SESSION DU 9 AVRIL 2010
MOTION D'URGENCE SNCF
Le Conseil
régional d’Auvergne
a
reçu
une délégation
des organisations syndicales de la
SNCF
le vendredi
9 avril.
Il demande que le Secrétaire d’État aux Transports Dominique BUSSEREAU appelle l’attention du Président de la
SNCF,
afin
que celui-ci
ouvre de véritables négociations avec les syndicats de cheminots, et ce dans tous les secteurs d’activités de
l’entreprise.
Il interviendra auprès
de
Monsieur LION, Directeur régional
de
la SNCF Auvergne-Nivernais
et de Monsieur ROUCHE,
Directeur de la
Direction
Fret Sud-Est afin qu’ils ouvrent eux aussi, pour l’Unité Fret Massif Central, de véritables négociations avec les
organisations
syndicales, en
présence du représentant
de l’État en Auvergne.
SESSION DU 9 AVRIL 2010
VOEU CONCERNANT LE MAINTIEN DE L'OFFRE DE FORMATION
DU LYCEE PROFESIONNEL CLAUDE FAVARD DE SAINTE-FLORINE
Les personnels du Lycée professionnel Claude Favard de Sainte-Florine manifestent depuis plusieurs semaines leur inquiétude et leur incompréhension face à la décision de suppression du recrutement
en Bac Pro 1ère année de « Technicien d’usinage » et « Études, définitions de produits industriels »pour la rentrée prochaine. Le 12 février dernier, ils recevaient en effet un courrier du Rectorat de
l’Académie
de Clermont-Ferrand
leur
annonçant
la suppression du
recrutement
en
Bac
Pro
1ère année pour ces
deux formations.
Après le lycée Jean Zay de Thiers, le lycée Joseph Constant de Murat, la fermeture d’une section
tertiaire
au lycée Lafayette de Brioude,
ce sont
désormais
certaines formations
de
ce lycée professionnel de Sainte-Florine qui sont directement menacées. Ces fermetures de formations sont envisagées, alors même que les sections attirent de nouveaux élèves, que les taux de recrutement sont bons, et qu’elles
correspondent à des besoins recensés sur les différents
bassins
d’emplois
régionaux.
Avec ces lycées, ce
sont trois domaines essentiels au
tissu économique auvergnat – la plasturgie, la
mécanique, et la filière bois – qui ont fait ou font l’objet de menaces ou de décisions de fermeture de la part
du
Ministère de l’Éducation Nationale, alors même que
sont
connus les besoins
de formation dans ces
secteurs, alors même
que l’État
souligne
la nécessité de
redynamiser
le tissu industriel de
notre
pays.
Dans le
cadre
de
ses
compétences,
le
Conseil
Régional d’Auvergne a soutenu de façon continue
l’amélioration des
conditions
d’accueil et
de
formation
de
ce lycée,
notamment
à
travers la
rénovation des ateliers et du matériel
pédagogique.
A l’inverse, ces décisions ne prennent pas en compte l’intérêt des élèves, menacent la pérennité de
l’établissement, et
au-delà,
la
vie d’un
territoire
et d’un
bassin d’emploi
déjà
fragilisé. Elles
répondent plus à une logique d’ajustement budgétaire qu’à une vision prospective et objective des besoins de formation et d’emploi.
En conséquence, le Conseil
régional d’Auvergne :
- demande
le maintien du recrutement pour les deux baccalauréats
professionnels concernés,
- réclame une véritable concertation avec les services du Ministère de l’Éducation Nationale pour assurer la pérennité
et le développement de
l’offre de
formation du lycée Claude Favard.
SESSION DU 9 AVRIL 2010
VOEU CONCERNANT LES JEUNES SCOLARISES SANS PAPIERS
Considérant la multiplication
récente
d’arrestations,
de placements
en
centre
de rétention,
et d’expulsions
de
jeunes
lycéens, de jeunes apprentis et d’étudiants sans
papiers,
au titre
de
la politique
gouvernementale
de lutte contre l’immigration,
Considérant
que cette
politique est
contraire au
droit élémentaire
de
ces jeunes de séjourner légalement dans
le pays dans lequel ils
étudient,
Considérant que
cette politique va à l’encontre
du droit à l’éducation,
Considérant
que cette
politique met
en péril
l’avenir
de
ceux qui sont arrêtés, en les
plaçant délibérément en situation d’échec, et qu’elle fragilise à l’extrême toutes celles et tous ceux qui ne bénéficient pas encore
de papiers,
Considérant qu’au contraire, la scolarité de ces jeunes, dont certains sont nés ici, témoigne de leur réelle volonté de s’insérer dans la société française,
Considérant, enfin,
le rôle
des
Régions
dans
la
construction des lycées, et
plus largement
dans
l’équipement et l’accompagnement au quotidien de tous
les élèves,
Le Conseil régional
d’Auvergne réuni
en
Session le vendredi 9 avril
:
- demande au gouvernement de
garantir aux étudiants et
lycéens
inscrits dans un établissement scolaire ou universitaire
du
territoire
français
la possibilité d’aller au terme
de leurs études
- demande en conséquence à chacun des
préfets des départements d’Auvergne de libérer les
jeunes scolarisés placés en centres de rétention, de régulariser ceux actuellement sous le coup de
décision transitoires, et d’accélérer le retour immédiat de ceux qui sont expulsés
- soutient la proposition des réseaux RESF et RUSF d’attribuer une carte de séjour à toute personne titulaire
d’une
carte
d’étudiant.
