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Motions, Voeux, Propositions...

 

(adoptés par le Conseil régional,
déposés par  le groupe Socialiste ou l'intergroupe PS, PC et Vert)

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

    SESSION DU 2 MARS 2009
    MOTION
    CONCERNANT LA RÉFORME DE L’ORGANISATION TERRITORIALE

    Dans  un  contexte  de  crise,  au  moment    les  chiffres  du  chômage  flambent  et  où,  partout sur le territoire national, les collectivités territoriales s’emploient à relancer léconomie et à apporter leur soutien aux premières victimes de la crise, le Président de la République veut modifier en profondeur l’organisation territoriale de notre Pays, bien loin des réalités sociales de nos territoires et de l’attente des Françaises et des Français.
    Le
    formidable mouvement de décentralisation de 1981 a permis en France de réelles avancées qui ont bien souvent abouti à construire une action publique plus efficace, plus réactive et plus respectueuse des  deniers  publics.  Les  régions   bien  que  de  création  récente    sont  aujourd’hui  une  réalité quotidienne  pour  les  habitants :  TER,  lycées,  formation  professionnelle,  aménagement  du  territoire, etc. et, spécifiquement en Auvergne, accueil de nouvelles populations et développement numérique.
    Le
     Plan rail signé récemment  et  les  décisions  de  ce  jour  en  matière  de  relance  de  l’économie démontrent la proximité de l’échelon régional avec les forces vives et les habitants de son territoire, ainsi que sa réactivité dans la mise en place de politiques publiques.
    Alors
    qu’aujourd’hui le Président de la République veut imposer dans lurgence ses décisions, nous, élus régionaux réunisen Session plénière extraordinaire :
    -
    nous opposons fermement au projet de charcutage de la carte des régions françaises, auquel nous préférons substituer une coopération interrégionale forte,
    -
    réaffirmons notre volonté d’une centralisation aboutie qui garantisse plus d’égalité et d’efficacité dans la conduite de l’action publique,
    -
     souhaitons  que  la  réforme  des  collectivités  soit  accompagnée  d’une  réforme  en  profondeur  des services de lEtat en région,
    -
    demandons que les compétences des collectivités territoriales françaises soient clarifiées,
    -
     revendiquons  la  mise  en  place  d’une  réelle  autonomie  fiscale  afin  de  garantir  le  principe constitutionnel  de  libre  administration  des  collectivités,  ainsi  que  des  mécanismes  de  péréquation pour corriger les inégalités entre régions,  
    -
    demandons que toute modification de la délimitation et de l’organisation actuelle des territoires de notre pays fasse l’objet d’un véritable débat démocratique rassemblant les élus locaux et la population de nos territoires et soit conclue par des référendums locaux,  
    -
       affirmons   notre   totale   détermination   pour   que   les   Conseils   régionaux   soient   élus   comme actuellement au suffrage universel direct par les habitants de la région dans le cadre d’un scrutin de liste assurant la parité et la représentation proportionnelle,
    -
    refusons toute modification du calendrier à seulement quelques mois des élections régionales.

    SESSION DU 2 MARS 2009
    MOTION LE
    PROJET GOUVERNEMENTAL DE SUPPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE

    La  suppression  prochaine  de  la  taxe  professionnelle,  annoncée  par  le résident  de  la République,porte les germes d’une déstabilisation profonde des collectivités locales. Elle constitue une remise en cause  directe  des  Conseils  Régionaux  dont  le  développement  économique  est  au  cœur  des compétences. En effet, celle-ci représente 63% de leur fiscalité directe, ps de 20% de leurs recettes hors emprunts, pour un total de 2,8 milliards deuros pour l’ensemble des Régions en France.

    Il est pourtant indispensable qu'un lien fiscal existe entre les entreprises et les territoires et, que les ressources fiscales des collectivités ne reposent pas uniquement sur les ménages.

    Conçue à l’origine comme la principale source de revenu dynamique des Régions, la part régionale de la Taxe Professionnelle ne cesse d'être réduite depuis dix ans.

    Par  cette  suppression,  le  Gouvernement  veut  imposer  à  nouveau  son  choix  de  façon  unilatérale, alors même  que  les  associations  d’élus  ont  travaillé  et  fait  des  propositions  communes  pour  une réforme globale de la fiscalité locale.

    Nul  doute  que  le  poids  de  cet  allégement  consenti  aujourd’hui  aux  entreprises  serait  transféré injustement demain sur les ménages. Un tel transfert serait à la fois injuste et impossible à supporter par  des  ménages  en  attente  d’une  relance  de  leur  pouvoir  d’achat  et  non  d’un  prélèvement supplémentaire.

    Alors que les collectivités représentent 73% de linvestissement public, restreindre leurs ressources fiscales s’avèrerait un non sens économique pjudiciable à la Nation. Car ce ne sont pas 8 milliards mais bien 26 milliards deuros de manque à gagner pour les collectivités de la France entière que génèrerait la suppression de la Taxe Professionnelle.

    Celle-ci  toucherait  particulièrement  les  Régions  et  les  rendrait  encore plus  dépendantes  des dotations de l’État. Ce serait par exemple 62  millions d’euros en moins pour l’Auvergne en 2009.

