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COMMISSIONS PERMANENTES

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Motions, Voeux, Propositions...

 

(adoptés par le Conseil régional,
déposés par  le groupe Socialiste ou l'intergroupe PS, PC et Vert)

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

    SESSION DU 13 AVRIL 2004  
    VOEU CONCERNANT LES PERSONNELS TECHNICIENS ET OUVRIERS DE SERVICE DE L'ÉDUCATION NATIONALE

    Considérant que les personnels techniciens et ouvriers de service de l'éducation nationale font partie intégrante des équipes éducatives des établissements scolaires,
    Considérant la nécessité de maintenir ces personnels dans l'intégralité de leur statut au sein de la fonction publique de l'État,
    Considérant la nécessité de conforter les services publics de l'éducation nationale dans leur mission,
    Considérant que l'État se doit d'être le garant de la préservation sur l'ensemble du territoire d'un maillage de services publics,

    Le Conseil Régional d'Auvergne, réuni en assemblée plénière le 13 avril 2004, demande au Gouvernement de renoncer à son projet de transfert des personnels techniciens et ouvriers de service de l'éducation nationale vers les conseils régionaux et les conseils généraux.

    SESSION DU 11 JUIN 2004
    VOEU VISANT AU MAINTIEN DES SERVICES PUBLICS EN GÉNÉRAL ET AU MAINTIEN DU SERVICE POSTAL EN PARTICULIER, SUR LE TERRITOIRE RÉGIONAL


    Considérant que, pour un nombre croissant de communes, le service public postal n'est plus assuré dans toute sa plénitude,
    Considérant que la nouvelle politique de La Poste conduit à l'abandon d'une partie des services, à la sous-traitance de missions résiduelles à des opérateurs privés ainsi qu'à la mise à contribution financière des communes,
    Considérant que, au plan régional, cette politique fait planer de lourdes menaces sur l'avenir du personnel, tant au niveau du tri postal que de la distribution ou des services financiers,
    Considérant  que le projet de lo i relatif à la  régulation des activités postales  prévoit pourtant  qu'au « moyen de son réseau de points de contacts et en complément de ses prestations de service universel, La Poste contribue à l'aménagement et au développement du territoire national»,

    Le Conseil régional d'Auvergne :
    >
          
    affirme son opposition à toute réduction tant de la présence postale territoriale que de la distribution du courrier,
    >
         
    apporte son soutien aux initiatives prises par les élus ruraux pour défendre la présence et la qualité du service public dans leur commune,
    >
           demande au Gouvernement de revenir sur les projets de modification du réseau et de la présence postale territoriale, engagés par la Direction de La Poste.

    SESSION DU 11 JUIN 2004
    VOEU CONCERNANT LE PROBLÈME DES OGM EN AUVERGNE

    Considérant l'importance de mener à leur terme toutes les études scientifiques préalables sur la santé et l'environnement relatives à chaque produit OGM susceptible d'être mis en culture en milieu ouvert,
    Considérant la difficulté à rendre crédible une agriculture biologique en la faisant coexister avec des cultures OGM de plein champ,
    Considérant qu'à ce jour l'innocuité et l'absence de risques de disséminations liées à la culture en plein champ de plantes génétiquement modifiées ne sont pas avérées,
    Considérant insuffisantes voire contradictoires les données scientifiques relatives aux modalités de coexistence sur le terrain entre les produits non-OGM et une éventuelle filière OGM,
    Considérant cependant que la France ne saurait être absente du secteur de la recherche fondamentale sur les OGM, à partir de cultures sous serre fermée, recherches conduites par des organismes publics dans une transparence totale
    Le Conseil régional d'Auvergne :
    >
           se déclare opposé à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en milieu ouvert sur le territoire de la région,
    >       préconise la poursuite de recherches fondamentales sur les OGM, à partir de cultures exclusivement réalisées sous serre fermée et après avis d'une commission d'experts dans laquelle le Conseil régional d'Auvergne serait partie prenante.

