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Interventions
des élus du groupe
socialiste

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

Session des 20 et 21 juin 2011
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Intervention de Monsieur Olivier Harkati,  
au nom du groupe socialiste et républicain du Conseil régional d'Auvergne

Monsieur le Président, mes Chers Collègues,
Cette session de juin sera bien plus qu’un exercice rituel consacré à l’examen des comptes de la région, puisque nous aurons à voter une première Décision Modificative et de nouveaux programmes qui impacteront particulièrement la vie des auvergnats, et singulièrement les jeunes.
Nous serons donc amenés à donner quitus à notre Président et à adopter le compte de gestion et le Compte Administratif de l’exercice 2010. Ces volumineux documents sont évidemment une photographie de la situation financière du Conseil régional au 31 décembre 2010. Mais ils sont aussi les témoins fidèles de notre activité, de la mise en œuvre des programmes et crédits votés par notre Assemblée.
Loin des errements des comptes du gouvernement qui s’autorise à présenter des budgets en déficit, et place la France dans la situation très alarmante, principalement en matière d’endettement, le Conseil régional, lui, se voit contraint de présenter des comptes en équilibre. Et c’est seulement à l’issue de l’exercice qu’est constatée la matérialité d’un excédent ou, le cas échéant, d’un déficit de nos comptes de gestion.
Une nouvelle fois nous ne pouvons, je le crois, que nous satisfaire du résultat 2010.
Car celui-ci est en tous points conforme à ses prédécesseurs : il se traduit par un excédent supérieur à 15 millions d’euros qui, cumulé avec l’excédent de début d’exercice de 14 M€, nous donne un excédent de clôture supérieur à 29 M€.
La comptabilité revêt quelques aspects rébarbatifs, j’en conviens. Et cette introduction est certes un peu technique, je vous l’accorde. Mais elle n’est pas anodine. Car ces résultats accréditent notre souci de saine et scrupuleuse gestion. Ils permettent aussi de renforcer notre volonté de poursuivre sereinement  notre marche vers l’innovation.
Ainsi, malgré l’adversité que représentent la conjoncture et les choix du gouvernement de brider l’action des régions, nous voterons donc aujourd’hui une Décision Modificative de 29 M€, c’est à dire la mise en œuvre de nouvelles actions, intégralement financée par nos excédents antérieurs.
Beaucoup d’autres Régions sont aujourd’hui placées devant un autre choix : celui de recourir à de  nouveaux emprunts d’équilibre, renoncer au lancement de nouveaux programmes, retarder la mise en chantier de nouveaux équipements… Ce ne sera pas notre cas. Et nous ne pouvons que nous en féliciter et en féliciter l’exécutif de notre Conseil régional.
Ainsi donc clôturons-nous l’exercice 2010 avec un taux d’exécution de 90,57 %, ce qui représente un niveau très élevé de consommation des crédits.
Parallèlement, nous limitons à 40 M€ le recours à l’emprunt pour une inscription initiale de 80 M€.
En analysant programme par programme, nous atteignons par exemple des taux d’exécution de 92,93 % pour l’enseignement, 86,59 % pour la formation ou encore 97,05 % pour les transports, pour ne citer que les principales compétences dévolues aux régions par les lois de décentralisation.
Ces chiffres constituent autant d’indicateurs favorables auquel s’ajoute une nouvelle progression, à 122 M€, de notre capacité d’autofinancement.
En résumé :

