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Interventions
des élus du groupe
socialiste

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

Session des 7, 8 et 9 décembre 2011
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Intervention de Monsieur Jean Mallot,
Président du groupe socialiste et républicain du Conseil régional d'Auvergne

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

Nous sommes réunis pour examiner et voter le budget de la Région Auvergne pour l’année 2012.
Vous nous présentez ce budget avant la mi-décembre, par conséquent avant le début de l’année 2012, ce qui montre bien sûr le fonctionnement performant de nos services à qui j’adresse mes remerciements.
Mais c’est aussi un gage de sérieux qui permettra à notre Assemblée, sans rupture ni atermoiement, de poursuivre son œuvre au service de nos concitoyens dès les premiers jours de l’année nouvelle et de continuer à tenir les engagements pris auprès des électeurs.
Car  c’est  bien  cette  rigueur  de  gestion  et cette fiabilité qu’attendent de nous les Auvergnats. Comme ils seraient en droit de l’attendre, je le crois, de l’ensemble des acteurs publics.
Je souligne ce sérieux et cette application de notre  Conseil régional, en des temps où la lenteur des décisions gouvernementales, la prise d’appui sur des hypothèses économiques dépassées, les oublis d’inscriptions budgétaires, le non-respect des engagements de la majorité nationale créent partout des attentes, des délais et quelquefois du désespoir.
Une des récentes illustrations de ces manquements du gouvernement concerne les étudiants boursiers à qui Monsieur Wauquiez avait pourtant promis opportunément un 10
ème mois de bourse, lors d’une sortie médiatique dont il a le secret.
Eh bien, mes chers collègues, ce versement par dixième, qui devait débuter en septembre, prend des retards considérables, voire n’a toujours pas commencé pour de nombreux étudiants. Pour d’autres, les retards de versement varient de un à deux mois, en Auvergne comme ailleurs.
Les CROUS sont, nous dit-on, sans ressources pour honorer l’engagement de l’État.
C’est ainsi que nombre d’étudiants devront attendre, et encore attendre, pour obtenir le versement de ce qui représente pourtant un minimum vital pour un grand nombre d’entre eux. Une attente insupportable qui accroît la précarité et multiplie les agios bancaires.
Tant pis pour le quotidien de ces jeunes. Tant pis pour les promesses non tenues. L’essentiel est que les annonces de septembre aient fait le buzz dans la presse !
Je me souviens pourtant de l’engagement de Monsieur Sarkozy lors de la présentation de son premier gouvernement. Il disait alors « les Ministres seront notés ! ».
Nous  attribuerons donc un nouveau zéro pointé à Monsieur Wauquiez qui s’ajoutera au double zéro pointé obtenu pour son passage comme Secrétaire d’État à l’Emploi puis comme Secrétaire d’État aux Affaires Européennes.
Ce qui ne l’empêche pas d’ailleurs de vouloir prospérer aujourd’hui sur les classes moyennes en stigmatisant les « assistés », « cancer de la société »....
Mais les étudiants ne sont pas les seuls à attendre leur dû ou à protester du non -versement par ce gouvernement de soutiens qui leur sont dus.
Le Conseil régional fait d’ailleurs partie de ces créanciers insatisfaits de l’État.
Votre rapport introductif, Monsieur le Président, fait à juste titre le point sur le manque à gagner de 30 M€ annuel que nous inflige le gouvernement, par le gel des dotations, la perte d’autonomie fiscale et la compensation insuffisante des charges transférées par l’acte II de la Décentralisation de 2004.
30 millions d’euros d’ardoise annuelle pour la région Auvergne ! Je connais bon nombre de débiteurs assignés pour moins que cela devant les tribunaux.
Avouez qu’avec ces 30 millions d’euros annuels - et le tableau joint au rapport le démontre - il y aurait de quoi accélérer encore davantage le plan de rénovation des lycées, donner un coup de pouce supplémentaire à la Formation Professionnelle Continue ou encore à l’Aménagement du Territoire, à la Politique de Ville, à l’Économie, autofinancer d’autres programmes, en commençant par l’ambitieuse action que nous lançons en direction de notre jeunesse.
Il y aurait aussi de quoi réduire le volume de notre emprunt, même si, je le rappelle une nouvelle fois, la part de l’endettement des régions représente moins de 1 % de l’endettement national, soit 15 milliards d’euros.
La Droite de Monsieur Sarkozy voudrait nous faire partager cette responsabilité du poids de la dette qui est la sienne, celle qui constitue son bilan, le résultat de ses cinq ans de mandat présidentiel et de mauvaise gestion : 500 milliards de dettes supplémentaires, ce qui porte à 1 600 milliards la dette de l’État, comparée aux 15 milliards de dette de l’ensemble des régions.
Et l’UMP voudrait faire croire à la responsabilité des collectivités dans l’endettement du pays ! La ficelle est un peu grosse. Comme celle de l’augmentation de la pression fiscale, alors même que le Conseil régional ne prélève ni taxe d’habitation, ni taxe foncière ou encore moins de taxe professionnelle même remodelée. D’ailleurs tous les contribuables, pour peu qu’ils observent leur feuille d’impôts locaux, ont constaté que la colonne « Région » a disparu !
