SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
MOTION CONCERNANT L'AVENIR DE L'A.F.P.A.
L'AFPA, outre les actions de formation
professionnelle qu'elle met en œuvre, apporte un service important à la
collectivité. Son patrimoine immobilier lui permet d'accueillir les stagiaires
de la formation professionnelle dans de bonnes conditions et d'apporter une
solution concrète d'hébergement et de restauration. Ses formateurs ont tous des
compétences reconnues dans divers domaines, tant sur le plan technique que sur
le plan de l'accompagnement des stagiaires, en particulier psychologique et
d'orientation.
L'AFPA
remplit donc une mission de service public en prenant en compte globalement les
stagiaires.
La
décentralisation de l'AFPA conduit les régions à s'interroger sur l'avenir et
la pérennité de l'offre globale offerte à ce jour.
Aussi, le
Conseil régional d'Auvergne, réuni en session ce jour, demande à son Président
d'intervenir auprès du Président de l'Association des Régions de France (ARF)
afin que cette dernière étudie les modalités d'une action commune visant à
défendre les intérêts de l'AFPA et de ses stagiaires alors que la logique du
marché menace ses activités. Ainsi, les régions pourraient initier de véritables
parcours de formation correspondant aux besoins des citoyens et ne pas
soumettre l'AFPA à la mise en concurrence avec d'autres organismes, pour la
plupart privés, à l'occasion des appels d'offres formation.
Il en va de
l'avenir de l'AFPA, pilier du service public de formation professionnelle.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
MOTION CONCERNANT L'ETAT DU RESEAU FERRE AUVERGNAT
L’état de
vétusté du réseau ferré auvergnat entraîne des conséquences très négatives,
tant sur les conditions de déplacement des voyageurs que sur l’attractivité et
le potentiel de développement de ce mode de transport.
Avec 250 km
de voies concernées, l’Auvergne concentre 10 % des ralentissements imposés en
France en raison de la vétusté des voies alors qu’elle ne possède que 4 % du
réseau national.
Il convient donc que l’Etat et RFF consentent à la mise en
œuvre urgente d’un « Plan Spécial de Rattrapage pour le Rail en
Auvergne », dont le chiffrage global est aujourd’hui évalué à 250
M€ .
Malgré les
décisions annoncées par le gouvernement lors du Grenelle de l’Environnement et
qui visent à rénover 2 000 km de lignes ferroviaires ; malgré la
reconnaissance par R.F.F. de l’urgence et de la nécessité d’un plan
spécial pour l’Auvergne, l’absence d’indication sur le financement ou sur
le calendrier de travaux laisse craindre la poursuite de retards
préjudiciables à notre région et aux usagers des transports ferroviaires.
C’est pourquoi le Conseil régional d’Auvergne soutient et
mandate son Président pour poursuivre une négociation avec l’Etat et R.F.F. sur
la base des deux hypothèses suivantes susceptibles d’accélérer l’adoption d’un
Plan Spécial pour l’Auvergne, dans le cadre d’une opération blanche pour les
finances régionales :
1
- Afin de rénover le réseau auvergnat, la Région Auvergne serait prête à
emprunter 250 millions d'euros sur 30 ans et à faire l'avance de cette somme à
R.F.F., à condition d'obtenir pour la même période, une
exonération des droits de péages versés à cet établissement, et qui s’élèvent
annuellement à environ 14 millions d’euros.
En effet, dans la mesure où la dette historique de
R.F.F. ne permet pas à l'établissement public d'emprunter suffisamment pour
investir, la Région Auvergne pourrait faire l'avance du montant des
investissements et, en contrepartie, les droits de péages versés annuellement à
R.F.F., via la convention avec notre exploitant, la SNCF, seraient
réaffectés au remboursement de l'emprunt
2 - La seconde proposition
consiste en une modulation du montant des péages. En effet, aujourd'hui, les
trains fret bénéficient d'une réduction de 40% par rapport aux trains express
régionaux sur les péages facturés par R.F.F.
De fait, si R.F.F. consentait à ce que les TER
bénéficient de la même réduction, la Région Auvergne pourrait consacrer 40% des
14 millions d'euros de péages annuels, soit 5,6 millions d'euros au
remboursement d'un emprunt de 100 à 125 millions d'euros (sur les 250
nécessaires à la régénération totale du réseau).
Cette
solution, en deçà des ambitions de la première, permettrait de faire avancer
partiellement le dossier et éventuellement, si l'Etat consent à compléter
les investissements manquants (125 millions d'euros), d'abonder un avenant au
CPER 2007-2013.
C’’est
pourquoi, constatant l’intérêt de ces
propositions, neutres pour les finances régionales et susceptibles de
créer les conditions d’un partenariat efficace avec R.F.F., organisme en charge
du bon état des voies ferrées, le Conseil régional d’Auvergne soutient, appuie
et mandate son président pour aboutir à un accord avec l’Etat et R.F.F.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
MOTION CONCERNANTLE PROJET DE LOI
SUR LES ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIES (OGM)
La Région
Auvergne mène depuis plusieurs années une politique en faveur d’une agriculture
de qualité et respectueuse de l’environnement. Elle est à ce titre signataire
de la Charte de Florence et de la Déclaration de Rennes (décision du Conseil
régional du 12 septembre 2006).
C’est
pourquoi à l’occasion du débat à l’Assemblée Nationale sur le projet de loi
relatif aux organismes génétiquement modifiés, le Conseil régional d’Auvergne, tout comme les autres régions
signataires de la Charte de Florence :
- souhaite
rappeler que la liberté de produire, d’acheter et de consommer des biens alimentaires
garantis sans OGM est un principe fondamental devant être reconnu à tous les
citoyens,
- et
s'associe au contenu de l'amendement 252 adopté à l'Assemblée Nationale.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
MOTION CONCERNANT LE TGV
L'Auvergne et le Massif Central
veulent le TGV. La signature, à ce jour de plusieurs milliers d’auvergnats en
faveur du manifeste pour le TGV en Auvergne, témoigne de cette mobilisation
grandissante.
Depuis 2004, la Région Auvergne et
ses partenaires font la promotion d'un accès moderne et rapide à
la capitale qui constitue une priorité, mais également à la région
Rhône-Alpes et vers la façade atlantique, pour une liaison transversale
est-ouest, le TGV « Transline ».