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une excellente exécution de nos programmes,
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la limitation du recours à l’emprunt,
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une hausse de notre capacité d’autofinancement,
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un excédent en fin d’exercice.
Des  indicateurs au vert donc, qui témoignent de notre aptitude à maintenir en ordre les comptes de l’Auvergne.
Voilà qui nous permet d’envisager notre Décision Modificative n°1 pour 2011 dans d’excellentes conditions puisque les dépenses nouvelles que nous inscrivons aujourd’hui sont gagées par nos excédents de clôture de l’exercice 2010, sans emprunt ni fiscalité supplémentaire.
Ce constat positif de l’état des finances de notre collectivité me permet une transition avec les propos élogieux formulés par les chefs d’entreprises, grands témoins de notre colloque « Graines d’Emplois », sur la capacité à innover, sur la réactivité de la Région en situation de crise, sur son aptitude à l’anticipation, et sur son attractivité.
Le 6 juin dernier donc, à la Grande halle d’Auvergne, lors de ce colloque, Andres Atenza, un de ces grands témoins, ancien directeur de l’École Supérieure de Commerce de Clermont-Ferrand, nous confirmait ce que nous pressentions déjà : l’image de l’Auvergne a changé.
Elle a changé en seulement quelques années. Et, paradoxalement, elle aura changé au plus fort de la crise économique et financière.
Image d’une région qui fait front. Image d’une région qui prend les bonnes options. Image d’une région qui anticipe les bouleversements économiques et culturels qui s’opèrent, qui s’accélèrent même.
A l’appui de son intervention, Andres Atenza, énumérait les changements positifs : comme l’investissement opportun dans le Haut Débit puis désormais dans celui du Très Haut Débit, ou encore l’ambition touristique, le pari de l’innovation et de l’intelligence, la primauté donnée à l’éducation, à la recherche, à la formation, à la jeunesse…  à cette Auvergne Nouveau Monde qui est plus qu’un slogan car elle allie concrètement performance, qualité et authenticité d’un territoire.
Dans sa conclusion fut même envisagé un avenir prometteur avec une capitale régionale forte de 60 000 étudiants.
Revenant sur les efforts entrepris au plus fort de la crise financière et économique de 2008, il précisait que dans des moments comme ceux-là « il y a les régions visionnaires… et puis il y a  les régions gestionnaires ».
Cette attitude de visionnaires audacieux et innovateurs, nous la revendiquons, bien entendu. Nous poursuivons même sans relâche sur cette voie. Et les programmes nouveaux à l’ordre du jour de notre session d’aujourd’hui attestent de cette volonté d’aller toujours de l’avant.
J’ajoute cependant que nous revendiquons aussi le rang de gestionnaires scrupuleux des deniers régionaux, ce que confirment les excellents résultats de nos comptes de gestion 2010 dont je viens de parler.
Nous voici donc, mes chers collègues, encouragés à poursuivre notre action avec l’audace qui est désormais perçue de l’extérieur comme notre marque de fabrique.
L’ordre du jour de notre Décision Modificative n°1 est dans le droit fil de cette intense activité du Conseil régional d’Auvergne.
A commencer par le rapport « Graines d’Emplois », résultat d’un travail considérable entrepris au sein de 13 ateliers associant plus de 300 partenaires, au cours de 31 réunions thématiques par secteur d’activités et 42 réunions territoriales dans les quatre départements de l’Auvergne.
Voilà le résultat de la mobilisation engendrée par les initiatives prises par l’institution régionale ! Cette mobilisation aboutit à identifier 114 métiers nouveaux pour lesquels nous voterons aujourd’hui les modalités de notre intervention. Nous  adapterons nos dispositifs pour les aider à éclore, par des aides directes certes, mais aussi par la mise en adéquation de notre appareil de formation professionnelle.
Le travail entrepris, unique en France sur lequel nous nous étions engagés pendant la campagne électorale, nous donne une nouvelle fois un temps d’avance sur les autres régions qui, demain, trouveront matière à s’inspirer de cette expérimentation dans laquelle de très nombreux acteurs se seront investis.
Car les filières professionnelles couvertes sont analysées sous tous leurs aspects, qu’il s’agisse des filières de l’innovation, du numérique, de la nutrition, de la santé, des matériaux nouveaux ou encore de l’économie verte.
Les filières classiques comme l’industrie agro-alimentaire ou l’aéronautique, le transport, la construction ou la filière bois ont chacune été explorée pour en extraire les profils des emplois de demain.
Tout comme les filières des services aux particuliers, le commerce de détail, le tourisme ou encore les métiers de la culture, du sport et des loisirs.
Chacun pourra apprécier, dans le rapport, la matérialité de ces futurs emplois, tout comme les premières mesures et inscriptions budgétaires relatives :

