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Session du 26 mars 2010 _____________________________________________________________________________________
Intervention de Monsieur Jean Mallot, Président du groupe socialiste du Conseil régional d'Auvergne
En
2004, Pierre-Joël Bonté a succédé à Valéry Giscard d’Estaing comme Président de
notre Conseil régional afin de mettre en application notre projet, à savoir
: « Construire l’Auvergne solidaire ». Au décès de Pierre-Joël Bonté en
janvier 2006 son Premier Vice-Président René Souchon a pris le relais pour
continuer fidèlement l’œuvre entreprise avec le soutien d’une majorité comprenant
les élus Socialistes, Communistes et Verts. Nous avons tenu, sous sa
présidence, les engagements pris lors des Assises Territoriales. Cette année, c’est tout
naturellement que René Souchon, Président sortant, a été choisi pour conduire
au 1er tour la liste du Parti Socialiste puis, au 2ème
tour, la liste de rassemblement avec le Front de Gauche et Europe Ecologie. Le résultat du vote de dimanche
dernier, près de 60 % en faveur de la liste de « Rassemblement pour
l’Auvergne juste et solidaire », confère à celui qui était à sa tête une
incontestable légitimité démocratique. Voilà pourquoi je propose la
candidature de René Souchon à la Présidence du Conseil régional d’Auvergne.
Session du 26 mars 2010 _____________________________________________________________________________________
Intervention de Monsieur René Souchon, Président du Conseil régional d'Auvergne,
Mesdames, Messieurs, Cher(e)s collègues, Je souhaite à tous les nouveaux
élus, c’est-à-dire la moitié des membres du Conseil régional, la bienvenue dans
cet hémicycle. Beaucoup de travail vous attend et
j’espère un investissement total de chacun. Je souhaite aussi rendre hommage à
nos 24 collègues dont le mandat s’achève, soit parce qu’ils ont souhaité se
retirer, soit parce que le suffrage universel ne leur a pas été favorable. J’ai également cet après midi, une
pensée émue pour Pierre-Joël BONTE dont je suis le successeur par la volonté du
suffrage universel et des 305.815 personnes qui
nous ont accordé, dimanche, leur confiance. Je n’oublierai jamais le
compagnonnage avec Pierre-Joël et l’enrichissement moral qu’il m’a apporté. Au seuil de ce nouveau mandat qui
s’ouvre pour une durée, inédite dans l’histoire de l’institution régionale, de
quatre ans, je voudrais interpréter en quelques mots la volonté populaire clairement exprimée, tant au niveau local qu’à
l’échelle nationale, à l’occasion du scrutin du 21 mars. Je le ferai les yeux et le cœur tournés vers l’avenir. L’esprit détaché de
l’effervescence encore récente. Certes -et je m’en suis souvent
ému-, la campagne électorale n’a pas toujours placé le débat démocratique et la saine
confrontation d’idées en préoccupation essentielle. Mais je n’ai aucune volonté
d’égrener les comptes du passé ! La leçon majeure à tirer de cet
évènement qui me vaut aujourd’hui l’honneur d’assumer, dans la continuité de
nos institutions et de mon propre
mandat, la mission de présider aux destinées de l’institution régionale,
est là, évidente. Dimanche, le corps électoral s’est
exprimé et à ce titre je voudrais remercier
les 545.000 auvergnates et auvergnats qui ont réaffirmé leur croyance dans
l’action politique et la démocratie. Quelle est son expression ? Pour sentir pleinement sa
signification, permettez-moi d’évoquer une célèbre sentence que Saint-Just fit
devant la Convention Nationale en 1793 : « Les malheureux sont les puissances de la Terre. Ils ont le droit de
parler en maîtres aux gouvernements qui les négligent ». Dimanche, beaucoup, parce qu’ils
se sentent négligés, ont parlé. Dimanche, le corps électoral a
exprimé très clairement un vote de défiance envers un pouvoir coupable de détricoter le cadre de notre vivre-ensemble, coupable de négliger le bonheur de tous au profit de
celui de quelques uns. Il a signifié son désaccord à la politique du gouvernement, et les manifestations du 23 mars
qui ont suivi montrent bien que le pays légal, ne correspond plus au pays
réel. Dimanche, par le cœur et par la raison,
les électeurs ont surtout exprimé un vote
d’espérance envers des femmes et des hommes qui n’ont d’autre aspiration
que celle de conduire, SOLIDAIREMENT,
notre destin commun. Cette victoire, sans précédent à
l’échelle nationale, des forces de
gauche et de l’écologie, est celle d’un bilan d’engagements tenus. A tous ceux qui nous ont fait
confiance je veux dire que demain comme hier, nous tiendrons nos promesses quelles
que soient les difficultés ! Dimanche enfin, beaucoup d’autres
aussi, trop, résignés, se sont tus. Cette « émeute silencieuse »
comme l’appelait le sociologue Bourdieu, ce silence terrible est plus déchirant, plus assourdissant que le
tonnerre car, déjà, nous sentons qu’à la faveur des promesses non tenues au
plus haut niveau de l’Etat, la sourde colère du peuple nourrit, inexorablement,
« ce ventre fécond d’où peut sortir la bête immonde » !