    Dans  ces  périodes  dincertitudes  économiques  le  rôle  de  l’État  devrait  être  la  sécurisation  des acteurs économiques. C’est d’ailleurs au nom de ce principe que l’État vole au secours du secteur bancaire.

    Dans ces conditions, comment comprendre une décision visant à précariser les collectivités locales pourtant  porteuses  des  trois  quarts  des  investissements  publics,  collectivités  qui,  aujourd’hui, au moment même elles sont invitées à engager des financements pluriannuels, ne connaissent pas le niveau de leurs ressources pour 2010.

    SESSION DES 20 ET 21 AVRIL 2009
    MOTION  DE SOUTIEN AUX AIDANTS DE PERSONNES SANS PAPIERS

    Considérant qu'aujourd'hui, en France, accueillir, accompagner ou simplement aider une personne sans-papiers est devenu un délit... Comme le précise l'article L622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France sera puni d'un emprisonnement de 5 ans et d'une amende de 30 000 euros ».
    Considérant que le gouvernement français s'est donné comme objectif en 2009, l'interpellation de 5 000 aidants et de 5 500 en 2011, en assimilant citoyens solidaires et militants bénévoles aux trafiquants de main-d'œuvre et autres passeurs (source Loi de finances 2009).
    Nous, conseillers régionaux d'Auvergne, déclarons être nombreux à avoir un jour aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté.  
    Nous sommes décidés, comme des milliers de personnes en France, à rester des « aidants » et à affirmer que l'humanité et la solidarité sont des principes supérieurs sans lesquels il n'y a pas de société digne de ce nom.  
    Le Conseil régional d'Auvergne, réuni en Session ce mardi 21 avril 2009, souligne l'importance pour une société démocratique :  
    -
     du principe de l'accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles d'accueillir des migrants
    -
     du principe de la dépénalisation des « aidants »
    - de l'interdiction les interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux d'accompagnement et d'accès aux droits (éducation, santé....).
    II soutient les propositions de loi présentées :  
    par le Député Daniel Goldberg, qui viendra en discussion à l'Assemblée Nationale le 30 avril 2009, proposition de loi qui vise à supprimer le « délit de solidarité », qui établit une stricte distinction entre les passeurs et trafiquants de main-d'œuvre passibles de la loi, et les personnes bénévoles agissant « face à un danger actuel ou imminent, nécessaire à
      la sauvegarde de la vie, de la dignité et l'intégrité physique de l'étranger...»
    et par la sénatrice Eliane Assassi, visant «
      à exclure les bénévoles et les associations du champ d'application du délit d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour irréguliers des '   étrangers en France ».

    SESSION DES 20 ET 21 AVRIL 2009
    V
    OEU DEMANDANT QUE LES ELUS TERRITORIAUX ET REPRESENTANTS DES ORGANISATIONS SYNDICALES SOIENT PARTIES PRENANTES DES COMMISSIONS DEPARTEMENTALES DE SUIVI DU FINANCEMENT DE L'ECONOMIE

    La situation de l'emploi en Auvergne s'est fortement dégradée sur un an avec une hausse de 21 % du nombre de demandeurs d'emploi, un rythme supérieur à la moyenne nationale (+19 %).
    Les situations financières des entreprises recourant aux arrêts d'intérim, au chômage partiel ou aux licenciements sont très différentes. Les PME et les artisans éprouvent bien plus durement la dégradation de la conjoncture que les groupes, et doivent faire face au comportement irresponsable des grands donneurs d'ordre et à l'intransigeance des banques.
    En effet, la balance entre les encours des dépôts bancaires en Auvergne et les encours des crédits continue de se creuser. Alors qu'elles disposaient de 26,08 milliards d'euros de dépôts au 31 octobre 2009, les banques auvergnates ne prêtaient que 21,20 milliards d'euros. Au 31 janvier, ces chiffres sont respectivement de 26,69 milliards d'euros et 21,31 milliards d'euros. Les encours de crédits destinés à la trésorerie sont même en recul de 166 millions d'euros depuis octobre, alors qu'il s'agit d'un levier financier essentiel pour les entreprises en difficultés. Ainsi, les banques auvergnates poursuivent toujours, et malgré le soutien financier de l'État, leur politique de restriction de l'accès au crédit bancaire.
    Le récent rapport d'activité de la Médiation du Crédit aux Entreprises (au 15 février 2009) apporte la confirmation que de nombreuses PME de notre région rencontrent des problèmes de financement avec les banques.
    Pourtant, depuis la mise en œuvre des plans de soutien au secteur bancaire avec ses 360 milliards mobilisables, au secteur automobile avec plus 8 milliards d'euros et du plan de relance avec 26 milliards d'euros, des financements publics massifs sont censés soutenir l'activité économique. Mais ils se font sans nouveau critère de conditionnante et sans aucune garantie de contrôle sur l'utilisation de ces fonds par les banques et les entreprises.
    Les Commissions départementales de suivi du financement de l'économie ont la charge de faire un point régulier sur la mobilisation et l'emploi de ces fonds.
    Comme partout en France, dans les quatre départements auvergnats, les représentants des salariés et les élus territoriaux sont toujours tenus à l'écart des réunions hebdomadaires ou bimensuelles de la Commission de suivi. Seuls les représentants de l'Etat, des banques et des entrepreneurs se réunissent dans un huis-clos qui ne fait qu'entretenir les craintes des citoyens sur l'utilisation de l'argent public.
    Dans le même temps, le Président de la République a répété que « l'argent des banques » était « l'argent des citoyens » et « qu'il ne saurait y avoir d'aide publique sans engagements contre les délocalisations et par conséquent, sans responsabilisation en matière d'emplois sur les territoires ». Le 19 février 2009, il déclarait que «désormais les organisations syndicales participeront aussi au contrôle des aides publiques (...). C'est une transparence que nous devons aux contribuables ».