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à la création d’un pack « Jeune Chercheur »,
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au déploiement du programme Très Haut Débit,
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à la dynamisation de la filière bois,
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ou encore la création du Fonds d’Investissement Auvergne Durable, couvert par le lancement, à l’automne, d’un emprunt obligataire ouvert à tous les auvergnats et garanti par la collectivité régionale.
Ainsi mobiliserons-nous l’épargne des auvergnats autour d’un objectif commun : gagner la bataille de l’emploi et de l’innovation.
La tâche est ambitieuse mais le pari exaltant. Il nous invite, et avec nous tous les auvergnats, à réussir la transition technologique, écologique et culturelle. Il nous invite à l’anticiper plutôt que de l’attendre, à l’affronter plutôt que de la subir.
J’en viens à présent à une seconde mesure que nous prendrons aujourd’hui. Le Pack Jeune Adulte.
Nous avons fait de la jeunesse la « Grande Cause Régionale ». Cette session d’aujourd’hui donne l’occasion d’apporter une nouvelle preuve de la réalité de notre engagement.
En effet, avec l’ensemble des programmes inscrits en faveur du « Pack Jeune Adulte » nous finalisons plusieurs mois de réflexion et de concertation entrepris avec ferveur et persévérance par Anna Aubois, Vice-Présidente en charge de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative.
Des dizaines de réunions sur nos quatre départements, des partenaires institutionnels mis à contribution, 3 700 questionnaires retournés par les jeunes sur le site Internet dédié, 18 émissions Web radio… bref un panel de consultations qui nous font penser que les besoins de notre cœur de cible auront, comme leurs attentes, été clairement et exhaustivement  identifiés.
Ainsi pouvons-nous tracer les grands objectifs du « Pack Jeune Adulte » qui sont de faciliter l’autonomie professionnelle et sociale des jeunes, consacrer l’égalité des chances, répondre à leurs problématiques du quotidien, en fonction de leur âge, prendre en compte les besoins spécifiques liés à leur bassin de vie…
C’est pourquoi ce dispositif sera d’abord composé de mesures générales destinées à l’ensemble des 16 – 30 ans, ensuite de mesures sous condition de ressources pour les 18 – 25 ans et enfin de mesures spécifiques destinées à corriger les inégalités territoriales.
Car, les jeunes ne se concentrent pas que dans les villes et ne se rencontrent pas que dans les universités. Ils vivent aussi dans les territoires ruraux. Ils suivent des cursus professionnels liés à l’artisanat ou à l’agriculture. Bref, la jeunesse à laquelle s’adresse le Pack Jeune est une jeunesse plurielle.
C’est d’ailleurs en cela que le dispositif proposé est complet et innovant, à commencer par la carte à puce attribuée sous conditions de ressources aux jeunes 18 –25 ans, pour satisfaire au règlement de certaines dépenses liées directement à l’accession à l’autonomie : permis de conduire, mutuelle, assurance logement, contraception, frais de scolarité, abonnement transports ou Internet…
Il s’agissait, pour nous, d’un engagement électoral fort, pris en 2010, et qui suscite de nombreuses attentes. Nous tenons parole !
Mais ce dispositif va bien au-delà d’une mesure unique destinée à faciliter la conquête de l’autonomie par les jeunes.
Car nous avons souhaité proposer une panoplie d’actions cohérentes qui vont du soutien aux jeunes en service civique à une aide spécifique aux jeunes repreneurs – créateurs d’entreprises, sans oublier les aides transversales conclues en partenariat avec le CROUS pour le logement, avec la SNCF et le TER à 1 € pour les festivals régionaux ou encore avec les Conseils Généraux associés à nous par convention.
Comme vous le voyez, cette panoplie couvre un spectre suffisamment large et de manière souple pour  répondre de façon efficace aux attentes et besoins des jeunes, tout en restant un dispositif adaptable, et le cas échéant évolutif.
Il va de soi que ces nouveaux programmes confortent notre action déjà très fournie en faveur de la jeunesse, notamment par l’effort continu que nous poursuivons en matière d’éducation et de formation.
A l’instar du programme des travaux dans les lycées où là encore, dans cette DM1, nous inscrivons de nouveaux crédits, parmi lesquels je noterai ceux réservés aux lycées de Haute Auvergne à Saint Flour, Georges Pompidou à Aurillac ou encore Emmanuel Chabrier à Yssingeaux.
En résumé, tous les établissements de nos quatre départements sont concernés par des travaux de rénovation, d’amélioration et de mise en sécurité. Il en est de même pour les équipements qui, d’année en année, voient nos lycées se moderniser et rattraper les retards accumulés lorsqu’une autre majorité que la nôtre ne plaçait pas les lycées parmi ses priorités.
