plus à l’Ouest possible, Le
Conseil régional d’Auvergne demande que soient mises en œuvre par le Gouvernement,
Réseau Ferré de France et la SNCF, les mesures visant à répondre aux attentes légitimes des usagers
auvergnats
des transports ferroviaires,
tant régionaux que
nationaux. Il demande que l’ensemble de ses doléances
et propositions soit pris en compte
par des
interlocuteurs conscients de l’importance
de
l’usage
ferroviaire pour une région
que
l’on voudrait reléguer au rang des oubliés de l’aménagement du territoire et de la qualité du service
public ferroviaire. Il demande un
moratoire
sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire,
dans
l’attente
d’un bilan global sur
les
conséquences
de
la
séparation
des activités
au sein
de la SNCF.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE2011 VOEU VISANT AU MAINTIEN
DES CRÉDITS
CONSACRÉS
À LA FORMATION
PROFESSIONNELLE DES AGENTS DES COLLECTIVITÉS
LOCALES
Le Conseil régional d’Auvergne est profondément
attaché
à
la formation
des
personnels territoriaux. La qualité du service
public local,
largement
reconnue par
les
citoyens, tient en grande partie aux compétences
des agents
publics et à leur adaptation continuelle aux évolutions. La formation professionnelle
est donc un outil essentiel pour les collectivités, particulièrement au
moment
où les tensions budgétaires
diminuent leurs marges de
manœuvre
dans
la gestion des
ressources humaines. Le
CNFPT
(Centre national de formation de !a fonction publique territoriale) est
l'établissement public qui assure
l'essentiel
de la formation des agents
publics territoriaux. Depuis plusieurs années maintenant, il s'est
engagé dans des réformes
pour
mieux répondre aux attentes des collectivités.
Ces réformes méritent
d'être poursuivies
et
amplifiées pour améliorer la qualité de l'offre de formation proposée aux agents. Pour cela,
il est essentiel qu'il
puisse continuer à compter sur des recettes
constantes. Or,
un amendement sénatorial à la loi de finances rectificative 2011 prévoit une diminution de 10 % du taux de cotisation des collectivités locales nécessaires à la formation de leurs
agents. Diminuer le taux de cotisation des collectivités locales, aujourd'hui fixé à 1% de leur masse
salariale, fragiliserait la seule institution qui assure une réponse mutualisée aux besoins de
formation des agents
des collectivités territoriales. C’est pourquoi le Conseil régional
d’Auvergne, réuni
en assemblée
plénière le 27 septembre 2011, affirme la nécessité du maintien de l’effort financier des collectivités locales
consacré à la formation de
leurs agents. Il demande
au Sénat
de
mesurer
l’impact
très
négatif
que porterait
cette mesure, et au
Gouvernement de ne
soutenir
aucune tentative de réduction des
crédits
consacrés à la
Formation Professionnelle des agents
des collectivités
locales.
SESSION DES 26 ET 27 SEPTEMBRE2011 VOEU POUR LA RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT PALESTINIEN
Le président Mahmoud
Abbas
a présenté la demande
d'adhésion de l'Etat
palestinien
aux Nations unies. La Palestine
deviendrait alors le 194ème État membre de l'ONU. Alors que les négociations ont abouti à une impasse et que le gouvernement israélien, refusant tout dialogue, mène
une politique
de
colonisation illégale pour imposer une situation de fait
accompli, cette
échéance
représente une
fenêtre
d'opportunité cruciale
pour la population palestinienne mais aussi israélienne. Une part importante de l'opinion publique est consciente
de la nécessité d'une reconnaissance mutuelle de deux Etats souverains afin d'établir une paix
durable. Les Palestiniens ont réussi à préparer
les
outils de leur
souveraineté.