SESSION DU 9 AVRIL 2010
VOEU RELATIF AUX PROJETS GOUVERNEMENTAUX
DE REFORME TERRITORIALE
Considérant que les
Français ont renouvelé leur confiance aux Conseils régionaux sortants, affirmant
ainsi
la
reconnaissance des politiques conduites
depuis 2004
et
leur
soutien aux programmes
défendus
lors
de la campagne électorale,
Considérant
que les
Français ont répondu
ainsi
aux
attaques injustifiées
dont les
collectivités territoriales,
et
notamment les Régions ont été
la
cible de la part du gouvernement,
Considérant que les Français
ont
approuvé les Conseils
régionaux
dans
l’exercice
de
leurs compétences : rénovation et développement des transports
ferroviaires
laissés à l’abandon
par l’État, construction et modernisation des lycées, mobilisation pour faire face à la crise économique et sociale ainsi qu’aux défis environnementaux, financement par les collectivités locales de 75 %
de l’investissement public et de 45 % du plan de
relance
(contre
4 %
de la part de
l’État),
Considérant que le Gouvernement, par sa réforme des collectivités territoriales, conduit de fait à une
recentralisation,
à
un recul
des libertés locales
ainsi
qu’à une augmentation
de
la
pression fiscale
sur les
ménages,
Considérant que le projet de réforme institutionnelle, par la seule suppression de la clause dite de
« compétence
générale » aboutira
à
ce que
ni les régions, ni
les
départements,
ne pourrontdésormais
garantir un
soutien,
même modeste, aux associations locales,
sportives, culturelles, sociales, mettant
de fait en péril l’essentiel
du
tissu
associatif local,
et
avec
lui une partie des politiques publiques dont elles
sont un des
partenaires actifs,
Considérant que la décentralisation,
fondée sur
les principes de proximité et
de
responsabilité devrait être consolidée, afin que les collectivités locales qui sont les architectes du cadre de vie de nos
concitoyens,
puissent rester les
garantes
des investissements nécessaires pour le futur,
Considérant que le passage à un scrutin uninominal à un tour porte atteinte à la démocratie en
empêchant l’expression du pluralisme politique,
Considérant enfin que les orientations gouvernementales font courir un risque de tarissement des
ressources financières, de paralysie
de l’action publique locale et de recentralisation du pouvoir,
Le Conseil
régional
d’Auvergne
:
- affirme son attachement indéfectible à la décentralisation conçue comme la possibilité
pour desconseils démocratiquement élus
de mener les projets
d’intérêt public local qu’ils ont librement identifiés,
- réclame à l’État une garantie
quant à l’autonomie financière
des Régions, conjuguée avec une
péréquation des
dotations destinée à corriger les déséquilibres
entre Régions,
- demande au gouvernement de renoncer sans délai au projet de réforme des collectivités locales qu’il
veut faire
adopter
à
marche forcée par
le Parlement, de repenser ses relations avec
les collectivités
locales
pour que les responsables politiques,
nationaux ou locaux, travaillent ensemble avec pour seul souci l’intérêt général,
- demande au gouvernement d’ouvrir au plus vite dans chacune des Régions, la renégociation des
contrats de projets
signés en 2007 pour la période 2007-2013,
- demande enfin au gouvernement de s’engager dans une nouvelle étape de la décentralisation, en
donnant
aux
Régions les
moyens institutionnels et financiers
de
leur
développement,
gage de politiques publiques construites au plus
près
des besoins des Français.
SESSION DES 24 ET 25 JUIN 2010
MOTION CONDAMNANT L'ATTAQUE DU GOUVERNEMENT ISRAELIEN
Le 31 mai dernier, en attaquant
la « flottille de la
liberté
pour Gaza
» dans
les eaux internationales, faisant des dizaines de
morts et de
blessés
parmi des militants
d’ONG et des
élus, le
Gouvernement israélien
a franchi
un nouveau cap dans l'utilisation
de la violence d’Etat
et met gravement en péril la
sécurité dans la
région.
La
« flottille de la Liberté » transportait 10 000 tonnes de nourriture, de matériels et de vêtements, dont
l’objectif était
de « créer
et
ouvrir
des
couloirs
humanitaires,
et les
mécanismes
pour
la distribution suivie
de l’aide humanitaire » selon la résolution du Conseil
de sécurité
de l'ONU.
Les Conseillers régionaux d’Auvergne expriment la plus grande indignation et la plus ferme
condamnation de l’attaque perpétrée par l’armée israélienne contre la flottille de navires apportant une
aide
humanitaire à Gaza. Ils apportent leur solidarité avec le peuple palestinien étouffé par le blocus de
Gaza.
Ils partagent l’émotion internationale qui s’exprime sur tous les continents, jusqu’en Israël où les forces
de paix organisent des protestations.
