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Session des 18 et 19 avril 2011 _____________________________________________________________________________________
Intervention de Monsieur Jean Mallot, Président du groupe socialiste et républicain du Conseil régional d'Auvergne
Monsieur le Président, mes Chers
Collègues, Nous avons
aujourd’hui, comme à l’accoutumée, un ordre du jour important, au lendemain
d’une Commission Permanente dense, au cours de laquelle plusieurs centaines de
subventions auront été attribuées en faveur des quatre départements de notre
région, aux communes, aux communautés de communes, aux particuliers, aux agriculteurs et aux divers acteurs économiques d’Auvergne. Autant de
nouvelles preuves, s’il en était besoin, de l’activité de notre Assemblée, et
de nos services qui assurent l’instruction des dossiers et l’exécution de nos
décisions. Qu’ils en soient remerciés. De cette
activité nous sommes les acteurs, au quotidien. Par notre
participation aux sessions, bien sûr, mais aussi par notre participation à une
multitude de rencontres sur le terrain, qui témoignent de notre souci de la concertation
afin de maintenir un lien étroit avec la réalité de ce qui fait le quotidien de
nos concitoyens, de leurs besoins et de leurs aspirations. Cette volonté de
concertation est et restera attachée au mode de fonctionnement de notre
collectivité, notamment de notre majorité. Car il
n’est pas de jour où nous ne soyons, les uns et les autres, présents par
exemple dans les débats décentralisés sur la mise en place du futur « pack
jeunes », sur celui relatif à
l’opération « graines d’emplois », sur l’élaboration de
schémas régionaux du tourisme ou sur la formation, au travers notamment des
COTEF qui sont devenus de véritables instruments d’évaluation, de
prospective et de mobilisation avec tous les partenaires qui interviennent dans
les domaines de la formation et de l’emploi sur chacun des territoires de
l’Auvergne. J’ajouterai
à notre présence sur le terrain nos réunions de travail avec les acteurs des
communautés de communes pour assurer la mise en œuvre des Contrats Auvergne +
désormais reconnus par tous comme de bons outils de contractualisation,
indispensables à la mise en œuvre des projets régionaux. Les Contrats d’Auvergne + sont en effet compris
et salués par tous. Pour ne prendre que l’exemple du Pays de Montluçon,
Monsieur Dugléry a pu récemment se réjouir de la signature d’un nouvel avenant,
avec notre Vice-Président Jean Michel Guerre. Ainsi,
après 9,43 M€ d’aide régionale au titre du Contrat Auvergne + de la 1ère
génération (2005 – 2009), et en complément des 4,1 M€ engagés au titre du
Contrat de 2ème génération, ce nouvel avenant accorde 1,5 M€ supplémentaires au Contrat de Territoire de la
Vallée de Montluçon et du Cher : le Musée des musiques populaires, la crèche
de
Cosne d’Allier, la Maison des jeunes de Villefranche…. bénéficieront donc
du soutien de la Région. C’est une nouvelle illustration de ce qu’à l’évidence, nos procédures sont désormais
bien utilisées et considérées comme efficaces après avoir été combattues, voire
dénigrées. J’évoquerai enfin une autre illustration de
cette proximité que nous, élus régionaux, entretenons, à savoir notre présence
es qualité dans de très nombreuses manifestations locales fort diverses ou
encore dans les conseils d’administration de nos lycées. Bref, et à
partir de ces quelques exemples, je n’hésite pas à aller à contre courant d’une
idée répandue jusque là par nos adversaires politiques. Le conseiller régional
n’est pas, en Auvergne, un élu dont l’activité serait lointaine, éloignée du
citoyen. Le Conseiller
régional est bel et bien un élu de proximité, qui rencontre les habitants,
qui analyse les besoins et les demandes territoriales, qui écoute les citoyens,
qui consulte… qui prend ensuite, en toute connaissance de cause et de manière
collective, les décisions les plus adaptées, au plus près des attentes
exprimées sur le territoire. Mais notre
mandat a aussi une autre caractéristique : son sens prospectif pour
dessiner à moyen et long terme le devenir de cette région Auvergne dont nous
avons la charge. Plusieurs
illustrations de ce volet prospectif de notre action nous sont données dans les
dossiers que nous examinons aujourd’hui. A commencer
par le Schéma régional de Développement Touristique et des Loisirs pour 2011 –
2015, qui arrête certes une politique et des dispositifs, mais surtout
détermine les moyens permettant d’atteindre ces objectifs, qui sont très
ambitieux. - Générer en cinq ans 150 M€ d’investissements et créer 500
nouveaux emplois sur le volet « hébergements touristiques », -
Moderniser en cinq ans une centaine d’établissements de type
hôtels et hôtels restaurants, - Accompagner 300 projets de création – modernisation de
meublés de tourisme, - Accompagner le développement de 20 projets de centres
d’accueil pour enfants et jeunes, dont quatre auberges de jeunesse, -
Accompagner la modernisation de 40 projets de campings soit
6 000 lits touristiques -
Engager la création de 4 resorts
représentant 2 000 nouveaux lits
touristiques, - Soutenir 50 projets de diversification touristique liés à
l’agrotourisme, - Obtenir 150 nouveaux sites labellisés « Tourisme et
Handicap », - Requalifier les stations thermales, - Créer 10 stations de pleine nature en Auvergne, -
Accompagner 8 communes auvergnates pour l’obtention du label
bleu, - Réaliser 50 km de voies vertes et 70 kilomètres de vélo -
routes supplémentaires, -Accompagner enfin les investissements lourds de grands sites