Je renvoie donc les colporteurs de fausses informations à leurs chères études en leur rappelant toutefois que, lors de son premier mandat de 1986 à 1992, le Président du Conseil régional d’Auvergne de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, avait accru la pression directe sur les quatre taxes locales de + 117 %. Qui dit mieux ?
Il avait certes ralenti le rythme pendant  les deux mandats suivants, mais pour mieux utiliser la dette et faire de l’Auvergne, à l’époque, la région la plus endettée de France. Il fallait que ceci soit rappelé car chaque majorité doit savoir assumer ses propres actes.
Mesdames et Messieurs de la majorité présidentielle habillés en UPA, vous qui gouvernez la France depuis 10 ans, assumez donc votre bilan et votre responsabilité en matière de dette, de déficits publics, de régression sociale, de désindustrialisation… sans en accuser les autres.
Assumez votre bilan des cinq dernières années et le million de chômeurs supplémentaires dans une France qui devait paraît-il « travailler plus pour gagner plus », une France à qui l’on avait promis la prospérité, la justice, le plein emploi.. et qui se trouve aujourd’hui submergée par l’incertitude sociale et financière, l’impossibilité de bâtir un avenir pour soi même et pour sa famille.
Les nouveaux discours du Président – Candidat n’y changeront rien, ses nouvelles promesses non plus, ni même ses tentatives de dresser les Français, les catégories sociales, les générations… les uns ou les unes contre les autres.
Ce  discours  démagogique  ne  prendra  pas, j’en  suis  convaincu, dans  une  Auvergne qui subit durement le bilan de dix ans d’exercice du pouvoir national par la Droite et de cinq ans de gouvernement Sarkozy – Fillon.
Ce bilan est particulièrement dramatique en matière de chômage puisque l’Auvergne compte désormais 82 245 chômeurs, toutes catégories confondues, en hausse de 5,6 % sur un an.
Avec une progression de 4 % pour les jeunes, 7 ,5 % pour les femmes et 16,2 % pour les plus de 55 ans que l’on veut paradoxalement éloigner encore davantage, et plus vite, de l’âge de la retraite. Faire travailler deux ans de plus des personnes qui pour les deux tiers d’entre elles ne sont pas dans un emploi, il fallait y penser !
Tous les départements sont touchés. Avec des progressions générales sur un an de 5,9 % pour l’Allier, 3,9 % pour le Puy de Dôme, 7,8 % pour la Haute-Loire et plus 10,7 % pour le Cantal !
C’est donc dans ce contexte que sont attendues par les auvergnats les nouvelles mesures contenues dans le budget 2012 de la  Région  Auvergne. Car  de cela ils sont convaincus : c’est d’abord et avant tout sur nous-mêmes qu’il nous faudra compter. L’heure de la solidarité nationale reviendra, mais il faudra pour cela un changement de majorité en 2012.
Notre budget se montera donc l’an prochain à 668 millions d’euros malgré les sévères restrictions imposées par l’État. Un budget d’investissements très soutenu. Un emprunt d’équilibre maîtrisé, avec un effort sans précédent en faveur de la jeunesse, des entreprises et des territoires.
Les lycées, les transports et la formation professionnelle continue demeurent bien évidemment les principaux postes budgétaires, qui représentent à eux trois 62 % du budget total, soit 397 millions d’euros.
Rien de plus normal puisqu’il s’agit là des principales compétences transférées par les lois de décentralisation et pour lesquelles notre effort n’aura jamais faibli.
Plus  de  147 M€  pour  les  lycées  dont  les  crédits  d’investissements, tant  en  travaux qu’en équipements, progressent de 5,2 M€.
Une fois de plus, chacun des 64 lycées publics dont nous avons la charge connaîtra des travaux ou bénéficiera d’équipements pédagogiques durant l’année 2012.
Parmi ceux-ci, plusieurs lycées feront l’objet d’inscriptions budgétaires extrêmement élevées pour honorer les paiements de travaux pluriannuels.
Je pense en particulier au lycée Paul Constans de Montluçon, à la cité scolaire Albert Londres à Cusset ou encore au lycée Gustave Eiffel à Gannat, dans l’Allier.
Parmi les opérations les plus lourdes, tous les départements sont concernés, à l’image du lycée Émile Duclaux d’Aurillac, du Lycée Agricole d’Yssingeaux ou encore Sidoine Apollinaire et Roger Claustres à Clermont-Ferrand.
Je n’aurai garde d’oublier les premiers crédits pour le nouveau et très attendu lycée Camille Claudel à Clermont-Ferrand pour lequel nous inscrirons 54,9 M€ d’autorisations de programme.
Je crois, Monsieur le Président, que vous souhaitez faire de cette réalisation un exemple dans sa fonctionnalité et ses qualités environnementales, objectifs sur lesquels notre Assemblée saura, j’en suis sûr, trouver une réelle unanimité.
De nombreux lycées feront l’objet de travaux particuliers. Comme des travaux de mise en sécurité à l’EREA Albert Monier à Aurillac ou des travaux d’économie d’énergie comme au lycée Jean Monnet d’Yzeure.
De même, l’aide à l’acquisition des manuels scolaires et premier équipement en lycée technique sera poursuivie. Tout comme notre effort pour l’environnement numérique de travail, sujet sur lequel nous notons une appropriation de plus en plus grande de la part des parents, des professeurs, comme des élèves.
Nous expérimenterons d’ailleurs en 2012, pour 25 classes réparties dans 12 établissements des quatre départements, les manuels numériques pour les mathématiques, l’histoire géographie, le français et les sciences.