    En conséquence, le Conseil Régional d'Auvergne demande la présence d'élus territoriaux et de représentants des organisations syndicales départementales au sein des Commissions départementales de suivi du financement de l'économie.

    SESSION DES 20 ET 21 AVRIL 2009 
    VOEU RELATIF A LA BIODIVERSITE : DECLARATION "COMPTE A REBOURS 2010"

    Elément fondateur de nos sociétés, à la base de nos économies, source de nos cultures, la biodiversité nous est essentielle. Aujourd'hui, pourtant, son déclin se poursuit à un rythme alarmant !
    Réunis en 2002 au Sommet de la Terre de Johannesburg, les Etats ont décidé d'agir pour réduire de manière significative la perte de la biodiversité d'ici à 2010. Les pays européens, dont la France, ont effectué un pas supplémentaire : lors de la 5
    ème conférence ministérielle « Un environnement pour l'Europe », qui s'est tenue à Kiev en 2003, ils se sont engagés à stopper la perte de biodiversité d'ici à 2010.
    Alors que nous sommes presque à l'échéance, malheureusement, la dégradation de la diversité biologique continue. Les acteurs publics et privés sont invités à signer la déclaration « compte à rebours 2010» afin de témoigner de leur volonté de relever le défi de la préservation de la biodiversité. Ainsi des collectivités territoriales commencent-elles à s'engager un peu partout à signer la déclaration «compte à rebours 2010» et à proposer des actions locales contribuant à défendre la biodiversité.
    En Auvergne, à l'issue du séminaire régional en faveur de la biodiversité qui s'est tenu le 11 mars dernier à Vulcania et qui a réuni près de 400 acteurs engagés au service de la préservation du vivant sous le haut parrainage d'Yves Paccalet, écrivain, naturaliste, philosophe et ancien bras droit du Commandant Cousteau, le Conseil régional a décidé de lancer en partenariat avec l'Etat une phase de diagnostic de l'état de la biodiversité qui débouchera su un plan d'action décennal d'ici la fin de l'année 2009.
    En conséquence, le Conseil régional d'Auvergne, réuni les 20 et 21 avril 2009 à Clermont-Ferrand, dans la continuité du diagnostic stratégique sur l'état de la biodiversité en Auvergne qu'il a engagé en partenariat avec l'Etat le 11 mars dernier et en cohérence avec le rapport d'évaluation de la stratégie européenne de la biodiversité élaboré par le Président de la Région pour le Comité des Régions d'Europe :
    -
    souligne sa détermination à agir de manière volontariste pour enrayer la perte de biodiversité,
    - soutient la mise en œuvre de tous les engagements internationaux et les actions nécessaires visant à préserver la biodiversité,

    -
    appelle au développement d'instruments de veille et d'outils aptes à enregistrer la situation de la biodiversité,
    - appelle à la création d'un groupe d'experts internationaux sur la biodiversité à l'image de celui qui existe déjà sur le climat (GIEC),

    -
     signe et invite toutes les collectivités locales situées sur le territoire régional à signer la déclaration «compte à rebours 2010».

    SESSION DES 20 ET 21 AVRIL 2009 
    VOEU POUR LA LIBERATION DE SALAH HAMOURI, FRANCO-PALESTINIEN EMPRISONNE EN ISRAEL DEPUIS QUATRE ANS

    Salah Hamouri est le fils d'un Palestinien, Hassan Hamouri, restaurateur de Jérusalem-est et d'une Française, Denise Hamouri, professeur. Il a 23 ans et il est en prison depuis quatre ans, actuellement détenu à Guilboa au nord d'Israël. Il dispose d'un passeport français, est dûment enregistré au Consulat général de France à Jérusalem. Ancien élève de l'école privée catholique « Les Frères de Lasalle », il est francophone.
    Salah Hamouri a été arrêté une première fois le 30 septembre 2001 alors qu'il était en classe de 1
    ère, puis jugé et condamné à cinq mois de détention pour avoir collé des affiches assimilées à « de la propagande anti-israélienne dans le cadre scolaire ». Après l'obtention de l'équivalent du bac en juin 2003, il a décidé de poursuivre des études de sociologie à l'université de Bethléem. Il a. été arrêté une seconde fois à Bethléem fin février 2004 : une des personnes présentes dans la maison où se tenait une fête à laquelle il assistait, était recherchée par l'armée israélienne. Il a passé quatre mois de détention administrative dans différents camps militaires.
    Le 15 mars 2005, il a été arrêté une troisième fois et accusé d'avoir voulu attenter à la vie du Rabbin Yossef Ovadia, un des chefs spirituels du parti Shass, extrême-droite religieuse. On lui reproche d'être passé en voiture devant le domicile du Rabbin accompagné d'amis militants du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), avec l'intention de préparer un attentat contre le rabbin Ovadia.
    Le dossier s'est enlisé durant trois ans faute de preuves sérieuses. Au terme de ces trois années, le procureur du tribunal militaire qui devait juger le jeune franco-palestinien, lui a conseillé de plaider coupable, ce qui a permis de ramener de 14 à 7 le nombre d'années de prison auxquelles il serait condamné.
    Le 17 avril 2008, Salah Hamouri a en effet été condamné à 7 ans d'emprisonnement par le tribunal militaire israélien d'Ofer, situé dans les territoires palestiniens occupés.
    Face à l'élan de solidarité qui s'exprime actuellement pour Salah Hamouri, le Ministre Bernard Kouchner vient d'écrire à la mère du jeune homme pour l'informer de sa demande d'une mesure de clémence auprès du gouvernement israélien. C'est un premier pas au regard de la situation de la souffrance subie par ce jeune prisonnier.