L'ONU, la Banque mondiale
et
le FMI ont récemment indiqué
que l'Autorité palestinienne a mis
en
place les institutions nécessaires à la création d'un État viable. Une admission à l'ONU permettrait enfin l'existence de deux États disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs, et donnerait ainsi
une
chance à la relance des négociations de paix, sous les auspices des Nations Unies et sur la base
du droit international. En reconnaissant pleinement la souveraineté et les frontières de 1967 de la Palestine, la France fera preuve de son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient. A l'heure
de
l'émancipation
des
peuples arabes
et
tandis
que
plus de 125
pays se sont prononcés pour l'admission de l'État palestinien à l'ONU, le gouvernement français doit prendre ses responsabilités
et, constatant qu'il n'y a aucune
autre
voie
praticable
aujourd'hui
pour
avancer
vers
une
paix
basée
sur le
droit, voter pour l'admission
de
la Palestine
à
l'ONU
et
entraîner ses partenaires
européens sur cette même
voie. Renvoyer à la
négociation
entre Israël et l'autorité Palestinienne
pour
reconnaître un
Etat
Palestinien, c'est faire fi de la poursuite des colonisations qui ont empêché toute négociation sérieuse.
Il ne
peut y avoir d'exception au droit de
chaque peuple à disposer de lui-même
! Nous, élus de la
Région Auvergne,
appelons le gouvernement français
à s'engager fermement en faveur de la reconnaissance, au côté de l'Etat d'Israël, dans des frontières sûres et reconnues, de
l'Etat palestinien au sein des Nations Unies, selon les paramètres internationalement reconnus et en
application
des
résolutions pertinentes du Conseil
de
sécurité,
c'est-à-dire
dans
les frontières
de 1967,
avec pour capitale Jérusalem-Est.
SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2011 VOEU CONCERNANT L’AVENIR DE SAGEM-SAFRAN À MONTLUÇON
Le 13 octobre, plus de 1 500 salariés du groupe SAGEM et sa filiale Safran manifestaient à Paris pour exprimer leurs inquiétudes face à de possibles rapprochements
d’activité
du groupe Thalès et SAGEM. Deux projets sont effectivement à l’étude. Les activités «
optronique » seraient transférées vers Thalès,
les activités «navigation» seraient transférées vers Safran. Pour les syndicats de salariés, cette opération risquerait d’être lourde de conséquences. En séparant les deux activités, le rapprochement ne répondrait à aucune logique industrielle et entraînerait à terme un déclin préjudiciable pour SAGEM. Ainsi : - Le
projet ignore
les politiques des
grands
donneurs
d’ordre du domaine
de la défense - Le
projet ne tient pas
compte
des synergies
entre les différentes activités civile
ou
militaire. - Le projet ignore
les
aspects
de préservation et
de
développement
des
compétences indispensables
dans le cas de produits de
haute technologie à cycle
long. Avec cette opération, le groupe Thalès ferait ni plus ni moins main basse sur une des activités phare et
rentable
de SAGEM, l’optronique, représentant plus
du tiers de l’activité de l’entreprise. Les conséquence pour le
territoire de Montluçon,
où
Safran emploie 1 250
salariés, seraient particulièrement lourdes pour l’emploi et l’avenir
industriel du territoire. Alors que l’Etat et les collectivités territoriales ont apporté d’importantes subventions publiques, dont la Région à hauteur de 225 000 €, pour le développement du projet Coriolis sur le site de Montluçon, cette décision serait inacceptable. Les Conseillers régionaux
d’Auvergne
demandent
au
gouvernement
de suspendre toutes décisions
avant l’ouverture de discussions sur ce dossier et d’engager un véritable dialogue avec les organisations
syndicales de salariés,
les élus et l’ensemble
des collectivités
territoriales.
SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2011 VOEU CONCERNANT LA TAXATION DES MALADES À TRAVERS LA TAXE SUR LES MUTUELLES ET LA DIMINUTION DES INDEMNITÉS
JOURNALIÈRES DE LA SÉCURITÉ SOCIALE
Le Parlement a adopté
un plan d’économie qui prévoit
une
augmentation
de
la taxation
des complémentaires
santé passant de 3,5 à 7%. Cette taxe aura pour conséquence directe l’augmentation
des tarifs des mutuelles
pour les assurés sociaux. Elle poussera inévitablement des milliers de Français à se passer d’une mutuelle au moment où
l’accès aux soins est rendu de plus en plus difficile. En effet, cette décision intervient alors que les soins et
les médicaments sont de
moins en moins remboursés, que
les dépassements d’honoraires se généralisent,obligeant l’assuré social à prendre en charge lui-même une part de plus en plus élevée des soins qui lui ont été
prescrits. L’Etat prend donc le risque de voir les urgences hospitalières devenir le seul recours pour des personnes
fragilisées ou malades qui auront renoncé à un suivi
médical de
qualité. Depuis 2007, le gouvernement français n’a de cesse de remettre en cause les acquis sociaux gagnés au prix de luttes ancrées dans l’histoire de notre pays. S’il rechigne à supprimer la plupart des niches fiscales, il
ne se pose pas de question lorsqu’il s’agit de faire payer aux salariés les conséquences d’un arrêt de travail. Déjà en 2009, les députés de gauche se sont fermement opposés à une mesure visant à mettre en place la fiscalisation
des indemnités
journalières versées en cas d’arrêt
pour
accident
de
travail ou
maladie professionnelle. Aujourd’hui dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2012, l’Etat continue ses attaques contre les droits sociaux et prévoit désormais que les indemnités journalières maladie ne soient plus calculées à hauteur de 50 % du salaire brut mais sur la base de 60 % du salaire net. C’est au total une
ponction de
220
millions € qui est envisagée sur les indemnités
journalières maladie. Le Conseil
régional
d’Auvergne
: - dénonce l’obstination du gouvernement à vouloir taxer les salariés et
affirme que cette mesure
pénalisera
en premier lieu les plus
fragiles
d’entre
eux,
en particulier ceux qui
ne
bénéficient pas
de contrats collectifs de prévoyance. - considère que
taxer les mutuelles,
structures de l’économie sociale et solidaire à but non lucratif, ce n’est pas
taxer une
entreprise, mais toucher tous
les ménages, quel que
soit leur niveau de vie. - demande au Président de
la République et à son Gouvernement : - de retirer du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale, la mesure qui prévoit de réduire les indemnités
journalières des
salarié(e)s
malades - d’abroger la nouvelle taxe sur les complémentaires
santé - de
dégager
de
nouvelles
recettes
pour
le
financement
de la
sécurité
sociale et de notre
système
de protection sociale en taxant les revenus financiers des
entreprises et des banques
SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2011 VOEU CONCERNANT L’INSTALLATION DE COMPTEURS INTELLIGENTS D’ÉLECTRICITÉ EN FRANCE
Le Ministre de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique a la volonté de généraliser des compteurs «
Linky », dits intelligents censés relever et transmettre la consommation électrique en temps réel. ; L’expérimentation auprès de 300 000 foyers avait soulevé de nombreuses critiques, en particulier
leur incapacité
à modifier les
habitudes
de consommation
électrique des ménages,
mais
avait noté
certaines avancées pour les consommateurs, parmi lesquelles une facturation basée sur la consommation exacte
des ménages, et
non plus sur une évaluation
; Les potentialités
des smart grid
pour la stabilité
du réseau électrique
français
sont attractives : ils ont vocation à optimiser la production et la distribution d’électricité, et favoriser par conséquent la production
décentralisée
d’électricité renouvelable. Un accès instantané et gratuit aux données concernant leur consommation d’énergie
permettrait aux consommateurs
de réellement maîtriser leurs consommations,
mais
les services
gratuits
proposés
avec ces compteurs ne permettent pas d’assurer la visibilité, la lisibilité, et la maîtrise de la demande d’énergie, objectif premier pourtant du développement de
ce
compteur, conformément au
Grenelle de
