SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
MOTION CONCERNANT LA POLITIQUE FRANCAISE
ET EUROPEENNE D'INTEGRATION
Considérant qu’une politique de l’immigration digne de la France et des valeurs de la République doit être fondée sur le respect de
la
vie de famille,
du droit au
travail et du droit d’asile,
Considérant
que
le
pacte signé par les ministres
européens
le
4
novembre
2008 tourne le
dos à une conception humaniste de l’immigration en optant pour la marchandisation et la sélection des hommes, par le recours
à la politique
des quotas,
Considérant qu’un Gouvernement qui trouve 360 milliards d’euros pour sauver le système bancaire doit
pouvoir
trouver les
crédits nécessaires
pour honorer ses engagements en matière d’aide au
développement des
pays les plus
déshérités
Considérant
que la récente Conférence
de
Vichy
confirme
le
choix d’une
approche
coercitive et
répressive, pour envisager le phénomène
migrant sous l’angle
d’un
très grand déséquilibre entre les
droits et les devoirs des immigrants,
Le
Conseil régional d’Auvergne affirme que l’intégration des migrants n’est possible qu’en assurant leur
égalité en droits, tant en matière d’accès à la santé, à l’aide médicale de l’état, à l’éducation, aux services
publics, au logement,
au
regroupement familial, au droit de
vote
aux élections locales…
Le
Conseil régional d’Auvergne regrette la diminution drastique des crédits consacrés à l’intégration des migrants
dans
le budget de l’État.
Le Conseil régional
d’Auvergne affirme
son opposition à la
politique
mise en
œuvre par
l’actuel
Gouvernement, politique de sélection des origines et des savoir-faire des migrants qui aboutit au pillage intellectuel
et
économique
des pays en voie
de développement.
Le Conseil régional d’Auvergne
affirme que la politique de co-développement
et les
financements appropriés doivent
être
amplifiés pour assurer les
conditions
d’un mieux
vivre dans
les pays les
plus déshérités et leur permettre notamment d’anticiper les
catastrophes climatiques
des dix années à venir.
SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LE DEVENIR DE L'ATELIER INDUSTRIEL
AERONAUTIQUE DE CLERMONT-FERRAND - AULNAT
Suite à l’annonce de la suppression de 400 emplois d’ici 2013 au sein de l’Atelier Industriel Aéronautique (AIA) de Clermont-Ferrand, le Conseil
régional
d’Auvergne, réuni
en
session plénière le
18 novembre 2008 affirme son indignation quant aux raisons qui ont conduit à cette situation et apporte son soutien à l’ensemble
des personnels
du site clermontois.
Considérant que dans le cadre de la réorientation de la politique extérieure de la France, la question du maintien en condition opérationnelle des matériels de défense et en particulier des aéronefs de nos forces
armées
constitue
un
impératif,
Considérant que dans le cadre de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) et du Livre Blanc sur la Défense, les orientations proposées par le Gouvernement ne laissent planer aucun doute sur les
logiques qui motivent les futurs choix politiques dans ce secteur particulier, à savoir l'externalisation des activités de maintenance, le transfert de toutes les activités de soutien vers le privé, et par conséquent la suppression massive
d'emplois,
Considérant que
l’AIA
de Clermont-Ferrand
représente
en Auvergne
le 2ème site industriel, avec 1200
emplois directs dans un secteur stratégique pour la région Auvergne, l’aéronautique regroupant en effet une
centaine
d’entreprises employant 15 000 personnes,
Considérant que
les
mesures
d’accompagnement territorial
des
restructurations
des
sites
militaires présentées seront loin de
compenser les pertes
induites,
qu’il n’est pas
prévu que ces
dispositifs - 15 prévus dans le Nord-Est de la France - prennent en compte les externalisations industrielles opérées arbitrairement comme
pour l’AIA de Clermont-Ferrand,
Considérant
que la Région a fait de l’aéronautique
un secteur prioritaire
de
son
développement
économique,
que des
efforts
considérables
ont
été déployés
-
continuent de l 'être - pour
attirer de
nouvelles entreprises et de
nouvelles activités,
Considérant que la Région s’est fortement investie pour développer la formation dans cette filière avec
la création
d’Aéria, un
pôle
de
formation aux métiers de l’aéronautique
porté
en
partenariat avec
les
acteurs économiques, de la formation et de
l’éducation nationale,
Considérant que cette annonce de suppression massive d’emplois résonne dans toute la région Auvergne
comme
l’abandon
d’un outil
industriel
très performant, avec
de
graves répercussions sur
l’activité de nombreux sous-traitants auvergnats, sur l’économie locale dans son ensemble et bien évidemment sur l’emploi,
Considérant que la principale raison de cette baisse d’activité relève d’un choix politique qui consiste à externaliser une activité militaire du ressort de l’État, celui-ci confiant en effet à des entreprises privées
la maintenance
de ses aéronefs militaires, au détriment de sites comme celui
de Clermont-Ferrand,
Le
Conseil régional d’Auvergne appelle le Gouvernement à revoir ses positions et proposer un nouveau
modèle économique permettant le maintien et le développement d’une activité publique qui relève des
ateliers industriels de l’aéronautique
en général
et
de ceux de Clermont-Ferrand
en
particulier.