    SESSION DU 11 JUIN 2004
    VOEU VISANT À INTÉGRER DANS LE PIAN « HÔPITAL 2007 » LE SERVICE QUE LES SOINS DE PROXIMITÉ RENDENT À LA SOCIÉTÉ

    Considérant que l'avenir de l'hôpital et du service public de santé passe par le renforcement général des structures hospitalières mais aussi par le maintien des structures hospitalières locales, le Conseil régional d'Auvergne, réuni en Assemblée plénière les 10 et 11 juin 2004, demande au Gouvernement d'intégrer les dix propositions formulées par l'Association des Petites Villes de France dans le plan « Hôpital 2007 », aux fins d'assurer la survie d'un service public hospitalier de proximité, à savoir :
    -    Encourager une politique de complémentarité entre structures hospitalières, et renoncer à toute pratique concurrentielle entre hôpitaux publics appartenant à un même territoire de santé,
    -    Promouvoir et appliquer les principes de subsidiarité et de mise en réseau des centres hospitaliers,
    -    Prendre en compte dans la tarification à l'activité les spécificités des petits hôpitaux de proximité,
    -    Améliorer les conditions matérielles de travail afin de rendre les hôpitaux de proximité plus attractifs pour le personnel médical et hospitalier,
    -    Affecter rapidement des fonds à l'objectif de péréquation infra-régionale,
    -    Soutenir le développement de la télémédecine non pas comme simple outil mais en tant que pratique médicale à part entière,
    -    Privilégier et soutenir l'intégration de la notion de « bassin sanitaire » ou « territoire de santé » dans le plan Hôpital 2007,
    -    Associer étroitement les élus régionaux et locaux dans l'élaboration des Schémas Régionaux d'Organisation Sanitaire (SROS) de 3ème génération,

    -    Élargir les compétences des ARH au sein d'Agences régionales de Santé (ARS),
    -    Réformer le processus décisionnel au sein des hôpitaux.

    SESSION DU 11 JUIN 2004
    VOEU VISANT AU MAINTIEN DE L'UNITÉ TERRITORIALE DE LA RÉGION AUVERGNE DANS LE CADRE DE LA RESTRUCTURATION DES HARAS NATIONAUX PRÉVUE AU CONTRAT D'OBJECTIFS 2004/2008

    Considérant l'importance de la filière équine pour l'Auvergne,
    Considérant les implications constantes des collectivités locales dans les projets de développement des stations,
    Considérant que le contrat d'objectifs État/Haras nationaux, prévoit l'insertion du cheval dans le territoire dans le but de favoriser le développement local et le développement économique,
    Considérant la nécessité du maintien de l'unité territoriale régionale correspondant à la circonscription du Haras d'Aurillac pour conforter durablement la filière équine en Auvergne,
    Considérant qu'un découpage de la circonscription serait néfaste à l'organisation de la filière équine,
    Le Conseil régional d'Auvergne demande que soit maintenue dans son intégrité géographique la circonscription régionale existante, préservant ainsi la valorisation du Haras National d'Aurillac, la pérennisation de la station de Monte de Tréban (Allier), le maintien du potentiel et des projets de la station de St Gervais d'Auvergne (Puy de Dôme), le maintien des stations existantes dans le Cantal et la Haute-Loire.
    Le Conseil régional d'Auvergne souhaite par ailleurs la reconnaissance par l'État et ses partenaires du rôle de Vichy dans le développement régional et inter-régional de la filière équine, de même qu'il demande que soit assurée la reconnaissance du Haras National d'Aurillac comme pôle équin national.

    SESSION DU 11 JUIN 2004
    VOEU VISANT À LA RECONNAISSANCE DU MÉTIER D'AGENT DE DÉVELOPPEMENT ET À LEUR INTÉGRATION DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE

    Considérant que le recrutement d'agents de développement compétents, efficaces et disponibles a permis aux communautés de communes, pays et parcs en particulier, de créer la dynamique de projets garantissant aux territoires concernés un avenir innovant adapté aux attentes de leurs habitants,
    Considérant que ce travail de longue baleine, qui commence à porter ses fruits, est remis en cause pour un nombre croissant de collectivités et que le représentant de l'État dans le Puy-de-Dôme met certains EPCI dans l'impossibilité de stabiliser dans leur emploi et leurs missions ces agents de développement qui ont contribué à bâtir au quotidien les collectivités,
    Considérant que depuis plus de cinq ans les EPCI rencontrent des difficultés pour le renouvellement des contrats de leurs agents de développement, et que les seules solutions proposées ont été des mesures transitoires dans l'attente d'un cadre d'emploi,
    Considérant que, malgré le cadre offert par la Loi Sapin créée à cet effet, certains arrêtés d'intégration ont été dénoncés par le Préfet, dont huit pour le Puy de Dôme (cinq viennent d'être annulés par le tribunal administratif et les trois autres sont en attente de jugement).
    Considérant que la validation de l'expérience professionnelle d'agents de développement dans le domaine de l'animation n'est pas prise en compte par le CNFPT,
    Considérant que ces décisions administratives, qui vont exactement à ('encontre de la dynamique en cours de décentralisation de la gestion de notre pays, s'appuient sur une analyse qui ne tient pas compte de la réalité du terrain et sont argumentées par des motifs non recevables car :  
    -    ils dénient l'existence de besoins spécifiques aux territoires majoritairement ruraux,
    -    ils dénient l'exigence pour nos communautés nouvelles d'être d'abord des territoires de projets et non d'administration.
    -    ils oublient que les missions concernées ont été ouvertes au recrutement de titulaires de la fonction publique territoriale, qui n'ont pas fait acte de candidature,
    -    ils oublient que beaucoup de cas similaires ont trouvé une issue favorable dans d'autres départements,
    -    ils vont à l'encontre de l'esprit de la loi Sapin de résorption de la précarité ; situation instable que      nos agents de développement ont su gérer et dépasser, afin de ne pas
    pénaliser leur efficacité ni leur disponibilité.
    Considérant la volonté d'un grand nombre d'élus de :
    >   parvenir à l'obtention d'une solution rapide pour les agents actuellement concernés par un jugement,
    >    faire reconnaître le métier d'agent de développement dans les cadres d'emplois de la Fonction Publique Territoriale.
    Le Conseil régional d'Auvergne :
    -    se déclare favorable à la reconnaissance par la Loi du métier d'agent de développement,
    -    apporte son soutien aux collectivités proposant leur intégration au sein de la Fonction Publique Territoriale,
    demande à Monsieur le Préfet de Région :

    -    
    de tout mettre en œuvre pour apporter des solutions durables aux situations des agents de développement en cours d'intégration,
    -   
    de transmettre au niveau national la nécessité que soit reconnu par la loi le métier d'agent de développement,

    -    
    demande aux parlementaires d'agir pour l'adaptation effective du cadre légal, à la fois pour la reconnaissance du métier d'agent de développement ainsi que pour le règlement durable des situations d'intégration bloquées.

    SESSION DU 17 SEPTEMBRE  2004 
     
    MOTION DE SOUTIEN AUX JOURNALISTES C.CHESNOT ET G.MALBRUNOT
    AINSI QUE DE LEUR CHAUFFEUR M. AD-JOUNDI RETENUS EN OTAGE

    Depuis le 20 août 2004, deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ainsi que leur chauffeur syrien, Mohammed Ad-Joundi, sont retenus en otage par un groupe islamiste armé.
    Le Conseil régional d'Auvergne :
    -    Exprime sa vive émotion face à cet acte incompréhensible,
    -    Adresse tout son soutien aux familles et aux proches des journalistes détenus,
    -    Salue les efforts courageux de tous les responsables musulmans de France et du monde arabe pour l'aide qu'ils apportent pour un dénouement rapide de cette situation, tout particulièrement le Président du Conseil régional du Culte Musulman d'Auvergne, M. Abdellah Assafiri, pour son engagement personnel et collectif,

    -    Soutient l'action entreprise par le Gouvernement et l'ensemble des forces politiques de notre pays pour la libération des trois otages.