En novembre dernier, le Ministre
des Transports a commandé une étude de faisabilité pour un nouveau TGV
Paris-Lyon qui desserve le centre de la France, dont l'Auvergne et Clermont-Ferrand.
Mi-février, le Ministre de l'écologie et du Développement Durable a
annoncé la nécessité de réfléchir à des liaisons TGV transversales entre la
façade atlantique et le couloir rhodanien.
Pour l'Auvergne et le Massif
Central, la perspective d'être un jour au cœur d'une croix ferroviaire à grande
vitesse est devenue un objectif réaliste.
Mais cette étude et ces annonces
ne doivent pas rester à l'état de projets. Le formidable espoir qui s'est levé
pour l'avenir de nos territoires doit donc aboutir, concrètement.
Il faut, en effet, intégrer le
fait que l'Union Européenne doit revoir son schéma des infrastructures de
transports d'ici deux ans (en 2009- 2010) et qu’ainsi les projets auvergnats de
TGV vers Paris, Lyon, mais aussi vers la façade atlantique pourraient, à terme,
être éligibles à des financements européens, à condition qu'ils soient défendus
par le gouvernement français au moment du débat entre les partenaires
européens.
Par ailleurs, les groupes de
travail sur les transports (TGV et infrastructure ferroviaire) qui font suite
au Grenelle de l'Environnement, sont l'occasion de faire entendre les arguments
de l’Auvergne au service d'une vision globale, équilibrée et solidaire
d'aménagement du territoire, un aménagement qui ne doit plus tourner le dos au
Massif Central ou, pire le contourner !
Enfin, l’action de lobbying de
l’Association « ALTRO » en faveur du TGV Transline est amplifiée,
comme l’opération de fédération des initiatives des Présidents de Régions
concernés par ces axes ferroviaires.
Aussi, le Conseil régional
d’Auvergne, réuni en Assemblée plénière le 8 avril 2008, lance un appel pour
que tous se mobilisent et pour que soient soutenus et financés par l’Etat et
l’Europe les projets de TGV traversant et desservant l’Auvergne.
Il souhaite que
toutes les énergies se fédèrent autour de ce grand dessein d'aménagement du
territoire, et que ces projets soient inscrits au prochain CIACT.
Il invite tous les responsables
politiques, professionnels, mais aussi tous les citoyens de l’Auvergne et du
Massif Central à se rassembler, à soutenir, à diffuser, à amplifier le
mouvement ainsi créé pour rendre plus efficace l’action du Conseil régional en
faveur des projets de TGV, indispensables à l’Auvergne et au Massif Central.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
MOTION CONCERNANTLA COOPERATION AVEC LA CHINE
Face aux graves violences
perpétrées par le gouvernement chinois à l'encontre des manifestants tibétains,
à la politique de génocide culturel au Tibet; et au refus de toute discussion
avec le gouvernement tibétain en exil,
Le Conseil régional d’Auvergne condamne avec force
les atteintes aux droits de l'homme en Chine et notamment au Tibet. Il demande
au Président du Conseil régional de prendre en considération les droits de
l'homme dans toutes les relations avec la Chine.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
VOEU CONCERNANT L'AUGMENTATION DES PEAGES SNCF
Le 18 mars dernier, les vice-présidents communistes délégués aux transports
dans les régions sont intervenus à l’Association des Régions de France pour
révéler le mauvais coup que prépare le gouvernement avec le projet de réforme
sur la tarification du réseau ferroviaire.
Ce dont il est question avec ce
projet, c’est d’une augmentation colossale des tarifs d’utilisation des
infrastructures et de la circulation du matériel ferroviaire. L’objectif du
gouvernement est donc de faire financer les investissements indispensables et
urgents pour le ferroviaire en augmentant la facture des Régions, de la SNCF et
le prix du billet pour les usagers.
Ce projet de réforme est à contre
courant de ce que vient d’exprimer le Grenelle de l’environnement. Réduire de
20% d’ici 2020 les gaz à effet de serre dans les transports nécessite de
développer les modes les moins polluants et notamment le ferroviaire. Pour
donner toute sa place au transport de fret et de voyageurs, il y a besoin de
rénover, de moderniser et de développer le réseau ferroviaire.
En 2005,
l’audit de l’école polytechnique de Lausanne sur les infrastructures
ferroviaires a chiffré l’effort financier supplémentaire à 800 millions d’euros
annuel pendant 15 ans pour assurer sa pérennité.
Or, le
poids de l’endettement du système ferroviaire (27 milliards d’euros), son sous
financement public, se traduisent par « un réseau à deux vitesses »,
d’un côté les lignes à grande vitesse et de l’autre le reste du réseau mal
entretenu.
Pour leur
part, les Régions dans le champ de compétence qui est le leur, prennent une
part importante dans le financement du transport ferroviaire avec le
développement du transport régional de voyageurs et avec leur participation
dans la modernisation des infrastructures dans le cadre du Contrat de plan état/Régions2000-2006 et du Contrat de projets état/Régions 2007-2013. La région
Auvergne y consacre 48 millions d’euros.
Quant à l’état et notamment à partir de 2002, il
n’a eu de cesse de se désengager du financement du ferroviaire. Force est de
constater que le budget 2008 des transports est en recul sur celui de 2007.
Après avoir vidé les caisses de l’état
par les cadeaux fiscaux aux plus riches, MM Sarkozy et Fillon voudraient, en
augmentant les péages, faire payer les Régions, les contribuables et les
usagers du transport pour financer les infrastructures ferroviaires, aller plus
loin vers un éclatement du réseau en en régionalisant une partie.
Par cette
augmentation colossale des tarifs, le gouvernement prépare aussi l’ouverture à
la concurrence du transport des voyageurs en 2010, en faisant en sorte que
cette concurrence soit assortie de prix élevés pour les usagers et Autorités
Organisatrices de Transports.
Le gouvernement veut avancer au
pas de charge, sans concertation préalable, il veut boucler cette réforme avant l’été. Laisser faire serait
porter un coup au TER qui répond aux
besoins des populations, au développement harmonieux et durable des
territoires.