Côté formation professionnelle continue
, avec plus de 112 M€ dont 44,2 M€ pour l’apprentissage et 24 M€ pour les formations sanitaires et sociales, le Conseil régional poursuit ses objectifs arrêtés lors de l’adoption du Contrat de Plan Régional de Développement des Formations (CPRDF). Rappelons-en les grandes lignes :
- Une sécurisation accrue des parcours de formation, en veillant à ce que tous les publics, quels que soient leurs statuts, puissent trouver des solutions de formation pour améliorer leur employabilité,
-
Un renforcement du Service Public régional de Formation, en travaillant notamment sur tous les dispositifs d’accompagnement favorisant l’accès effectif à la formation de ceux qui en ont le plus besoin,
- 
La mise en place de complémentarités entre les acteurs de la formation,
- 
Des interventions plus en phase avec les besoins de l’économie, et par anticipation des emplois futurs, en cohérence avec la démarche « Graines d’Emplois ».
Il est à noter aussi l’apparition, en 2012, d’un nouveau programme de mobilisation professionnelle qui vise les chômeurs de longue durée, catégorie très durement touchée par la crise.
Comme vous le constatez, nous favorisons donc des actions qui visent à la fois à optimiser l’utilisation des crédits publics et à éviter les situations souvent démotivantes de stages à répétition, sans suivi cohérent.
Ce que nous voulons, avant tout, c’est une efficacité toute entière tournée vers l’insertion réelle et définitive des jeunes, y compris des jeunes en situation de handicap.
Un  mot  sur  l’École  de  la deuxième chance qui fonctionne bien et continuera à être puissamment aidée tandis que le Contrat d’Objectifs et de Moyens pour le développement de l’apprentissage permettra une intervention plus volontariste en faveur de la préparation  à  l’apprentissage, renforçant  le rôle des CFA en tant que lien entre les mondes de l’entreprise et de l’éducation. Il s’agit à la fois d’améliorer l’appariement entre le jeune et l’employeur, de prévenir les ruptures et d’améliorer les taux de réussite aux examens.
Ce contrat d’objectifs et de moyens permettra également de poursuivre les actions en faveur des publics handicapés.
Une politique d’ouverture encore plus basée sur l’analyse des besoins de l’économie et un développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur, en visant particulièrement les étudiants en rupture du système classique constitue un dernier axe de nos interventions.
Quelques mots enfin sur l’événement majeur de l’année 2012 qui sera organisé à la Grande Halle d’Auvergne et au Zénith. Je veux parler de la 42
ème édition des finales nationales des Olympiades des Métiers, rassemblant environ 800 compétiteurs concourant dans une cinquantaine de métiers, avec près de 2 000 accompagnateurs, venus de toute la France, et 100 000 visiteurs attendus.
Les finales nationales des Olympiades sont une occasion unique de valoriser l’excellence de nos formations et de notre jeunesse, mais aussi de faire découvrir les  métiers  porteurs d’emplois et de structurer une organisation efficace pour améliorer l’orientation des jeunes comme des adultes.
Je sais combien la motivation des acteurs régionaux est grande pour réussir ce rendez-vous national au cours duquel les projecteurs seront braqués sur l’Auvergne.