    SESSION DU 1 7 SEPTEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT LE PROBLÈME DES DÉLOCALISATIONS

    Considérant que l'industrie mais aussi certaines activités de services se trouvent confrontées à une vague de délocalisations qui mettent en péril le devenir de l'emploi industriel en France,
    Considérant les récentes publications de listes d'entreprises françaises s'apprêtant, par pur opportunisme financier, à délocaliser leurs activités en Europe de l'Est, dans les Pays du Maghreb ou en Asie,
    Considérant que de plus en plus souvent les menaces de délocalisations s'accompagnent d'un chantage à l'emploi, aux salaires et aux acquis sociaux.
    Considérant que ce phénomène de chantage à l'emploi et à la délocalisation touche aussi l'Auvergne, notamment au travers de l'exemple de l'entreprise SEDIVER à St-Yorre et de ses 294 salariés,
    Le Conseil régional d'Auvergne demande au Chef de l'État de prendre l'initiative, auprès de ses homologues européens, pour créer les conditions d'une politique commune destinée à éviter les délocalisations d'entreprises tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières de l'Europe,
    II demande au Gouvernement de faire face à ses responsabilités en mettant en place un plan d'urgence destiné à lutter contre les délocalisations, contre toute forme de dumping social et contre tous procédés de chantage à l'emploi auxquelles s'adonneraient certaines entreprises, plan d'urgence qui ne soit pas assis sur les contributions des collectivités locales,
    II souhaite qu'en tout état de cause, les « délocalisateurs » se voient contraints de restituer les aides publiques éventuellement perçues,

    II demande, pour le cas de l'entreprise SEDIVER de St-Yorre, que le Gouvernement mette tout en œuvre et présente, dans les délais les plus brefs, les solutions permettant à cette entreprise techniquement très performante, de continuer son activité à St-Yorre, préservant ainsi 294 emplois sur le bassin de Vichy.

    SESSION DU 17 SEPTEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT LE FRET FERROVIAIRE

    Considérant le quasi abandon du mode de transport ferroviaire auquel condamne, particulièrement dans des régions comme l'Auvergne et le Limousin, le plan Fret 2006 préparant à la libéralisation du marché du transport de marchandises et à son ouverture à la concurrence pour 2007, prévu par Bruxelles,
    Considérant les périls, tant en terme économique que d'emploi et d'aménagement du territoire, que font courir à la Région Auvergne, les orientations exigées de la SNCF par l'État et qui conduisent à l'abandon du fret dans certaines gares comme celle de Saint-Éloy-les-Mines,
    Considérant l'enjeu pour l'Auvergne du maintien du mode de transport ferroviaire des marchandises produites notamment par les Sociétés Rockwoll, des Eaux de Volvic, des Eaux du Mont Dore et de Laqueuille...
    Considérant l'aberration économique, environnementale, de santé publique et de sécurité que représenterait le transfert de ces marchandises du rail vers la route, avec l'explosion du trafic camion sur les territoires considérés,
    Le Conseil régional d'Auvergne demande au Gouvernement de donner les moyens indispensables au fret ferroviaire pour lui permettre de représenter une réelle alternative au tout routier,
    II demande au Gouvernement et à la SNCF de renoncer, compte tenu des spécificités des territoires fragiles de la région Auvergne, au démantèlement des infrastructures ferroviaires et de veiller au maintien du mode de transport par rail des productions issues notamment des activités des Sociétés Rockwoll, des Eaux de Volvic, des Eaux du Mont Dore et de Laqueuille.

    SESSION DU 15 NOVEMBRE 2004  
    MOTION DE SOUTIEN CONCERNANT LA CANDIDATURE DE LA VILLE DE PARIS POUR L'ORGANISATION DES JEUX OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES DE 2012 : "PARIS 2012"

    Le Mouvement Olympique contribue à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse à pratiquer le sport sans discrimination, dans un esprit de solidarité, d'amitié et de fair-play.
    A travers la candidature de Paris, c'est toute la France qui sera portée par les valeurs de l'Olympisme auxquelles se mêleront les valeurs universelles de notre République : "Liberté, Égalité, Fraternité".
    De plus, la dimension paralympique exemplaire qu'a voulu donner le Comité d'organisation de Paris 2012 donne une autre résonance à la perception du handicap en soulignant la ténacité de ces athlètes et en les intégrant pleinement à la réalisation de cette manifestation internationale.

    Le Conseil régional d'Auvergne apporte tout son soutien à la candidature de la Ville de Paris pour l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2012. Il assure qu'il s'associera à toute manifestation de soutien à Paris 2012 en Auvergne, dans l'attente de la décision officielle du 6 juillet 2005 du Comité International Olympique qui fera de Paris, espérons-le, la ville organisatrice des Jeux Olympiques et Paralympiques en 2012. 