Vous noterez aussi qu’un des rapports de DM1 propose de reconduire le programme d’aide à l’acquisition des manuels scolaires par le biais du chéquier « Lycée + » et d’inscrire les crédits correspondants. Nous serons donc prêts lors de la prochaine rentrée scolaire pour  répondre, sans retard, aux besoins des familles des lycéens.
De même, nous expérimenterons, pour la première année, dans deux établissements par département à raison de deux classes par établissement, le passage aux manuels numériques.
En cela nous sommes en phase avec notre volonté constante de développer l’usage numérique. Et cette expérimentation, menée en collaboration avec le Rectorat, les équipes éducatives, les éditeurs et les fédérations de parents d’élèves, permettra de juger réellement de la pertinence de ce nouvel outil pédagogique interactif que peut être le livre scolaire numérique.
Vous noterez aussi que notre dispositif d’Emploi tremplin évoluera afin de permettre l’éligibilité des collectivités territoriales souhaitant créer des emplois de médiateurs socio-culturels et socio-sportifs en direction des jeunes de plus de 16 ans.
D’une façon générale nous anticipons une des trente propositions du programme socialiste pour 2012 au niveau national qui prévoit notamment la création de 300 000 emplois d’avenir en direction des jeunes.
Dans un autre registre, mais d’une extrême importance soulignée par de nombreux intervenants au colloque « Graines d’Emplois », nous aurons à nous prononcer sur l’adoption du Schéma Directeur Territorial de l’Aménagement numérique auvergnat, élaboré en concertation avec l’État, les Départements de l’Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy de Dôme ainsi que les Communautés d’Agglomération du Bassin d’Aurillac, de Clermont Communauté, de Montluçon, de Moulins Communauté, du Puy en Velay et de Vichy Val d’Allier.
J’attire votre attention sur le fait qu’il s’agit d’un document majeur, d’un document de « référence » qui détermine notre stratégie et la feuille de route des chantiers numériques des prochaines années.
Sur ce plan là, une nouvelle fois,  nous sommes en avance sur toutes les autres régions. On cite d’ailleurs beaucoup l’Auvergne pour vanter la performance de couverture par le Haut Débit Numérique. Un industriel, intervenant au colloque  « Graines d’Emplois », nous a même appris que nous étions la première région européenne pour ce taux de couverture.
Faisons donc en sorte de conserver cette avance pour présenter demain des taux de couverture Très Haut Débit à un tel niveau.
Voilà donc Monsieur le Président, quelques-uns uns des grands chantiers que vous ouvrez ou proposez de poursuivre dans cette Décision Modificative n°1 de l’exercice 2011. Et je sais que les regards sont tournés vers l’institution régionale, en particulier ceux des jeunes, qui attendent que des résultats concrets sortent de nos débats d’aujourd’hui.
J’aurai bien sûr pu développer d’autres sujets à l’ordre du jour de notre session,  tels celui de la création de la Maison Innovergne, unique en France, l’avenant au Contrat de Projet État – Région qui resserre son effort autour de la recherche et de l’innovation.
J’aurais pu aussi mettre l’accent sur la signature d’une convention triennale avec le Parc Naturel Régional Livradois-Forez ou encore sur notre intervention en faveur de l’artisanat.
Nous reviendrons évidemment sur chacun de ces sujets au fil de nos débats d’aujourd’hui.
Ainsi donc, mes chers collègues, l’intense activité de notre Assemblée est une nouvelle fois démontrée par cet ordre du jour extrêmement chargé.
Cela ne nous empêchera pas d’évoquer d’autres sujets régionaux d’importance. Comme par exemple, le mépris dans lequel est tenue notre région en matière ferroviaire, puisqu’on nous impose aujourd’hui arrivées et départs en gare de Paris – Bercy, rallongeant de fait les temps de trajet, éloignant le raccordement des usagers aux lignes de métro et de RER, reléguant l’Auvergne dans une gare secondaire, annulant les minutes de trajets gagnées pourtant une à une par des investissements publics et des crédits régionaux.
Ce mépris est gravement ressenti par l’ensemble de la population auvergnate.
C’est pourquoi,  le groupe socialiste et républicain a déposé un vœu qui sera soumis à notre Assemblée en fin de séance, vœu qui demande que la SNCF renonce à ce transfert des liaisons ferroviaires de l’Auvergne vers la gare de Paris – Bercy.
J’évoquerai aussi cet autre sujet d’importance qui touche notre région comme le reste de la France. Celui de la sécheresse qui menace notre agriculture. Qu’attend donc l’État pour agir, sans attendre, sans reporter à septembre le versement des premières aides ?