Côté transports
, avec un budget de 124,6 M€, nous constatons avec une réelle inquiétude, l’accroissement du coût de la prestation de la SNCF pour le fonctionnement des TER, sans pour autant constater de réelle amélioration du service.
Même inquiétude avec la mise en place du cadencement généralisé pour lequel on nous avait promis une amélioration significative des dessertes. C’est pourtant bien à une détérioration inattendue que nous assisterons sur certaines lignes, comme par exemple sur l’axe Montluçon – Paris où certains trains afficheront des temps de trajet rallongés de 45 minutes.
Concernant les dessertes régionales, le Cantal verra la suppression de cinq circulations ferroviaires dont un « train de neige » desservant Le Lioran aux pieds des pistes de ski.
Impossible, évidemment, de parler de transports ferroviaires sans reparler du très fort mécontentement des auvergnats dans la perspective de l’arrivée des trains TEOZ en gare de Paris – Bercy. Le Président de la SNCF a retenu que l’étude « Suisse » montre que le retour à la Gare de Lyon est « possible », mais quelle suite aura cette étude ?
Parlons également du soutien populaire en faveur de la LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon, avec un tracé le plus au Sud et le plus à l’Ouest possible.
C’est  la  position  quasi  unanime  de notre Assemblée depuis le début, notamment au travers d’un vote émis à 46 voix pour et 1 voix contre, le 19 avril 2011.
Il semble que quelques positions aient varié depuis lors mais la formule « le plus au Sud et le plus à l’Ouest possible » rallie, si ce n’est tous, au moins une très large majorité des suffrages dans la Région Auvergne.
Si personne ici ne veut porter atteinte à la forêt de Tronçais ni défigurer le vignoble de Saint-Pourçain, chacun veut faire en sorte que toutes, je dis bien toutes les villes d’Auvergne, singulièrement les trois villes de l’Allier, Moulins, Montluçon et Vichy puissent être reliées en un temps record à la fois à Paris et à Lyon.
Quant à l’interconnexion, s’il doit y en avoir une, autant qu’elle se trouve dans l’Allier, c’est à dire en Auvergne.
C’est une position sage et responsable qui regarde à long terme. Et les auvergnats nous sauront gré de tenir bon.
Comme ils sauraient d’ailleurs mesurer l’effet dévastateur que provoquerait inéluctablement une division des responsables et des territoires sur ce sujet capital.
Voilà pourquoi je veux saluer, Monsieur le Président, la déclaration que vous avez faite hier à la Maison du Peuple, lors du débat public, pour ouvrir sur la recherche d’un tracé de compromis qui pourrait faire consensus et nous rendre plus forts pour la suite.
Durant cette session, aujourd’hui et demain, diverses interventions des membres de mon groupe émailleront nos travaux pour soutenir les programmes très positifs que nous engagerons ou poursuivrons en matière économique ou d’aménagement du territoire.
Nous évoquerons aussi nos dispositifs agricoles et parlerons de l’agriculture en général, mais aussi du mauvais coup fait aux agriculteurs par la majorité UMP de l’Assemblée Nationale qui a voté une proposition de loi leur interdisant de semer le fruit de leurs récoltes sans payer de droit aux obtenteurs.

Ce  texte livre l’agriculture aux multinationales semencières, faisant des paysans qui ne respecteraient pas cette obligation des contrefacteurs, donc des délinquants.
J’espère que notre Assemblée saura se trouver unanime pour
demander au Gouvernement de faire marche arrière et de présenter un texte équilibré qui n’ait pas pour effet de taxer notamment les éleveurs qui font de l’autoconsommation de leurs céréales ou qui cultivent des plantes fourragères, ni d’instaurer une dépendance complète des agriculteurs à leurs semenciers.
2012  sera  aussi l’année de la mise en œuvre du Pack Jeunes Adultes et de l’attribution de la carte à puce dotée de 200 à 600 € pour aider chaque jeune à conquérir son autonomie.
Anna Aubois, dont je veux saluer le travail exemplaire, détaillera, par le menu, l’utilisation prévue des 10 M€ consacrés à ce programme pour la jeunesse, son fonctionnement, comme les modalités d’attribution sous conditions de ressources de cette carte.
Permettez-moi enfin de conclure sur ce qui est devenu, depuis 2007, après que nous l’avons remise sur pied, l’infrastructure phare de la politique touristique de l’Auvergne. Je veux parler de Vulcania qui aura reçu  341 000 visiteurs en 2011 soit 3 % de plus que l’objectif prévu.
Après 2010, année qui avait « bénéficié » de l’éruption du volcan islandais « Eyjafjöll », il s’avère donc que la jauge que nous avons fixée avec la Région est pertinente.
12 sera l’année des dix ans de Vulcania. Les enfants ayant cet âge bénéficieront d’une entrée gratuite et pourront, avec leur famille, passer un « bon moment » à Vulcania tout en apprenant « plein de choses », comme on dit.
Nous annoncerons bientôt les nouveautés pour la saison prochaine, toujours dans la ligne de la désormais célèbre formule « apprendre en s’amusant ».
Voilà donc une raison supplémentaire d’espérer que 2012 soit une bonne année pour l’Auvergne. Avec, en toile de fond, l’espoir que 2012, avec le changement politique tant attendu par nos concitoyens, soit une bonne année pour la France.
Je vous remercie.