Cette sourde colère, cette
déception, cette amertume envers
un pouvoir qui a trahi et menti. Ce vote, important, en faveur de
l’extrême droite, est une mauvaise nouvelle, une véritable gangrène pour la démocratie. Plus que jamais, la France et
l’Auvergne doivent rassembler leurs forces dans la défense et le respect des valeurs de la République. J’ai répété cela pendant 2 mois à chacune de mes
réunions publiques. C’est sur ce thème que je me suis engagé en politique, fils de cette
République démocratique, laïque et
sociale qui m’a tant apportée. Et c’est encore, quarante ans plus tard, pour défendre ces valeurs de progrès et
de justice, du droit et de la solidarité,
pour défendre la personne humaine,
sa dignité et lui garantir les
conditions de son épanouissement que
je me mets, totalement, au service de
nos concitoyens. A tous, comme Président de tous
les auvergnats, je veux dire que chaque jour, dans mon action, dans celle de la majorité que je conduirai,
l’attachement que nous portons à la
République et à l’Auvergne prendra le pas sur la querelle, la vaine polémique,
l’intérêt particulier. A tous, je veux dire
qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas de la victoire d’un camp sur un autre, des
bons sur les méchants, il ne s’agit pas de vaincre, mais de convaincre. Dans le rassemblement. Dans le respect. Dans la vérité. Dans l’écoute. Dans l’action au service de tous.
Dans l’action au service de la Liberté, de l’Egalité, de la Fraternité. Ces valeurs, ces « trois
marches du perron suprême » comme le disait si admirablement
Victor Hugo, transcendées par la Laïcité
qui les sous-tend et les assemble, il nous appartient de toujours les
réaffirmer, et avant tout, de toujours les faire
vivre. Car il ne suffit pas de les
inscrire à l’or fin sur le fronton de nos monuments. Il ne suffit pas de les scander
pour leur donner corps. Il ne suffit pas de leur faire
référence, et même révérence, sans
pour autant ne pas être au clair avec les principes au nom desquels on prétend
agir !Il faut ð par notre action
politique quotidienne au service de la transformation sociale, ð par nos justes colères
contre la résignation et la désespérance, ð par nos combats incessants contre un ordre établi fait de déshumanisation, ð par notre volonté sans faille et sans exclusive de lutter contre toutes les formes de discriminations et d’injustices, ð par notre envie toujours renouvelée de porter la justice sociale et de faire primer le droit sur la force,
ð par l’enthousiasme
qui anime les bâtisseurs d’avenir, …..Il faut que ces trois mots liberté, égalité, fraternité se
concrétisent dans le quotidien de
nos concitoyens qui sont, aujourd’hui, trop souvent enclins à penser qu’ils
sont les figurants d’une pièce qui se
joue ailleurs ! Sans cela, la République, le
mouvement qu’elle incarne, vers un vivre
ensemble fraternel dans un monde toujours plus juste et plus humain, restera une coquille vide et manquera à
l’idée qu’elle se fait d’elle-même. Nous savons tous que cette République
ne s’est pas faite en une fois, miraculeusement sortie de quelques gestes héroïques. Nous savons qu’elle s’est bâtie
difficilement, au prix d’efforts de chaque
génération, dans une tension constante entre
la résignation à l’ordre des choses et l’aspiration à un mieux être. Mais parce que ð Face à la crise économique
et financière, ð Face à la résistance
aveugle des privilégiés qui ne consentent plus à l’effort commun, ð Face aux blocages
d’un système parvenu à son extrême usure, un système où la rente et le nom font des destins alors que l’ascenseur social méritocratique reste
en panne, Parce que face à toutes ces
injustices la seule réponse du pouvoir
est de demander toujours plus à ceux qui
ont de moins en moins, ……. Oui, encore une fois, dans la joie et l’espoir de ce vote
clairement exprimé dimanche en faveur de