Les objectifs affichés au
« Grenelle » de l’environnement ne peuvent être obtenus sans donner à ceux qui en ont la responsabilité
les moyens d’exercer leurs responsabilités et de développer les modes
alternatifs à la route à chaque fois qu’ils sont pertinents.
Le Conseil régional d’Auvergne demande à l’état de prendre enfin en charge le
désendettement de RFF et dote la SNCF et RFF de moyens accrus. Après
s’être privé des ressources provenant des bénéfices des autoroutes, qui ont
été privatisées, il est urgent que le gouvernement mette en place des
dispositifs nouveaux permettant aux autorités organisatrices de transports de
disposer de ressources accrues et pérennes. Dans ce cadre, la généralisation du
« Versement Transport », dont ne bénéficient pas les Régions hors Ile-de-France
et la mise en place de l’Euro vignette sont des priorités absolues.
Le Conseil régional d’Auvergne en appelle à la mobilisation
de tous les élus et des usagers pour déjouer cette attaque majeure contre le système
ferroviaire français, qui malgré ses insuffisances a fait la preuve de son
efficacité : nous avons le réseau ferré l’un des plus sûr au monde.
Avec les citoyens, les usagers transports et les cheminots,
le Conseil régional entend porter les exigences de développement du ferroviaire
à la hauteur des enjeux de société que sont la lutte contre le réchauffement
climatique et la maîtrise de la dépense d’énergie.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
VOEU CONCERNANT LA PART DE BUDGET
CONSACREE A LA CULTURE
Considérant
la décision de l’état de réduire
la part de budget consacrée à la culture, ce qui touchera de plein fouet les
associations artistiques et culturelles, tant au plan national qu’au plan
local,
Considérant l’annonce de la
diminution voire de l’annulation de certaines aides aux actions culturelles en
zone rurale, dans les quartiers, les écoles et les prisons, annonce qui
menacerait et déstabiliserait les actions de création, le travail de médiation
et d’action culturelle auprès des publics les plus éloignés de la culture, mais
aussi la survie de certains projets et de certains emplois.
Considérant
l’application par l’état de la
règle de non renouvellement d’un départ à la retraite sur deux dans son
Ministère de la Culture,
Considérant
que ce désengagement, s’il était poursuivi, conduirait au démantèlement du
maillage artistique et culturel français et renforcerait les inégalités
territoriales,
Considérant que cette
politique met en danger la diversité artistique et culturelle sur l’ensemble du
territoire national et, particulièrement en Auvergne et dans ses zones rurales
où l’offre artistique est déjà faible,
Considérant
la gravité de la situation et l’inquiétude de la plupart des acteurs culturels
qui ne disposent, pour certains d’aucune information sur le niveau de soutien
de l’état pour 2008 ; pour
d’autres d’informations provenant de la DRAC et qui font état de baisses
importantes voire de suppressions pures et simples de crédits,
Considérant
que ces incertitudes mettent gravement en difficulté les structures culturelles
dans leur gestion et précarise encore davantage les professionnels de la culture,
Considérant
que, dans le domaine de l'image, seuls, à ce jour, les Festivals du
Court-Métrage et Traces de Vie ont une réponse positive du CNC, le
désengagement risque d'impacter fortement et directement l'organisation, voire
le maintien des autres festivals dans ce domaine, mais aussi l'ensemble de
l'offre culturelle cinématographique présente sur nos territoires.
Le Conseil
régional d’Auvergne, réuni en Assemblée plénière le 8 avril 2008, demande à l’état :
- de
renoncer aux baisses de crédits envisagées dans le domaine culturel,
- de
reconnaître l’importance économique et sociale des multiples festivals,
équipes, associations, troupes dont l’activité et l’initiative constituent la
dynamique artistique et culturelle de notre pays,
- de
confirmer une attention particulière aux régions les plus fragiles, comme
l’Auvergne, qui font reposer beaucoup d’espoir sur des politiques culturelles
régionales ambitieuses, et qui, sans le partenariat de l’état, devraient être revues à la
baisse, voire pour certaines d’entre elles seraient conduites à l’extinction,
ce qui compromettrait l’ancrage de la culture au cœur des territoires.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
VOEU CONCERNANT LE SYSTEME DE DOTATION DE
PEREQUATION AU PROFIT DES REGIONS
Depuis
1992, existe un système de dotation de péréquation au profit des Régions
disposant d’un potentiel fiscal faible, c’est-à-dire inférieur à 85% du
potentiel fiscal moyen des régions françaises.
L’Auvergne
a toujours bénéficié de cette solidarité nationale.
En 2008,
l’Auvergne ne fera plus partie des bénéficiaires de cette aide et dans le cadre
d’une sortie du dispositif en 2 temps, en 2008, le Conseil Régional recevra 50%
de l’aide de 2007.
Cela
représente un manque à gagner sur le budget de cette année de 6,4 millions
d’euros et cela atteindra plus de 12 millions d’euros en 2009.
Considérant
cette annonce de fin de la péréquation pour l’Auvergne alors que le P.I.B de la
région est toujours inférieur de 6% à la moyenne nationale.
Considérant que cette décision s’ajoute à
d’autres mesures de désengagement financier de l’état, mesures intervenues ces dernières années et dont
la tendance va s’accélérant avec notamment :
- la fin du pacte de croissance pour les
collectivités ( - 3 millions d’€),
- le plafonnement du rendement de la taxe
professionnelle (- 14 millions d€),
- le transfert de charges non compensées de la
décentralisation 2004 (formations sociales et paramédicales, agents des lycées,
aéroport) (- 10,5 millions d€),
Considérant que le mode de calcul de la
dotation de péréquation, dont la sortie concerne seulement l’Auvergne et l’Aquitaine
en 2008, ne prend pas assez en compte les réalités économiques et les besoins
des territoires puisque ce mode de calcul dépend d’un unique critère, le
potentiel fiscal.
Le Conseil
régional d’Auvergne, réuni en Assemblée plénière le 8 avril 2008 demande à l’état et notamment au nouveau
Secrétaire d’état chargé des collectivités
locales :
-
une révision de la péréquation pour que la Région Auvergne, dont le PIB est
inférieur de 6 % à la moyenne nationale, puisse encore en bénéficier
- de confirmer
une attention particulière aux régions les plus fragiles comme l’Auvergne, qui
ont besoin de la solidarité nationale et notamment d’une politique équilibrée
d’aménagement du territoire.