et grands projets. Avec
ce schéma, je crois pouvoir dire que
l’Auvergne joue désormais dans la cour des grands, la cour des grandes Régions
du tourisme hexagonal. Car non
seulement en matière de tourisme notre ambition ne se dément pas, mais elle
accompagne encore la progression continue que connaît la fréquentation des
hébergements marchands depuis 2007, avec un taux de croissance pour 2010 de 6,3
% de la consommation touristique, soit 31 millions d’euros supplémentaires
injectés dans l’économie régionale. Par ce
résultat, auquel je pourrais adjoindre celui de la fréquentation de
Vulcania, nous démontrons que notre
option était et demeure la bonne : celle de la recherche de la qualité, de
l’innovation, de la promotion du secteur touristique qui est passé de 7,5 % à
8,3 % du PIB régional en cinq ans, alors même que la tendance au niveau
national s’inversait. Et c’est
pour continuer dans cette voie que le Schéma régional de Développement du
Tourisme et des Loisirs 2011 – 2015, propose d’abord : - de maintenir l’effort financier de
notre collectivité régionale pour moderniser nos structures, de poursuivre nos opérations de promotion, - et enfin d’asseoir la notoriété d’une
marque territoriale de l’Auvergne, partagée avec nos partenaires privés et
publics : « Auvergne Nouveau Monde ». Naturellement
ce schéma touristique exigera de notre Assemblée qu’elle maintienne voire
renforce les moyens affectés à nos programmes, qu’elle fasse preuve aussi de
souplesse et de réactivité pour répondre aux besoins d’un marché qui évolue au
fil des ans. Les résultats
de notre politique sont là : 500 emplois supplémentaires par an depuis
2004, et les résultats attendus pour les cinq années à venir sont tout aussi
prometteurs. Dans ce
domaine comme dans bien d’autres nous nous préparons à poursuivre notre effort malgré
le contexte d’étranglement financier que l’État fait peser sur les
finances régionales, malgré aussi l’évolution institutionnelle qui nous menace,
au travers notamment de la soi-disant
« réforme »
territoriale imposée par le gouvernement et sa majorité UMP – Nouveau
Centre. Cet
acharnement à détruire ce qui marche bien aurait de quoi décourager toute
initiative, tout mouvement, toute idée de prospective de la part de notre
majorité régionale. Mais nous nous
inscrivons dans une autre logique que celle de nos contradicteurs pour
aller de l’avant, en cohérence avec ce
que nous espérons pouvoir mettre en œuvre en 2012 au plan national. Ainsi, le projet du Parti Socialiste rendu officiel
il y a quelques jours et proposé au débat, s’engage : « Pour encourager
la démocratie locale et la cohésion territoriale, nous abrogerons la
réforme territoriale imposée par l’UMP, nous engagerons une nouvelle étape
de la décentralisation assurant l’autonomie financière et de gestion des
collectivités, une péréquation bénéficiant aux territoires défavorisés
et un nouveau pacte de confiance et de développement entre l’État et les
collectivités ». Autonomie.
Péréquation. Pacte de confiance. Voilà les éléments sur lesquels nous voulons
nous appuyer pour continuer à bâtir, à
innover, à investir, à projeter notre région et tous ses habitants dans un
avenir meilleur sur des territoires plus attractifs. Aujourd’hui,
ce qui nous manque, c’est un minimum de lisibilité, principalement en
termes financiers, puisque nous ne pouvons plus prévoir le niveau d’engagement
de notre principale, et quasi unique, ressource en dehors de l’emprunt, c’est à
dire celle qui provient de l’État. La faute à
un Gouvernement trop sectaire qui veut punir les Régions pour avoir « mal
voté » et qui maltraite singulièrement l’Auvergne malgré la présence en
son sein d’un pack de ministres auvergnats, il est vrai aujourd’hui disparu. Eh oui, on
en a pourtant entendu parler de ce pack auvergnat. On allait voir ce qu’on
allait voir : le grand découpeur Alain Marleix, aujourd’hui évaporé et
remplacé par M. Moins, que le salue, Fadela Amara passée inaperçue, Brice
Hortefeux réduit désormais à donner des interviews provocatrices et mensongères
pour exister en Auvergne, et le seul survivant ministériel, Laurent Wauquiez,
qui a dû se reconvertir du chômage aux affaires européennes. Toutes les
collectivités sont aujourd’hui, comme la nôtre, en demande de clarification,
d’engagements à long terme, de contractualisation, de confiance retrouvée, pour
permettre une relance significative de leurs investissements, donc une action
positive sur l’économie de notre pays, et
sur l’emploi. Les
régions, les départements, les communes… ne demandent qu’à poursuivre et à
accroître le rôle moteur qui est le leur pour notre économie. Nous
réclamons pour cela des moyens, des transferts de compétences réellement
compensés financièrement par l’État, une véritable péréquation, des mesures
équitables d’aménagement du territoire, de grands équipements structurants, à
commencer par le TGV. C’est le
sens des engagements pris par le Parti Socialiste. Il trouvera les moyens de
ses ambitions dans la profonde et juste réforme fiscale qu’il propose,
abandonnant ainsi les pratiques inégalitaires imposées par l’actuel Président
de la République et les bricolages fiscaux indécents qui, depuis 2002,
conduisent toujours à pénaliser la France qui travaille, et à favoriser
« la France qui spécule en dormant », comme le dénonçait déjà en son
temps François Mitterrand. Vous
l’aurez compris, au bouclier fiscal de l’UMP qui protège les très riches
nous préférons le bouclier social pour protéger ceux qui souffrent ou le