SESSION DES 24 ET 25 JUIN 2010
VOEU CONCERNANT L'ENTREPRISE COMMENTRYENNE ERASTEEL
ET SES EMPLOYES
Considérant que
la Société
Erasteel annonce un
projet de
restructuration qu’elle attribue à
de graves difficultés,
liées à la
crise notamment, mais également à une concurrence accrue
venant
des pays émergents,
Considérant qu’étant un acteur majeur sur le marché mondial des aciers rapides, Erasteel est l’un des
poumons
du bassin économique de Commentry,
Considérant qu’Erasteel est le seul site de France capable d’élaborer des aciers rapides dans toutes les
gammes
de produit et
leur
nuance.
Cette spécialité et ce
savoir-faire,
en acier
rapide,
doivent être renforcés,
Considérant qu’une telle réorganisation serait un coup dur pour la vitalité de Commentry,
Considérant
que
la suppression de
la presse,
celle
du
laminoir,
celle
du parachèvement
des billettes conduiraient à la perte
d’autonomie
de l’entreprise,
Considérant
les aides apportées par
la Région
en 2006
à
hauteur
de
350.000
euros et
l’impact
que
devrait avoir sur le
groupe Eramet les aides attribuées
en
mars 2010 au projet UKAD (600.000 euros),
Le Conseil régional
d’Auvergne
:
- tient à exprimer sa profonde
solidarité envers tous les
employés,
ainsi que
leurs familles, qui
sont
concernés par le projet de
réorganisation et les suppressions d’emplois conséquentes
- interpelle le
groupe
Eramet, dont Erasteel
est
une filiale, sur le fait que les résultats
ont progressé en
2010
et sollicite la direction d’Erasteel
afin qu’elle puisse explorer toutes
les alternatives
possibles
pour optimiser ses productions et étudier les
pistes
de reconversion prenant en compte
les enjeux écologiques
- s’engage à évaluer les aides
attribuées
depuis
2006 et leur impact sur l’activité de l’entreprise
- s’engage à rester très attentif
à tout investissement visant à assurer le développement du site commentryen de l’entreprise, et le cas échéant à étudier un soutien éventuel dans
la
mesure des possibilités et des règlements financiers
édictés par notre Assemblée
- demande à l’Etat d’étudier la possibilité
de la mise en place
d’un
fonds de revitalisation destiné à dynamiser l’emploi
et à soutenir la réalisation d’investissements
diversifiés.
SESSION DES 24 ET 25 JUIN 2010
VOEU CONCERNANT LE MAINTIEN ET LE DEVELOPPEMENT DES RASED
L’éducation nationale subit depuis de nombreuses années une offensive libérale sans précédent mettant à mal
l’école de
la République.
Les conséquences
de
cette
politique destructrice
sont
dramatiques. Depuis 2002, 60 000 postes ont été supprimés. Cette saignée se fait douloureusement ressentir sur les élèves, les familles et
les personnels. Le
quotidien
dans les
écoles,
collèges
et
lycées, se dégrade,
mettant en péril la qualité de l’enseignement.
Dans la divulgation de schémas d’emploi 2011 – 2013, le ministère de l’Education nationale fait très
clairement apparaître
les objectifs de regroupement de classes
en
milieu
rural, la baisse de la scolarisation des enfants de deux ans, l’augmentation du nombre d’élèves dans les classes du 1er degré
ainsi
que
la suppression des
Réseaux d’Aides aux Elèves en Difficultés
(RASED).
Avec ces nouvelles coupes sombres et cette remise en cause, le Gouvernement va de nouveau accroîtrles inégalités d’accès au savoir. Les RASED ont la particularité d’accompagner les élèves en difficulté de manière très personnalisée, de soutenir au plus près les enseignants qui sont confrontés aux difficultés,de travailler en lien avec les parents et des équipes de
professionnels qualifiés.
Sous prétexte de
réaliser
des
économies, le Gouvernement
mène une politique dangereuse qui
va
accentuer les difficultés
et
accroître
la dégradation du climat scolaire.
Comme il l’a
déjà fait dans
un vœu présenté
en Assemblée régionale les 16 et 17 décembre
2008, le
Conseil régional d’Auvergne réaffirme son
attachement
à une école publique
de qualité garantissant une réelle égalité des chances et permettant au plus grand nombre
d’accéder au savoir.
Le
Conseil régional demande au Gouvernement de mettre fin aux économies budgétaires opérées dans l’éducation
nationale
et de revenir sur
son schéma
d’emplois
2011 – 2013. Il est urgent
d’investir
massivement
et de développer de nouvelles
ambitions
pour
l’école.
Cela
demande de stopper les
suppressions de postes et d’engager un vaste plan destiné à embaucher et former des personnels dans
l’éducation.
Le Conseil
régional réaffirme donc son soutien à l’ensemble des
personnels
et s’opposera à la suppression des RASED, absolument nécessaires à la lutte contre l’échec scolaire.
SESSION DES 24 ET 25 JUIN 2010
VOEU POUR UNE AUTRE REFORME DES RETRAITES
Le 16 juin dernier, le Gouvernement dévoilait
sa réforme
des retraites. Guidé avant tout
par la satisfaction des marchés
financiers,
il mène une véritable guerre contre
les salariés de
notre
pays. Cette réforme, injuste
et inefficace,
sera essentiellement
supportée
par les salariés à hauteur de 22 milliards d’euros. Si elle est entérinée, l’âge
de départ à la retraite passera de 60 à 62 ans d’ici 2018. En mettant
en avant l’argument
démographique,
l’UMP souhaite tout simplement
cacher
le vrai débat et esquiver les questions de fond
aujourd’hui responsables de
la crise.