- de
réviser les orientations de sa politique territoriale qui conduit graduellement
à une asphyxie financière des collectivités dont s’inquiète la très grande
majorité des élus locaux (88%, selon le sondage TNS-SOFRES de l’Observatoire de
la Décentralisation du Sénat).
Le Conseil régional soutient et
mandate son président dans toutes les démarches qu’il entreprendra en ce sens.
SESSION DES 7 ET 8 AVRIL 2008
VOEU CONCERNANTLES PRODUITS ALIMENTAIRES ISSUS
DE L'AGRICULTURE BIOLOGIQUE
Le Grenelle de l'environnement a démontré l'intérêt
grandissant des citoyens pour l'agriculture biologique : intérêt pour la
préservation de l'environnement et surtout intérêt pour la consommation d'une
alimentation de qualité.
Des outils
pour le développement de l'agriculture biologique existent :
- aide au
maintien,
- retour de
la taxe au développement (CASDAR) au profit des organismes de développement de
l'agriculture biologique (FNAB par exemple),
- mesures
incitatives à la conversion, etc.
Outre ces
outils, pour permettre une diminution du prix des produits et reconnaître
le service environnemental et de santé rendu par l'agriculture biologique,
la France se doit d'étudier et de proposer une fiscalité écologiquement et
socialement responsable, basée sur la modulation des taux de TVA : taux 0 sur
les produits alimentaires bio, compensé par un taux augmenté sur les
pesticides, engrais, ….
La Région
Auvergne, engagée dans une politique volontariste en faveur de l'agriculture
biologique, demande au Président de l'Association des Régions de France (ARF)
d'intervenir dans ce sens auprès de la future présidence française de l'Union
Européenne.
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
VOEU CONCERNANT LE TGV
Le Ministère
de
l’Ecologie, de l’Energie,
du
Développement Durable et
de
l’Aménagement
du Territoire vient de rendre public son projet de loi d’orientation et de programmation du grenelle
environnement.
Ce projet de loi précise en son
chapitre 3 relatif aux transports, article 11
alinéa 3 qu’
« un
programme
supplémentaire
de
2500 Kms sera
défini
dans
une
perspective
de
long
terme
incluant notamment
la
mise à l’étude d’un barreau est-ouest et
des
lignes
Paris / Clermont-
Ferrand et Poitiers
/ Limoges ».
Alors que
plus 77
000 auvergnates et auvergnats
ont signé la pétition
en faveur du TGV en Auvergne,
ce qui
témoigne
d’une
mobilisation exceptionnelle,
le
Conseil régional
d’Auvergne, réuni
en session plénière, le
mardi 24 juin 2008 :
- se félicite de cette
avancée et
demande
à
ce que les études puissent être engagées
le plus
rapidement
possible,
en
prenant
en
compte
la
richesse
des
territoires
;
une péréquation
est indispensable,
-
demande au Premier ministre, récemment sollicité par courrier par le président de Région et au
Gouvernement de
prendre en
compte
les
besoins à court
terme
de
modernisation
des
voies
ferrées du réseau
TER
et de faire
connaître
au Conseil
régional
d'Auvergne le montant
des
investissements que l’Etat pourrait engager dans le cadre d’un «
plan ferroviaire exceptionnel de rattrapage
pour l’Auvergne
».
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
MOTION CONCERNANTLA SITUATION
DE MONSIEUR MOHAMED BOUDLAL
Le Conseil régional
d'Auvergne, réuni en session plénière le 24 juin 2008, ayant pris connaissance
de l'arrestation et du transfert au centre de rétention
administratif de Lyon de Mohamed Boudial, étudiant à l'Université Biaise Pascal, s'oppose avec la plus extrême fermeté à son
arrestation et au projet d'expulsion hors du territoire national.
Considérant que
Mohamed Boudial devait passer cette semaine les examens de seconde session de
son quatrième semestre d'études de Licence Physique et Ingénierie,
Considérant que le
choix de Monsieur le Préfet de choisir le moment de validation du dernier
module pour procéder à son interpellation est en tout point inqualifiable,
Considérant les
efforts fournis par cet étudiant qui a choisi de travailler pour poursuivre son
cursus universitaire,
Considérant le
sérieux et les effets d'intégration dont atteste l'ensemble de ses professeurs,
Le Conseil régional
d'Auvergne demande instamment sa libération et l'attribution d'un titre de
séjour étudiant à Mohamed Boudial, afin de permettre à celui-ci de poursuivre
librement et en toute quiétude sa formation qui lui permettrait de postuler à
des emplois d'un secteur dit « en tension » par le Ministère de
l'Immigration et de l'Identité Nationale.
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
MOTION CONCERNANT L'ETABLISSEMENT MILITAIRE DA 277
DE VARENNES-SUR-ALLIER
Considérant que l’établissement militaire DA 277 de Varennes-sur-Allier se trouve dans le périmètredes réflexions et études actuellement en cours à la fois pour la rédaction du Livre Blanc du Ministère de la
Défense et dans
le cadre
de
la révision générale
des politiques
publiques (R.G.P.P.),
Considérant que les possibles conclusions de ces études suscitent les plus vives inquiétudes parmi les élus,
la population et les
agents
du
DA 277 de Varennes,
dont 389 civils et militaires,
Considérant que la réorganisation des unités militaires basées en Auvergne ne peut être envisagéepar le Gouvernement à partir du seul postulat des économies de gestion, mais bien en prenant en considération les aspects relatifs à l’aménagement du
territoire,
Le Conseil régional
d’Auvergne
demande
au Gouvernement de prendre en
compte
les
atouts qui
plaident pour
le
maintien,
voire le
développement,
de la base
aérienne de Varennes-sur-Allier, à savoir :
- sa situation géographique au centre de la
France
et
au cœur du réseau routier national,
- son positionnement stratégique sur le
territoire national et en Europe,
- la qualité
de ses prestations certifiées
ISO
9001,
- les
potentialités de ses
30
hectares de terrain et de
ses 80 000 m2 de bâtiments.