Le Conseil régional
d’Auvergne
demande
à
ce qu’un
plan de charge capable d’envisager
un véritable développement des activités du site soit rapidement présenté, seule garantie d'une maîtrise publique de
notre système de défense.
SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT L'AVENIR DE L'AFPA
Considérant que les
réformes
en
cours
(formation
professionnelle, fusion
ANPE/Assedic,
transfert des missions de l’AFPA aux régions), conduisent à l'incapacité de définir une stratégie globale de l’AFPA et au développement de
ses activités,
Considérant que la réforme de la formation professionnelle en cours ne saurait aboutir à l’affaiblissement de cet indispensable acteur public de la Formation, mais au contraire le positionner pour répondre aux
besoins :
- de l’opérateur résultant de
la fusion ANPE/UNEDIC,
- des collectivités locales donneurs
d’ordre d’une offre
territoriale de formation,
- des gestionnaires
de CIF
(Congés Individuels de Formation),
- des donneurs
d’ordres
en matière de formation en alternance,
Considérant parallèlement que l’adossement de l’AFPA à son savoir-faire traditionnel en matière de stages
qualifiants
et
de contrats de
professionnalisation, doit être
préservé,
Considérant que
la
spécificité de l’AFPA
repose sur une offre
globale de prise
en compte du stagiaire
(accueil, hébergement, orientation, et si besoin suivi psychologique et socialisation) et que ces aspects là sont des missions
de service public,
Considérant que la décision du Gouvernement de retirer à l’AFPA, dès le 1er janvier 2009, son habilitation
générale formation et certification,
Considérant que le projet de loi de finances 2009 affiche son intention d’accélérer le désengagement de l’État à l’égard de l’AFPA, notamment en lui retirant les formations destinées
à des publics spécifiques, pour être
soumises à
des appels
d’offres ;
en amputant de
moitié la
subvention annuelle d’investissements, en lui retirant l’instruction des demandes
d’agrément
d’organismes de
formation
habilités à délivrer des titres
du Ministère de l’Emploi,
Considérant plus généralement que la crise financière actuelle et la crise économique qu’elle engendre,
avec
une forte aggravation du chômage, rendent plus que nécessaire le renforcement du service public de
Formation Professionnelle Continue,
Le Conseil régional
d’Auvergne demande au
Gouvernement
de
mettre fin à ses
projets
en cours qui
conduiraient la privatisation voire
à la disparition de ce
service public,
Le Conseil régional d’Auvergne demande au
Gouvernement
de
rencontrer
les
acteurs au
premier
rang
desquels figurent
les
représentants
des organisations représentant
les
salariés
de
l’AFPA, aux fins de trouver les moyens et définir
les objectifs conduisant au renforcement de
l’efficacité
sociale et
professionnelle de cet acteur public de
la formation.
SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC
DE LA STATISTIQUE
Considérant que l’existence
d’un grand service statistique
public
participe de la sauvegarde du débat démocratique,
Considérant
que
la réalité
de
son implantation régionale,
principalement au
travers de l'INSEE
à
Chamalières pour l’Auvergne,
permet de répondre
aux
besoins
d’expertise des territoires et est
gage d’efficacité vis à vis des
acteurs locaux,
Considérant que
sa présence en
région
parisienne, pour
environ
1/3
de
son personnel,
permet aux interlocuteurs
nationaux (ministères,
médias, décideurs, chercheurs et
demandeurs
de statistiques)
de disposer d’analyses
et
d’expertises
reposant sur le savoir-faire d’un personnel de qualité,
Considérant la cohérence que
représente
aujourd’hui cet
ensemble
réparti sur
tout
le
territoire dont la mission est
d’éclairer en toute indépendance
les grands
débats sociétaux
en produisant des
chiffres
fiables et des études économiques
et
sociales objectives,
Le Conseil
régional d’Auvergne s’oppose à toute
décision
prise sans concertation,
qui concourrait
à la fragilisation du service statistique public, notamment la décision récente du Gouvernement de créer un
prétendu « Pôle National de la Statistique
Publique
» qui
fait
craindre
un démantèlement des activités assumées jusque là par ce
grand service public,
tant en région qu’à Paris.
Le Conseil régional
d’Auvergne
demande en
conséquence
au Gouvernement de réunir
l'ensemble
des
acteurs de la statistique publique, au premier rang desquels les représentants des salariés, pour débattre, avant toute décision,
de l’avenir du grand
service public de
la statistique.
SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA DEFENSE ET LA PROMOTION DE L'ENERGIE EOLIENNE
Les défis
énergétiques, climatiques et
économiques
imposent
à tous une
réaction d’urgence.
Le développement maîtrisé et concerté de l’éolien participe à la lutte contre le changement climatique, ainsi qu’au développement local.
C’est aussi une diversification intéressante de l’activité
économique.
Pourtant, sous la pression d’un fort lobby anti-éolien, le Gouvernement a en projet un décret visant à soumettre les parcs éoliens à la procédure d'autorisation des «
installations classées pour la protection de l'environnement » (ICPE).
Les installations éoliennes,
déjà soumises à
de nombreuses réglementations,
parmi les plus
contraignantes en Europe, seraient ainsi classées dans la même catégorie que les sites industriels les
plus polluants ! Cette
proposition
fut
pourtant
rejetée à l’unanimité
par les membres
du
comité opérationnel « énergies renouvelables » du Grenelle, et est dénoncée par les fédérations de protection de l’environnement ainsi que
par
les professionnels
de l’éolien.
Aujourd’hui,
alors que
le Conseil
régional
d’Auvergne
mène
une
politique
visant à développer les énergies renouvelables sur son
territoire,
et
qu’en particulier les
deux
parcs
naturels régionaux qui révisent
leur
charte
font
des
énergies
renouvelables,
dont
l’éolien,
un enjeu fondamental,
nous craignons que la promulgation de ce décret
ne porte gravement atteinte à
la poursuite du
développement de
la filière éolienne dans notre région.
Pour toutes ces raisons, le
Conseil régional d’Auvergne, réuni le 18
novembre 2008,
demande que le Gouvernement renonce
à son projet.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
MOTION D'URGENCE CONCERNANT L'AVENIR DU CREPS DE VICHY - AUVERGNE
A l’occasion
du
comité technique paritaire
ministériel,
le Ministère de la
Jeunesse
et des Sports annonce un plan de réforme des CREPS. Certains sont officiellement fermés, d’autres en restructuration, d’autres en suspens
d’évaluation
des missions jusqu’en mars 2009.
Le CREPS de Vichy – Auvergne,
en
suspens
d’évaluation, est
donc
toujours
menacé.
Cet
établissement,
unique dans la
Région, accueille en
effet cinq pôles espoirs
réunissant
75 athlètes
et reçoit chaque
année
près de 1 000
sportifs
stagiaires,
sans
compter
toutes
les
actions de formation conduites en direction du mouvement sportif dans son ensemble et des associations
de jeunesse et d’éducation populaire.
Le CREPS de Vichy - Auvergne organise par ailleurs le concours national des professeurs de
Sports
(CNAPS).
Cet établissement sur lequel repose un positionnement stratégique fort de l’agglomération de Vichy en
faveur de l’économie
du sport,
a
fait
l’objet
de
nombreux investissements
ces
dernières années grâce aux financements de l’État, de la région Auvergne, du Conseil général de l’Allier, de Vichy Val d’Allier. L’enveloppe globale des
investissements
programmés jusqu’à 2010 s’élève à 7,5 M€.
