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Motions, Voeux, Propositions...

 

(adoptés par le Conseil régional,
déposés par  le groupe Socialiste ou l'intergroupe PS, PC et Vert)

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

     

    SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
    MOTION CONCERNANT LA POLITIQUE FRANCAISE
    ET EUROPEENNE
    D'INTEGRATION

    Considérant quune politique de l’immigration digne de la France et des valeurs de la République doit être fondée sur le respect de la vie de famille, du droit au travail et du droit d’asile,
    C
    onsidérant  que  le  pacte  signé  par  les  ministres  européens  le  4  novembre  2008  tourne  le dos  à  une conception humaniste de l’immigration en optant pour la marchandisation et la sélection des hommes, par le recours à la politique des quotas,
    C
    onsidérant quun Gouvernement qui trouve 360 milliards d’euros pour sauver le système bancaire doit pouvoir   trouver   les   crédits   nécessaires   pour   honorer   ses   engagements   en   matière   daide   au développement des pays les plus déshérités
    C
    onsidérant  que  la  récente  Conférence  de  Vichy  confirme  le  choix  d’une  approche  coercitive et répressive, pour envisager le phénomène migrant sous langle d’un très grand déséquilibre entre les droits et les devoirs des immigrants,
    L
    e Conseil régional dAuvergne affirme que l’intégration des migrants nest possible qu’en assurant leur égalité en droits, tant en matière d’accès à la santé, à l’aide médicale de l’état, à l’éducation, aux services publics, au logement, au regroupement familial, au droit de vote aux élections locales
    L
    e Conseil régional d’Auvergne regrette la diminution drastique des crédits consacrés à l’intégration des migrants dans le budget de l’État.
    L
    e  Conseil  régional  d’Auvergne  affirme  son  opposition  à  la  politique  mise  en  œuvre  par  l’actuel Gouvernement, politique de sélection des origines et des savoir-faire des migrants qui aboutit au pillage intellectuel et économique des pays en voie de développement.
    L
    e  Conseil  régional  d’Auvergne  affirme  que  la  politique  de  co-développement  et  les  financements appropriés  doivent  être  amplifiés  pour  assurer  les  conditions  d’un  mieux  vivre  dans  les  pays  les  plus déshérités et leur permettre notamment d’anticiper les catastrophes climatiques des dix années à venir.

    SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT LE DEVENIR DE L'ATELIER INDUSTRIEL
    AERONAUTIQUE DE CLERMONT-FERRAND - AULNAT