Le Conseil régional
d’Auvergne
affirme
par ailleurs
que le poids économique local
de
la base
de Varennes
sur
Allier, ainsi que
son importance pour
l’aménagement
de ce
territoire,
rendent
nécessaire la continuité de sa présence sur le sol de ce bassin de vie, dont la qualité est une garantie pour l’accueil des personnels de défense et leurs familles.
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
VOEU CONCERNANT LA FILIERE OVINE
Compte tenu des éléments nouveaux qui aggravent les
difficultés
de la filière ovine : augmentation des charges, cours stagnants, crise de la fièvre catarrhale ovine, revenus en forte baisse, manque de perspectives…,
Compte tenu que ces difficultés conduisent un nombre grandissant d’éleveurs à se détourner ou à abandonner l’activité
de production de
viande ovine,
Compte tenu de la nécessité
de
redonner
espoir
et
perspectives aux éleveurs français et
auvergnats
de la filière ovine,
Le
Conseil régional d’Auvergne, demande au Ministre français de l’Agriculture, qui va présider le Conseil des Ministres de l’Agriculture européenne au cours de la période de renégociation de
la PAC,
d’intervenir et d’obtenir la mise en place :
- d’une aide d’urgence équivalente à 30 € par brebis, soit une aide supérieure au plan de soutien annoncé le
25
avril dernier,
- d’un rééquilibrage des aides PAC permettant de reventiler une partie des aides du « 1er pilier »en direction de l’élevage ovin,
- d’une loi sur l’étiquetage des viandes ovines afin de différencier la viande de «
terroir » de celle dite
de
l’agneau
«
chilled » importé de Nouvelle
Zélande et
qui se trouve
privilégiée par les
grandes chaînes
de distribution alimentaire,
- d’un
plan cohérent à long
terme permettant le maintien et
l’installation
d’éleveurs
et producteurs
de viande ovine de qualité.
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
VOEU CONCERNANT LE VOLET FINANCIER DU GRENELLE DE
L'ENVIRONNEMENT
Les conclusions du Grenelle
de
l’Environnement ont fait état d’une série de propositions ambitieuses en matière de politique environnementale française pour les 20 années à venir. Les quatre
tables
rondes
finales du
Grenelle,
rassemblant
des représentants
des
syndicats,
des
entreprises, des
ONG,
des élus
et des représentants
de
l’administration
d’Etat, ont travaillé à la définition
de
mesures opérationnelles et
concrètes,
autour
de
quatre
grandes thématiques :« la lutte contre le changement climatique
», « la préservation et la gestion de la biodiversité et
des milieux
naturels
», « la préservation de la santé et
de
l’environnement tout
en stimulant l’économie »
et « l’instauration d’une
démocratie
écologique ».
Le 25 octobre 2007,
le
Président de la République a tenu à affirmer lors
de
son discours
à
l’occasion de la restitution des conclusions du Grenelle, qu’il faisait « siennes » les propositions qui en sont issues, et qu’il «
les portera » et les « mettra en œuvre
». Il
s’est également engagé à« investir
massivement
dans
les
transports », à « une
politique
massive
d’investissement dans le bâtiment », et
à « une politique d’investissement massif dans l’agriculture
».
Le
29 avril 2008, une première version du projet de loi relatif à la programmation du Grenelle de
l’environnement, intitulé «
Grenelle 1 », était rendue publique, et une première présentation en Conseil des Ministres a eu lieu le 11 juin dernier. Ce projet de loi, reprenant «
l’essentiel » des propositions établies par les groupes de travail du Grenelle, ne fait en revanche allusion que de manière très vague aux engagements financiers que compte prendre l’Etat pour mener à bien les
différentes mesures
opérationnelles, et
ne fait apparaître aucune
réelle
programmation financière.
Dans notre
région dont
les
problématiques
de développement des
transports durables
de
marchandises
et
de voyageurs sont omniprésentes,
où les
enjeux agricoles sont essentiels,
où la préservation d’une biodiversité remarquable
revêt
une
attention
particulière,
et
qui a fait
du développement durable
sa
priorité, il est
nécessaire de pouvoir
compter
sur un
engagement financier de l’Etat à la hauteur des
besoins dans tous ces
domaines.
En conséquence, le Conseil régional d’Auvergne, réuni en Assemblée plénière les 23 et 24 juin 2008, demande à l’Etat :
- de faire
part rapidement
les
engagements budgétaires
précis
qu’il compte prendre
pour
l’ensemble des mesures qui
sont
inscrites
dans
le
projet
de
loi
Grenelle
1, le seul
affichage politique n’étant pas suffisant pour répondre
aux besoins
exprimés par les acteurs du Grenelle,
- de préciser les volumes de financement correspondant aux mesures présentées dans le Chapitre III concernant les Transports, dans les articles 10
et
11 faisant
référence
respectivement
aux « transports
durables de marchandises » et aux « transports
durables de voyageurs », comme
demandé récemment par le Président du Groupement des Autorités Responsables de Transport (GART).
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
VOEU CONCERNANT LE "BILAN DE SANTE"
ET REORIENTATION DE LA POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE
L’actualité est venue cruellement rappeler que le premier besoin fondamental de l’humanité
n’était, pour l’heure,
pas satisfait pour près
d’un
milliard de personnes
à travers le monde.
La flambée récente des prix des matières premières, notamment agricoles, est venue percuter une logique de spécialisation vers des productions exportatrices des agricultures des pays du Sud. Les conséquences
dramatiques d’orientations politiques dénuées
du
sens
de l’intérêt
général
dans le domaine agricole
se font désormais
bien visibles.
A l’échelle européenne,
c’est toute
la
question
d’une présence
agricole
sur l’ensemble
des
territoires qui est posée par le « bilan de la PAC » et les futures orientations de la politique agricole européenne
intégrée
mise en place
en
1957 avec le traité
de Rome.
L’Auvergne, avec ses spécificités géographiques et ses systèmes de production diversifiés, compte
aujourd’hui encore un peu plus de 25 500 exploitations agricoles. Chaque année depuis 2000, ce
sont près de
900 structures agricoles
qui disparaissent,
entretenant des mécanismes de concentration,
de spécialisation,
et
parfois de déprise.