l’Environnement. Ces services sont facultatifs et pourraient être fournis aux consommateurs, contre abonnement payant !à l’instar de la formule testée
par EDF
! Pourtant, la mise en place d’un afficheur déporté permettant
de suivre facilement les consommations
d’énergie par jour et par tranches horaires est indispensable pour réaliser des économies d’énergie, et un tel afficheur serait rentabilisé en
un an selon l’ADEME
; Le coût du changement des 34 millions de compteurs existants d’ici 2020, est de 4 milliards d’euros selon
ERDF ou 8 milliards d’euros selon les fédérations des collectivités territoriales
; ERDF pense les financer
par
l’emprunt,
alors qu’il avait
toujours indiqué
être
dans
l’impossibilité de recourir
à cette solutionlorsqu’il s’agissait d’entretenir et moderniser les réseaux ; Le remboursement de cet emprunt pourrait être adossé aux recettes d’acheminement de l’électricité et entraîner une augmentation du tarif d’utilisation du
réseau public d’électricité (TURPE) se répercutant in fine sur la facture
des ménages
; Les collectivités locales sont propriétaires du réseau de distribution d’électricité depuis plus d’un siècle sur leur territoire, y compris des compteurs électriques et des systèmes de comptage,
dont elles ont confié la
gestion à ERDF par concession ; elles ont très largement contribué au financement, à la maintenance, au
développement et à la modernisation des
réseaux électriques. Paradoxalement, aucune
concertation n’a eu lieu avec ces collectivités locales
propriétaires
du réseau ; Par ailleurs les
impératifs de préservation
de
la vie privée et de la
liberté
des
citoyens rappelés
par la commission
nationale
informatique et
liberté (CNIL), pourraient
être
remis en question
par une
sécurisation
défaillante
et un
dévoiement
de
l’utilisation
des données collectées
sur
les habitudes
des consommateurs. Les informations communiquées par
Linky s’effectuent dans une logique exclusivement numérique, introduisant une logique discriminatoire pour les populations
privées
d’accès
numériques
; Et enfin, ces compteurs communicants
utilisent des radiofréquences de même nature que celles qui viennent d’être
classées par l’OMS
dans
la catégorie « potentiellement dangereuses». Sur proposition des élus du Groupe Europe Ecologie Les Verts, le Conseil régional d’Auvergne demande, avant tout déploiement généralisé
des compteurs Linky : - une concertation approfondie entre les collectivités propriétaires du réseau de distribution d’électricité et
le Ministre de l’industrie, de
l’énergie,
et
de l’économie
numérique ; - le réexamen du cahier des charges des compteurs communicants afin de prendre
en compte l’intérêt des
usagers, la confidentialité des données, l’urgence de maîtriser les consommations d’énergie, les risques sanitaires
potentiels, et les
enjeux de fracture
numérique et de précarité énergétique
sur
le territoire ; - la garantie d’une gestion publique en lien avec le financement de cet investissement et la propriété des
compteurs.
SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2011 VOEU CONCERNANT LE VERSEMENT
TRANSPORT RÉGIONAL
Depuis 2002,
date de la généralisation de la décentralisation du
transport
de voyageur régional, il
est unanimement reconnu que
les Régions ont sauvé et développé le
TER. Devant le délabrement général de
son réseau ferré, grâce à
une politique volontariste,
notre région a contribué avec un effort financier sans précédent et notamment dans le cadre du Contrat de projet Etat Région et du premier plan rail, au développement du transport ferroviaire. Malheureusement, aujourd’hui, du fait des décisions du gouvernement à l’encontre des régions (gel des dotations), des réformes fiscales mises en œuvre (suppression de la TP) et du désengagement financier de
l’Etat vis-à-vis du système ferroviaire,
le contexte a bien changé
! Le Conseil
régional
est
la seule collectivité qui ne peut plus
lever de fiscalité directe. Alors que les conventions d’exploitation liant les Régions et la SNCF ont été signées dans un cadre précis, le
gouvernement a unilatéralement changé
nombre
de règles du jeu pour
réduire ses contributions
financières. Dans bien des domaines,
il a
renié les engagements pris devant la représentation nationale.
C’est ainsi que
l’engagement d’effacement de
la dette
de RFF, pris en 1997, n’a pas été
tenu. Par contre, les décisions
pénalisant
le
transport
régional
de
voyageurs sont légion.