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    MOTION DE SOUTIEN CONDAMNANT LES AUTEURS DE VIOLENCES ET ACTES DE VANDALISME SUR DES BIENS PUBLICS OU PRIVÉS ET À L'ENCONTRE D'ÉLUS DE LA RÉPUBLIQUE

    Suite aux dégradations du domicile et de biens divers d'un Conseiller régional d'Auvergne, accompagnées de graffitis et d'insultes visant à intimider et faire peser des pressions sur un élu de la République dans l'exercice de son mandat,
    le Conseil régional d'Auvergne condamne avec force tous les actes de violence, quelle qu'en soit l'origine ou la provenance, visant tant les biens publics ou privés, que les personnes ou les élus représentants du peuple,
    II rappelle que de tels actes se sont malheureusement produits au plus haut niveau de l'État, en particulier à rencontre d'un Ministre de l'Environnement, sans que de tels faits n'aient suscité la moindre poursuite, ce que le Conseil régional d'Auvergne ne saurait tolérer, dans le cas d'espèce aujourd'hui dénoncé.

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT L'ACCORD GÉNÉRAL SUR LE COMMERCE DES SERVICES (A.G.C.S.)

    Dans le cadre de l'Accord Général sur le Commerce des Services (A.G.C.S.), les pays membres de l'OMC mènent actuellement des négociations dont la conclusion devrait s'achever d'ici début 2005. Il s'agit de soumettre de nouveaux secteurs des services aux règles de l'A.G.C.S..
    Considérant que :
    -
       l'A.G.C.S. s'applique à tous les échelons administratifs, de l'État aux communes ;
    -
       l'A.G.C.S. peut concerner à brève échéance, presque tous les services dont les services publics ;
    -
       les secteurs de services engagés dans l'A.G.C.S. sont soumis à des règles internationales dont le respect est imposé par l'O.M.C., laquelle dispose pour cela d'un organe de règlement des différends, ce qui réduit drastiquement les marges de manœuvre des élus locaux. En outre, ces règles, soumises aux principes de « supériorité du libre-échange », sont lourdes de conséquences à la fois sociales, sur l'environnement ainsi que sur les activités et la diversité culturelles ;
    -
       selon le texte de l'A.G.C.S, les services engagés le sont en fait de manière irréversible ;
    -
       l'A.G.C.S. accentue la mise en concurrence des territoires locaux en livrant toujours plus d'activités de service au commerce mondial et aux investisseurs internationaux ;
    -
       l'A.G.C.S. crée, par étapes successives, un marché mondial du travail temporaire, ce qui renforcera considérablement la compétition entre travailleurs, tirera les salaires et les conditions de travail vers le bas et poussera à des mobilités non choisies, aggravant les déstructurations sociales et familiales, et les difficultés des collectivités locales ;
    -
       les négociations pour l'extension du champ d'application de l'A.G.C.S. sont marquées par le manque de transparence et l'absence totale de consultation des collectivités locales et des populations.
    C'est pourquoi
    le Conseil régional d'Auvergne, réuni en Assemblée plénière le lundi 20 décembre 2004, inquiet des conséquences des négociations en cours et leur incidence sur l'avenir des collectivités locales :
    > demande la diffusion publique immédiate des négociations A.G.C.S.,
    > prend position, en tant qu'assemblée élue, contre l'obligation qui lui serait faite par l'A.G.C.S. de privatiser des services publics qu'elle considère devoir rester dans le domaine public,
    > demande un moratoire des négociations A.G.C.S.,
    > demande l'ouverture d'un débat national sur l'A.G.C.S. impliquant la pleine participation des collectivités locales et des populations,
    > déclare l'Auvergne zone non A.G.C.S.