    Le Conseil régional d'Auvergne s'associe à la demande d'audition de sa famille et de son comité de soutien auprès du Président de la République et lui demande d'agir en urgence pour la libération de Salah Hamouri, franco-palestinien.

    SESSION DES 22 ET 23 JUIN 2009
     
    MOTION CONCERNANT LE COUT SUPPLEMENTAIRE DES RETRAITES

    Si  au  terme  des  discussions  engagées  par  l’Association  des  Régions  de  France, le Gouvernement n’accepte pas de réintégrer dans la dotation de compensation le coût supplémentaire   des   retraites   liées   à   ses   propres   décisions,   nous   mandaterons le Président de la Région pour qu’il engage les recours nécessaires devant la juridiction administrative.

    SESSION DES 22 ET 23 JUIN 2009
     
    VOEU CONCERNANT LE PRIX DE PRODUITS LAITIERS

    Le Conseil Régional d’Auvergne tient à exprimer son soutien et sa solidarité vis à vis des producteurs de lait qui subissent en France, et dans toute l’Auvergne, l’effondrement des cours.
    Aussi,  le  Conseil  Régional  d’Auvergne  prend  acte  de  la  décision  par  laquelle  Michel BARNIER  et  Luc CHATEL ont réaffirmé, lors de leur rencontre avec la profession agricole le 13 juin 2009, l’engagement du Gouvernement  d’apporter  de  la  transparence  dans  les  mécanismes  de  formation  des  prix  des  produits laitiers.

    L’Auvergne est fortement productrice de lait de montagne avec des élevages à l’herbe, des AOC méritant une  meilleure  valorisation,  des  producteurs  formés  et  installés  sur  son  territoire  et  fournissant  des industries agro-alimentaires reconnues, créatrices d’emplois et sources d’une économie régionale.  
    A ce titre, le Conseil Régional d’Auvergne demande au Gouvernement :

    - de  renforcer  les  contrôles  de  l’application  des  règles  en  matière  de  relations  commerciales  pour  les produits laitiers,

    -  de  mettre  en  place  un  dispositif  de  régulation  de  la  production  laitière  à  l’échelle  européenne  et  de mettre en œuvre une vraie revalorisation du prix du lait de montagne.

    SESSION DES 22 ET 23 JUIN 2009
     
    VOEU CONCERNANT LE PROJET DE CONTOURNEMENT DU PUY EN VELAY

    Le contournement routier du Puy-en-Velay par la RN 88 tel qu'il est actuellement projeté présente de graves lacunes en terme de compatibilité avec l'esprit du Grenelle de l'Environnement.
    La plus sévère des critiques est que le projet prévoit, pour franchir l'emprise de la voie ferrée Le Puy - Langogne, le comblement pur et simple de la tranchée qui lui livre passage. Un tel parti pris, pour des raisons d'économie, présente l'énorme inconvénient de condamner à tout jamais la réutilisation de cette voie ferrée, aujourd'hui déclassée, alors même qu'elle présente de nombreux atouts pour l'avenir :  
    -  située  en  plein  tissu  urbain  dans  l'agglomération  du  Puy,  cette  voie  dessert  Brives  Charensac, la seconde  commune  de  l'agglomération.  Dans  le  cadre  de  l'étude  du  PDU  du  Puy  en  Velay,  son utilisation  comme  site  propre  pour  un  transport  ferré  d'agglomération  a  été  sérieusement  envisagée.
    Dans le futur, le renchérissement de l'énergie et la nécessité de réduire les impacts environnementaux du transport conduiront à un investissement massif en faveur des transports collectifs en site propre, y compris dans les agglomérations de la taille du Puy-en-Velay (50 000 habitants) ;
    -  au  delà  de  Brives  Charensac,  cette  voie  dessert  également  d'autres  communes  en  expansion démographique  rapide  (Coubon,  Cussac  et  Solignac  sur  Loire)  pour  lesquelles  une  desserte  ferrée pourrait un jour être envisagée ;
    - l'agglomération du Puy, située dans une cuvette limitée par des plateaux, ne dispose pas de réserves foncières  à  la  fois  susceptibles  d'accueillir  des  activités  industrielles  et  desservables  par  voie  ferrée.  
    Le tracé de la voie Le Puy - Langogne, actuellement préservé comme voie verte, permet de desservir des zones  de  plateaux  au  sud  du  Puy-en-Velay,  qui  pourraient  être  les  zones  industrielles  de  demain, raccordées à la fois à la RN88 et au rail ;
    - il n'est pas exclu, à terme, que ne se pose la réouverture ferrée de la liaison Le Puy - Langogne partie de l'axe Lyon - Le Puy - Rodez - Toulouse, parallèle à la RN 88 et accès le plus direct à la ligne Clermont - Nîmes - Montpellier, débouché naturel de la Haute-Loire vers le sud.
    Pour  toutes  ces  raisons,  il  ne  paraît  pas  opportun  de  condamner  l'avenir  en  détruisant  l'emprise  de la voie ferrée dans sa partie la plus utile, alors que son classement en voie verte sur tout le reste du parcours permet justement de la préserver.
    L'opinion   est   aujourd'hui   devenue   très   consciente   des   enjeux   environnementaux,   énergétiques, climatiques et de long terme, on vient encore de le mesurer à la lumière du scrutin du 7 juin. Elle attend maintenant  des  actes  concrets,  et  pas  seulement  des  discours  sur  le  "développement  durable".  Le Grenelle a suscité de grands espoirs qu'il serait risqué de décevoir.
    Pour  toutes  ces  raisons,  le  Conseil  régional  d’Auvergne,  réuni  ce  jour,  demande  que  le  Ministère  de l'écologie,  de  l'énergie,  du  Développement  Durable  et  de  l'Aménagement  du  Territoire  diligente  une enquête sur la compatibilité de l'actuel projet de contournement avec les orientations du Grenelle de l'Environnement.