Par ailleurs, le CREPS
a obtenu des certifications de qualité. Il est le seul en France
à bénéficier de
la norme
ISO 9002.
Il
porte des
projets
de
développement
importants
et
offre des gages de qualité et de performance qui
auraient dû pour le moins rassurer son Ministère
de tutelle.
De l’agglomération de
Vichy
à
la
Région et au
Département,
toutes
les collectivités ont toujours
été présentes
pour soutenir cet outil de formation exceptionnel,
qui
rayonne bien au- delà
des frontières
de l’Auvergne.
Le Ministère annonce
une évaluation complémentaire sur les misions de ce CREPS.
C’est pourquoi le Conseil
régional
d’Auvergne
demande
le maintien
du
CREPS de Vichy - Auvergne ainsi que
sa
reconnaissance comme outil de
formation indispensable.
Le Conseil
régional
d’Auvergne
demande
par
ailleurs :
- une
concertation élargie
: personnels
et
formateurs du CREPS, usagers du mouvement sportif et de l’éducation populaire
et
acteurs institutionnels
locaux,
- la reconnaissance d’un «
pôle
santé », suggérée par les collectivités dans la convention avec
l’État à l’occasion du financement de la réhabilitation du CREPS,
qui permettra la mise en réseau des
différents acteurs en ce
domaine
de la métropole
« Vichy – Clermont-Ferrand »,
- maintien des moyens humains, matériels et financiers mis à disposition par l’État auprès du CREPS.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
MOTION DE SOUTIEN A FRANCE 3 AUVERGNE
ET L'AUDIOVISUEL PUBLIC
Considérant que, dans une démocratie moderne, le pluralisme de l'information et l'indépendance des médias
sont
une
condition
de liberté de
choix
des citoyens,
de
l'égalité
politique,
de
la fraternité, et qu'ils sont indispensables pour apporter aux citoyens l'expression de la diversité de points
de vue sur la société à laquelle ils
appartiennent,
Considérant que France 3 Auvergne, avec ses 87 salariés dans la rédaction régionale, locale et les 3 antennes permanentes à Moulins, Aurillac et Le Puy-en-Velay, assure un maillage du territoire
au plus près de la population, et que
ce service
public (présent en
Auvergne depuis 1964)
témoigne activement de la vie et du développement de
la région,
Le Conseil régional d'Auvergne, réuni en session les 16 et 17 décembre 2008, inquiet de voir ce
service public compromis par l'actuel
projet de
loi
sur l'audiovisuel
qui
vise :
- à court terme,
à
limiter l'indépendance de ce
service
public vis-à-vis de l'exécutif
par la nomination de ses dirigeants directement par le Président de la République,
- à moyen terme, à brader le
service public de
l'audiovisuel par la diminution de ses ressources et
notamment la suppression
des
recettes
publicitaires sur
les chaînes
publiques
(qui
serait
effective dès
le 5 janvier
2009) qui
ne
sera pas compensée à l'euro
près
contrairement
à
l'engagement présidentiel,
affirme son
soutien
à
France 3 Auvergne
et souhaite
que
le
Gouvernement
renonce
aux
dispositions de la réforme et garantisse au service public audiovisuel les moyens de produire et de diffuser des émissions de
qualité, en toute
indépendance.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA VALORISATION
DE L'APPELLATION MONTAGNE
La région est tout particulièrement concernée par la crise économique, de par sa spécificité dans le domaine des productions animales et laitières, au moment même où l’agriculture auvergnate
se trouve à un carrefour essentiel pour son avenir, et où les
filières sont en grande difficulté.
En effet, il est indispensable et vital de
promouvoir
les
productions
de
montagne, dans leur ensemble, dans le cadre de l’aménagement des territoires auvergnats, et d’associer et de soutenir le secteur agroalimentaire, fort acteur économique et créateur d’emplois.
C’est pourquoi,
en complément du programme d’intervention du Conseil
Régional d'Auvergne sur les Appellations d’Origine Contrôlée (AOC),
le
Label
Rouge et les Indications Géographiques Protégées (IGP), le Conseil régional d’Auvergne organisera une réflexion née
sur
la valorisation de
l’appellation montagne.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
VOEU EN FAVEUR DU MAINTIEN DES RASED
Lors du débat à l'Assemblée nationale sur le budget 2009 de l'Education nationale, le Ministre Xavier Darcos a confirmé son intention de supprimer un tiers des postes des RASED (Réseaux d'Aide aux Élèves en Difficulté) : 3 000 maîtres E et G, professionnels de l'aide spécialisée et de
la remédiation individualisée seraient redéployés comme
professeurs des
écoles
dans
des
classes ordinaires.