bouclier ruralpour maintenir les services publics et l’accès à la santé
sur nos territoires, là où ils sont en voie de disparition. J’en
profite, puisque j’évoque l’actuel Président de la République, pour décerner au
journal La Montagne, le prix de l’humour noir pour avoir fait sa une sur la
visite de Nicolas Sarkozy à Issoire en titrant « Le Président
du pouvoir d’achat est de retour » !! Pour l’amélioration du pouvoir
d’achat, c’est une grande réussite en effet ! Comme quoi la presse
quotidienne régionale peut être ironique et cruelle ! Heureusement
une autre politique est possible. Prenons
pour exemple, dans les domaines de l’innovation environnementale et sociale, la
proposition du Projet socialiste pour
2012, de créer 300 000 emplois d’avenir pour les jeunes. A
proportion de la population de notre région, cette proposition porte sur la
création de plus de 6 000 emplois d’avenir pour les jeunes auvergnats. Voilà de
quoi susciter l’espoir, ouvrir des perspectives à une génération que le
gouvernement actuel ignore. Les
statistiques du chômage sont pourtant là pour nous rappeler la réalité de
la situation : un taux de chômage à 8,1 % pour l’Auvergne. 50 516
demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A. 80 016, si
l’on intègre les chômeurs qui recherchent de l’activité à temps partiel. 92 965 si
l’on intègre l’ensemble des catégories, y compris les seniors dispensés de
recherche d’emploi. Quant aux
jeunes de moins de 25 ans, ils sont au nombre de 9 484 inscrits à Pôle Emploi
en Auvergne. La jeunesse
a besoin qu’on l’écoute et qu’on lui ouvre un avenir. C’est pour cela que notre
Conseil régional a décrété la jeunesse « grande
cause régionale ». Nous nous
employons au quotidien à lui préparer un avenir, tant par nos
responsabilités dans les lycées que
dans la Formation Professionnelle Continue. Nous nous
employons à lui préparer un avenir en inventant un nouveau modèle d’accession à
l’autonomie, au travers du Pack Jeunes que notre Assemblée adoptera en
juin prochain, et qui s’esquisse autour des axes forts que sont l’accès au
logement, à la santé, aux déplacements… Nous nous employons à lui préparer un avenir en
anticipant l’évolution des emplois de demain au travers notamment de la très
large consultation autour de l’opération « graine d’emplois »,
dans tous les territoires de la région. Ces
premières rencontres thématiques décentralisées, ouvertes à tous les acteurs de
l’économie, annoncent d’ores et déjà des résultats extrêmement prometteurs. Pour ne
parler que des emplois nouveaux liés à la production ou à l’économie d’énergie,
à la filière bois, aux services à la personne, à l’agriculture, les débats
montrent combien l’évolution de ces métiers ouvre des perspectives et incite à
un certain optimisme. Les métiers
de demain seront attractifs, qualifiés, nombreux aussi. Il faut donc s’y
préparer, notamment en adaptant à ces évolutions nos politiques de formation et
nos aides aux entreprises. Je pourrais
poursuivre l’illustration de notre action prospective et innovante en décrivant
le soutien du Conseil régional aux projets de développement du télétravail, sur
lequel vous est présenté un rapport. Ou encore,
celui les Points Visio-Publics pour lesquels nous sommes à l’avant-garde des
régions françaises, mais qu’il nous faut confirmer par la signature de
nouvelles conventions avec nos partenaires, conventions sur lesquelles notre
assemblée devra se prononcer aujourd’hui. Puisque j’ai
suscité l’intérêt de nos collègues UMP de l’UPA en faisant référence au Projet
Socialiste pour 2012, je poursuivrai brièvement en extrayant une autre
proposition, celle de créer, pour muscler la compétitivité de notre économie,
une banque publique d’investissement dont les moyens seront mobilisés sous la
forme de fonds régionaux en copilotage avec les Régions et leurs élus. Je pourrais
aussi développer, mais ce sera pour une autre fois, notre volonté, pour que
notre alimentation soit plus saine et pour aider les agriculteurs à vivre de
leur travail, d’orienter les achats alimentaires des collectivités locales vers
l’agriculture de proximité. Nous allons
aujourd’hui valider le Pacte Territorial d’insertion pour l’Allier. Et émettre
un avis sur le Schéma de Cohérence Territoriale du Grand Clermont qui contribue
à créer une communauté de destin et d’intérêts avec l’ensemble des territoires
de notre région, jusque dans nos zones rurales. Nous avons
besoin d’un réseau de villes porteur d’un dynamisme de territoire et nous
aidons chaque jour à la matérialisation des projets portés par les
collectivités, qu’il s’agisse de Vichy pour laquelle Monsieur le Président a
été amené à faire une mise au point, qu’il s’agisse encore de Montluçon, de
Moulins, du Puy en Velay ou d’Aurillac. Nous avons
aussi besoin de zones rurales vivantes qui portent la réalité de notre région,
préservent son authenticité, la beauté de ses paysages, la qualité de son
agriculture et de son environnement. Notre
avis est également sollicité lorsqu’il s’agit d’organiser le fonctionnement des
transports publics ferroviaires, même lorsque c’est le niveau national qui,
malheureusement, nous impose ses décisions, comme c’est le cas pour la mise en
œuvre du projet national de cadencement de l’offre ferroviaire. Sauf
à connaître une dégradation significative du service aux usagers, nous nous
trouvons donc aujourd’hui dans l’obligation de délibérer sur un compromis qui,
à bien des égards, se trouve mal positionné par rapport aux besoins des usagers.