    SESSION DES 21 ET 22 SEPTEMBRE 2009
     
    VOEU CONCERNANT LE CHANGEMENT DE STATUT ET D'OUVERTURE
    DU CAPITAL DE LA POSTE

    La Direction de La Poste et le Gouvernement ont déci d’ouvrir le capital de La Poste et de transformer l'Etablissement Public en Société Anonyme (S.A.), ouvrant la voie à la privatisation totale. Or, La Poste est un des principaux services publics de proximité. C'est surtout un service ouvert à tous, qui garantit l'égalité d'accès et de tarification sur tout le territoire national et qui joue un rôle de lien social irremplaçable pour nos concitoyens, notamment les plus fragiles et les plus isolés.
    Le
     changement  de  statut  et  l’ouverture  du  capital  de  La  Poste  soumettraient  la  gestion  de l'entreprise  aux  seules  exigences  de  ses  actionnaires,  au  détriment  des  missions  de  service public. Cela conduirait à l’abandon des activités jugées peu rentables, avec des conséquences graves pour la population et pour l’aménagement du territoire auvergnat, déjà fragilisé par la suppression de nombreux bureaux de poste.
    Le
    changement de statut entraînera inéluctablement l'ouverture du capital à des acteurs privés et, de fait, une privatisation à court terme.
    Un
     financement  pérenne  doit  ainsi  être  assuré  afin  que  la  qualité  du  service  public  soit restaurée   puis   améliorée. 
    Le
       Conseil   régional   d’Auvergne   soutient la   création   d’une commission d’enquête sur la politique de présence territoriale de La Poste.
    Le
     gouvernement  a  décidé  de  changer  le  statut  de  la  Poste  sans  demander  leur  avis  aux citoyens.  Une  grande  consultation  citoyenne  est  organisée  le  3  octobre  prochain  dans  de nombreuses  communes  de  France.
    Le
     Conseil  régional  d’Auvergne  soutient  cette  initiative « contre la privatisation de la Poste, pour un débat public, pour un référendum sur le service public postal ».
    Le
     Conseil  régional  d’Auvergne  demande  donc  que  le  projet  de  changement  de  statut  et d'ouverture  du  capital  de  La  Poste  soit  abandonné  et  exige  au  contraire  que  des  moyens nouveaux soient accordés à l'établissement.

    SESSION DES 21 ET 22 SEPTEMBRE 2009
    VOEU CONCERNANT LA RESTRUCTURATION DU SERVICE COMPTABLE DE LA POSTE SAINT ELOY A CLERMONT-FERRAND

    Les restructurations en cours au sein de la Poste ont des conséquences lourdes en Auvergne, avec la suppression des directions départementales de la Poste, de la direction de Délégation Centre Massif Central, du transfert sur Lyon de la majeure partie de l’activité de la Plate Forme Appui et Soutien Logistique  basée  à  Clermont-Ferrand,  d’un  transfert  important  d’activités  du  Centre  régional  des services financiers de Clermont-Fd sur Limoges.
    L’ensemble
    des groupes du Conseil régional vient d’être alerté par les organisations syndicales sur les nouvelles menaces qui pèsent actuellement sur le service comptable de la Poste implanté dans les  locaux  de  la  Poste  Saint-Eloy  à  Clermont-Ferrand,  qui  comprend  13 personnels  assurant  avec beaucoup d’efficacité  le suivi et le traitement de tous les établissements « courrier » de la Direction Opérationnelle Territoriale Courrier Auvergne et de la DOTC (Loire, Ardèche et Drôme).  
    Ce
    service a également en charge la comptabilité « Personnel » des mêmes directions auxquelles se rajoute la DOTC Beauce-Sologne (Loiret, Eure et Loire et Loire et Cher).
    Or,
    la direction nationale comptabilité courrier située à Paris prévoit une réorganisation qui, selon les  représentants  du  personnel,  si  elle  était  menée  à  terme,  supprimerait  ce  service  à  Clermont-Ferrand.
    Le
     Conseil  régional  d’Auvergne  ne  saurait  accepter  une  telle  décision  qui,  si  elle  était appliquée, conduirait  à  la  disparition  de  centres  de  décisions  et  d’interventions  à  vocation régionale  en Auvergne et avec eux la disparition de centaines d’emplois.
    Il
    demande donc au gouvernement d’intervenir auprès de la Direction Nationale de   la Poste pour maintenir  et  au  contraire  développer  le service  comptable de Clermont-Ferrand,  particulièrement utile aux services de la Poste et à l’aménagement du territoire.