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004  
    VOEU CONCERNANT LES VICTIMES DE L'AMIANTE DANS L'ENTREPRISE AUBERT & DUVAL

    Considérant :
        Que le Ministère du Travail vient de prendre une décision lourde de conséquences pour les victimes de l'amiante en refusant le bénéfice de la « préretraite amiante » aux salariés de 62 entreprises en France, dont les Aciéries Aubert et Duval,
        Qu'aux Aciéries des Ancizes, déjà 110 salariés sur les 430 ayant passé les scanners (la majeure partie sont des actifs) ont découvert des plaques ou épaississements pleuraux dus à l'amiante. A ce chiffre, il faut ajouter 7 décès dus au mésothéliome
        Alors que la loi de 1996 obligeait les propriétaires d'immeubles bâtis à la « protection contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante», les précautions nécessaires n'ont pas été prises sur le site des Aciéries et la médecine du travail n'a pas joué son rôle en organisant les contrôles préventifs nécessaires,
        Que l'amiante tue chaque année 3500 personnes, dix par jour,
        Que les risques de catastrophe sanitaire sont encore à venir, les nouveaux cas de cancer (1000 chaque année, pour celui de la plèvre et 2000 pour celui du poumon) iront en augmentant,  
        Que la santé des hommes n'a pas de prix et que ceux qui ont une responsabilité dans ce dossier doivent en répondre,
        Que cette décision du gouvernement peut provoquer une situation sociale dramatique dans la région des Combrailles déjà fortement pénalisée par la dégradation de la situation de l'emploi.
        Qu'actuellement, les victimes de l'amiante et leurs organisations sont dans l'incapacité de contester cette décision inique, car elles n'ont reçu ni le rapport d'enquête préalable ni les motivations de ce rejet -alors que nous sommes dans un Etat de droit- et, à juste raison, elles exigent la transparence pour saisir la juridiction administrative
    Le Conseil régional d'Auvergne
    demande au gouvernement que la dotation de l'Etat au fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante soit réévaluée sensiblement pour répondre aux urgences d'une situation sanitaire très grave, et ce afin de permettre aux salariés des Aciéries des Ancizes concernés de bénéficier de la préretraite amiante. Le Conseil régional demande également que la législation soit renforcée sur la protection des salariés, ainsi que sur la prévention et la réparation des maladies professionnelles, sachant que le principal produit de substitution à l'amiante sur le site est la fibre de céramique réfractaire qui provoque des pathologies identiques.

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT LA CONTRIBUTION DES ÉTATS AU BUDGET DE L'EUROPE

    Dans le cadre du 3ème rapport sur la cohésion, la Commission Européenne a été amenée à faire des propositions concernant le budget de l'Europe élargie sur la période 2007 - 2013.
    Celle-ci propose d'asseoir le budget de l'Union sur la base de 1,14 % du Revenu National Brut communautaire en crédits de paiement (1,24 % en crédits d'engagement).
    Six États membres, dont la France, souhaitent plafonner le budget à 1 % du RNB.
    Eu égard aux engagements pris sur l'évolution de la PAC (+ 1% par an jusqu'en 2013), qui représente le tiers du budget, et à l'importance stratégique du budget proposé pour l'objectif « convergence » (78 % des 336 milliards d'Euros réservés aux fonds structurels) dont la France continentale sera exclue, il est à craindre que les négociations aboutissent à considérer l'objectif « compétitivité régionale et emploi » (18 %) comme une variable d'ajustement budgétaire.
    Il convient, par ailleurs, de remarquer que la totalité du développement rural basculerait sur le 2ème pilier de la PAC (axe 3), avec un taux minimum de 15 % du programme.
    On ne peut là aussi qu'être inquiet sur une volonté ferme de l'État de défendre un tel taux et craindre un ajustement à la baisse des propositions de la Commission.
    C'est pourquoi le Conseil régional d'Auvergne demande au Gouvernement Français de faire évoluer sa position, afin de garantir aux Régions les ressources dont elles ont besoin pour leur développement en acceptant une contribution de 1,14 % du RNB communautaire au budget de l'Europe.
    Cette démarche est, par ailleurs, soutenue par l'association représentative des Collectivités Territoriales Françaises, dans un avis du 10 mai 2004, rejointe par l'Association des Régions de France le 29 novembre 2004.