Session des 7, 8 et 9 décembre 2011
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Intervention de Monsieur René Souchon,

Président du Conseil régional d'Auvergne
,

Mes cher(e)s collègues,
Un mois après notre débat d’orientations budgétaires, cette dernière session de l’année 2011 est l’occasion pour notre assemblée d’examiner notre budget primitif 2012, dans un contexte national et européen encore plus tendu que le mois dernier.
Le vote du budget, qui interviendra au terme de nos débats, reste l’acte politique majeur au sein d’une collectivité territoriale. Je rappelle qu’il engage notre institution en matière de recettes et de dépenses.
Il engage notre collectivité sur un ensemble de programmes, d’actions, de politiques publiques au service des territoires, du monde économique, de la vie associative, de catégories d’usagers ou de bénéficiaires.
Cette session constitue également une étape importante de notre mandature. Celle-ci a été écourtée par le législateur en ramenant de 6 à 4 années sa durée pour cause de réforme territoriale, soit de mars 2010 à mars 2014.
Compte tenu de cette période raccourcie, l’occasion est donnée à l’exécutif et à la majorité de présenter 4 projets de budgets. Celui-ci  étant  le  deuxième, nous sommes  pour  ainsi dire  à  mi-mandat. Une étape que nous abordons avec la satisfaction d’avoir engagé des actions essentielles pour l’Auvergne. Une étape qui nous permet d’affirmer que nous sommes collectivement respectueux d’engagements pris devant la population.
Le Pack Jeune Adulte, la démarche Graines d’emplois, le Fonds d’Investissement Auvergne Durable, l’ambition de la grande vitesse, le Très Haut débit internet, la création de parcs naturels régionaux sont autant d’actions qui caractérisent cette première partie du mandat et cela en 20 mois seulement.
Des actions conduites avec une méthode de gouvernance que nous voulons participative et citoyenne. Chaque politique régionale passe désormais par une importante phase de concertation avec les acteurs concernés.
Tout cela a nécessité beaucoup de travail et de dialogue dont je remercie les élus, mais surtout le personnel administratif et technique de la Région. Je sais que nous sommes dans beaucoup de secteurs en surchauffe et je loue le sens du service public qui anime nos agents. Je demande au Directeur Général des Services de les remercier chaleureusement.
La vie territoriale évolue, tout comme les attentes citoyennes vis-à-vis des élus locaux, ce qui nécessite de notre part une adaptation de nos dispositifs et de nouveaux espaces d’échanges et de dialogue en amont.
Pour certains, il s’agit de temps perdu. C’est à contrario du temps de gagné puisque du débat naît souvent la lumière et donc des dispositifs plus respectueux des besoins exprimés.
Ce mode de gouvernance instauré en 2004 avec les assises territoriales se poursuit, avec des innovations
  permanentes, pour tendre vers une démarche de co-construction de nos politiques publiques qui constitue également un engagement de notre majorité. 
Notre majorité et son exécutif rendra donc public le moment venu, sous une forme à déterminer, un bilan d’étape ou de mi mandat, sur la base de la réalisation des budgets 2011 et 2012.
Nous nous situons également dans le cadre d’une étape importante au regard des échéances électorales à venir.
Sans engager un débat national qui aura lieu de toutes les façons et en me plaçant au niveau de la responsabilité qui est la mienne, je veux dire que jamais les collectivités n’auront autant souffert que durant ce quinquennat.
Le débat relatif à la décentralisation est inachevé et inabouti. La lisibilité sur les compétences et les ressources à venir est évacuée. La fiscalité locale est dissoute au profit d’un Etat fragilisé. Les désengagements répétés ont pénalisé des collectivités qui votent pourtant contrairement à l’Etat des budgets équilibrés tout en contenant leur dette.
Le gouvernement voit le monde territorial comme un contre – pouvoir et non comme un partenaire local et une force au service des territoires.
Cette conception d’un Etat centralisé jouant le rôle de grand argentier est aujourd’hui dépassée.
Elle va à l’encontre de la réalité européenne.
Elle va à l’encontre de l’initiative et de l’innovation.
Le monde territorial a besoin d’un Etat fort, re-distributeur, stratège en de nombreux points aux côtés des collectivités. La péréquation doit être l’élément central des nouveaux rapports entre l’Etat et les institutions décentralisées à travers un pacte financier durable qui permettra d’anticiper et de prévoir pour agir sur des compétences recentrées et clairement définies.
Je souhaite que ce débat ait lieu dans les mois venir.
Le projet de budget porte sur un volume global de 668 millions d’euros. Un budget conséquent compte tenu du contexte de crise économique. Cela tient à une augmentation des enveloppes FEDER et FSE ainsi qu’à une hausse du FCTVA.