    Suite à l’annonce de la suppression de 400 emplois d’ici 2013 au sein de lAtelier Industriel Aéronautique (AIA)  de  Clermont-Ferrand,  le  Conseil  régional  dAuvergne,  réuni  en  session  plénière  le  18  novembre 2008 affirme son indignation quant aux raisons qui ont conduit à cette situation et apporte son soutien à l’ensemble des personnels du site clermontois.
    C
    onsidérant que dans le cadre de la réorientation de la politique extérieure de la France, la question du maintien en condition opérationnelle des matériels de défense et en particulier des aéronefs de nos forces armées constitue un impératif,
    C
    onsidérant que dans le cadre de la réforme générale des politiques publiques (RGPP) et du Livre Blanc sur la Défense, les orientations proposées par le Gouvernement ne laissent planer aucun doute sur les logiques qui motivent les futurs choix politiques dans ce secteur particulier, à savoir l'externalisation des activités de maintenance, le transfert de toutes les activités de soutien vers le privé, et par conquent la suppression massive d'emplois,
    C
    onsidérant  que  lAIA  de Clermont-Ferrand  représente  en Auvergne  le  2ème  site  industriel, avec  1200 emplois directs dans un secteur stratégique pour la région Auvergne, laéronautique regroupant en effet une centaine dentreprises employant 15 000 personnes,
    C
    onsidérant  que  les  mesures  d’accompagnement  territorial  des  restructurations  des  sites militaires présentées  seront  loin  de  compenser  les  pertes  induites,  qu’il  n’est  pas  prévu  que ces  dispositifs  - 15 prévus dans le Nord-Est de la France -   prennent en compte les externalisations industrielles opérées arbitrairement comme pour lAIA de Clermont-Ferrand,
    Considérant  que  la  gion  a  fait  de  laéronautique  un  secteur  prioritaire  de  son développement économique,  que  des  efforts  considérables  ont  été  déployés  -  continuent  de l 'être  -  pour  attirer  de nouvelles entreprises et de nouvelles activités,
    Considérant que la Région s’est fortement investie pour velopper la formation dans cette   filière avec la création  dAéria,  un  pôle  de  formation  aux  métiers  de  l’aéronautique  porté  en partenariat  avec  les acteurs économiques, de la formation et de l’éducation nationale,
    C
    onsidérant que cette annonce de suppression massive d’emplois résonne dans toute la région Auvergne comme  l’abandon  d’un  outil  industriel  très  performant,  avec  de  graves  répercussions  sur  l’activité  de nombreux sous-traitants auvergnats, sur léconomie locale dans son ensemble et bien évidemment   sur l’emploi,
    C
    onsidérant que la principale raison de cette baisse d’activité relève dun choix politique qui consiste à externaliser une activité militaire du ressort de lÉtat, celui-ci confiant en effet à des entreprises privées la maintenance de ses aéronefs militaires, au détriment de sites comme celui de Clermont-Ferrand,
    L
    e Conseil régional dAuvergne appelle le Gouvernement à revoir ses positions et proposer un nouveau modèle économique permettant le maintien et le développement d’une activité publique qui relève des ateliers industriels de laéronautique en général et de ceux de Clermont-Ferrand en particulier.
    L
    e  Conseil  régional  dAuvergne  demande  à  ce  quun  plan  de  charge  capable  d’envisager  un ritable développement des activités du site soit rapidement présenté, seule garantie d'une maîtrise publique de notre système de défense.

     

    SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT L'AVENIR DE L'AFPA

    Considérant  que  les  réformes  en  cours  (formation  professionnelle,  fusion  ANPE/Assedic,  transfert  des missions de lAFPA aux régions), conduisent à l'incapacité de finir une stratégie globale de lAFPA et au développement de ses activités,
    Considérant que la réforme de la formation professionnelle en cours ne saurait aboutir à l’affaiblissement de cet indispensable acteur public de la Formation, mais au contraire le positionner pour répondre aux besoins :
    - de l’orateur résultant de la fusion ANPE/UNEDIC,
    des collectivités locales donneurs d’ordre d’une offre territoriale de formation,

    - des gestionnaires de CIF (Congés Individuels de Formation),
    - des donneurs d’ordres en matre de formation en alternance,
    Considérant parallèlement que l’adossement de l’AFPA à son savoir-faire traditionnel en matre de stages qualifiants et de contrats de professionnalisation, doit être préservé,
    Considérant  que  la  spécificité  de  lAFPA  repose  sur  une  offre  globale  de  prise  en  compte  du stagiaire (accueil, hébergement, orientation, et si besoin suivi psychologique et socialisation) et que ces aspects là sont des missions de service public,
    Considérant que la décision du Gouvernement de retirer à lAFPA, dès le 1er  janvier 2009, son habilitation générale formation et certification,
    Considérant que le projet de loi de finances 2009 affiche son intention daccélérer le sengagement de l’État à l’égard de lAFPA, notamment en lui retirant les formations destinées   à des publics spécifiques, pour   être   soumises   à   des   appels   d’offres ;   en   amputant   de   moit   la  subvention   annuelle d’investissements,  en  lui  retirant  l’instruction  des  demandes  d’agrément  d’organismes  de  formation habilités à délivrer des titres du Ministère de l’Emploi,
    C
    onsidérant plus généralement que la crise financre actuelle et la crise économique qu’elle engendre, avec une forte aggravation du chômage, rendent plus que nécessaire le renforcement du service public de Formation Professionnelle Continue,