    Liste des associations représentatives des Collectivités Territoriales de France :

    - Assemblée des Départements de France
    - Assemblée des Communautés de France
    - Association des Communautés Urbaines de France
    - Association des Maires de France Association des Maires de Grandes Villes de France
    - Association des Maires Ruraux de France Association des Maires Ville et Banlieue de France
    - Association des Petites Villes de France

    - Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe Fédération des Maires des Villes Moyennes

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004  
    VOEU CONCERNANT LE SERVICE PUBLIC DE PROXIMITÉ : EDF - GDF

        Considérant que, dans la dernière décennie, le service public de proximité d'EDF et de GDF a été réduit sur tout le territoire auvergnat à un point tel qu'il ne peut répondre à ses missions fondamentales envers la population, notamment en terme d'égalité de traitement.
        Considérant que les deux premières étapes d'ouverture à la concurrence (2000 et 2004) déjà franchies, ont mis en place la notion de "clients éligibles" et que celle-ci a conduit, pour les uns, à des augmentations substantielles du montant de leur facture ( + 30 à 50% ) par le seul jeu du passage au marché dérégulé, pour d'autres, à des augmentations du coût des "services" pouvant aller jusqu'à 390%.
        Considérant que la troisième étape de 2007, livrant à la concurrence l'ensemble des usagers de l'électricité et du gaz, va aggraver la situation de dizaines de milliers de familles françaises et plus particulièrement celle des plus démunies.
        Considérant que les Directions d'EDF et de GDF Distribution de la région Auvergne accentuent la désertification de notre région en vidant progressivement les sites ruraux de leur contenu, puis en les fermant.
        Considérant les périls, tant en termes économique, d'emploi, que d'aménagement du territoire et de sécurité des biens et des usagers, que font courir à la Région Auvergne les orientations imposées par EDF et GDF sur le département de l'Allier, avec la fermeture projetée pour 2005, des sites de Gannat, Lapalisse, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bourbon l'Archambault, Dompierre-sur-Besbre, Huriel et Commentry.
        Considérant que cette image est identique dans les trois autres départements de la Région, avec différents états d'avancement dans la mise en place de la réforme.
    Le Conseil Régional d'Auvergne demande au Gouvernement d'imposer à EDF et à GDF de réorienter leurs moyens financiers, matériels et humains, en direction de l'intérêt général de la population, des communes et des départements, et de renoncer immédiatement à la fermeture des structures de proximité.

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    VOEU VISANT À DOTER LES CENTRES HOSPITALIERS, DONT CELUI DE MONTLUÇON DES POSTES NÉCESSAIRES À LEUR FONCTIONNEMENT

    Les 10 et 11 juin 2004, le Conseil régional d'Auvergne, réuni en Assemblée plénière adoptait à l'unanimité un vœu qui, bien qu'opposé au Plan « Hôpital 2007 », demandait au Gouvernement d'intégrer diverses propositions aux fins de conforter le fonctionnement des structures de soins de proximité.
    Le 13 septembre 2004, auditionnant Monsieur le directeur de l'Agence régionale Hospitalière, le Conseil régional d'Auvergne réitérait ses observations et obtenait des assurances quant à la volonté de celui-ci d'être le garant de l'accès à des soins de qualité pour tous les habitants de la région Auvergne, dans le cadre d'un fonctionnement satisfaisant des établissements publics.

    Or, plusieurs hôpitaux publics de la région Auvergne se trouvent à ce jour face à une situation délicate, principalement causée par des problèmes de sous-effectifs, qui menacent le fonctionnement même de ces établissements.
    Parmi ces hôpitaux publics, l'hôpital de Montluçon a vu le lancement de la première tranche d'un vaste programme de modernisation en octobre 2000, la seconde tranche se trouvant actuellement en phase de démarrage.
    Les moyens humains devant être concordant aux moyens technologiques de l'hôpital, le Contrat d'Objectifs et de Moyens d'avril 2003 consignait la proposition de 127 postes, nombre conforme aux normes hospitalières retenues généralement par l'État.
    Or, la décision du gouvernement de ne pas donner les moyens humains nécessaires à l'ouverture du nouveau bâtiment du Centre Hospitalier de Montluçon porte un coup sévère au service public hospitalier et, par là-même, aux usagers des services de soins.
    Il en est de même pour un grand nombre d'établissements de soins de la Région Auvergne parmi lesquels les hôpitaux de Riom, Ambert, Cébazat, Le Puy en Velay...
    C'est pourquoi 
    le Conseil régional d'Auvergne, réuni en Assemblée plénière le lundi 20 décembre 2004, demande solennellement au Gouvernement et conséquemment à l'Agence régionale Hospitalière, de répondre favorablement aux besoins en personnel des établissements hospitaliers publics de la région Auvergne.