Mais la spéculation
et la
bulle
financière ont pris le dessus, menant l’économie
mondiale
dans
la
tourmente
et
détruisant l’ensemble du tissu productif de
notre pays. Le
Gouvernement encourage
la baisse de la part salariale dans la richesse produite en ne voulant pas toucher aux revenus du capital. Pourtant,
la
soumission
à
cotisation
des
revenus
financiers distribués
par les
entreprises à leurs actionnaires permettrait de réunir des ressources supérieures au déficit de toutes les caisses de retraite,et cela dès
aujourd’hui et pour demain.
Or,
le Gouvernement se
contente de prévoir un prélèvement sur le capital
ridiculement bas
de 3,7 milliards
en 2010 alors que le déficit annoncé
dépasse 32 milliards.
Le Gouvernement doit revoir sa copie
et
prendre en
compte
l’opinion des Français.
Le Conseil régional
d’Auvergne
:
- se prononce
en faveur
de
la préservation d’un
régime de retraite
par
répartition fondé
sur
les cotisations des salariés et des employeurs avec une indexation des pensions sur les salaires et non sur les prix ;
- estime possible et nécessaire un départ à 60 ans à taux plein (75 % du salaire de référence) pour tous
avec
la prise en compte de
la pénibilité
de certaines professions donnant droit à des
départs
anticipés.
Pour cela, le
Conseil régional d’Auvergne propose un autre financement passant par :
- la suppression du bouclier fiscal ;
- la modulation du
taux de la
part
patronale
de
cotisations
sociales
en
fonction du rapport
masse salariale
/ valeur ajoutée ;
- l’instauration d’une cotisation sociale, au moins égale aux cotisations assises sur les salaires pour les revenus financiers des entreprises. Là encore, outre l’effet financier, il s’agit d’inciter les entreprises à favoriser l’emploi contre
la
spéculation.
SESSION DES 24 ET 25 JUIN 2010
VOEU CONCERNANT LA NOUVELLE ORGANISATION
DU MARCHE DE L'ELECTRICITE
L’Assemblée nationale vient d’adopter la loi
Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité.
Le
principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas - plus de 96 % des Français restent fidèles
à l’opérateur historique (EDF) -,
le Gouvernement a décidé
de la créer artificiellement.
Si la loi est aussi votée par le Sénat, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses
concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité (et ce à un coût défiant toute concurrence).
Les fournisseurs d‘électricité vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.
C’est une première
d’obliger
une
entreprise, dans le monde
de la
concurrence
libre
et
non
faussée,
de
céder une partie
de ses atouts
à des concurrents qui
produisent peu ou pas
du
tout d’électricité.
Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est
une
aberration ?
Considérant
que le but
de
ce projet de loi
est de faire
des profits sur le dos
du
consommateur,
Considérant qu’il
vise à tuer le tarif régulé
du
service public, qui
garantit actuellement un prix des
plus bas,
Considérant
qu’il
veut
faire de l’électricité une marchandise
comme
les
autres alors
qu’elle
est
un bien
vital, de première
nécessité,
Considérant qu’il
va
à l’encontre
de l’intérêt public et de
celui
de la nation, garant de la cohésion
sociale, Considérant qu’il est de nature à remettre en cause la pérennité même de l’entreprise EDF avec sa mission de Service Public,
en
aggravant ses
déséquilibres financiers,
Le Conseil régional Auvergne
demande
au
Sénat l’arrêt immédiat de ce
projet de loi.
SESSION DES 24 ET 25 JUIN 2010
VOEU CONCERNANT LES LICENCIEMENTS BOURSIERS
Les salariés de
SCHERING-PLOUGH
à
Riom
(ex MAUVERNAY,
ex RETI, ex
RLCERM,
ex ORGANON) vont
appartenir au
groupe Américain
MSD
(Merk Sharp et Dohme),
qui
devient
le 2ème groupe pharmaceutique mondial, dont les bénéfices en 2009 se chiffrent à 13 milliards de dollars (presque 20 fois le budget de la Région Auvergne) contre 7,8 milliards en 2008, ce
qui
représente une augmentation de 66 % en un an du bénéfice
net.
Alors que les salariés pourraient demander leur part légitime dans cette augmentation, le seul profit en revient aux actionnaires, qui en un an ont vu multiplier
par trois le bénéfice net par action. Mais cela
n’étant pas suffisant, le groupe a décidé de restructurer 2 entreprises en France, avec la suppression de
800 emplois en CDI (auxquels il faut ajouter les CDD, intérimaires…) et en supprimant les activités de
recherches du site de Riom, ce qui, à terme, conduira à la suppression pure et simple de l’entreprise
riomoise.
Les organisations syndicales n’ont actuellement pas obtenu d’éléments sérieux sur cette restructuration
en cours et demandent
aux
directions des
deux entreprises
de
leur
remettre les notes
d’information économique qui expliquent les raisons des licenciements envisagés et l’organisation d’un processus de
négociation.
Le Conseil
régional d’Auvergne soutient
les salariés
en lutte pour la défense
de leur emploi. Il demande au Gouvernement
d’agir de toute urgence pour stopper
ces licenciements
boursiers
et tout mettre
en œuvre
pour que s’engage
très
rapidement le dialogue
entre les deux
directions et les organisations syndicales.