A l’occasion de la future Présidence française de l’Union Européenne, et en lien avec le «
bilan de santé de la PAC », il semble aujourd’hui nécessaire d’amener la réflexion vers une réorientation dela politique agricole européenne.
Face à la tentation de plus en plus pressante pour les décideurs européens de céder aux chantages politiques de l’OMC et
des
grandes institutions financières
internationales, comme
l’ont
laissé
percevoir les propositions récentes de la Commission européenne, le Conseil régional d’Auvergne, réuni
en Assemblée plénière les
23
et 24 juin 2008, demande au Président de la République :
- de mettre à l’ordre du jour, lors de la Présidence française de l’Union à compter de juillet 2008, la question du maintien d’une politique
agricole intégrée, avec des outils de gestion des marchés,
- d’intervenir
pour
une
réorientation
des aides
agricoles en faveur des systèmes
de
production
herbagers
et
de l’installation agricole, en particulier en zone
de montagne,
- de conduire une réflexion globale à l’échelle de l’Union Européenne sur l’avenir d’une agriculture communautaire visant avant tout la satisfaction des besoins alimentaires de ses concitoyens, avec des productions
de qualité,
reconnues, et issues de
l’ensemble
des territoires de l’Union.
Le Conseil Régional d’Auvergne
estime qu’il
est nécessaire,
dans
le
cadre
de
cette réflexion d’envergure, de
mettre
toujours en
relation les intérêts
agricoles
européens
avec ceux
des agricultures vivrières des pays de Sud, et qu’à ce titre, il est nécessaire de sortir l’agriculture des règles commerciales édictées par l’OMC.
Enfin, le Conseil Régional d’Auvergne refuse de voir rejeter une nouvelle fois sur les collectivités territoriales
la
responsabilité
de
la
crise
agricole actuelle et réclame un
véritable débat public national
et
européen sur les enjeux de l’agriculture du XXIème siècle.
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
VOEU CONCERNANT LA REGULARISATION DES TRAVAILLEURS
SANS PAPIERS
Partout en France, et aussi en
Auvergne,
des travailleurs
sans papiers
sont
employés
dans des
conditions déplorables. Ils
viennent de l’étranger
et
exercent souvent leur labeur
dans des secteurs d’activités où le gouvernement Français reconnaît qu’il y a officiellement un manque de main d’œuvre.
La
vie infernale qu’ils mènent, exploités au travail et clandestins dehors, est la conséquence de
leur
« statut » de travailleurs sans papiers. Pourtant la grande majorité d’entre eux ont des fiches de paye, déclarent leurs revenus et versent leurs cotisations aux caisses d’assurance maladie, de retraite, et de l’ASSEDIC des cotisations, sans pouvoir prétendre en retour à en avoir le bénéfice.
Pourchassés par la police, ces hommes et ces femmes ont appris à être prudents, la seule sortie
qu’ils s’autorisent se
résume au trajet
entre leurs
lieux de
résidence
et leur travail.
Mais aujourd’hui
certains d’entre
eux décident courageusement de sortir de l’anonymat et exigent un véritable statut leur permettant de vivre et de travailler en toute liberté
!
Il faut
arrêter
l’hypocrisie et mettre un
terme à cet
esclavage
moderne qu’imposent les
employeurs mal
intentionnés
à ces travailleurs.
Le gouvernement et le
patronat
doivent prendre
leurs responsabilités. Les
travailleurs
"sans papiers"
doivent être régularisés.
Dans cette lutte, pour l’égalité des droits, ils ont besoin de la solidarité et du soutien des citoyens et des salariés de ce
pays et de
l’ensemble
des élus.
Dans le cadre
strict du respect des droits
de
l’homme et des citoyens
résidant en France,
le Conseil régional d’Auvergne demande au
gouvernement
de
mettre fin
à
ces situations scandaleuses,
et
de régulariser tous
les travailleurs sans papiers.
SESSION DES 23 ET 24 JUIN 2008
VOEU CONCERNANT LE SERVICE MINIMUM DANS LES ECOLES
Après la forte mobilisation de la communauté éducative au mois de mai, la réponse du chef del’Etat aux
revendications est reçue
comme
une véritable
provocation.
Ce dernier a annoncé
qu’un projet de loi sera déposé avant l’été instituant un droit à l’accueil des enfants inscrits dans les écoles
en cas
de grève des enseignants, dont la mise en œuvre
sera dévolue aux communes.
En proposant
que l’Etat finance
ce dispositif
inscrit dans
un texte
législatif, Monsieur Sarkozy pense sans doute lever les réticences des maires. Or, on ne peut réduire les questions posées sur l’école au seul accueil des enfants. Les élus qui sont confrontés aux fermetures de classes, à la suppression de
la
carte scolaire,
savent combien tous
ces aspects mettent en danger l’école.
Concrètement les problèmes posés
aux élus sont d’ordre juridique et organisationnel, astreignant
le personnel communal
non
enseignant
à
«
suppléer les
enseignants ». Ils
peuvent
constater qu’une fois encore l’Etat se défausse sur les collectivités locales au lieu d’assumer ses
responsabilités.
Face à l’ambition éducative légitime portée par les parents et les enseignants, le gouvernement ne
doit pas répondre par l’atteinte au droit de grève et par une politique de restrictions et de privatisations, comme cela semble le cas avec les mesures annoncées prévoyant la suppression de 11 200 personnels en 2008.
En solidarité avec
les maires et
les conseils municipaux
qui
refusent l’application d’un
service minimum, le Conseil régional d’Auvergne s’oppose au projet de loi sur le droit à l’accueil des
enfants inscrits dans les écoles en cas de grève des enseignants et demande la prise en compte des besoins réels du système éducatif en terme de postes, de moyens, de formation et ce en concertation avec tous les partenaires de la
communauté éducative.
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
MOTION CONCERNANT LA MISE EN PLACE D'UN PLAN NATIONAL DE SOUTIEN A LA FILIERE OVINE
Avec 10% du cheptel
national, la situant à la 5ème place des régions françaises,
la filière ovine représente un
élément important de l’agriculture auvergnate et participe pleinement à l’aménagement de nos territoires et l’entretien de nos paysages.