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT LA REALISATION DU RACCORDEMENT DE L'AUTOROUTE A 89 ENTRE BALBIGNY ET LA TOUR DE SALVIGNY

    Considérant que la Commission Européenne aurait refusé la procédure d'adossement pour la réalisation du raccordement de l'autoroute A89 entre Balbigny et La Tour de Salvagny,
    Considérant qu'une telle décision est de nature à repousser de plusieurs années la réalisation d'un tronçon vital pour l'Auvergne et le Massif Central, permettant la continuité autoroutière d'un itinéraire transversal européen, de la façade océanique au centre de l'Europe élargie,
    Le Conseil régional d'Auvergne en appelle au Gouvernement Français et à Monsieur Jacques BARROT, Commissaire Européen chargé des transports, pour trouver rapidement une solution favorable, de nature à sauvegarder les intérêts de l'Auvergne et du Massif Central, dans le cadre d'une nécessaire solidarité avec ces territoires, dont il ne convient ni de renforcer les handicaps naturels, ni de décourager les nombreuses initiatives prises par les collectivités locales et territoriales pour assurer leur avenir.

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT LES PROJETS DE FERMETURE DE L'AGENCE IMMOBILIÈRE RÉGIONALE SNCF ET DE L'AGENCE COMMERCIALE VOYAGEURS DE CLERMONT-FERRAND

    Considérant préjudiciable à l'Auvergne un projet de la direction de la SNCF qui prévoit, à compter de juin 2005, la disparition de l'Agence Immobilière régionale,
    Considérant que la délocalisation de ce service à Lyon rendra de fait les contacts plus problématiques, avec des délais plus longs et une connaissance des dossiers plus aléatoire,
    Considérant par ailleurs qu'un autre projet, celui de la fermeture de l'Agence Commerciale Voyageurs (voyages en groupe par le train désormais gérés à Lyon) pénaliserait les écoles, lycées, collèges, associations, entreprises. En effet, ces groupes d'usagers perdraient leur contact local et se verraient contraints de se tourner vers d'autres moyens de transport,
    Le Conseil Régional d'Auvergne, établi par la loi comme Autorité Organisatrice des Transports, premier financeur du renouvellement et de la modernisation du matériel roulant, demande à la SNCF :
    >
          de   renoncer  au   projet  de   disparition   de   Clermont-Ferrand   de   l'Agence Immobilière régionale SNCF,
    >
          de renoncer au projet de fermeture de l'Agence Commerciale Voyageurs de Clermont-Ferrand,

    SESSION DU 20 DÉCEMBRE 2004
    VOEU CONCERNANT LA RÉSERVATION OBLIGATOIRE SUR LES TRAINS TEOZ POUR DES TRANSPORTS INTRA-RÉGIONAUX ET LA VALIDITÉ DES BILLETS TER LIMITÉE À UN JOUR

    Considérant que les contraintes de la réservation obligatoire pour des trajets intra-régionaux sont très mal acceptées par la clientèle et vont à l'encontre de la facilitation de l'usage des trains indispensable à son attractivité face à l'automobile toujours disponible.
    Considérant que l'introduction des rames TEOZ, à la capacité limitée sur Paris - Clermont-Ferrand, a imposé cette contrainte, y compris pour les parcours terminaux où la capacité est toujours suffisante.
    Considérant par ailleurs que la limitation à un jour de la validité des billets régionaux expérimentée en Auvergne depuis juillet 2004 introduit elle aussi une forte contrainte avec nécessité de programmer à l'avance la date de son voyage, ce qui est aberrant pour un trajet de la vie quotidienne et sur une courte distance. De plus, la nécessité de modifier son billet ou de l'acheter au dernier moment entraîne une surcharge aux guichets et un inconfort pour l'usager.

    Le Conseil régional d'Auvergne :

    -   souhaite que la réservation obligatoire sur les trains TEOZ soit supprimée ;
    -   souhaite qu'un bilan de l'expérience de limitation à un jour des billets régionaux soit réalisé d'ici la fin du premier semestre 2005 afin d'en mesurer tous les effets et notamment en recueillant l'avis des principaux intéressés, les clients du TER.