SESSION DES 27 ET 28 SEPTEMBRE 2010
MOTION - REFORME TERRITORIALE A L'ASSEMBLEE :
UN TRISTE JOUR POUR LA DEMOCRATIE ET LA MODERNISATION
DE NOS INSTITUTIONS
Le Conseil régional d’Auvergne
regrette l’adoption par
l’Assemblée Nationale, contre vents et marées et en catimini, d’une réforme qui démantèle l’organisation territoriale de
notre pays et portera un coup fatal à
notre démocratie locale.
Le Conseil régional d’Auvergne
dénonce qu’une fois de
plus le Gouvernement soit passé en force, sans
tenir compte des amendements du Sénat, pourtant
chambre des collectivités locales, sans
tenir compte des
doutes de son
propre camp, sans
écouter ni entendre
les arguments des élus, toutes
appartenances politiques confondues.
Les contre-propositions des
Régions ont été ignorées, méprisées, caricaturées. Cette réforme ne s’est pas
faite avec les élus mais contre eux.
Le Conseil régional d’Auvergne
considère à regret
qu’au mépris de
la réalité objective,
le Président de la République et le Gouvernement ont continué à marteler des idées fausses
et des contrevérités qui seront plus tard démasquées :
Avec la création du Conseiller
territorial :
- Il n’y a aura pas moins d’élus
mais plus d’élus à la Région
- il n’y aura pas d’économies mais
plus de dépenses,
- il n’y aura pas plus de clarté
mais de la confusion dans les mandats et les compétences,
- il n’y aura pas plus d’efficacité mais moins d’investissements et moins de
services publics de proximité.
Le Conseil régional d’Auvergne constate
enfin :
- que cette réforme
confisque le débat
démocratique en privant les
régions de leur élection,
- qu’elle met un arrêt
brutal à la progression de
la parité et à la représentation de
la diversité et du pluralisme politique
- qu’elle aboutit à une
recentralisation qui prive les
collectivités de toute autonomie financière et ne leur laisse qu’un rôle de
gestionnaire au service de l’État
- que, conjuguée avec la réforme
des modes de financement des collectivités locales à travers la création des métropoles, elle
mettra fin aux nécessaires solidarités territoriales.
Le Conseil régional estime
enfin que cette
réforme aura pour
effet d’étouffer les
initiatives régionales, de ralentir
les circuits de décisions et de stopper la
modernisation de notre pays.
En conséquence, le Conseil
régional d’Auvergne se
prononce contre ce
texte rétrograde et demande son abrogation.
SESSION DES 27 ET 28 SEPTEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LA DEFENSE DU PLURALISME
DANS LES INSTANCES PROFESSIONNELLES AGRICOLES
Depuis le mercredi 8 septembre, le
syndicat Confédération Paysanne occupe le Centre National Interprofessionnel
de l’Économie Laitière
(CNIEL) à Paris
afin d’obtenir l’application du
pluralisme syndical. Les interprofessions étant le lieu où se négocient les prix et bientôt
la contractualisation entre
producteurs et transformateurs, cette action syndicale souligne l’incapacité des responsables
interprofessionnels à sortir de la crise actuelle de la filière.
Considérant que
la loi de
modernisation agricole donne
un rôle central
aux interprofessions, sur les revenus et l’avenir même des producteurs,
et donc par voie de conséquence sur le
type d’agriculture, qui
conditionne la vie
des territoires et l’alimentation de tous,
Considérant que
le CNIEL est
financé par les
Contributions Volontaires Obligatoires payées par
chacun des producteurs, mais que seule
la FNSEA/section laitière
y est représentée alors
que 45% des
agriculteurs ont choisi
une organisation autre
que la FNSEA aux dernières élections
des Chambres d’agriculture
Considérant que la gestion de tels
organismes ne peut se faire au mépris de la plus élémentaire démocratie,
Le Conseil régional d’Auvergne,
réuni en Session le mardi 28 septembre 2010 :
-
apporte son soutien
au syndicat Confédération Paysanne dans sa
demande d’une meilleure
représentativité au sein des instances agricoles, et notamment laitières
-
demande au ministre
de l’Agriculture d’intervenir rapidement pour faire
respecter la démocratie dans les instances
professionnelles agricoles.
SESSION DES 27 ET 28 SEPTEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LA DEFENSE DU SYSTEME DE RETRAITE
PAR REPARTITION ET LE MAINTIEN DE L'AGE LEGAL DE DEPART A SOIXANTE ANS
Considérant que toute réforme du
système des retraites doit consister en des mesures justes qui reposent sur des efforts
partagés, c’est-à-dire qui mettent à contribution tous les revenus et principalement ceux du capital,
dans le but de sécuriser à long terme la retraite de base par répartition et le
Fonds de Réserve des Retraites,
Considérant que toute réforme du
système des retraites doit consister en des mesures durables qui pérennisent le principe de
répartition en offrant des taux de remplacement justes tout en permettant la
prise en compte de la pénibilité et la liberté de choix de départ à l’âge légal
de soixante ans,
Considérant que
la réforme Sarkozy
– Woerth –
Fillon, à laquelle
s’oppose aujourd’hui en masse
la majorité des Français, tourne le dos à
l’intérêt général et à l’idée
de justice sociale construite depuis la Libération par
les générations successives,
Le Conseil régional d’Auvergne
demande au Gouvernement :
- de renoncer à la mise en œuvre
de son projet de loi tel qu’il l’a fait imposer par un vote en première lecture
à l’Assemblée Nationale, en bafouant notamment les droits de l’opposition,
- de bâtir, dans la concertation
avec les organisations syndicales, un projet de réforme réaliste et juste, partagé par tous, autour
des axes attendus par les Français :
-
maintenir l’âge légal de départ à soixante ans et l’âge de départ sans
décote à soixante- cinq ans
-
garantir le niveau de vie des retraités
-
faire une réforme juste qui repose sur des efforts partagés
-
créer les conditions pour que l’impact de cette réforme soit durable
-
permettre davantage de choix individuels dans le cadre de garanties
collectives
-
trouver de nouvelles ressources, indispensables pour garantir le système
des retraites
-
faire de l’emploi des seniors un enjeu majeur
- prendre
en compte la pénibilité et les petites retraites, pour des raisons de justice.