En effet, en contrepartie du cadencement sur la liaison la plus fréquentée,
certains temps de parcours seront plus longs dans l’avenir, notamment sur les
lignes Clermont – Montluçon, Clermont - Aurillac ou encore Clermont – Lyon. Qu’on
ne s’y trompe pas, la responsabilité de ces mauvais positionnements et de
l’allongement de certains temps de parcours incombe à Réseau Ferré de France et
à notre opérateur, la SNCF. Cette
situation n’est pas acceptable et si notre sens des responsabilités nous oblige
aujourd’hui à accepter ce compromis, nous vous demandons, Monsieur le
Président, de maintenir la pression pour atteindre, sur toutes les
liaisons, une meilleure qualité de service. Notre avis
est en outre sollicité sur le Schéma National des Infrastructures de Transport. Le groupe
socialiste et républicain souhaite compléter la contribution que vous avez
préparée, Monsieur le Président, en déposant un amendement additionnel qui, je
l’espère, rassemblera un vote unanime de notre Assemblée. Celui-ci
rappelle que l’État doit honorer ses engagements dans le domaine routier, dans
tous nos départements, et particulièrement dans celui de l’Allier, sur les axes
à forts enjeux de sécurité. Il faut
souligner en effet que sur quatre itinéraires à enjeux de sécurité pour la
France entière, deux, soit la moitié, se trouvent dans le seul département de
l’Allier. C’est la
raison pour laquelle il vous sera proposé de compléter notre avis sur le SNIT
par l’exigence précise d’un calendrier
d’achèvement des travaux de mise à deux fois deux voies de la RN7 en 2013 et de
la RCEA en 2017. Parmi les
propositions complémentaires du groupe socialiste et républicain durant cette
session, vous sera aussi proposé, dans le cadre de l’élaboration du Contrat
d’objectifs et de Moyens pour l’Apprentissage dans la période 2011 – 2015,
un vœu plaçant l’État devant ses responsabilités. Nous lui
demandons d’abord de privilégier en matière d’apprentissage, un objectif
qualitatif s’inscrivant dans une logique d’accès des jeunes à la qualification
et à l’emploi. Nous lui
demandons ensuite le maintien des financements de l’État sur les actions
structurantes financées dans le cadre du Contrat d’Objectifs et de Moyens 2005
– 2010 avec un fléchage des crédits prioritairement sur les dépenses de fonctionnement. Nous
regrettons, au passage, que des milliers de postes d’enseignants soient
supprimés chaque année au sein des lycées publics, notamment des lycées
professionnels. Nous
demandons enfin à l’État d’engager une réforme de la taxe d’apprentissage afin
d’orienter intégralement son produit vers l’apprentissage, et que les Régions
puissent en être gestionnaires. Viendra
aussi, mes chers collègues, en fin de session, l’examen d’un vœu – que nous
soutiendrons - sur la politique énergétique de la France. Ce voeu tire les
conséquences de la catastrophe naturelle survenue au Japon
et de son impact direct sur la centrale nucléaire de Fukushima. Pour
sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole, il nous faut en effet
développer massivement les économies d’énergie et les énergies renouvelables et
proposer à nos partenaires la mise en place d’une Communauté Européenne de
l’Énergie. Telle
est la position que nous soutiendrons à travers ce vœu, même si son texte,
nécessairement succinct, traduit d’abord une prise de conscience collective, ne
traite pas tous les aspects de ce dossier complexe, et n’épuise pas le débat
sur l’énergie dans toutes ses composantes, qu’il s’agisse du défi climatique,
de l’indépendance énergétique, des modalités du développement durable ou encore
des évolutions scientifiques et techniques … Enfin, mes
chers collègues, je crois qu’il nous faut donner une suite aux conclusions du
colloque sur le TGV en Auvergne, qui s’est tenu à la Grande Halle, le 25
février dernier. C’est
pourquoi, le groupe socialiste et républicain présente une motion que nous
espérons voir unanimement validée par les membres de notre Assemblée. Celle-ci
rappelle que l’ouverture
du Débat Public sur le choix du tracé du doublement de la ligne Paris/Lyon, à
l’automne 2011 permet aux quatre millions d’habitants du centre de la France
d’envisager enfin d’être desservis par la grande vitesse. Le débat sur le
doublement de la LGV Paris - Lyon par l’Auvergne et Clermont-Ferrand est donc
un rendez-vous à ne pas manquer, en commençant par créer les conditions de
l’unité nécessaire afin de porter d’une seule voix le choix du tracé
susceptible de desservir au mieux les intérêts de notre région, comme
ceux de nos départements et de nos villes, avec un objectif d’aménagement du
territoire. En
ce sens, parmi les scénarios et les différentes variantes proposés par Réseau
Ferré de France pour le futur TGV POCL (Paris/Orléans/Clermont/Lyon),
l’Auvergne écarte avec fermeté les tracés les plus à l’Est qui ignorent Clermont-Ferrand
et les trois villes préfecture ou sous-préfectures de l’Allier, de même que les
villes d’Orléans, Bourges et Roanne, associées aujourd’hui aux démarches
unitaires des régions Auvergne, Centre et Rhône-Alpes. L’Auvergne
écarte aussi toute hypothèse qui présenterait un tracé prévoyant un raccordement par Macon, et excluant donc
notre région. Nous considérons que seule est acceptable une option remplissant
les conditions de desserte et de désenclavement de l’Auvergne et de sa
métropole, en concordance avec le projet TRANSLINE. En