498  millions  d’euros  sont  consacrés  à  nos programmes d’intervention
. Le volume d’investissement productif sera de 217 millions d’euros. Un effort considérable qui contribue au soutien de l’économie et à l’attractivité de notre région. Contrairement à ce qui a pu être affirmé, ce volume ne baisse que de 2,09% si l’on retranche l’hôtel de région.
Et pourquoi faudrait-il soustraire cet investissement qui générera de l’activité économique en faveur d’un secteur qui souffre  actuellement,
  je  veux  parler  du  BTP et qui à terme sera vecteur d’économies, alors que la Région doit verser près de 2 230 000 € de loyers, pour occuper des locaux situés sur différents sites de l’agglomération clermontoise.
Concernant  nos  recettes, les  dotations  ne  sont  pas  en  hausse  à  périmètre  constant. Là encore, il faut avoir le souci de l’honnêteté et de la transparence ; la démocratie ne s’honore pas de cette volonté récurrente de certains de travestir la réalité.
Des dotations de l’Etat viennent se substituer aux recettes fiscales directes dont bénéficiaient jusqu’alors les conseils régionaux. On ne peut pas les mettre au crédit d’une augmentation nette des dotations de l’Etat, puisque cela correspond à la
compensation du manque à gagner par les Régions dû à la réforme de la TP !
Le volume global des dotations passe, de façon précise, de 306 millions d’euros en 2011 à 308 millions d’euros en 2012, soit une hausse de 0,6% qui constitue une baisse réelle dès lors qu’une inflation de 1,7% est prévue.
Notre document budgétaire présente le différentiel entre les recettes prévues et celles que nous aurions pu attendre.

Gel des dotations de l’Etat, perte d’autonomie fiscale
, structure du nouveau panier de ressource, compensation insuffisante des charges transférées : le manque à gagner pour notre collectivité atteint 22 à 23 millions d’euros.
Et à cela s’ajoute la perte de la DGF péréquée ; ce qui porte le total à 30 millions d’euros.
Autant de ressources qui nous font défaut et qui limitent nos marges de manœuvre.
Notre budget s’est donc construit sur la base d’un effort de la part de chaque vice-président et de chaque vice-présidente, notamment   au   niveau   des   dépenses   de   fonctionnement   pour  préserver  la   capacité  d’auto-financement,  donc l’investissement.
Une économie moyenne de l’ordre de 3% sur toutes les dépenses non contraintes (masse salariale, TER, dette, jeunes) a été rendue nécessaire pour parvenir à l’équilibre. Un important travail d’identification d’économies a donc du être réalisé.
C’est grâce à cette gestion rigoureuse et à un effort en matière de prospective budgétaire, que nous savons, à périmètre constant, où nous allons pour les exercices à venir et comment nous y allons.
Mais ce budget est avant tout au service d’une politique et d’actions nouvelles. Il est marqué du sceau de l’innovation et de choix clairs.
 
Fidèles à nos engagements pris devant les Auvergnats en Mars 2010, nous avons fait de l’emploi et de la jeunesse, nos grandes priorités !
Vous le savez : une nation se délite lorsque la
jeunesse doute de son avenir.
Et quand une société sacrifie sa
jeunesse, la traite comme si elle n'y avait pas sa place, alors, on peut dire que cette société est vraiment « malade ».
A sa
jeunesse, la France réserve aujourd'hui le chômage de masse, les stages interminables, un impossible accès au logement et l'humiliant refus de l'autonomie, quand ce n'est pas la discrimination et la relégation.
150 000
jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucun diplôme, le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse parfois 20%, voire 40 % dans certains quartiers populaires !
Et ce sont encore les jeunes qui paient le plus lourd tribu à la crise : premiers à souffrir de la baisse du pouvoir d'achat, près d'un jeune sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers à être frappés par la précarité …… mais derniers à être indemnisés car sans droits aux ASSEDICS ni au RMI, et derniers à accéder à un logement décent.

L’Auvergne n’est malheureusement pas épargnée
: je vous rappelle que dans notre région le taux de chômage des jeunes ayant achevé leurs études est de 23,9%, soit un taux supérieur à la moyenne nationale (21,9%).
A l’issue de la phase de consultation de la jeunesse menée à l’Automne 2010, 8 jeunes sur 10 indiquaient par ailleurs qu’il était « difficile » de trouver un emploi en Auvergne et plus préoccupant, encore 1 jeune sur 4 déclarait avoir renoncé à se faire soigner faute de moyens financiers !