Alors que cette filière
souffre actuellement de la crise
économique que traverse l’ensemble des productions animales,
elle se trouve parallèlement confrontée à la crise de la fièvre catarrhale ovine, crise
sanitaire et économique
d’une ampleur jusqu’à présent jamais égalée.
Aujourd’hui, l’ensemble de la Région se situe en zone infestée.
Malgré la campagne de vaccination menée ces derniers mois,
les conséquences économiques sont importantes et de nombreux éleveurs s’interrogent sur
l’avenir de leur
exploitation.
L’Auvergne
se trouve
donc face au risque
de diminution de cheptel ovin, à cause de la surmortalité, de la baisse de la production (stérilité des béliers et avortements dus à la FCO) ou du découragement des éleveurs qui envisagent d’abandonner cet
élevage.
Aussi, les
élus régionaux, réunis en séance plénière le
mardi 23 septembre 2008, demandent au Ministre de l’Agriculture d’étudier, en concertation avec
la profession agricole,
un
plan national de soutien
à la filière ovine, permettant, notamment, la reconstitution des troupes et l’accroissement
des cheptels pour pallier, à l’échelle du territoire
national, la perte de cheptel ovin depuis le début de la crise FCO
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
MOTION CONCERNANT LE PROJET DE DESELECTRIFICATION
DE LA LIGNE FERROVIAIRE MILLAU - NEUSSARGUES
Le Conseil régional d’Auvergne considère l’axe ferroviaire Paris/Clermont-Ferrand/ Béziers comme indispensable au
maillage
ferroviaire du
Massif Central,
et
comme
un outil
primordial de maintien de son désenclavement en direction du sud.
Il considère donc
avec une grande inquiétude,
le
projet
de désélectrification de la ligne ferroviaire
Millau - Neussargues.
En effet, si ce
projet
venait à aboutir,
il
signifierait que cette ligne ne
pourrait être empruntée
que par des
locomotives diesel,
ce qui serait en contradiction
totale avec
les conclusions du Grenelle de l’Environnement.
Au
moment même où l’évolution du coût du carburant et la lutte contre le réchauffement
climatique exigent des réponses en terme d’investissements durables, la désélectrification de cette ligne apparaît incompréhensible, sauf à ce que cet acte soit un pas de plus vers le projet de
suppression pure et simple de cette ligne.
L’incohérence d’une telle mesure,
dès lors que
cette portion de ligne se
trouve sur
l’axe
Paris
-
Béziers,
dont
l’électrification se poursuit notamment
entre Clermont-Ferrand
et Issoire,
apparaît de surcroît
totalement inopportune, d’autant que le coût
d’une désélectrification de cette
ligne serait proche de
celui de sa modernisation et de son
alimentation électrique en 25 000 volts.
C’est pourquoi le Conseil régional d’Auvergne, réuni en session plénière le 23 septembre
2008 demande instamment à Réseau Ferré
de France :
- de renoncer à ce projet de
désélectrification de
la portion Millau/Neussargues,
- de
poursuivre la maintenance et la
modernisation
d’une ligne SNCF
Paris/Clermont-
Ferrand/ Béziers indispensable pour l’économie et la vie
des territoires du Massif Central.
Il demande au Gouvernement d’intervenir en ce sens auprès de Réseau Ferré de France et de la SNCF
et
de contribuer à un
plan spécial
de
modernisation de l’axe ferroviaire Paris/Clermont-Ferrand/Béziers, comme sur les
besoins d’investissements de l’axe ferroviaire Clermont - Nîmes sur lesquels planent de nombreuses incertitudes.
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
MOTION D'URGENCE CONCERNANT LA POSTE
La Poste est en danger. La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux,
ainsi
que la transformation du service financier
de
La Poste en banque
postale avec la banalisation du livret A.
Le gouvernement
a
maintenant l’intention de
privatiser La
Poste en en faisant une société anonyme
dont le
capital
sera introduit en bourse.
Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics
essentiels à l’exercice réel
des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication.
Cette privatisation contribuera
à
dégrader ce
service
essentiel aux yeux
des
Français et des Auvergnats en le rendant beaucoup
plus inégalitaire.
Le Conseil régional
d’Auvergne
demande
donc
instamment au gouvernement :
- de ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires,
partout
où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité
importante,
- de maintenir, assurer la modernisation et la rénovation du service public postal,
- de veiller à améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et
non
de les moduler en fonction de
l’intérêt financier des zones
couvertes,
- de garantir le
prix unique
du timbre,
- de pérenniser la distribution six jours
sur
sept, supérieure aux obligations européennes,
- de permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.
Par
ailleurs, le Conseil régional d’Auvergne souhaite, au contraire que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population. Il y a certainement une place pour de nouvelles formes de gestion qui permettraient de démocratiser les services publics en impliquant davantage les
représentants
des usagers,
des salariés et des élus.
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LES INSTITUTS UNIVERSITAIRES
DE FORMATION DES MAITRES
Considérant que les
Instituts de Formation des maîtres (IUFM), déjà absorbés par les universités en 2007, verraient leur rôle considérablement réduit par la réforme envisagée pour
la rentrée 2010 par le Gouvernement,
Considérant que les nouvelles modalités envisagées de recrutement des enseignants aboutirait
au remplacement
de l’actuelle deuxième année de formation professionnelle à l’IUFM par un « compagnonnage » intensif en début de carrière,
Considérant que cette réforme, telle qu’elle se dessine, aura nécessairement un fort impact sur l 'ensemble des IUFM et particulièrement, concernant la Région
Auvergne, sur les antennes départementales d’Aurillac,
du Puy en Velay et de Moulins, comme sur
le site principal de Chamalières,
Considérant que ne peut être ignoré le devenir des effectifs actuels concernés (étudiants et professeurs stagiaires) au nombre de 1 413 sur l’ensemble
de la Région, ainsi que les 281 formateurs et 100 personnels administratifs techniques et de bibliothèques,
Considérant que la disparition éventuelle de ces
centres de ressources
de proximité rendrait plus difficile l’accès
à la
formation
dans les zones rurales et aurait des répercussions fâcheuses en termes d’aménagement
du territoire,
Le Conseil
régional d’Auvergne demande au Gouvernement
:
- de ne pas user
de précipitation
dans le cadre d’une éventuelle réforme du recrutement des personnels enseignants,
- de nouer un dialogue préalable et approfondi avec les organisations représentatives
tant des enseignants que de l’enseignement supérieur et les structures d’encadrement des IUFM,
- d’associer
les Régions à ce dialogue qui ne saurait aboutir à la disparition d’IUFM et de leurs antennes départementales pour lesquelles les collectivités locales
ont
largement
contribué à la création et
au développement.