    Le  Conseil  régional  d’Auvergne  demande  au  Gouvernement  de  mettre  fin  à  ses  projets  en cours  qui conduiraient la privatisation voire à la disparition de ce service public,
    Le  Conseil  régional  dAuvergne  demande  au  Gouvernement  de  rencontrer  les  acteurs  au premier  rang desquels  figurent  les  représentants  des  organisations  représentant  les  salariés  de lAFPA,  aux  fins  de trouver   les   moyens   et  finir   les   objectifs   conduisant   au  renforcement   de   l’efficacité   sociale   et professionnelle de cet acteur public de la formation.

    SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT LA DEFENSE DU SERVICE PUBLIC
    DE LA STATISTIQUE

    Considérant  que  l’existence  d’un  grand  service  statistique  public  participe  de  la  sauvegarde  du  bat mocratique,
    C
    onsidérant  que  la  réalité  de  son  implantation  régionale,  principalement  au  travers  de  l'INSEE à Chamalières  pour  lAuvergne,  permet  de  répondre  aux  besoins  d’expertise  des  territoires  et est  gage d’efficacité vis à vis des acteurs locaux,
    Considérant  que  sa  présence  en  région  parisienne,  pour  environ  1/3  de  son  personnel, permet  aux interlocuteurs  nationaux  (ministères,  médias,  cideurs,  chercheurs  et  demandeurs de  statistiques)  de disposer d’analyses et d’expertises reposant sur le savoir-faire d’un personnel de qualité,
    Considérant  la  cohérence  que  représente  aujourd’hui  cet  ensemble  réparti  sur  tout  le  territoir dont la mission  est  d’éclairer  en  toute  indépendance  les  grands  débats  soctaux  en  produisant  des  chiffres fiables et des études économiques et sociales objectives,
     
    Le  Conseil  régional  dAuvergne  soppose  à  toute  cision  prise  sans  concertation,  qui  concourrait  à la fragilisation du service statistique public, notamment la cision récente du Gouvernement de créer un prétendu  « Pôle  National  de  la  Statistique  Publique »  qui  fait  craindre  un  mantèlement  des  activités assumées jusque là par ce grand service public, tant en région quà Paris.
    Le  Conseil  régional  dAuvergne  demande  en  conséquence  au  Gouvernement  de  réunir  l'ensemble  des acteurs de la statistique publique, au premier rang desquels les représentants des salariés, pour débattre, avant toute décision, de lavenir du grand service public de la statistique.

     

    SESSION DES 17 ET 18 NOVEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT LA DEFENSE ET LA PROMOTION DE L'ENERGIE EOLIENNE

    Les   fis   énergétiques,  climatiques   et  économiques   imposent  à   tous   une  réaction   d’urgence.

    Le développement maîtrisé et concerté de l’éolien participe à la lutte contre le changement climatique, ainsi quau développement local. Cest aussi une diversification intéressante de l’activité économique.

    Pourtant, sous la pression d’un fort lobby anti-éolien, le Gouvernement a en projet un cret visant à soumettre les parcs éoliens à la procédure d'autorisation des « installations classées pour la protection de l'environnement » (ICPE).

    Les   installations   éoliennes,   jà   soumises   à   de   nombreuses   réglementations,   parmi   les  plus contraignantes en Europe, seraient ainsi classées dans la même catégorie que les sites industriels les plus  polluants !  Cette  proposition  fut  pourtant  rejetée  à  lunanimité  par  les  membres  du  comité orationnel « énergies renouvelables » du Grenelle, et est dénoncée par les fédérations  de protection de l’environnement ainsi que par les professionnels de l’éolien.
     