Déclarer la jeunesse Grande Cause Régionale
, c’était le point de départ d’une politique concrète qui ouvre l’avenir et permet de redonner espoir aux jeunes auvergnat(e)s.
C’est cela le sens de notre dispositif en faveur des jeunes fort, d’un engagement de 10 M d’€ dès 2012.
Un engagement qui mise sur l'avenir des jeunes, pour redonner du sens à notre société, un nouveau Pacte conclu avec les jeunes auvergnats dans la diversité de leurs talents, pour les aider à accéder à l’autonomie et à entrer dans la vie active.
Ce nouveau pacte est décliné à travers trois niveaux de mesures solides et ambitieuses, des mesures d’ordre général, des mesures territoriales et une mesure sous condition de ressources, incarnée par la Carte à Puce Jeune Nouveau Monde.
Les programmes en faveur de la jeunesse, envisagés à l’issue de la phase de concertation achevée au Printemps dernier, seront tous opérationnels en 2012 !
C’est bien sûr déjà le cas pour de nombreuses mesures, à commencer par le nouveau site internet d’information dédié aux jeunes, en ligne depuis le 22 septembre dernier,
www.info-jeunes.net dont la fréquentation atteint les 700 connections/semaine.
C’est aussi le cas des emplois tremplins désormais ouverts aux collectivités sur des postes de médiateurs socio-culturels et socio-sportifs, qui permettent de proposer des activités en direction des jeunes âgés de plus de 16 ans.
Je pense à la Communauté de Communes Sumène-Artense, dont je félicite le Président, notre collègue Marc MAISONNEUVE, qui vient de déposer un premier dossier exemplaire, dans le cadre du projet global jeunesse porté par le Pays Haut-Cantal Dordogne.
Notre carte à puce  Jeune Nouveau Monde devrait, quant à elle, concerner au moins 23 000 jeunes en 2012 !
Cette carte nominale utilisable comme une carte bancaire classique auprès d’un réseau de fournisseurs préalablement identifiés, sera proposée dès le mois de janvier prochain aux jeunes auvergnats âgés de 18 à 25 ans.

Elle sera créditée annuellement d’une dotation financière déterminée en fonction de leurs ressources, pour satisfaire des besoins élémentaires dans différents secteurs préalablement définis à savoir, pour l’année 2012 : l’abonnement TER, l’abonnement transports en commun, le code de la route et le permis de conduire, l’assurance logement, la mutuelle santé, le paiement des frais de scolarité, l’achat de moyens de contraception ou encore de Tickets Restaurants Universitaires.
Bien entendu, cette liste est susceptible d’évoluer chaque année, notamment en fonction des prestations qui pourraient être accordées via ce même support par des collectivités locales qui souhaiteraient s’associer à notre démarche.
Pour définir les différents paliers de l’aide accordée sur une année civile par la Région, nous avons adopté une double approche territoriale et sociale, qui privilégie donc les territoires et les individus les plus en difficultés.
Le crédit accordé par la Région comprendra trois paliers d’intervention soit 200 €/ an (prix d’une mutuelle complète), 350 €/an et 600 €/an pour les jeunes les plus démunis.
Concrètement, les inscriptions au titre de l’année 2012 débuteront en janvier.

La carte sera envoyée au domicile du jeune bénéficiaire ou sera retirée dans une agence de la Caisse d’Épargne, choix laissé à l'appréciation du jeune lors de son inscription en ligne.

Il vous est également proposé aujourd’hui de mettre en place une Commission ad hoc “Pack Jeune Adulte“ qui sera chargée de l’examen de dossiers relevant de cas spécifiques.

En effet, les jeunes en rupture familiale ou les jeunes dont les familles ont connu un changement de situation grave doivent pouvoir bénéficier de cette aide. Ces cas seront signalés sur avis motivé des services sociaux du CROUS et des conseillers des missions locales.

Cette Commission sera naturellement présidée par Anna AUBOIS (retenue ce jour pour une rencontre de l’ARF consacrée à la jeunesse, en Aquitaine) notre Vice-Présidente en charge de la Jeunesse, du Sport et de la Vie associative. Elle sera composée, en sus, de cinq membres, désignés proportionnellement à la représentation des différents groupes politiques du Conseil régional.

Notre dernière session fut l’occasion de revenir longuement sur le FIAD (fonds d’Investissement Auvergne Durable).

Dans un contexte financier particulièrement difficile, la Région a
accéléré et renforcé sa politique  en faveur de l’emploi.

Après avoir lancé en début d’année les jalons de l’opération « Graines d’emplois », programme destiné à développer de nouveaux types d’emplois sur nos territoires, la Région est passée aux travaux pratiques en mobilisant l’épargne des Auvergnates et des Auvergnats en faveur de notre économie locale.

C’est ce qui produit à travers le lancement de l’emprunt populaire dont toute la presse nationale s’est fait l’écho ces dernières semaines.

L’emprunt populaire a été marqué par une véritable mobilisation des Auvergnates et des Auvergnats, puisque ce sont 20 502 000 € qui ont été collectés entre le 10 et le 18 octobre 2011.