SESSION DES 27 ET 28 SEPTEMBRE 2010
VOEU RELATIF AUX CONDAMNATIONS PAR LES INSTANCES INTERNATIONALES
DE LA POLITIQUE MIGRATOIRE DE LA FRANCE
Considérant les
projets gouvernementaux d'élargissement des conditions de déchéance de nationalité, projets
qui portent atteinte aux principes fondamentaux liés aux conditions
d'attribution et d'obtention de la nationalité française,
Considérant la
dégradation de l’image
de la France à qui
sont reprochées par
le Parlement européen, comme
par l’ONU, de
graves dérives xénophobes
dans le traitement des flux
migratoires,
Considérant que la circulaire du 5
septembre 2010, stigmatisant la population Rom, procède d’une
volonté délibérée de
discrimination contraire aux
lois nationales, européennes et
internationales,
Le Conseil régional d’Auvergne
estime que cette politique porte atteinte aux valeurs fondamentales et
lois de la
République, comme à
l’image de la
France dans le monde.
Il demande au Gouvernement de mettre un terme à cette politique de
l’arbitraire et de la discrimination et d’inscrire
la politique migratoire de la France dans le respect du droit et des principes issus du
Siècle des Lumières et de la
grande Révolution française.
SESSION DES 15 ET 16 NOVEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LA LUTTE DES ELEVEURS
L’action des éleveurs auprès des abattoirs, comme cela a été le cas à Villefranche-d’Allier, est légitime, car c’est là que se situe la première étape des intermédiaires jusqu’à la transformation de la viande et
en dernier ressort la grande distribution. Or, le prix de leurs produits à la production est toujours à
la baisse
alors que les
marges des distributeurs ne cessent d’augmenter.
Cela place l’ensemble des producteurs dans d’énormes difficultés économiques, confrontés au double
effet
de l’insuffisance
des prix à la production
et de l’augmentation
des coûts de
production et notamment au renchérissement des céréales.
Cette nouvelle aggravation
intervient sur
une
situation de difficultés
durables,
accentuée par les lois
adoptées ces dernières années dont la loi de modernisation économique qui enferme les producteurs
dans un tête à tête avec l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution qui
en profitent largement.
Les éleveurs sont particulièrement touchés et menacés avec des risques
majeurs pour les plus fragilisés d’entre
eux et les jeunes
récemment installés notamment.
Enfin, ces nouvelles difficultés affectent l’efficacité des aides agricoles mises en place notamment par
les différentes collectivités
: conseils généraux et Conseil régional.
Considérant cette situation préoccupante pour des centaines d’éleveurs
de notre région,
Considérant qu’elle menace notre
potentiel
agricole, atout irremplaçable
pour notre
économie et le développement de nos territoires,
Le Conseil
régional
d’Auvergne
- soutient la lutte des éleveurs dont la revendication première était une augmentation de 60 centimes
par
kilo de viande, permettant de
payer au moins
leurs
charges,
- demande au
ministre de l’Agriculture de mettre
en
œuvre des
mesures
urgentes afin d’assurer
effectivement le
redressement
des
prix
à
la
production et
le
désendettement
des exploitations
en
difficultés,
ainsi qu’une véritable politique
de sauvegarde et de développement de
l’élevage.
SESSION DES 15 ET 16 NOVEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LES TRANSPORTS ET L'INTERMODALITE
Atteindre les
objectifs de
réduction
d’émission des gaz
à
effet
de
serre
fixés par le Grenelle de l'Environnement exige
notamment :
- de pouvoir continuer à offrir et à développer une offre de transport régional de qualité, adaptée aux besoins de déplacement pour les trajets domicile/travail, domicile étude et permettant une connexion performante avec les régions
voisines et les réseaux des
trains
nationaux et à grande vitesse
- de faire reculer l’utilisation « en solo » de la voiture particulière en permettant aux territoires et aux citoyens non desservis
par
des
transports
collectifs
d’avoir accès à des
offres adaptées favorisant le
rabattement sur le réseau ferroviaire régional et national et permettant aux salariés de bénéficier de la prime transport sur l’intégralité
de leur trajet
- de privilégier la traction électrique.
Le transport régional est l’une des compétences majeures des Régions. Continuer à l’assumer nécessite
de pouvoir disposer de moyens financiers
suffisants
tant en investissement qu’en fonctionnement.