Nous savons tous en effet que la sécheresse exceptionnelle qui sévit depuis plusieurs semaines sur la moitié des départements français a déjà provoqué des dégâts irrémédiables. Cette calamité climatique plonge l’agriculture française, déjà en crise, dans une situation plus inquiétante encore.

Le résultat est que les éleveurs, une fois encore premières victimes, ne sont plus en capacité de nourrir leurs troupeaux.
Alors que la survie financière des exploitations est en péril, alors qu’un risque de spéculation sur le fourrage et la paille menace, les mesures prises par le gouvernement paraissent bien insuffisantes au regard de l’urgence et de la gravité de la situation.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles :

-  Nous demandons que le gouvernement verse une aide d’urgence au secteur de l’élevage, sans attendre le mois de septembre.
-  Nous lui demandons de prendre des dispositions pour faciliter la réorientation vers l’alimentation animale des deux millions de tonnes de céréales destinées à la production de bioéthanol.
-  Nous lui demandons de casser la spirale de la spéculation sur le fourrage.
-  Et nous lui demandons enfin d’encadrer les prix de l’alimentation du bétail.

Au-delà, il conviendra, une fois la crise passée, de repenser notre modèle agricole afin qu’il soit moins sensible aux dérèglements climatiques promis à se multiplier dans l’avenir. Il est désormais évident que les pouvoirs publics doivent encourager le verdissement des pratiques pour assurer le développement durable de l’économie agricole, comme d’ailleurs le Conseil régional d’Auvergne a commencé de le faire.
Et ce qui est vrai de l’inaction du gouvernement en direction de l’agriculture l’est malheureusement aussi sur le front de l’emploi.

Deux ans et demi après le début de la crise, plus de 4 millions de Français recherchent toujours un emploi, soit 841.000 de plus qu’en novembre 2008.
L’incapacité du gouvernement et de Nicolas Sarkozy à sortir la France de la spirale du chômage est manifeste.
La politique du Président de la République a été une succession d’erreurs et d’improvisations.
Il est temps d’en finir avec une politique qui n’a obtenu aucun résultat, sauf l’enrichissement des plus riches... Pour relancer l’emploi, il est urgent de mettre en œuvre, comme nous le proposons, un vrai plan de relance de l’activité (banque publique d’investissement industriel pour investir massivement aux côtés des entreprises, modulation de l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires pour encourager le développement des entreprises) et des mesures pour protéger les salariés et relancer rapidement l’emploi (la création de 300.000 « emplois d’avenir » en direction de la jeunesse, la mise en place de véritables dispositifs pour décourager les licenciements boursiers, la modulation des cotisations sociales pour favoriser le recours au CDI).
Et tandis que l’incurie du gouvernement pénalise les Français, celui-ci trouve de nouveaux boucs émissaires et jette en pâture de façon indigne les plus fragiles de nos concitoyens.
Je veux parler des bénéficiaires du RSA.
Monsieur Wauquiez va même jusqu’à vouloir les assigner à la double peine, celle du travail gratuit et de la pauvreté, pour les punir, selon ses propres termes, d’être « le cancer de la société française ».
Il y a, dans ces propos, plus que de l’indécence. De l’indignité, voilà le mot qui convient. Et il y a comme un malaise, dans l’Auvergne solidaire que nous développons, que ces mots aient été prononcés par le dernier ministre auvergnat en exercice.
Je vous remercie.



Session des 20 et 21 juin 2011
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Intervention de Monsieur René Souchon,
 

Président du Conseil régional d'Auvergne,

Mes cher(e)s collègues,
Notre session en ce premier jour de l’été est particulièrement riche avec l’examen de sujets majeurs pour l’avenir de notre région. Nous aurons notamment à nous prononcer sur une série de mesures en faveur de la jeunesse, de notre économie et des emplois de demain.
Nous sommes également à la veille de rendez-vous importants en matière d’équipements régionaux.
En octobre prochain s’ouvrira un débat public attendu dans le cadre du projet de liaison LGV Paris/Orléans/Clermont/Lyon.
Une première victoire collective, que je souhaite partagée par toutes les Auvergnates et tous les Auvergnats qui ont déjà dit oui au TGV pour plus de 90 000 d’entre eux et qui auront à nouveau à s’exprimer sur cet enjeu majeur pour notre région.

Un essai à transformer au regard du calendrier prévu et du financement qui reste à assurer pour permettre l’arrivée de la grande vitesse en Auvergne.

Nous devons délibérer sur le lancement d’une procédure de PPP (Partenariat Public Privé) dans la perspective du Très Haut Débit internet en Auvergne. Il nous faut conforter notre avance pour nous mettre en capacité d’accueillir de nouveaux arrivants et de nouvelles activités économiques.
C’est aujourd’hui que nous construisons l’Auvergne de demain.
Une nouvelle Auvergne qui doit croire en ses chances, en sa jeunesse, en ses talents.
Elle doit préparer au mieux son futur en associant autant que possible les citoyens, les usagers, les acteurs économiques et sociaux, les élus locaux à travers une gouvernance rénovée qui contribue à cette co-construction de nos politiques publiques et de notre avenir.

C’est le sens de notre action. C’est aussi un engagement pris par la majorité vis à vis des électrices et des électeurs de notre région.

Je souhaite revenir en ce début de session sur 3 sujets d’actualité.
L’Auvergne, à l’image du territoire national est en proie à une inquiétante sécheresse, la plus forte subie au printemps depuis l’année 1900. Nous ne disposons pas pour l’heure d’éléments statistiques précis mais selon la FRSEA, 5 à 10% des exploitations d’Auvergne seraient sur le plan financier en situation débitrice.

Notre collègue la Vice-présidente Marie-José CHASSIN a, à ma demande, reçu le syndicat majoritaire la semaine dernière et le représentant des Jeunes Agriculteurs du Massif Central.