conséquence, la motion qui vous est proposée a pour but : - d’affirmer solennellement notre
soutien à l’hypothèse finale d’un tracé POCL le plus à l’Ouest et le plus au
Sud possible. - d’affirmer qu’un tel choix garantira
à la fois le désenclavement ferroviaire grande vitesse de l’Auvergne, de sa
métropole régionale comme de son réseau de villes. - et de demander au gouvernement de
donner la priorité aux impératifs d’Aménagement du territoire équilibré pour
peser auprès de RFF et de la SNCF. C’est
à ce vaste élan unitaire que le groupe
socialiste et républicain appelle notre Assemblée. L’enjeu dépasse de loin tous
les clivages. Et les Auvergnats attendent de nous une action convergente pour
obtenir enfin ce grand équipement dont l’Auvergne a besoin. Je
vous remercie.
Session des 18 et 19 avril 2011 _____________________________________________________________________________________
Intervention de Monsieur René Souchon, Président du Conseil régional d'Auvergne,
Mes cher(e)s collègues, Quatre longs mois se sont écoulés
depuis notre dernière session budgétaire. Quatre mois au cours desquels s’est
déroulé un formidable mouvement de liberté témoignant d’une grande soif de
démocratie dans de nombreux pays. Les issues sont diverses et malheureusement
des situations continuent de s’envenimer ici ou là. Aux
révolutions éclairs survenues en Tunisie et en Égypte suivent désormais celles
plus sanglantes de la Syrie et bien sûr de la Libye confrontée au conflit que
nous suivons jour après jour et qui connaît un enlisement certain. Comment ne
pas évoquer également la situation de la Côte d’Ivoire au regard des évènements
survenus ces derniers jours, comment ne pas évoquer les tremblements de terres
du Japon suivis de risques nucléaires majeurs. Comment ne pas avoir en tête les
difficultés économiques du Portugal qui vient de bénéficier d’un plan de soutien. L’Auvergne
peut apparaître bien loin de ces problématiques mais à l’heure de la
mondialisation des flux économiques, de la mobilité des hommes et des femmes de
ce monde, des ressources énergétiques, nous sommes plus que jamais dépendants
de cette situation internationale. Un exemple
précis : le prix du baril de pétrole grimpe et la consommation des ménages
au pouvoir d’achat réduit diminue. Donc la TIPP perçue par la Région
baisse ! Ce sont nos recettes qui sont affectées ! Bon nombre
d’Auvergnats issus de ces pays ou qui y comptent leur famille sont directement
ou indirectement concernés par ces difficultés, par ces faits politiques, par
ces conflits, par ces catastrophes naturelles. Ne les oublions pas et ayons une
pensée pour eux. Il y a un mois se sont déroulées les
élections cantonales. Deux enseignements sont à retirer de ce scrutin qui ne
concernait, il faut le rappeler, qu’un électeur sur deux. D’une part l’augmentation de
l’abstention dans des proportions importantes en France et en Auvergne. Les raisons sont multiples :
méconnaissance des enjeux, scrutin isolé par rapport aux renouvellements
précédents qui couplaient les cantonales avec les municipales et les
régionales, défiance vis-à-vis du pouvoir national sur fond de crise économique
et sociale. Chacun aura son analyse. L’autre fait marquant, au-delà de
l’abstention, c’est la montée du score du Front National en France comme dans
de nombreux cantons auvergnats. 9 années après le 21 avril 2002, ce signal est
particulièrement inquiétant et ce n’est pas le récent débat sur la laïcité ou
les propos de notre nouveau ministre de l’intérieur qui infléchiront cette
tendance lourde et alarmante pour notre démocratie. Notre pays n’a rien à
gagner et tout à perdre avec les élus du Front National. Je me félicite d’ailleurs qu’ils
ne soient pas représentés ici ni dans aucun département d’Auvergne en dépit de
quelques présences au second tour. Je regrette que les représentants
de la droite locale n’aient pas appelé clairement à voter pour les candidats
républicains qui les affrontaient et ce, quelle que soit leur étiquette
politique. La politique, c’est aussi délivrer
un message clair lorsque l’enjeu est de taille. La droite aurait pu faire
vis-à-vis de la gauche en 2011 ce que la gauche avait su faire avec clarté
vis-à-vis de la droite en 2002 au nom de la République et de ses valeurs en
appelant à voter Jacques Chirac. Elle ne l’a pas fait. C’est regrettable et inquiétant
pour l’avenir. * * * * * Les quatre exécutifs
départementaux sont désormais installés. Je vous informe qu’une réunion de
travail réunissant les Présidents des Conseils généraux et moi-même aura lieu le
13 mai prochain à CHAUDES – AIGUES dans le Cantal afin de poursuivre la
concertation sur de nombreuses politiques publiques : Jeunesse, Très Haut
Débit, Formation et Insertion Professionnelle, Centrale de Mobilité. Les enjeux sont nombreux et
nécessitent un important travail collectif en amont pour tendre vers une bonne
harmonisation de nos politiques publiques. C’est pourquoi nous avons souhaité
poursuivre le travail en commun avec les Départements en matière de jeunesse en
particulier de manière à harmoniser au mieux nos dispositifs compte tenu des
orientations déjà prises dans certains départements. Les réunions se sont poursuivies
sur les territoires ces dernières semaines et je remercie notre Vice-Présidente
Anna AUBOIS pour son travail et l’énergie déployée. Les propositions de mesures en
faveur de la jeunesse seront donc discutées lors de notre session de juin.