Les compensations versées par l’Etat, conformément à l’article 72-2 de la Constitution sur la neutralité financière des
transferts
de compétence et
sa traduction
dans la loi
Solidarité et Renouvellement Urbains, n’ont pas été
réexaminées
dans
le cadre
du débat au Parlement prévu par cette loi.
En Auvergne, les transferts de nouvelles
charges non
compensées
se multiplient
et
tout nouveau développement de l’offre
ferroviaire
se
fait au
prix fort, sans compensation
de
l’Etat.
En 2004,
les
charges d’exploitation étaient de
61
m€ contre 85 m€ en 2009, pour une
dotation de l’Etat de
67
m€.
Le gel des dotations décidé par le Gouvernement pour 3 ans représente également une diminution très
importante de ressources pour le
secteur des transports.
La
dynamique
engagée risque d’être stoppée
et les projets attendus
par les
territoires compromis.
Dans le
même temps,
la Région
est
systématiquement sollicitée pour participer au
financement
de
grands
projets
d’infrastructures
nationaux, à l’exemple du TGV qui
logiquement
devraient
être
du
ressort de l’Etat et de
ses établissements
publics. Cette
situation n’est plus viable.
Constatant qu’aujourd’hui seules les Autorités Organisatrices de Transport urbain et la Région Île-de-
France
disposent,
avec le
Versement Transport
(contribution versée par
les entreprises de plus de
9
salariés),
d’une
ressource
qui participe
de
manière
significative (40
%) au
financement
de
leur
compétence
transport,
le Conseil
régional
d’Auvergne demande à l’Etat de
généraliser ce
dispositif
à
l’ensemble du territoire.
L’institution d’un
Versement Transport régional doit permettre à l’ensemble des régions de disposer d’une
ressource propre
et
pérenne
participant
à
l’équilibre du budget
transport. Cette
ressource complémentaire
aux
dotations actuelles permettra
de
se rapprocher
des objectifs
du
Grenelle
de
l’environnement avec un développement significatif
de l’intermodalité.
Le Conseil régional d’Auvergne réitère ses
demandes
d’un
réexamen
des
dotations
qui lui sont attribuées au titre du transport régional, conformément aux dispositifs prévus par la loi SRU, pour qu’il soit enfin tenu compte
de l’accroissement important du périmètre du TER non compensé
par l’Etat.
SESSION DES 15 ET 16 NOVEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LA REFORME DES RETRAITES
Le Gouvernement a fait passer en force sa loi sur les retraites à l’Assemblée
Nationale et au Sénat, après s’être livré à un simulacre de concertation avec les organisations syndicales. Aujourd’hui, il continue à
mépriser l’expression populaire qui s’est
manifestée de façon croissante
pour
refuser
sa réforme, profondément injuste, dont le but est de restreindre les dépenses sociales et publiques afin de satisfaire
les exigences des marchés financiers. Il s’agit de faire payer la crise aux catégories modestes, tout en
poursuivant l’entreprise de démolition du système par répartition pour faire la place à la capitalisation, aux assurances et à l’épargne privées.
Le recul des deux âges de la retraite, l’allongement de la durée de cotisation, le refus de prendre en
compte la pénibilité au travail, la double peine infligée aux femmes et aux plus précaires, les menaces
sur la médecine du travail, l’incitation à l’épargne privée, la condamnation des jeunes à galérer toute lavie sont les
marques emblématiques d’une réforme
imposée
avec
une détermination et un cynisme sans
égal.
Or, une autre
réforme
des retraites est possible
:
- qui garantisse
pour
toutes et tous, un
véritable droit à la retraite à 60
ans, à taux
plein pour une carrière complète, avec une pension qui permette réellement de vivre et de profiter de belles années de retraite
bien
méritées
après
une
vie de travail,
- qui garantisse
réellement l’égalité des
femmes
devant ce droit, qui
permette aux jeunes d’espérer autre chose
que la précarité
pour aujourd’hui et la misère
en fin de vie pour demain,
- qui garantisse et développe le système de retraite par répartition, c’est un système de solidarité entre les générations,
entre les professions
et
facteur d’unité nationale,
- qui
combatte les inégalités hommes/ femmes,
- qui permette
de valider les
années
d’études supérieures
pour les jeunes,
- qui valide
aussi
les
années de chômage et de
précarité
pour
les
salariés victimes des suppressions d’emplois, des délocalisations,
des restructurations,
- qui permette
aux salariés ayant exercé des travaux pénibles, de nuit, ou postés, de partir plus tôt,
- qui
permette
d’avancer l’âge de la
retraite
pour les travailleurs
handicapés.
Cela implique :
- de mettre
en
place des financements
nouveaux articulés à une
nouvelle politique
de développement de
l’emploi,
- de
désintoxiquer notre économie de la finance en
créant
une
cotisation
des
revenus financiers des entreprises et des banques,
- de favoriser l'emploi
et
les salaires,
bases
du financement des retraites,
- de promouvoir la justice sociale en supprimant le bouclier fiscal et en augmentant les contributions des revenus issus
de l'intéressement, des
bonus
et
stock-options.