D’ores et déjà, le secteur bancaire, à travers la principale banque agricole, a décidé d’accorder des facilités de trésorerie sur 1 an pour un montant de 25 000 € par exploitation.
L’État, compétent en matière agricole vient d’annoncer le 9 juin une série de mesures de soutien parmi lesquelles des avances sur indemnisations, des exonérations de cotisations sociales et des reports de remboursements.
La région n’a pas à faire ce que fait déjà l’État dans le cadre de ses compétences. Pour autant, nous percevons la détresse de la profession et le besoin d’une solidarité alors que les agriculteurs sont déjà victimes d’une profonde crise structurelle.
Nous devons utiliser au mieux l’argent public dans un contexte comme celui-ci. Certaines demandes sont exprimées comme la prime au fourrage. Une aide qui pourrait avoir comme conséquence directe et mécanique une augmentation des prix et donc un effort nul pour nos agriculteurs.
Il faut donc agir avec méthode, en tenant compte des mesures prises au plan national, et aider de façon complémentaire, en fonction des besoins et de nos possibilités financières. Je rappelle que nous n’avons plus aucune marge à ce niveau.
Une coordination aura donc lieu avec les conseils généraux afin de cibler entre collectivités nos actions en direction de la profession. Je propose l’organisation sous 3 semaines de cette réunion de travail afin de bâtir une plate forme de propositions cohérentes durant l’été.
Plus qu’une session extraordinaire qui ne réunit que les élus, une conférence agricole avec l’ensemble des organisations syndicales agricoles sera réunie en tout début de rentrée afin de faire le point sur les conséquences de la sécheresse et de débattre des mesures que nous pourrions prendre.
Nous ne devons pas faire par ailleurs l’économie d’une démarche prospective partenariale sur l’avenir de l’agriculture auvergnate.
Je propose donc l’organisation en début de l’année 2012 d’un colloque sur l’agriculture auvergnate de demain à partir des travaux de l’INRA.
La solidarité ne doit pas être un vain mot et je vous propose de revenir le moment venu vers l’Assemblée pour discuter des mesures qui seront identifiées. En tant que président de la commission Agriculture de l’ARF, je veille à ce que ce même travail soit réalisé pour une mise en cohérence des dispositifs régionaux.
Le deuxième sujet, et cela ne vous étonnera pas, c’est bien évidemment la question de l’arrivée de nos trains Grandes Lignes Téoz en Gare de Paris/Bercy. Une décision unilatérale, inacceptable, incompréhensible qui pénalise l’ensemble de notre région et son image alors que celle-ci commençait à évoluer favorablement.
C’est à l’initiative de la région que s’est tenue, hier, ici même, une table ronde réunissant notamment de nombreux élus locaux de tous bords politiques (et j’insiste sur ce point), les représentants des usagers et des milieux économiques, l’Etat, la SNCF et RFF.
Nous avons assisté à un concert de désapprobation  des élus vis-à-vis d’une décision non concertée ce qui a d’ailleurs été admis par la SNCF qui a présenté publiquement ses excuses. L’arrivée en gare de BERCY est confirmée à ce stade.
Des engagements ont cependant été pris devant nous : amélioration du matériel d’ici 2014 (et non en 2011 comme le précisait l’article de la Montagne paru hier), régularité horaire des trains, amélioration des services en gare en matière de restauration et d’espaces d’attente, mise en place d’un comité de pilotage (le premier pour une ligne nationale) pour suivre la réalisation de ces engagements.
Nous sommes favorables à ce dialogue au plus haut niveau mais nous serons intransigeants sur le respect des engagements et sur la qualité de service proposée aux usagers.
Ce travail de concertation démarre dès maintenant avec les élus locaux et les parlementaires.
Ce n’est toutefois pas un blanc-seing et nous continuons de réclamer une alternative à PARIS BERCY, d’autant que l’échéancier livré par la RATP pour l’agrandissement de la gare, en 2017, au mieux, est inacceptable.
La piste Austerlitz doit être étudiée en dépit des réserves émises par la SNCF en matière de durée des trajets.