Cette nouvelle
atteinte
au service
public d’éducation
s’ajoute aux 13
500 suppressions de
postes
prévues pour
2009, et vient
fragiliser l’ensemble
du système éducatif.
En effet, en assurant sur le temps scolaire et en étroite collaboration avec les enseignants, la prévention de l’échec
scolaire, les
RASED constituent
un outil
qui
a
su faire
preuve de
son efficacité.
De nombreux enseignants,
confrontés
aux classes surchargées,
souhaiteraient au contraire beaucoup plus souvent leur intervention.
Ce ne sont pas les deux heures, prises dans l’emploi du temps des enseignants qui permettront de remplacer un tel dispositif d’aide individuelle à l’élève reconnu pour sa pertinence
au
sein de l’Europe tout entière.
Le Conseil régional ne saurait approuver cette volonté d'économiser des postes au détriment d'une action effective sur les causes des difficultés scolaires, sur les différents problèmes que
peuvent rencontrer les enfants. Il ne
saurait
accepter
que soit
supprimée
cette
re-médiation reconnue et efficace, pratiquée par des
professionnels
formés
spécifiquement.
Soucieux d'une réelle égalité des chances pour tous les enfants dans toutes les écoles et de la qualité du
service public d'enseignement, le
Conseil régional
d'Auvergne demande
au Gouvernement le maintien des RASED, structure pertinente contre l'échec scolaire, et des 3.000
postes d'enseignants spécialisés.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT L'AVENIR DU LYCEE AGRICOLE DE
ROCHEFORT MONTAGNE
Le lycée d’Enseignement Professionnel
Agricole (L.P.A)
de
Rochefort-Montagne occupe une place stratégique dans le Sud Ouest du Département du Puy de Dôme, pour la formation des
jeunes
qui se
destinent à la profession d’agriculteurs
et aux métiers de l’environnement.
Or, la filière Production Animale (P.A.) du L.P.A
de Rochefort-Montagne
est
menacée
de disparition dans
le projet du nouveau schéma des
formations
pour la prochaine
rentrée.
Considérant, que la disparition de la filière P.A. entrainerait dans un avenir proche la disparition de l’établissement ; en effet la filière P.A. actuelle (BEPA, Bac Pro, Bac Techno PA) représente
47 élèves
sur
100 (hors BTS).
Considérant, que le recrutement des élèves de la filière P.A se situe dans une zone comprenant
le bassin laitier de la Petite Région Agricole Dômes Sancy Hautes Combrailles, où le nombre d’installation de
jeunes agriculteurs reste le plus important du département.
Considérant
qu’ainsi le L.P.A. répond
actuellement
à
l’objectif
d’un véritable
ancrage dans le
territoire, répond à une vocation de formation dans le milieu rural et se justifie par une solide implantation dans la profession agricole.
Considérant, de plus, que la récente
exploitation agricole du L.P.A. correspond bien aux besoins de la filière animale avec une fromagerie neuve, véritable outil de formation pour les élèves et
de fabrication de fourme
fermière
de Rochefort-Montagne.
Au
printemps prochain, le L.P.A. de Rochefort-Montagne sera le seul Lycée Agricole de France
avec
une exploitation agricole entièrement BIO avec vaches
laitières.
Considérant, que le L.P.A a résigné une convention de pâturage de 5 ans avec le Parc Naturel
Régional des Volcans d’Auvergne pour un projet de réouverture du paysage par l’exploitation ovine.
Depuis deux ans,
le projet du BTS GPN s’inscrit dans une interface agriculture et environnement.
La vocation du L.P.A. de Rochefort-Montagne
se situe donc dans une
nécessaire
complémentarité
de la production agricole et de la mise en valeur de
l’environnement.
Considérant, enfin que le L.P.A. se situe dans une zone de revitalisation Rurale (Z.R.R.) et peut ainsi bénéficier d’une dérogation pour des classes aux effectifs inférieurs à 10 élèves (entre 8 et 10 élèves).