Elles auront été le fruit d’un large travail partenarial réalisé avec les jeunes,
les structures jeunesse, les collectivités et l’État. Je profite également de cette
session de printemps pour signaler à l’Assemblée que, depuis le vote du budget
survenu en décembre dernier, la Région ne dispose toujours pas de certitudes
concernant le montant de la compensation financière dont elle bénéficiera au
titre de la suppression de la taxe professionnelle. Une notification prévisionnelle de
CVAE (Contribution à la Valeur Ajoutée des Entreprises) de 52 M€ nous a été
adressée en début de semaine dernière. À ce montant il faut ajouter 8 M€ au
titre des deux IFER (répartiteurs téléphonique et matériel roulant) ainsi que les
compensations à recevoir de l’État au titre du fonds de garantie FNGIR. Le total du nouveau « panier
de recettes » qui nous est notifié, de façon encore prévisionnelle,
atteint 129,5 M€, soit le montant que nous avons inscrit au budget
primitif 2011. Cette ressource ne traduit pas la
croissance qui nous était annoncée, notamment sur les bancs de notre assemblée.
Je rappelle ici le chiffre martelé en session budgétaire et dans la presse par le
groupe UPA de 132 M€ !! La réalité est très éloignée. D’autant que la hausse du prix du
carburant se traduira par une baisse de la consommation et donc par une baisse
de recettes de la TIPP. On peut estimer cette baisse à environ 1,5 M€ soit 5%
de 31 M€ prévus au budget. Notre gestion sur fond
d’incertitudes quant aux recettes dont nous pourrions bénéficier in fine doit
donc être rigoureuse, vigilante tout en se conformant aux engagements pris
vis-à-vis de la population en matière d’actions en faveur de la jeunesse, des
acteurs de l’économie et de l’emploi, des transports, de l’attractivité de nos
territoires. Ce qui est le plus grave pour
l’avenir, c’est que plus de 50% de nos recettes, soit environ 70M€, provient
dorénavant des compensations de l’État. Ces compensations seront gelées au-delà
de 2011. Elles n’évolueront plus. En clair vous avez la preuve que
cette réforme n’est pas neutre pour nos collectivités. Elle est très pénalisante
et démontre, une fois de plus, que nous devrons gérer en 2012 avec moins de
recettes qu’en 2010 ! Quelle que soit l’évolution de la
santé économique de l’Auvergne, elle ne se répercutera sur nos recettes que sur
une base réduite de 50%, par rapport à la réalité ! Nous allons à l’occasion de cette
session voter définitivement le Schéma Régional de Développement Touristique
qui marque l’engagement de notre collectivité en faveur de ce secteur de notre
économie régionale pour les 4 ans à venir. Le cadre politique de ce schéma et
l’engagement financier du Conseil régional s’inscrivent en prolongement d’un premier
schéma qui a démontré son efficacité à en juger par l’évolution de la fréquentation
touristique, l’évolution de l’investissement touristique, l’évolution de l’image
touristique et enfin, c’est peut -être le plus important, la satisfaction de
80% des professionnels du tourisme. Je ne reviens pas sur les chiffres
et le bilan du schéma 2005/2010 durant lequel l’Auvergne a bénéficié de 600
millions d’euros d’investissement, vous rappelant seulement que le tourisme
contribue désormais pour 8,3% de notre PIB, pour 19 000 emplois et 1 milliard
400 millions d’euros de chiffre d’affaires. Il est donc plus facile avec un bon
bilan de préparer l’avenir. S’il est un secteur pour lequel nous devons faire
preuve d’innovation c’est bien celui du tourisme tant les comportements et les
supports de communication pour ne prendre que ces 2 exemples, changent vite. Je souhaite qu’en matière de E
tourisme, notre région soit exemplaire et que les moyens que nous allons consacrer
à l’innovation en matière de plate forme d’information mobile nous permettent
de développer de nouveaux services et de satisfaire de nouvelles clientèles. Les échanges menés par André
CHAPAVEIRE avec nos partenaires ont été riches et constructifs et pour avoir
participé à quelques unes de ces réunions, notamment en présence des quatre
Conseils généraux, j’ai pu constater combien l’intérêt pour ce secteur était
grand. Chacun a en effet bien compris
qu’un schéma de développement touristique ne se limitait pas un catalogue
d’aides financières. Parce que le tourisme sera très
certainement le secteur de notre économie qui créera le plus d’emplois dans les
prochaines années, les enjeux autour de son organisation et de son développement
sont considérables. Pour cela le travail que nous
avons initié avec Graine d’emplois doit nous aider à mieux appréhender les
métiers de demain dans ce secteur. Quelle offre devons-nous encourager, quelle
image devons nous construire, quel produit devons nous proposer ? Ce schéma a pour titre
« d’une logique de projet à une logique de produit ». C’est ainsi que nous avons
souhaité que notre politique d’aménagement touristique se construise autour d’appels
à projets qui vont obliger par exemple les maîtres d’ouvrages à construire
leurs dossiers de stations de ski ou de stations thermales dans cette logique
de produits. La même réflexion s’impose en