Fort  de 
cette  ressource  supplémentaire, un  effort  exceptionnel  sera donc réalisé en direction de l’économie auvergnate et de l’emploi avec, en supplément des 8 millions d’euros d’aides directes aux entreprises déjà existantes, 10 millions d’€ qui seront injectés en 2012 et, de nouveau, 10 millions en plus en 2013.

La Région affiche ainsi sa volonté de favoriser la créativité et l’innovation dans nos entreprises, en particulier les PME (- de 250 salariés) et les  TPE  (- de 20 salariés) et  dans  une   moindre  mesure  les grandes  entreprises (de 250 à 2000 salariés), afin qu’elles puissent s’approprier les moyens de faire mieux, d’innover et de créer ainsi les emplois, demain.

Avec des avances remboursables qui s’apparentent à des prêts à taux 0, des aides à l’emploi, des services aux entreprises (aides à l’export, aides au développement numérique..), le dispositif doit véritablement venir en appui des projets innovants, créateurs d’activités et d’emplois. Pour ce faire, la Région privilégiera l’information auprès des entreprises et le déploiement de professionnels au plus près du terrain, avec les partenaires du projet, pour identifier les projets.
 

Au cours de cette session, nous allons également voter la mise en œuvre du dispositif d’aide aux agriculteurs victimes de la sécheresse.

Il est le fruit d’un dialogue et d’une concertation approfondis, conduits par Marie-José Chassin, et par moi-même.

Le dispositif, sous réserve de votre validation, reposera sur une double approche, ne retenant que
les agriculteurs situés dans une zone FNGRA.
Il permettra d’aider certains d’entre eux, en complément de l’aide de l’Etat, et ceux qui auront acheté de la paille sur la base des achats collectifs réalisés par la profession, à hauteur de 10 €/tonne.
Ce  dispositif   permettra  d’être  complémentaire  des  Conseils  Généraux  de   Haute-Loire   et   du Cantal, donc d’atteindre plus d'efficacité. L’aide la région sera bien identifiée pour un destinataire final.
Nous aurions souhaité plus de synergie avec les Conseils Généraux, mais, malgré nos efforts et 3 réunions, ils sont partis chacun de leur côté avec leur propre dispositif !

Sur le débat public concernant le POCL, la SNCF accentue son forcing avec une vision commerciale qui va à l’encontre de notre vision d’aménagement du territoire. Qui gagnera ?
Monsieur LEBEUF, grand maître du projet à la SNCF pousse le cynisme jusqu’à affirmer, contre l’avis de trois études (les études Codes, Mensia et RFF) que le tracé Ouest/Sud est le moins bon et le tracé médian le meilleur. Au passage, il exécute Montluçon, en disant, je cite : « L’Auvergne s’apercevra que le Ouest / Sud est un tracé qui avantage terriblement Montluçon au détriment des autres villes ».
Faut-il rappeler que Montluçon est, en importance, la deuxième ville d’Auvergne !
Mais, le comble, c’est que ce tracé médian ne passe quasiment pas en Auvergne -il l’effleure-, et ce tracé n’est pas conforme à la Loi Grenelle. Il ne passe ni à Orléans, ni à Bourges, ni à Clermont-Ferrand qui est à 140 kms de la voie rapide !
Quant à la future croix ferroviaire Nord/Sud Est/Ouest, grâce à la réalisation ultérieure de la ligne Transline (Atlantique/Europe de l’Est par Poitiers et Limoges), elle serait mort-née.
Si ce scénario médian était retenu cela signifierait que l’Auvergne serait passée à côté de sa chance historique de devenir, à horizon de 30 ans, une croix ferroviaire à grande vitesse avec une gare d’interconnexion majeure sur un réseau européen de transport.
Le tracé qui sera in-fine retenu ne peut faire fi des souhaits exprimés par les nombreuses collectivités (région, départements, villes) qui se sont prononcées jusqu’alors sur les scénarios ouest et ouest-sud.
Le débat public a débuté voici 2 mois. Différents cahiers d’acteurs ont été réalisés. Celui de la SNCF ne peut pas fermer le débat. La réunion de mercredi se voulait consacrée à l’aménagement du territoire, force est de constater que la position de la SNCF va à l’encontre de cette dimension inhérente au projet POCL qui doit désenclaver de nombreux territoires.
J’ajoute que l’intitulé figurant dans la loi Grenelle II comprend expressément les villes d’Orléans et de Clermont-Ferrand, lesquelles ne bénéficieront pas d’une desserte suffisante au regard des propositions de l’exploitant. Je demande à ce que l’esprit de la loi soit respectée.
Nous sommes en train de jouer l’avenir du Massif Central et de l’Auvergne future à 30 ou 40 ans : refuser de voir l’avenir serait une faute grave !