la gauche solidaire, j’éprouve en même temps un sentiment mêlé de gravité et de responsabilité pour notre vivre-ensemble. Une responsabilité particulière envers les laissés-pour-compte, les
réprouvés, les excommuniés d’un système qui doit s’arrêter de proclamer le
credo du « travailler plus pour
gagner plus » au profit du « travailler mieux pour vivre
mieux » ! J’éprouve une responsabilité
particulière pour que les exclus du
travail, de la santé, du logement, pour que les exclus de la dignité, du droit,
retrouvent espoir et confiance. Une responsabilité particulière
pour que « les classes souffrantes deviennent les classes heureuses »
(Hugo), pour que vive cette magnifique devise qui porte loin l’espérance
humaine, qui porte l’universel comme
horizon et dont la seule ambition est celle du bonheur des hommes ! Sur le chantier de ces valeurs toujours neuves, pour ces combats de
chaque jour, aucun volontaire n’est et ne sera jamais de trop ! Dès aujourd’hui nous voici à pied d’œuvre. La tâche est immense, herculéenne. Cependant, cher(e)s collègues,
comme le disait Camus, « il est des moments de l’histoire où
l’impossible devient nécessaire » ! L’impossible, pour l’heure, c’est de mettre un coup d’arrêt à la mort programmée des Régions par asphyxie
financière. En effet, mes cher(e)s collègues,
certains ont beaucoup promis durant les dernières semaines, mais la réalité
c’est que désormais, en application de la 1ère partie de la Réforme
territoriale, nous avons perdu toute
autonomie fiscale ! Personne n’augmentera plus, ni ne baissera l’impôt puisque nous n’avons
plus la liberté de le voter ! Pour le budget 2011, nous devrons
attendre que le Parlement et l’Etat décident la recette qui nous sera affectée. Cette contrainte scandaleuse est contraire à l’esprit de
la loi fondamentale et surtout, elle
ne manquera pas de provoquer, comme c’est déjà le cas pour de nombreux Conseils
généraux, un effet de ciseaux entre : - d’une part les dépenses vitales que nous devons faire pour
continuer à investir en faveur des citoyens, des territoires, de l’avenir, - et d’autres part nos recettes
désormais décidées, je viens de vous l’indiquer, par le Gouvernement et le
Parlement en dehors de toute maîtrise de
notre Assemblée. Or, mes cher(e)s collègues, si le
Gouvernement ne revient pas sur les
conditions budgétaires faites à nos Régions, nous devrons, comme nous avons
commencé à le faire, nous recentrer
chaque jour un peu plus sur les domaines de compétences que la loi accorde aux
régions et uniquement sur eux ! Il est donc vain de nous demander, comme cela a été fait
abondamment durant la campagne électorale, de
subventionner un Etat qui n’assume pas ses responsabilités, de financer, par
exemple, les routes nationales qui sont de sa compétence et ce, en sus de
ce que nous avons déjà accepté, comme le financement de l’Université, du Plan rail, des études sur le Train à grande vitesse,
etc.. Aujourd’hui, notre Région est déjà
engagée sur 232 millions d’€ au
titre de compétences qui sont celles de l’Etat. Elle est allée au bout de ce qu’elle pouvait faire, dans l’intérêt
général, affrontant, injustement, les vils procès. Mais aujourd’hui, et c’est aussi
une des expressions du scrutin, il faut de la clarté ! Cette clarté, nous la
concrétiserons en appliquant notre
programme, car il correspond aux
attentes de la population, validé à
près de 60% des électeurs, il sera l’outil de leurs conquêtes, le garant de
leurs droits. Nous l’appliquerons au prix de ce re-centrage sur nos strictes compétences
car encore une fois, la Région, les Régions, malgré les coups qu’on leur porte,
sont aujourd’hui des collectivités utiles
et vitales pour le quotidien des Français ! Et pour en revenir à la mort programmée du fait régional à
travers la réforme territoriale en cours de discussion au Parlement, je pense
qu’une réaction est possible et
nécessaire. Je pense que la volonté collective, la sagesse des élus peuvent venir à bout