matière d’aide à la création et à la modernisation d’hébergements touristiques. Nous avons, ces 6 dernières
années, amélioré cette offre grâce à notre dispositif Nattitude et on constate
de la part des intermédiaires du voyage, notamment les Tours Opérateurs
étrangers un intérêt croissant pour cette offre identitaire et qualitative. Avouez que c’est encourageant de
constater qu’un Tour opérateur australien (Outdoor Travel, à Sidney) propose à
ses clients un produit vélo de ferme en ferme en Auvergne ! Il faut croire en nos forces, en notre
identité touristique et c’est pour cela que j’ai demandé à ce que la filière
agritourisme soit développée prioritairement. Vivre une expérience à la ferme
est une demande croissante que nous devons soutenir. Les propositions d’intervention du
Conseil régional dans ce domaine sont un premier pas en soutien à une
diversification de production, mais il faut aller beaucoup plus loin afin que
l’Auvergne se rapproche du modèle autrichien pour faire en sorte que les
retombées de l’économie touristique participent au maintien d’une agriculture
de qualité. Nous vous soumettrons donc à
la discussion et au vote à l’occasion de cette session, un schéma de développement
touristique équilibré et ambitieux au regard des moyens financiers qui lui sont
réservés puisque notre capacité d’investissement a été maintenue L’Auvergne est une des
régions de France qui investit le plus dans le tourisme en euros par habitant
et nous avons tout intérêt à maintenir cet engagement tant l’activité
touristique contribue à notre image. Le déploiement de la marque
Auvergne Nouveau Monde s’inscrit dans cette logique. L’objectif est de tendre
vers une nouvelle organisation globale de promotion et de marketing territorial
en faveur de l’Auvergne. J’ai pu constater à
l’occasion de l’Assemblé générale de la nouvelle association Auvergne Nouveau
Monde combien les chefs d’entreprises, les universités, les organisateurs de
festivals… étaient favorables au principe de se regrouper dans une marque pour
faire progresser l’image de l’Auvergne et par là même son attractivité. La Région a su initier cette
nouvelle stratégie de marque appréciée par l’ensemble des partenaires
présents ! Nous devons construire tous ensemble notre image et je crois
que l’Auvergne peut faire de sa politique d’attractivité
un modèle et un outil stratégique au service de la nécessaire mutation de son
économie. Je ne pense pas terminer sur cette
politique touristique sans aborder le développement des lignes low-cost. C’est vrai que l’Auvergne n’est
pas la région la mieux desservie de France, mais faut-il comme certains le suggèrent
PAYER des compagnies aériennes, donc payer des touristes pour qu’ils viennent
en Auvergne ? Lorsqu’un billet d’avion coûte 10
euros, il faut bien que quelqu’un paye !! Est-ce normal de faire appel au
contribuable ? Nous avons fait un autre pari, plus
logique et plus vertueux qui consiste à améliorer notre offre, notre produit
Auvergne, notre image Auvergne pour attirer des investisseurs, des nouveaux
habitants, des compagnies aériennes par des campagnes de promotion à
l’international. Une première compagnie est venue,
les réservations sont au dessus des prévisions à ce jour et nous engageons déjà
des contacts pour d’autres lignes. Ce n’est pas de l’aveuglement
idéologique mais un principe de bonne gestion de l’argent public et plutôt que
de payer le billet d’avion de riches anglais nous avons préféré financer le
dispositif « Open Tour » pour que 4 000 jeunes Auvergnats
découvrent en TER leur région, une autre approche pour améliorer la
fréquentation touristique de l’Auvergne. Une vraie action en faveur de la
jeunesse qui connaît des difficultés en matière de pouvoir d’achat. Un autre dossier majeur vous est
proposé aujourd’hui : celui du cadencement de l’offre ferroviaire 2012. Je rappelle que cette démarche
résulte d’un projet initié par l’État et RFF et dont la déclinaison régionale
est imposée aux régions. La Région subit le cadencement plus qu’elle ne le
souhaite !! Il est déjà difficile pour les
socio-professionnels et les usagers présents aux comités de lignes de
comprendre les compétences respectives des différents acteurs. Pour l’opinion,
cela relève de la mission impossible. Allez expliquer que la Région achète
intégralement du matériel roulant qu’elle met ensuite à la disposition de la
SNCF sans que notre collectivité en ait la propriété !!! Allez expliquer que la Région doit
délibérer aujourd’hui sur un scénario qui ne peut la satisfaire pleinement
puisque, sur certaines lignes, les temps de parcours vont augmenter !!! Allez expliquer que des temps de
parcours vont augmenter alors que 213 millions d’euros de travaux sont en passe
d’être réalisés sur le réseau auvergnat au titre du plan rail obtenu voici
3 ans !!! L’organisation actuelle de notre
système de transport ferroviaire n’est pas satisfaisante, nous le savons. Incompréhensible
pour l’opinion, celui-ci manque de transparence y compris pour la Région qui
voit pourtant son concours financier régulièrement augmenté. Dans ce contexte, la Région subit
et doit composer avec une politique nationale mise en œuvre par la SNCF et RFF.