    SESSION DES 21 ET 22 SEPTEMBRE 2009
    VOEU VISANT A CONFORTER L'APPORT DU BENEVOLAT ET A SECURISER
    L'ACTIVITE ASSOCIATIVE ET LES MANIFESTATIONS CULTURELLES REGIONALES

    L’apport des bénévoles dans le milieu associatif est aujourd’hui la pierre angulaire indispensable au fonctionnement des associations du secteur social, humanitaire et culturel.
    Un
    grand nombre d’évènements peuvent avoir lieu dans notre région comme dans les autres régions  françaises  parce  que,  pour  quelques  jours,  des  citoyens  se  mobilisent  de  manière désintéressée autour d’une activité commune, à but non lucratif.
    Or,
    une interprétation trop extensive de textes réglementaires, principalement en matière de cotisations sociales, peut venir fragiliser voir anéantir l’organisation de manifestations phares qui reposent essentiellement sur l’activité bénévole.
    En
    effet, jusqu’à présent, les bénévoles pouvaient obtenir une compensation de certains frais occasionnés par leur engagement associatif.
    Or,
    un vide juridique semble subsister entre défraiement et rémunération, comme le montre un  contentieux  en  cours  entre  l’URSSAF  et  l’Association  Sauve  Qui  Peut  le  Court-Métrage, portant sur la requalification en salariat de participations aux frais de repas ou de transports.
    C’est
     pourquoi,  aux  fins  que  ne  puisse  être  menacée  l’existence  même  de  nombreuses manifestations culturelles phares de la Région,
    Le
     Conseil  régional  d’Auvergne  demande  que  soient  arrêtées  par  le  gouvernement  et/ou  le législateur, une clarification et une sécurisation de l’activité bénévole au sein des associations à but non lucratif, clarification visant à admettre que des compensations versées à des bénévoles au titre de défraiements ne puissent être requalifiées en activité salariale assujettie, ceci bien évidemment, dans le cadre d’une totale transparence et accessibilité aux organes de contrôle.
    Ainsi,
    les actions et les missions d’intérêt général que ces associations développent grâce au bénévolat pourraient être poursuivies en toute sécurité et sérénité.

    SESSION DES 21 ET 22 SEPTEMBRE 2009
    VOEU DEMANDANT LA REGULARISATION IMMEDIATE DE LA FAMILLE TANG-ZHOU

    La situation de la famille TANG-ZHOU suscite une très grave émotion à Clermont-Ferrand, lieu de  sa  résidence  et  mobilise  nombre  de  réseaux  associatifs,  élus  locaux  de  tous  bords politiques.
    Le
    Conseil régional d’Auvergne, réuni en Session, s’associe à la lettre adressée au préfet le 08 septembre   2009   par   les   conseillers   municipaux   de   Clermont-Ferrand   (ci-dessous)   et demande la régularisation de la situation de la famille Tang-Zhou.
                                                                                                      Cler
    mont-Ferrand, le 8 septembre 2009
    M
    esdames, messieurs

    Les 48 conseillers municipaux de Clermont-Fd
    puis de nombreux élu-e-s du Puy-de-Dôme cosignataires

                                                                                                      A Monsieur Patrick Stefanini,

                                                                                                      Préfet de l'Auvergne et du Puy-de-Dôme

    Objet : Régularisation de la famille Tang-Zhou

    Monsieur le Préfet,

    A  l'heure  où  la  situation  cruelle  de  cette  famille  mobilise  nombre  de  réseaux  associatifs  et  de nombreux  élus  locaux  de  tous  bords  politiques,  où  elle  fait  l'objet  d'articles  de  presse  pas uniquement  régionaux,  en  particulier  à  propos  de  l'affaire  d'une  proposition  de  délégation  de l'autorité parentale, nous vous rappelons notre demande de régularisation de la famille chinoise Tang-Zhou.
    Cette
       famille   que   vous   voulez   reconduire   en   Chine   a   clairement   démontré   sa   volonté d'intégration. Monsieur Yuhua Tang est sur notre territoire depuis dix ans, et sa femme Madame Ping Zhou, épouse Tang, depuis 6 ans. Après avoir étudié notre langue, elle a souhaité créer un commerce.  Ils  se  sont  mariés  en  2005  et  ont  ouvert  l'an  dernier  un  restaurant  apprécié  des Clermontois. Leurs deux enfants sont nés à Clermont-Ferrand : Clément il y a un an et Chen il y a 4 ans. Ce dernier est scolarisé en maternelle et parle le français couramment.
    Aussi,
     Monsieur  le  préfet,  nous  vous  prions  d'examiner  la  situation  de  cette  famille  avec humanité, de dépasser un traitement purement administratif pour ce couple désespérément à la recherche  d'un  asile  parmi  nous,  et de  bien  vouloir  accorder  au  couple  Tang-Zhou  un  titre  de séjour  qui  leur  permette  ainsi  qu'à  leurs  enfants  de  continuer  de  vivre  parmi  nous  à Clermont Ferrand grâce à leur travail pour lequel ils ont investitoute leur fortune.
    Nous
    vous prions d'agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de nos salutations respectueuses.