    Aujourd’hui,  alors  que  le  Conseil  régional  d’Auvergne  mène  une  politique  visant  à veloppe les énergies  renouvelables  sur  son  territoire,  et  quen  particulier  les  deux  parcs naturels régionaux  qui révisent  leur  charte  font  des  énergies  renouvelables,  dont  l’éolien,  un enjeu fondamental,  nous craignons   que   la   promulgation   de   ce   cret   ne   porte   gravement  atteinte   à   la   poursuite   du développement de la filière éolienne dans notre région.
    Pour  toutes  ces raisons, le  Conseil  régional  d’Auvergne, réuni  le  18  novembre  2008, demande que le Gouvernement renonce à son projet.
     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    MOTION D'URGENCE CONCERNANT L'AVENIR DU CREPS DE VICHY - AUVERGNE

    A  l’occasion  du  comité  technique  paritaire  ministériel,  le  Ministère  de  la  Jeunesse  et  des Sports annonce un plan de réforme des CREPS. Certains sont officiellement fermés, d’autres en restructuration, d’autres en suspens d’évaluation des missions jusqu’en mars 2009.
    L
    e  CREPS  de  Vichy   Auvergne,  en  suspens  d’évaluation,   est  donc  toujours  menacé.  Cet établissement,  unique  dans  la  Région,  accueille  en  effet  cinq  pôles  espoirs  réunissant  75 athlètes  et  reçoit  chaque  année  près  de  1  000  sportifs  stagiaires,  sans  compter  toutes  les actions de formation conduites en direction du mouvement sportif dans son ensemble et des associations de jeunesse et d’éducation populaire.
    L
    e CREPS de Vichy - Auvergne organise par ailleurs le concours national des professeurs de Sports (CNAPS).
    C
    et établissement sur lequel repose un positionnement stratégique fort de lagglomération de Vichy  en  faveur  de  léconomie  du  sport,  a  fait  l’objet  de  nombreux  investissements  ces dernières années gce aux financements de l’État, de la région Auvergne, du Conseil général de lAllier, de Vichy Val dAllier. L’enveloppe globale des investissements programmés jusquà 2010 s’élève à 7,5 M.    
    Par
    ailleurs, le CREPS a obtenu des certifications de qualité. Il est le seul en France à bénéficier de la  norme  ISO  9002.  Il  porte  des  projets  de  développement  importants  et  offre  des  gages  de qualité et de performance qui auraient dû pour le moins rassurer son Ministère de tutelle.
    D
    e  l’agglomération  de  Vichy  à  la  gion  et  au  Département,  toutes  les  collectivités  ont toujours été présentes pour soutenir cet outil de formation exceptionnel, qui rayonne bien au- delà des frontières de l’Auvergne.
    L
    e Ministère annonce une évaluation complémentaire sur les misions de ce CREPS.
    C’e
    st  pourquoi  le  Conseil  régional  dAuvergne  demande le  maintien  du  CREPS  de  Vichy  - Auvergne ainsi que sa reconnaissance comme outil de formation indispensable.
    L
    e Conseil régional dAuvergne demande par ailleurs :
    -
     une  concertation  élargie :  personnels  et  formateurs  du  CREPS,  usagers  du  mouvement sportif et de l’éducation populaire et acteurs institutionnels locaux,
    -
    la reconnaissance d’un « pôle santé », suggérée par les collectivités dans la convention avec l’État à loccasion du financement de la réhabilitation du CREPS,   qui permettra la mise en réseau des différents acteurs en ce domaine de la métropole « Vichy Clermont-Ferrand »,
    -
     maintien des moyens humains, matériels et financiers mis à disposition par l’État auprès du CREPS.