Elle est donc parfois injustement
attaquée, pour des raisons purement électoralistes, comme ce fut le cas
récemment par le Président de la Communauté d’agglomération du PUY-EN-VELAY, en
dépit de nos efforts de concertation dans le cadre notamment des comités de
lignes qui n’existaient pas avant 2004. Le cadencement se traduira par des
rotations supplémentaires (de 304 trains quotidiens à 342 soit 38 circulations
créées) et 2,644 M€. L’offre sur la zone urbaine et périurbaine sera
densifiée. Certains temps de parcours qui
concernent notre réseau de villes moyennes, du fait des arrêts plus fréquents,
seront cependant revus à la hausse, ce qui ne peut nous satisfaire. J’ai
demandé mercredi, à Paris, à Guillaume Pépy, Directeur de la SNCF de revoir la
question. La délibération qui vous est
soumise est un compromis de façon à ne pas bloquer le service public de
transport et notre opérateur. Mais la Région ne peut se satisfaire de certaines
évolutions au regard de ses efforts. La Région Auvergne se veut en
effet pro - active en matière de transports collectifs. Modernisation des gares,
renouvellement intégral du matériel roulant, contribution à la rénovation des
voies, tarification sociale, soutien des pôles d’échanges intermodaux, projets
LGV. Entre 2004 et 2014 (date de la fin
de l’actuel mandat) nos crédits d’investissements et de fonctionnement, sur la
base des chiffres actuels, sera supérieur à 1 milliard d’euros pour le TER.
Cela représente pratiquement le budget que la Région pourrait consacrer à la
future ligne à grande vitesse POCL ! La Région, via Luc BOURDUGE s’est
d’ailleurs vue remettre le prix du rail d’or par le journal « Ville, Rail
et Transports Magazine » le 6 avril dernier à LILLE pour l’ensemble de
notre politique TRANSPORT. Encore un prix diront
certains ! Et bien oui, encore un prix pour une région qui consacre chaque
jour 323 000 euros en faveur de transport public ferroviaire. J’appelle par ailleurs à
l’ouverture d’une nouvelle négociation pour un second plan rail en Auvergne. Le
premier, qui avance à un bon rythme, aura permis de sauver le réseau. À l’avenir, l’augmentation du
nombre de passagers et l’amélioration des temps de parcours supposent de
nouveaux investissements sachant que l’amélioration des voies ferrées est une
compétence de l’État et pas des Régions. J’ai exprimé ce souhait d’un 2ème
plan rail, jeudi dernier, devant le Préfet de région et le Directeur régional
de RFF. Si celui-ci était acté pour la
période 2014-2020 nous pourrions achever le travail en cours et doubler la voie
ferrée entre Le Puy et St Etienne. En effet, sur cette ligne la voie unique
s’avère être un handicap majeur pour transporter ceux qui vivent en Auvergne
mais travaillent en Rhône Alpes. La balle est maintenant dans le camp de l’État
et RFF. Je veux enfin conclure mon propos
par une note positive. Le journal « les Échos »
(qui fait référence dans les milieux économiques et financiers) dans son
édition du 12 avril dernier vient de publier une analyse comparative des
régions en matière de création d’emplois réalisée par le groupe GFI (France
industrie emploi). Il apparaît que l’Auvergne se
situe au deuxième rang des régions créatrices d’emplois juste derrière la région
Midi-Pyrénées. Le commentaire suivant est
précisé : « À noter aussi la forte progression de l’Auvergne (+2 200
emplois) confirmant ainsi un début de réveil économique de cette région. C’est
même l’une des plus performantes de la métropole si l’on rapporte le nombre de
création d’emplois à la population active. ». La démonstration est faite que nous
savons accompagner le monde économique de façon efficace en mobilisant nos
moyens et nos équipes sur des projets de qualité portés par des hommes et des
femmes que nous savons soutenir pour créer les conditions du développement
économique. Nous sommes dans la bonne direction. Pour autant, le nombre de
demandeurs d’emplois reste toujours trop important. Je vous remercie.
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