Sur ces propositions et d’autres,
le
Conseil
régional
d’Auvergne
demande
au Gouvernement
de
reprendre à zéro la concertation avec les organisations syndicales sur cet important dossier des retraites qui constitue un véritable enjeu de société.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2010
MOTION D'URGENCE - AGRICULTURE BIOLOGIQUE
Au moment où
les
Régions participent activement à
la réalisation des objectifs du Grenelle de l’Environnement, le projet de loi de finances 2011 prévoit de réduire de 4 000 à 2000 € le
montant du crédit d’impôt sur le
revenu
dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique.
En France, la demande en
produits alimentaires issus de l’agriculture biologique connaît aujourd’hui une croissance de 10 % par an. Afin de répondre à cet engouement légitime et tout en
évitant les
importations, génératrices
de gaz
à effet de
serre, le Grenelle de l’Environnement avait fixé pour objectif dans l’hexagone : 6 % en 2012 et 20 % en 2020
de surfaces
agricoles
dédiées à ce mode de production.
L’agriculture biologique doit rester
indissociable de la logique
de circuit court entre producteur et consommateur. Les Régions, dont l’Auvergne, se sont engagées depuis plusieurs années dans cette dynamique en favorisant le modèle des AMAP (Association pour le Maintien
d’une Agriculture Paysanne) en participant activement à l’essaimage
de ce mode solidaire de distribution au niveau régional et en investissant et soutenant fortement la conversion et le maintien d’une agriculture biologique sur l’ensemble de nos territoires.
Rappelons que l’agriculture biologique est une pratique moderne, propre,
durable.
En effet, ce mode de production se révèle
bénéfique pour notre environnement, notre santé ainsi que pour la création d’emplois non délocalisables.
La question agricole et alimentaire est au centre des problématiques sociales,
environnementales et économiques. Casser une dynamique de développement encore fragile va inévitablement freiner la montée en puissance d’une chaîne vertueuse, capable de répondre aux défis actuels et à laquelle les collectivités
locales participent activement.
La
réduction des niches
fiscales
vertes,
lemoratoire sur les
installations photovoltaïques et aujourd’hui l’attaque en règle que subit l’agriculture biologique sont des signaux extrêmement inquiétants
sur la vision que porte
le Gouvernement sur l’avenir de notre Pays. Ces décisions sont des contresens historiques.
Le Conseil régional, réuni en Session plénière les 16 et 17 décembre 2010, demande au Gouvernement de revenir sur cette
mesure qui pénalise
l’ensemble de la filière de l’agriculture biologique.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LE TRANSPORT
A plusieurs reprises, notre assemblée a dénoncé le
mépris
affiché
par l’Etat à l’égard de la Région Auvergne en matière d’offre de transport collectif. Nous assistons aujourd’hui à une
détérioration sensible de la situation, et ce malgré les efforts considérables mis en œuvre par notre collectivité, tant sur
le plan
ferroviaire que sur le plan aéroportuaire.
En effet, nous cumulons depuis quelque temps,
et particulièrement sur les
liaisons entre Clermont-Ferrand/Paris et Clermont-Ferrand/Lyon, des retards considérables ou bien
carrément des suppressions de trafic. D’autre part, des menaces
de suppression pèsent sur la liaison
directe
Montluçon-Paris.
Cette situation est essentiellement due, en ce qui concerne la SNCF, à un manque crucial de personnels qui provoque le retard, voire l’annulation du train en gare de Paris à destination de Clermont-Ferrand.
Quant au transport aérien entre Clermont-Ferrand et Paris, Air France décide
régulièrement de supprimer
des vols au dernier
moment pour des raisons purement économiques, considérant que
des avions sont insuffisamment remplis.
Le Conseil régional d’Auvergne demande au Ministre des Transports
d’intervenir
auprès des directions d’Air France et de la SNCF pour que la Région Auvergne ne fasse pas systématiquement les
frais d’une offre de trafic détériorée et que soient maintenues toutes les liaisons annoncées entre Paris et Clermont-Ferrand.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2010
VOEU CONCERNANT LE RESPECT DU DROIT DE MANIFESTER
Considérant que le
23
novembre dernier, alors qu’ils participaient à
la journée d’action unitaire contre la réforme des retraites et pour les revendications sur les
salaires et l’emploi, des manifestants rassemblés pacifiquement devant la préfecture de l’Allier
ont été pris à partie par les forces
de l'ordre,
Considérant que le 25 novembre, jour de la visite du Président de la République au Mayet de Montagne, les gendarmes sont venus chercher
un militant syndical à la sortie de son travail et l'ont retenu durant près de 5 heures sans motif ni cadre juridique,
Considérant que les
cas de répression se multiplient sur tout le territoire à l'encontre de militants qui participent à des actions,
Considérant que le droit de manifester
pacifiquement est un droit fondamental reconnu par tous les pays démocratiques,
Considérant donc que ces agissements
sécuritaires, alors qu’aucune infraction n’a
été commise, sont inacceptables et contraires au respect des droits des citoyens,
Le Conseil régional d’Auvergne, réuni en Session ce jour :
- réaffirme son opposition
à toute remise en cause des droits
fondamentaux et des libertés
publiques,
- apporte
son soutien
aux militants et syndicalistes,
- demande au Ministre de l’Intérieur d’intervenir auprès des préfets pour leur rappeler
qu'ils doivent respecter le droit des citoyens à manifester
pacifiquement et pour que de telles attitudes des forces de l'ordre ne se renouvellent pas.