    SESSION DES 16 et 17 NOVEMBRE 2009
    VOEU CONCERNANT LE PROJET DE FERMETURE DE 182 SITES CHIRURGICAUX DONT 6 EN AUVERGNE


    L
    e projet d'arrêté ministériel autorisant la fermeture des blocs opératoires pratiquant moins de 1500  actes  par  an  suscite  de  vives  réactions  dans  les  milieux  médicaux,  professionnels  de san, élus locaux et populations concernés.
    C
    e nouveau projet est en fait la mise en application pratique des préconisations du rapport Vallancien visant à la concentration et au regroupement des structures hospitalières qui ne tient   absolument pas compte des situations   sanitaires locales et   des  particularités géographiques des territoires. En Auvergne, les blocs des hôpitaux d’Ambert, Brioude, Issoire, Riom,  Saint-Flour,  Thiers  sont  menacés.  Or,  à  partir  du  moment   un  hôpital  perd  son service  de  chirurgie,  il  perd  aussi  son  service  danesthésie  puis  son  bloc  obstétrical ;  cet arrêté risque donc à terme de renforcer les serts sanitaires.
    Con
    trairement  à  ce  quavance  Madame  le  Ministre  BACHELOT,  les  praticiens  eux-mêmes reconnaissent que la sécurité ne repose pas sur le nombre dactes réalisés.
    L
    a fermeture annoncée de 182 blocs sertifierait un peu plus les territoires et accentuerait les dépenses, les risques, les temps daccès aux soins en multipliant les transferts.
    Con
    trairement  à  cet  arrêté-couperet,  il  faut  une  politique  ambitieuse  et  audacieuse  de couverture de santé du territoire, en augmentant les moyens des hôpitaux de proximité, avec lobjectif de traiter sur place tout ce qui peut être traité et orienter vers des sites spécialisés les autres cas. Il faut aussi que ces établissements néficient dun recrutement suffisant en personnel formé.
    L
    e Conseil régional dAuvergne demande au Gouvernement de stopper ce projet dangereux et de relancer une véritable politique de san de proximité sur lensemble du territoire.

    SESSION DES 16 et 17 NOVEMBRE 2009
    VOEU CONCERNANT LA SECURISATION DES RESEAUX DE DISTRIBUTION D'ELECTRICITE ET DE MAINTIEN DES SERVICES DE PROXIMITE

    Considérant :
    -
    La  fragilité  avérée  des  réseaux  de  distribution  publique  délectricité  face  aux  risques climatiques,
    -
    Le vieillissement des ouvrages lié à une réduction drastique des investissements,
    -
    Un  éloignement  du  terrain  et  une  part  de  la  relation  de  proximité  entre  lexploitant,  les collectivités et les usagers,
    -
     Le choix de centres de décision éloignés des autorités organisatrices locales, avec les projets de fermetures de Riom et   Issoire
    L
    e Conseil régional dAuvergne demande au Gouvernement, actionnaire principal, dintervenir auprès dEDF et de sa filiale ERDF pour :
    -
    Lélaboration de schémas de protection des seaux contre les risques climatiques,
    -
    La sécurisation  des  réseaux  moyenne  tension  dans  le  cadre  dun  programme  ambitieux denfouissement des lignes électriques ou de contournement des zones boisées, nécessitant des efforts dinvestissements supplémentaires sur 8 à 10 ans,
    -
    Le redéploiement dun service de proximité pour lexploitation des réseaux, garantissant un niveau de connaissance du patrimoine concédé à hauteur des enjeux.
    L
    e Conseil gional dAuvergne demande  également de toute urgence lorganisation dune table ronde pour évoquer lensemble des problèmes.