Des décisions qui cassent la dynamique engagée et
qui conduisent tout droit à la récession du TER, si rien ne change : - La réduction
des dotations financières de l’Etat
à RFF, avec en contrepartie l’autorisation accordée d’augmenter fortement les péages, pénalise
fortement notre
région. - Les dotations
financières de
l’Etat étaient initialement
indexées
sur
le
coût du ferroviaire. Dans un
premier temps le gouvernement les a incluses dans
la Dotation Globale de Fonctionnement dont
la revalorisation était inférieure
à l’inflation,
puis
l’an dernier il a décidé de geler pour 3 ans
ces dotations. - A
ces transferts colossaux, il
faut encore ajouter les coûts financiers
des décisions
prises par l’Etat et la SNCF qui sont facturées unilatéralement aux régions (réforme des retraites des cheminots, création de nouvelles structures, Gares
et Connexions…). Le Conseil
régional
d’Auvergne
considère qu’il est
urgent de sortir de
l’impasse financière dans laquelle les
décisions gouvernementales
ont placé le
financement du TER par les conseils régionaux. Aujourd’hui seules les
AOT
(Autorités organisatrices
de
transport) urbaines et
la Région
Ile-de-France
bénéficient de l’apport du versement transport. Le Conseil régional demande donc la création du versement transport régional afin de créer tout d’abord une égalité de traitement entre toutes les régions et de doter celles-ci d’une ressource propre, pérenne et dynamique.
SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2011 VOEU CONTRE LA STIGMATISATION DES POPULATIONS
ROMS
Depuis quelques mois, les
médias régionaux alertent régulièrement l'opinion sur le traitement
qui est infligé à plusieurs familles Roms installées dans le Puy-de-Dôme, ainsi que sur les pressions subies par les associations
qui
défendent ces populations. Le 16 juin dernier, deux militantes
du
Réseau Éducation
Sans
Frontière étaient convoquées au
commissariat de Clermont-ferrand pour se voir signifier un rappel à la loi, suite à un rassemblement de
soutien à une famille
de réfugiés Kosovars. Début septembre,
on
apprenait l'interpellation,
à Saint-Amant-Roche-Savine,
de deux familles
Roms (quatre adultes et six enfants) et leur expulsion vers la Serbie le jour de
la
rentrée scolaire. Et dans la nuit du 20 au 21 septembre, c'est le décès de la petite fille d'une famille Rom Kosovar, que
le préfet du Puy-de-Dôme Francis Lamy avait fait arrêter à Clermont-Ferrand le 17 août dernier ettransférer vers le centre de
rétention
de
Lille,
qui
a
profondément choqué la population clermontoise. Il faut préciser que, sur décision d'un juge des libertés et de la détention, cette famille avait été libérée au
bout
de quatre jours du centre de rétention de Lille. Dans sa décision, le magistrat qualifiait le traitement
infligé à la famille « d'inhumain et dégradant », au vu de l'état de santé de la mère et du risque encouru part elle-même
et
son bébé. Considérant que le traitement infligé aux populations Roms, et la stigmatisation croissante dont elles font l'objet sont indécents
et
inhumains,
comme
l'a
montré l'incendie
d'un squatt occupé
par
143 Roms, à Paris, lundi
24
octobre,
dans
lequel
une
personne a perdu
la vie. Considérant que l'annonce, par le Ministre de l'Intérieur Claude Guéant
d'augmenter le nombre
d'expulsions annuelles pour le faire passer à plus de 30 000, soit 82 par jour, est une négation des valeurs de la
Liberté, d'Égalité et de Fraternité que
doit défendre notre
pays, Le Conseil régional d’Auvergne s'insurge contre une politique de l'immigration qui, sous le prétexte
d'objectifs chiffrés,
n'hésite
pas
à
recourir
à des méthodes qui n'ont pas leur
place au sein
d'une démocratie,
et appelle les représentants de l'État à tenir compte des décisions de justice,
la
France étant un
État
de Droit.
SESSION DES 7 ET 8 NOVEMBRE 2011 VOEU RELATIF À LA RECONNAISSANCE DU MASSACRE DU 17 OCTOBRE 1961 COMME « CRIME D’ÉTAT»
Le 17 octobre 1961, à l’appel du Front de Libération National (FLN) algérien, des milliers d’immigrés ont manifesté pacifiquement à Paris, contre le couvre-feu imposé par les autorités françaises et le
Préfet de
Police
de
la
Seine,
Maurice Papon. Une manifestation pour le droit à l’indépendance
de la nation
algérienne,
réprimée dans le
sang
par les forces de l’ordre, et faisant des centaines de morts,
de blessés, et d’internés algériens, quand le bilan officiel fait seulement état de trois morts et 64 blessés, causés par la «légitime
défense» des policiers.