     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    MOTION DE SOUTIEN A FRANCE 3 AUVERGNE
    ET L'AUDIOVISUEL PUBLIC

    Considérant que, dans une mocratie moderne, le pluralisme de l'information et l'indépendance des médias  sont  une  condition  de  liberté  de  choix  des  citoyens,  de  l'égalité  politique,  de la fraternité, et qu'ils sont indispensables pour apporter aux citoyens l'expression de la diversité de points de vue sur la socté à laquelle ils appartiennent,
    Considérant que France 3 Auvergne, avec ses 87 salariés dans la rédaction gionale, locale et les 3 antennes permanentes à Moulins, Aurillac et Le Puy-en-Velay, assure un maillage du territoire au  plus  près  de  la  population,  et  que  ce  service  public  (présent  en  Auvergne  depuis  1964) témoigne activement de la vie et du veloppement de la région,
     
    Le Conseil régional d'Auvergne, réuni en session les 16 et 17 décembre 2008, inquiet de voir ce service public compromis par l'actuel projet de loi sur l'audiovisuel qui vise :
     -
     à  court  terme,  à  limiter  l'indépendance  de  ce  service  public  vis-à-vis  de  l'exécutif  par la nomination de ses dirigeants directement par le Président de la publique,
     -
    à moyen terme, à brader le service public de l'audiovisuel par la diminution de ses ressources et notamment  la  suppression  des  recettes  publicitaires  sur  les  chaînes  publiques  (qui  serait effective  dès  le  5  janvier  2009)  qui  ne  sera  pas  compensée  à  l'euro  près  contrairement  à l'engagement présidentiel,
    aff
    irme  son  soutien  à  France  3  Auvergne  et  souhaite  que  le  Gouvernement  renonce  aux dispositions de la réforme et garantisse au service public audiovisuel les moyens de produire et de diffuser des émissions de qualité, en toute indépendance.

     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT LA VALORISATION
    DE L'APPELLATION MONTAGNE

    La région est tout particulrement concernée par la crise économique, de par sa spécificité dans le domaine des productions animales et laitres, au moment même où lagriculture auvergnate se trouve à un carrefour essentiel pour son avenir, et où les filres sont en grande difficulté.
    En  effet,  il  est  indispensable  et  vital  de  promouvoir  les  productions  de  montagne,  dans  leur ensemble, dans le cadre de l’aménagement des territoires auvergnats, et dassocier et de soutenir le secteur agroalimentaire, fort acteur économique et créateur d’emplois.
    C’est pourquoi, en complément du programme d’intervention du Conseil gional d'Auvergne sur les  Appellations  dOrigine  Contlée  (AOC),  le  Label  Rouge  et  les  Indications  Géographiques Protégées (IGP), le Conseil régional dAuvergne organisera une réflexion née sur la valorisation de l’appellation montagne.

     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    VOEU EN FAVEUR DU MAINTIEN DES RASED

    Lors du débat à l'Assemblée nationale sur le budget 2009 de l'Education nationale, le Ministre Xavier Darcos a confirmé son intention de supprimer un tiers des postes des RASED (Réseaux d'Aide aux Élèves en Difficulté) : 3 000 maîtres E et G, professionnels de l'aide spécialisée et de la  remédiation  individualisée  seraient  redéployés  comme  professeurs  des  écoles  dans  des classes ordinaires.
    Cette  nouvelle  atteinte  au  service  public  d’éducation  sajoute  aux  13 500  suppressions  de postes  prévues  pour  2009,  et  vient  fragiliser  l’ensemble  du  système  éducatif.  En effet,  en assurant sur le temps scolaire et en étroite collaboration avec les enseignants, la prévention de l’échec  scolaire,  les  RASED  constituent  un  outil  qui  a  su  faire  preuve  de  son  efficacité.  De nombreux   enseignants,   confrontés   aux   classes   surchargées,   souhaiteraient   au   contraire beaucoup plus souvent leur intervention.
    Ce ne sont pas les deux heures, prises dans l’emploi du temps des enseignants qui permettront de remplacer un tel dispositif d’aide individuelle à l’élève reconnu pour sa pertinence au sein de l’Europe tout entière.
    Le  Conseil régional ne  saurait approuver cette volonté  d'économiser des postes au triment d'une action effective sur les causes des difficultés scolaires, sur les différents problèmes que peuvent rencontrer  les  enfants.  Il  ne  saurait  accepter  que  soit  supprimée  cette  re-médiation reconnue et efficace, pratiquée par des professionnels formés spécifiquement.
    S
    oucieux d'une réelle égalité des chances pour tous les enfants dans toutes les écoles et de la qualité   du   service   public   d'enseignement,   le   Conseil   régional   d'Auvergne   demande   au Gouvernement le maintien des RASED, structure pertinente contre l'échec scolaire, et des 3.000 postes d'enseignants spécialisés.