Enfin symbole de la solidarité manquée, je veux revenir sur la réforme de l’ISF. Symbole de toutes les injustices du quinquennat, le paquet fiscal (loi TEPA) aura coûté sur 5 ans environ 50 milliards d’euros à l’État. Cela représente 83 années de budget régional ou encore 4 lignes TGV comme celle du futur POCL. Les contribuables fortunés vont cumuler bouclier fiscal et baisse de l’ISF jusqu’en 2014.
Il s’agit là d’un double bonus pour les plus fortunés, d’un véritable jackpot. Le coût total de l’abaissement de l’ISF s’élèvera à près de 2 milliards d’euros.
Tout choix est un renoncement. Et dans cette affaire le gouvernement a une fois de plus renoncé à une politique fiscale de justice sociale.
L’occasion de rappeler que nous sommes par ailleurs toujours dans l’attente d’une véritable justice territoriale. La dotation de péréquation de 12 millions d’euros, aujourd’hui disparue, nous fait toujours défaut.
Les collectivités régionales, dans leur ensemble, vivent désormais dans un étau financier qui se resserre chaque année un peu plus.
Elles doivent construire leur budget sans autonomie fiscale, avec des recettes en baisse, alors que leurs dépenses connaissent un croît naturel mécanique, notamment en matière de personnel du fait du glissement vieillesse technicité qui porte désormais sur plus de 1 800 agents. Il en est de même pour la SNCF qui présente à la région une facture chaque année plus élevée pour l’exploitation des TER.
À cela il faut ajouter que l’éducation nécessite un effort de rattrapage important en matière d’investissement et que nos voies ferroviaires doivent à nouveau faire l’objet de travaux de modernisation à travers un plan rail 2, que j’appelle de mes vœux.
La région doit accompagner les entreprises dans cette crise qui n’en finit pas et qui nécessite de mobiliser des ressources nouvelles en direction des porteurs de projets innovants pour faciliter la création d’emplois.
Nous sommes de plus en plus confrontés à une équation sans solution, avec des recettes en baisse, des dépenses qui progressent et des besoins nouveaux considérables à satisfaire.
La région agit pour autant en fonction des priorités exprimées en 2010 devant les auvergnates et les auvergnats, notamment en faveur de la jeunesse.
Nous avons déclaré dés octobre 2009 « La jeunesse grande cause régionale » et le travail de concertation avec les jeunes, les élus locaux, les associations en charge de la jeunesse aboutit, dés ce mois de juin, à une série de mesures en faveur de l’autonomie de nos 16-30 ans.
Des mesures individuelles et personnalisées, des mesures économiques, des mesures territoriales pour plus d’autonomie, une meilleure insertion sociale et un pouvoir d’achat renforcé.
Nous disposerons en septembre 2011 d’un outil opérationnel d’informations en direction de la jeunesse, avec la mise en ligne d’un site portail performant et nécessaire pour populariser les dispositifs proposés.
Nous proposons dès aujourd’hui un pack-jeune créateur/repreneur d’entreprises sur la base d’un accompagnement personnalisé et de moyens financiers mis à disposition. Une bourse « créateurs » pouvant aller jusqu’à 10 000€ pour le financement d’études sera instaurée pour les jeunes.
Pour les projets d’innovations technologiques, une bourse innovation comprise entre 7 500 et 30 000 € par an ainsi que l’accès aux fonds régional d’innovation seront mobilisables.
Enfin, un incubateur à destination des jeunes créateurs d’entreprises permettra chaque année à 10 porteurs de projets de moins de 30 ans sélectionnés par un jury de bénéficier, pendant les 6 mois précédant la création, d’un quota de jours d’accompagnement par le personnel de l’incubateur, soit 20 jours, ainsi que d’une aide permettant la réalisation d’étude.
Pour permettre l’accès à la culture de tous, une aide exceptionnelle sera mise en place dans le cadre d’une opération TER à 1€ pour permettre aux jeunes de se rendre à un prix symbolique en utilisant les TER au festival de Théâtre de rue d’Aurillac dés le 16 août prochain.
Enfin, la région est prête à débloquer 1 million d’euros pour la rénovation et la construction de logements étudiants avec des montants de loyers compatibles aux revenus des étudiants.
Ces dispositifs seront complétés d’une aide financière, sous conditions de ressources, dans le cadre de l’appel d’offre actuellement en cours.
Nous souhaitons tendre vers une carte à puce personnalisée mise en place par la région et qui permettra d’accompagner les jeunes, via une dotation financière déterminée en fonction de leurs ressources. Différentes prestations seront offertes dans les domaines de l’abonnement internet, du transport en commun, du permis de conduire, de la mutuelle, de l’assurance logement, de la contraception, de la restauration ou encore des frais de scolarité.
C’est le 29 juin que la région, à l’issue de la commission de l’appel d’offre, choisira le prestataire qui aura la charge de nous proposer une solution opérationnelle dès le 1
er janvier 2012.