Au regard
de
tous
ces arguments,
le
Conseil régional d’Auvergne demande
le
maintien
de la filière Production Animale
au
L.P.A. de
Rochefort-Montagne.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LA DEFENSE DE LA SUCCURSALE DE LA BANQUE DE FRANCE A AURILLAC
Considérant que le projet de restructuration initié par le gouvernement de la Banque de France et présenté
au Comité Central
d’Entreprise
le
12 décembre dernier
prévoit
la fermeture de
cinq
caisses
institutionnelles
dont celle de la succursale d’Aurillac au 1er juillet 2009.
Considérant que la suppression de l’unité d’Aurillac, qui intervient après celles du Puy-en- Velay, de Moulins,
de
Vichy, implique la
suppression
de
huit
emplois directs et
participe
du démantèlement du service public.
Considérant que le Conseil régional d’Auvergne est très attaché à la défense du service public et qu’il
inscrit
son action dans
une
logique
d’aménagement du territoire,
de telle
sorte
qu’il soit
possible de donner plus aux territoires qui ont le moins.
Le Conseil
régional d’Auvergne réuni
en séance plénière les 16 et 17 décembre 2008 demande
en conséquence que le
projet de restructuration
du
gouvernement
de la Banque
de
France fasse l’objet d’une réelle concertation afin qu’il n’ampute de nouveau notre région d’un service public de
proximité.
SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
VOEU CONCERNANT LE NECESSAIRE SOUTIEN
AU MOUVEMENT ASSOCIATIF
Alors que le 24 juillet 2008 lors d’une Table ronde sur le thème des « vacances pour tous, de l’éducation populaire et de la politique en faveur de la jeunesse », le Président de la République
rappelait son attachement et son soutien aux associations d’éducation populaire en affirmant que « notre époque a besoin d’éducation populaire
», le 6 octobre dernier le Ministère de l’Éducation Nationale
décidait sans concertation et sans information préalable de supprimer
25% du financement des actions conventionnées au titre de 2008 alors que celles-ci sont déjà engagées,
et de
supprimer au 1er septembre 2009 l’aide
partielle apportée
au financement de la rémunération des enseignants
détachés
affectés au sein de ces
huit associations.
Le mouvement associatif et particulièrement le
mouvement
d’éducation populaire mènent sur
l’ensemble du territoire des actions
remarquables,
notamment
dans
le champ scolaire
et périscolaire en se fondant sur les valeurs de
citoyenneté, d’éducation,
de laïcité et de solidarité.
A ce titre,
huit associations : le Centre
d’Entraînement
aux
Méthodes
d’Éducation Active
(CEMEA), les Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF), l’Association Régionale des Œuvres de
Vacances
de
l’Education Nationale (AROEVEN),
la
Jeunesse au
Plein
Air (JPA), les Francs
camarades (Francas),
la Ligue
de
l’Enseignement, (USEP),
l’Office
Central de la Coopération
à
l’Ecole (OCCE), l’Union Régionale des Pupilles de l’Enseignement Publique (PEP), sont reconnues
et agréées nationalement par l’État comme
complémentaires de
l’école publique.
Elles sont
reconnues
par
la
population comme animatrices essentielles sur
les territoires, et œuvrent en particulier en faveur des jeunes issus des classes sociales les plus défavorisées, dansles quartiers populaires comme en milieu rural.
Cette décision met en péril de nombreuses structures et va pour le moins entraîner une baisse
des interventions de ces associations en faveur de celles et ceux qui en ont le plus besoin. A la
suite de la suppression des crédits des ministères de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de
la Vie associative, de ceux du ministère de l’Agriculture et de la Pêche à destination des foyers ruraux et des associations
d’animation en milieu rural,
c’est une « véritable
programmation concertée
» pour faire
disparaître les mouvements d’éducation populaire qui est engagée.
C’est pourquoi, le Conseil régional d’Auvergne, réuni en session plénière les 16 et 17 décembre 2008, demande que les financements à
destination des associations complémentaires conventionnés au titre de l’année 2008 soient rétablis et que s’engage avec ces associations un véritable dialogue notamment afin d’assurer le financement par l’État de leurs activités sur le long
terme.