     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT L'AVENIR DU LYCEE AGRICOLE DE
    ROCHEFORT MONTAGNE

    Le  lycée  d’Enseignement  Professionnel  Agricole  (L.P.A)  de  Rochefort-Montagne  occupe  une place stratégique dans le Sud Ouest du Département du Puy de Dôme, pour la formation des jeunes qui se destinent à la profession dagriculteurs et aux métiers de l’environnement.
    Or,
     la  filière  Production  Animale  (P.A.)  du  L.P.A  de  Rochefort-Montagne  est  menacée  de disparition dans le projet du nouveau schéma des formations pour la prochaine rentrée.
    C
    onsidérant, que la disparition de la filière P.A. entrainerait dans un avenir proche la disparition de l’établissement ; en effet la filière P.A. actuelle (BEPA, Bac Pro, Bac Techno PA) représente 47 élèves sur 100 (hors BTS).
    C
    onsidérant, que le recrutement des élèves de la filière P.A se situe dans une zone comprenant le bassin laitier de la Petite gion Agricole Dômes Sancy Hautes Combrailles, où le nombre d’installation de jeunes agriculteurs reste le plus important du partement.
    Considérant  quainsi  le  L.P.A.  répond  actuellement  à  l’objectif  d’un  véritable  ancrage  dans  le territoire, répond à une vocation de formation dans le milieu rural et se justifie par une solide implantation dans la profession agricole.
    Considérant, de plus, que la récente exploitation agricole du L.P.A. correspond bien aux besoins de la filière animale avec une fromagerie neuve, véritable outil de formation pour les élèves et de fabrication de fourme fermre de Rochefort-Montagne.
    Au
    printemps prochain, le L.P.A. de Rochefort-Montagne sera le seul Lycée Agricole de France avec une exploitation agricole entrement BIO avec vaches laitres.
    C
    onsidérant, que le L.P.A a résigné une convention de pâturage de 5 ans avec le Parc Naturel gional des Volcans d’Auvergne pour un projet de réouverture du paysage par l’exploitation ovine.
    D
    epuis   deux   ans,   le   projet   du   BTS   GPN   sinscrit   dans   une   interface   agriculture   et environnement.
    L
    a  vocation  du L.P.A. de Rochefort-Montagne se situe donc  dans  une nécessaire complémentarité de la production agricole et de la mise en valeur de l’environnement.
     
    Considérant, enfin que le L.P.A. se situe dans une zone de revitalisation Rurale (Z.R.R.) et peut ainsi néficier d’une rogation pour des classes aux effectifs inférieurs à 10 élèves (entre 8 et 10 élèves).
    Au
     regard  de  tous  ces  arguments,  le  Conseil  régional  dAuvergne  demande  le  maintien  de la filière Production Animale au L.P.A. de Rochefort-Montagne.