Bien évidemment, des moyens financiers importants seront mobilisés pour ce projet innovant en direction de notre jeunesse. Ils dépendront des résultats des simulations actuellement en cours et une inscription de crédits sera proposée au titre du budget primitif 2012.
Le travail avec les collectivités locales infrarégionales se poursuivra également pour stimuler les investissements des communes et des intercommunalités en direction de la jeunesse.
Nous voulons permettre aux jeunes d’étudier, de travailler, de vivre dans en Auvergne. Nous voulons faciliter leur autonomie, leur donner espoir dans une région soucieuse des aspirations de cette génération.
Plus qu’une aide directe il s’agit, de développer une relation d’appartenance à une région plus qu’à une collectivité alors que la jeunesse trop souvent se détourne des pouvoirs publics.
Le PACK JEUNES ADULTE et l’opération GRAINES D’EMPLOI sont complémentaires et participent à cette ambition régionale.
Le temps fort de cette démarche initiée par la majorité fut la journée organisée le 6 juin dernier à la Grande Halle qui a réuni plus de 500 professionnels, agents de développements et porteurs de projets.
Il vous est donc proposé un emprunt obligataire, un emprunt populaire ouvert à tous les auvergnats, garanti par l’institution régionale, et qui permettra de mobiliser leur épargne en direction de l’économie régionale et des entreprises auvergnates.
Plus attractif que les outils d’épargne classique, tels que les livrets A et les assurances vies, il permettra de dégager, nous l’espérons, 20 millions d’euros supplémentaires qui viendront abonder le fonds auvergne durable.
Cette somme s’ajoutera aux 15 millions d’euros dévolus aux aides aux entreprises, d’où une augmentation de 15 à 35 millions  ou plus pour 2012 et 2013 en faveur de l’emploi.
114 métiers d’avenir ont été identifiés à l’issue d’une importante phase d’échanges et de concertations.
Nous connaissons désormais les potentiels de développement de ces professions. Nous avons identifié un certain nombre de besoins en matière de financements, de formations.
C’est là tout l’intérêt de cette démarche « Graine d’Emplois » basée sur une réelle méthodologie pour conforter durablement notre économie.
L’activité économique est en mutation permanente.
Dans le système mondialisé qui est aujourd’hui le nôtre, nous devons nous concentrer sur les métiers de l’innovation créateurs de valeur ajoutée, sur les emplois de proximité nécessaires au lien social sur les différents métiers verts compte tenu de l’urgence environnementale à laquelle nous sommes confrontés.
La mise à disposition de moyens financiers devra faire l’objet d’une évaluation permanente avec celles et ceux qui ont pris part à la démarche « Graine d’Emplois ». Nous nous y sommes engagés Nous nous efforcerons d’effectuer ce travail collectif.
Tant pour le pack jeune adulte que pour Graines d’emploi, je crois que le travail de co-construction a été apprécié, constructif et qu’il ouvre de nouvelles perspectives pour la région, sa jeunesse son économie et l’ensemble des acteurs concernés.
J’en profite d’ailleurs pour remercier les services pour leur implication aux côtés des élus qui ont su également porter ces dossiers, même si beaucoup reste à faire. Une étape est franchie aujourd’hui. D’autres suivront.
Je veux également revenir sur les technologies de l’information et de la communication et les projets en cours en matière notamment de très haut débit internet. Là encore, nous pouvons nous féliciter du partenariat avec les collectivités locales concernées.
Le travail de concertation avec les 4 conseils généraux et les 6 agglomérations aboutit à vous présenter aujourd’hui le SDTAN (schéma directeur territorial d’aménagement numérique de l’Auvergne).
L’Auvergne, que l’on ne peut désormais résumer à un plateau de Fromages ou à l’entreprise Michelin (pour reprendre des propos employés il y a quelques jours par un membre de la minorité au micro d’une chaîne de télévision clermontoise), est devenue une référence territoriale en la matière.
L’ARCEP vient d’ailleurs de demander à venir faire une visite en Auvergne le 22 juillet 2011.
Nous disposons d’un site pilote FTTH à Issoire, suite à l’appel à projets, qui permet de tester le modèle économique. La voix de l’Auvergne est écoutée, l’Auvergne est consultée et elle fait référence pour sa gouvernance. Avec le lancement d’une consultation publique qui prendra la forme d’un contrat de partenariat public privé, le déploiement pour les entreprises sera achevé à l’horizon 2016.
Une chance pour l’Auvergne. Un atout certain à valoriser en terme d’image pour accueillir de nouveaux emplois et développer de nouveaux services. 
La part de l’Internet dans notre économie va croître de façon régulière pendant de nombreuses années. Actuellement à 3,2% du PIB, elle devrait représenter 5,5% d’ici 2015. Nous devions anticiper ce mouvement. Nous le faisons aujourd’hui, conformément là encore à nos engagements.
Je vous remercie.