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA PERENNISATION DE LA LIGNE
CLERMONT-FERRAND/NIMES
Faute d'un entretien
régulier
depuis une dizaine d'années, la ligne Clermont-Ferrand - Nîmes a vu
l'état de son infrastructure se dégrader progressivement entre Langeac et Langogne.
Depuis ces
dernières années, des ralentissements pénalisent fortement les
temps de parcours et la régularité.
Tout dernièrement, c'est
même une menace d'interruption des circulations qui est apparue, et des travaux d'urgence ont dû être programmés du 13 au 26 octobre, mais ces travaux ne permettent pas d'assurer
la pérennité de la voie.
Pourtant, cette
ligne
voit son intérêt
touristique
grandir (13 000
voyageurs sur 38 trains touristiques en 2008) et son trafic fret est également en pleine
croissance avec les
bois de trituration pour la papeterie de Tarascon.
Elle constitue une liaison vitale de désenclavement du Sud Massif Central et il est impensable qu'elle puisse
disparaître compte tenu de son intérêt aussi bien
pour les
voyageurs (liaison Languedoc -
Auvergne la
plus courte et sans alternative routière crédible), que pour les marchandises et sur le plan
touristique et patrimonial.
Le Conseil régional d'Auvergne
réuni ce
jour
en session, demande instamment
à l’État de s'engager, aux
côtés de R.F.F. et de la Région, dans un plan de modernisation
des lignes ferroviaires, incluant particulièrement les maillons inter-régionaux, dont la ligne
Clermont- Ferrand - Nîmes, afin d'en assurer la pérennité et les
développements futurs.
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LE PROJET DE MISE EN OEUVRE ET
DE FINANCEMENT DU REVENU DE SOLIDARITE ACTIVE
Considérant que la lutte contre la
pauvreté,
qui concerne en France 8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté,
nécessite l’implication active de l’État et la solidarité
financière des catégories de revenu
les plus élevés,
Considérant que le dispositif dit de « Revenu de Solidarité Active » peut être une voie à explorer (en
cela qu’il vise
à accélérer l’insertion sociale
en permettant un cumul entre revenu d’activité et revenu de solidarité),
mais à la condition que ce dispositif intègre un
cumul suffisamment attractif et corrige les effets
pervers sur le développement des temps
partiels,
Considérant que ne peuvent être écartés d’un tel
dispositif les
moins de vingt cinq ans, dès lors que le taux de chômage des jeunes demeure le plus élevé des pays de l’Union Européenne,
Considérant que la
pérennité d’un tel
dispositif doit être garantie aux collectivités
territoriales pour mener à long terme un tel
projet,
Considérant que le
maintien du « bouclier
fiscal » aboutirait à
l’exonération des plus riches de nos concitoyens au financement de ce dispositif qui ne reposerait dès lors que sur l’imposition supplémentaire de 1,1 % des seules classes
moyennes et les petits épargnants,
Le Conseil régional d’Auvergne demande au gouvernement d’intégrer
dans son dispositif actuellement à l’étude pour
une mise en place du Revenu de Solidarité
Active en juillet 2009
- l’accessibilité au dispositif pour les moins de vingt-cinq ans,
- le relèvement du taux de cumul emploi - allocation au niveau
atteint durant les phases d’expérimentation, c’est à dire de 65 à 70 %,
- d’assurer la
pérennité du financement
du système
qui nécessite
de renoncer
à l’exonération des contribuables bénéficiant du bouclier fiscal,
- de garantir aux collectivités territoriales
la compensation intégrale du coût de mise
en œuvre du Revenu de Solidarité Active.
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA MISE EN PLACE DU FICHIER IDENTITAIRE
Considérant l’émotion suscitée par le décret du 1er juillet
2008, portant création du fichier Edvige,
Considérant inadmissible le caractère systématique et généralisé du recensement de toute personne « ayant sollicité,
exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou
qui joue un
rôle
institutionnel, économique, social
ou
religieux
significatif »,
Considérant que la collecte de renseignements identitaires sur les
personnes ou les groupes tels que l’état civil
mais aussi leurs fréquentations, comportements,
déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle,
opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances
syndicales ou associatives…
outrepasse le cadre admissible du respect des libertés
dans une société de droit,
Considérant contraire au respect des droits de l’enfant
l’autorisation d’un fichage, dès l’âge de treize
ans, sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la base de leur dangerosité présumée,
Considérant que la démocratie et la liberté sont des valeurs universelles précieuses et rares à l’échelle
de notre histoire, de l’Europe et du monde,
Le Conseil régional d’Auvergne :
- se félicite
que la
mobilisation et l’émotion suscitées
par le
fichier Edvige
aient conduit le
Gouvernement à retirer
ledécret du 1er juillet 2008,
-
rappelle son opposition à toute remise en cause des libertés publiques fondamentales, du respect de la vie
privée et des droits de l’enfant,
- demande en conséquence au Gouvernement de renoncer à tout texte contraire aux libertés publiques ».
SESSION DES 22 ET 23 SEPTEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA LEVEE DU BLOCUS AMERICAIN A
L'ENCONTRE DE CUBA
Trois cyclones successifs
viennent de dévaster un certain nombre de pays des Caraïbes.
Cuba a été particulièrement touché par l’ouragan
Ike qui a traversé l’île de part en part.
Il faudra de très nombreuses années pour tout reconstruire.
Une telle situation nécessite comme pour l’ensemble des Caraïbes
une mobilisation forte de la communauté internationale pour venir
en aide
aux populations et aux territoires dévastés, en veillant à ce que rien ne
vienne freiner cette
solidarité indispensable.
À ce titre, le Conseil régional Auvergne souhaite que les USA participent pleinement à cet effort de solidarité en mettant fin au blocus imposé depuis 50 ans à Cuba.