     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT LA DEFENSE DE LA SUCCURSALE DE LA BANQUE DE FRANCE A AURILLAC

    Considérant que le projet de restructuration init par le gouvernement de la Banque de France et présenté  au  Comité  Central  d’Entreprise  le  12  décembre  dernier  prévoit  la fermeture  de  cinq caisses institutionnelles dont celle de la succursale dAurillac au 1er  juillet 2009.
    Considérant que la suppression de l’unité d’Aurillac, qui intervient après celles du Puy-en- Velay, de Moulins,  de  Vichy, implique  la  suppression  de  huit  emplois  directs  et  participe  du démantèlement du service public.
    Considérant que le Conseil régional d’Auvergne est très attac à la fense du service public et qu’il  inscrit  son  action  dans  une  logique  d’aménagement  du  territoire,  de  telle  sorte  qu’il  soit possible de donner plus aux territoires qui ont le moins.

    Le Conseil régional dAuvergne réuni en ance plénière les 16 et 17 cembre 2008 demande en conquence  que  le  projet  de  restructuration  du  gouvernement  de  la  Banque  de  France  fasse l’objet d’une réelle concertation afin qu’il nampute de nouveau notre région d’un service public de proximité.

     

    SESSION DES 15, 16 et 17 DECEMBRE 2008
    VOEU CONCERNANT LE NECESSAIRE SOUTIEN
    AU MOUVEMENT ASSOCIATIF

    Alors que le 24 juillet 2008 lors d’une Table ronde sur le thème des « vacances pour tous, de l’éducation populaire et de la politique en faveur de la jeunesse », le Président de la République rappelait son attachement et son soutien aux associations d’éducation populaire en affirmant que « notre époque a besoin d’éducation populaire », le 6 octobre dernier le Ministère de l’Éducation Nationale  cidait  sans  concertation  et  sans  information  préalable  de  supprimer  25%  du financement des actions conventionnées au titre de 2008 alors que celles-ci sont jà engagées, et   de   supprimer   au   1er     septembre   2009   l’aide   partielle   apportée   au   financement   de la rémunération des enseignants détachés affectés au sein de ces huit associations.
    L
    e  mouvement  associatif  et  particulièrement  le  mouvement  d’éducation  populaire  mènent  sur l’ensemble  du  territoire  des  actions  remarquables,  notamment  dans  le  champ  scolaire  et périscolaire en se fondant sur les valeurs de citoyenneté, d’éducation, de laïcité et de solidarité.
    A
     ce  titre,  huit  associations :  le  Centre  d’Entraînement  aux  Méthodes  d’Éducation  Active (CEMEA), les Eclaireuses et Eclaireurs de France (EEDF), lAssociation Régionale des Œuvres de Vacances  de  l’Education  Nationale  (AROEVEN),  la  Jeunesse  au  Plein  Air  (JPA),  les  Francs camarades  (Francas),  la  Ligue  de  l’Enseignement,  (USEP),  l’Office  Central  de  la  Coopération  à l’Ecole (OCCE), l’Union Régionale des Pupilles de lEnseignement Publique (PEP), sont reconnues et agées nationalement par l’État comme complémentaires de l’école publique.
    Elles
     sont  reconnues  par  la  population  comme  animatrices  essentielles  sur  les  territoires,  et œuvrent en particulier en faveur des jeunes issus des classes sociales les plus favories, dansles quartiers populaires comme en milieu rural.
    C
    ette décision met en péril de nombreuses structures et va pour le moins entraîner une baisse des interventions de ces associations en faveur de celles et ceux qui en ont le plus besoin. A la suite de la suppression des crédits des ministères de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, de ceux du ministère de lAgriculture et de la Pêche à destination des foyers ruraux  et  des  associations  d’animation  en  milieu  rural,  c’est  une  « véritable  programmation concertée » pour faire disparaître les mouvements d’éducation populaire qui est engagée.
    C’e
    st pourquoi, le Conseil régional d’Auvergne, réuni en session plénre les 16 et 17 cembre 2008,   demande   que   les   financements   à   destination   des   associations   complémentaires conventionnés au titre de l’année 2008 soient rétablis et que s’engage avec ces associations un véritable dialogue notamment afin d’assurer le financement par l’État de leurs activités sur le long terme.