    SESSION DES 16 et 17 NOVEMBRE 2009
    VOEU EN FAVEUR DE L'APPEL POUR UN ULTIMATUM CLIMATIQUE

    Le climat est lun des enjeux planétaires du siècle qui vient. La communauté scientifique internationale a fixé  un  imratif :  stabiliser  le  climat  à  un  niveau  de  réchauffement  inférieur  à  C,  sous  peine  de conquences environnementales et humanitaires irréversibles pour l’ensemble de la planète.
    D
    ans  la  suite  du  protocole  de  Kyoto,  se  tiendra  à  Copenhague  du  7  au  19  cembre  prochains  le sommet de l’ONU où les Etats du monde entier ont le devoir de parvenir à un accord ambitieux pour enrayer l’inéluctable progression du dérèglement climatique et notamment la perte de la biodiversité.
    Il
    est crucial que cette négociation internationale se traduise par des engagements forts, notamment de la  part  de  pays  industrialisés  qui  ont  une  responsabilité  historique  et  dont  les  émissions  doivent impérativement croître de 80% d’ici 2050.
    C
    ette   exigence,   vitale  pour   la   planète,   est  accompagnée   dune   forte  mobilisation   citoyenne  et associative,  qui  se  traduit  par  de  nombreuses  initiatives  dont  l’appel  « l’ultimatum  climatique » (www.copenhague-2009.com),   lancé   par  des  associations   parmi   les   plus   représentatives   (WWF, Greenpeace, Action contre la Faim, Care, Fédération Internationale des Droits de lHomme, Fondation Hulot, Amis de la Terre, Oxfam, Secours Catholique, Médecins du Monde, Réseau Action Climat), envu e de peser sur l’engagement de la France dans les négociations de Copenhague.
    Aus
    si, dans la suite des actions engagées par la Région Auvergne pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et notamment :
    -
     la politique des transports ferroviaires à travers le Plan Rail et les mesures sociales d’accès au train
    -
    la politique énergétique en faveur des énergies renouvelables
    -
     l’orientation régionale en faveur du développement durable à travers lAgenda 21, et principalement la mise en œuvre de l’éco-conditionnalité des aides
    -
     les actions de solidarité et de cooration centralisée sans oublier les mesures figurant au Plan Climat et au Plan Biodiversi soumis au vote en Session ce jour,
    L
    e Conseil régional dAuvergne réuni en Session le mardi 17 novembre 2009 :
    -
    s’engage à devenir officiellement signataire et promoteur de lAppel « Ultimatum climatique », et à ce titre  à  afficher  au  fronton  le  drapeau  CLIMATE,  symbole  de  cette  campagne,  ainsi  que  sur  ses  sites Internet et courriers
    -
     invite les autres collectivités de la Région, ainsi que ses habitants nayant pas encore fait la démarche, à le devenir également.

    SESSION DES 16 et 17 NOVEMBRE 2009
    VOEU RELATIF AUX PROJETS GOUVERNEMENTAUX DE REFORME TERRITORIALE ET DE SUPPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE

    Considérant que le projet de loi de finances pour 2010 présenté par le Gouvernement, prévoit la suppression de la taxe professionnelle tandis que le texte relatif à la réforme des  collectivités  territoriales  conduira  de  fait  à  une  recentralisation,  à  un  recul  des libertés locales ainsi quà une augmentation de la pression fiscale sur les ménages,
    Con
    sidérant que les projets de réforme territoriale du Gouvernement signent la fin des acquis de la Révolution de 1789,
    Con
    sidérant que ces textes instituent un bipartisme en France,
    Con
    sidérant que ces textes organisent la disparition de la mocratie de proximité, et la mise à mal du fait gional,
    Con
    sidérant que ces textes constituent par ailleurs un retour irréversible sur les acquis de la décentralisation,
    L
    e Conseil gional dAuvergne :
    -
      affirme son attachement indéfectible à la décentralisation,
    -
     s’oppose  solennellement  aux  projets  de  loi  présentés  qui  remettent  en  cause  deux siècles de construction républicaine,
    -
       demande  au  Gouvernement  de  retirer  ses  projets  de  loi  et dengager,  à  partir  dun débat public, une véritable réforme territoriale renfoant les acquis de décentralisation.

    SESSION DES 16 et 17 NOVEMBRE 2009
    VOEU RELATIF A LA PARITE DANS LES FUTURES ASSEMBLEES TERRITORIALES

    Considérant   les   objectifs   de   parité   figurant   dans   la   Constitution,   et   notamment   la   loi constitutionnelle n°99-569 du 8 juillet 1999 relative à l'égalité entre les femmes et les hommes et notamment l’article 3 au nom duquel la loi "favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives",
    Considérant que les élections régionales de 2004  en  France, grâce au  scrutin de liste paritaire, ont permis délire 47,6% de femmes dans les Conseils régionaux (895 sur les 1880 conseillers),
    Con
    sidérant également que lors des dernières élections cantonales de 2004 et 2008, le mode de scrutin uninominal, non astreint à la parité, na permis délire que 12,3% de femmes, et que de  ce  fait  sgent  aujourdhui  23,6  %  de  femmes  parmi  les  5843  conseillers  généraux  et régionaux, tous partis confondus,
    Con
    sidérant le projet de loi n° 61 (2009-2010) relatif à lélection des conseillers territoriaux, qui prévoit de ramener le nombre des conseillers généraux et gionaux à 3 000, dont seulement 20% seraient signés par scrutin de liste paritaire,
    Consirant, enfin, les projections      de lobservatoire      de la      parité (www.observatoire-parite.gouv.fr), selon lesquelles seuls 19,3% des conseillers territoriaux seront des femmes en 2014 (au vu des résultats de 2004),

    Le Conseil régional dAuvergne réuni en Session le mardi 17 novembre 2009
    :

    -
     sindigne  du  fait  que  ce  projet  de  loi,  au  lieu  de  favoriser  légal  accès  des  femmes  et  des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives, organise leur recul
    -
    demande au Gouvernement - et si besoin aux parlementaires - dagir pour une modificationdu mode de scrutin prévu au projet de loi qui ne contrevienne pas au principe constitutionnel de parité.