Le bilan de cette
répression a ainsi
été commenté officiellement :
«11 500 arrestations,
2 morts,
8 blessés par balle. La police a fait son travail. » Si ces nombres
varient aujourd’hui en fonction des
historiens, ceci
s’expliquant notamment par le verrouillage des archives pendant tant d’années, cet évènement tragique fait partie des pages noires de l’histoire
française,
que
les manuels scolaires ont trop longtemps
ignoré. L’enjeu de cette reconnaissance ne relève pas de la «
repentance » ou du « devoir de mémoire ». Il s’agit, au-delà de la nécessaire justice envers les victimes et leurs familles, de la compréhension de l’histoire de
l’Etat français dans toutes ses dimensions, pour faire sorte en sorte que de tels crimes ne se reproduisent plus. Une page de
l’histoire moderne que
la France se doit d’assumer aujourd’hui,
en reconnaissant
officiellement cette répression du 17 octobre 1961, comme
un
« crime contre l’humanité
». L’article 212-2 du Nouveau Code pénal dispose en effet, que les crimes d’Etat se définissent de la manière suivante « la déportation, la réduction en esclavage ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvement de personnes suivies de leur disparition, torture ou actes inhumains, inspirées par des motifs
politiques, philosophiques, raciaux
ou religieux et organisées
en exécution d’un
plan concerté à l’encontre
d’une
population civile.
» Dès lors, le Conseil Régional demande
au Président de la
République de reconnaître officiellement la répression policière
des manifestants algériens
à Paris, le 17 octobre 1961, comme
un
« crime d’État ». Aussi, le Conseil Régional demande l’ouverture totale des archives françaises, afin de faciliter le travail des
chercheurs et des historiens.
SESSION DES 7,8 ET 9 DECEMBRE 2011 VOEU CONCERNANT LE DROIT DES PAYSANS A REUTILISER LEURS PROPRES SEMENCES
Le 28 novembre
2011, le Parlement a adopté une
loi
relative
aux
Certifications d’Obtention Végétale
(COV) censée remplir trois objectifs : mettre la France en conformité avec la législation internationale relative à la protection des obtentions végétales afin de
conforter le C.O.V. face au brevet ; légaliser la pratique
des
semences de ferme par un juste financement ; enfin, encourager la recherche sur les nouvelles variétés végétales. En
réalité, cette nouvelle loi est tout à fait contraire à l’intérêt général, à l’indépendance et l’autonomie des paysans, et à la protection de l’environnement. Alors que les semences sont le premier maillon de la chaîne alimentaire, que la qualité et la diversité de
notre nourriture proviennent des semences, que l’utilisation des semences de ferme est la condition sine qua non à l’autonomie des paysans et à la protection de la biodiversité des espèces cultivées, la loi prévoit
de
taxer les semences fermières échangées entre paysans ou ressemées, sous prétexte de rémunérer la recherche et de défendre les droits de propriété intellectuelle des industriels de la semence. Rappelons que la contribution à l’effort de recherche de l’obtenteur a déjà été acquittée par les agriculteurs lors de l’achat des semences, et qu’il n’y a donc aucune raison de payer cette contribution à chaque fois que
l’exploitant utilise ses propres semences. Rappelons que les groupes industriels ont bénéficié gratuitement de millénaires de recherches paysannes en
utilisant des semences prélevées dans les champs. Rappelons également que les semences fermières remplissent des fonctions essentielles qui risquent d’être remises en cause par cette loi. D’une part,
elles présentent un
intérêt
environnemental évident,
en permettant la
création
de variétés adaptées aux conditions climatiques de chaque territoire, la diminution de 50% des produits phytosanitaires, et la division par deux des insecticides utilisés. À cela s'ajoutent des économies de transport, la sécurité d'approvisionnement et la préservation de la souveraineté alimentaire. D’autre part,
les
semences
de ferme
présentent
un intérêt socio-économique majeur
pour
le monde
agricole, en particulier pour les petits agriculteurs, les petits maraîchers, celles et ceux qui produisent et vendent en circuits courts en se passant de pesticides. La majorité des paysans, environ 200 000, ress |