de cette recentralisation qui va transformer nos Régions en simples annexes de l’Etat central. La France a besoin, pour sortir de
la crise, pour bâtir un avenir plus prospère, de régions fortes, dynamiques, tout comme elle a besoin d’un Etat impartial et ouvert. Un Etat qui ne se défausse pas, un
Etat qui ne fasse pas les poches aux
collectivités territoriales pour mieux dénoncer ensuite l’endettement et la
fiscalité ! La Nation a besoin de dialogue
et non de divisions, Elle a besoin de rassemblement et non de procès sans
fondement, Elle a besoin d’un pacte démocratique ressourcé au travers
d’une nouvelle étape, profonde, ambitieuse, généreuse de la décentralisation. Une étape qui aille dans le sens
de l’histoire, dans le sens de celle qui a décorseté l’Etat en 1982 et fait
fleurir les libertés locales. Notre pays n’a pas besoin d’une régression démocratique telle qu’elle
est prévue, il n’a pas envie d’une tentation
néo-bonapartiste qui nie le fait local et vise à constituer, pour un pouvoir malade, un bouclier électoral qui le mette à l’abri de
l’expression démocratique ! Car sachez qu’avec le mode de
scrutin uninominal à un tour envisagé pour 2014, la gauche rassemblée aurait perdu les élections quelle vient de
gagner !! Non, notre pays n’a nul besoin du pouvoir absolu d’un seul, et de ses
zélés courtisans. Notre pays a besoin d’une démocratie apaisée, d’une République du
respect et de la liberté. C’est pourquoi les Présidents de
Régions demandent tous au Gouvernement, en ce vendredi 26 mars 2010, par une
déclaration solennelle, de renoncer
immédiatement au projet de Réforme des collectivités locales qu’il tente de
faire adopter à marche forcée au Parlement. Cet abandon est nécessaire pour répondre à la volonté commune, il est
nécessaire pour que la France en
sacrifiant ses Régions, ne tourne pas le
dos à toutes les évolutions de l’Europe ! Quoi qu’il en soit, rien ne nous fera renoncer à tenir nos
engagements au service d’une Auvergne plus
juste, plus citoyenne, plus écologique. La révision à mi-parcours de nos Contrats de Projets Etat-Régions
arrive ; nous allons en rappeler l’urgence
au Préfet. Ce sera l’occasion de rappeler que nous devons d’abord financer nos compétences avant de financer celles de l’Etat. Comme à l’impossible nul n’est
tenu, nous irons s’il le faut, en plein accord avec l’ARF et donc avec les
autres Régions, à la non-poursuite de ce contrat au-delà de la révision de
2010, ou a minima à l’abandon de
certaines opérations pour lesquelles l’Etat lui-même n’est pas en mesure de
tenir ses engagements contractuels. Je rappelle qu’au 15 février 2010,
l’Etat a engagé 25,95 % des sommes contractualisées ; la Région : 58,98 %. Chacun l’aura compris, notre volonté, notre détermination à tenir nos engagements seront totales. Le rendez-vous auquel nous avons
convié les auvergnates et les auvergnats c’est celui d’une région attractive, dynamique, qui protège les
citoyens, qui accompagne les territoires dans leur développement et leurs mutations. Une Région qui donne plus à ceux qui ont moins pour promouvoir un développement
durable au service de l’homme. Une région stratège et visionnaire qui donne à nos territoires, nos
entreprises, nos services, notre
ruralité un nouveau temps d’avance ! C’est un rendez-vous qui fera une Auvergne grande, parce qu’elle
sera juste. ð Assurer l’égalité
des chances et surtout donner à notre jeunesse le maximum d’opportunités. ð L’instruire, la former aux métiers de demain qui lui
apporteront la sécurité de l’emploi
dans des entreprises plus citoyennes et elles-mêmes modernisées et réorientées
vers les secteurs de l’économie durable
et verte. ð Servir la création
et le dynamisme dans les
territoires. ð Agir pour le plus grand nombre, dans les
secteurs de la santé, du logement, de l’emploi, de la vie quotidienne. ð Refuser l’exclusion,
toujours privilégier le dialogue, voilà le chemin qu’il nous faut prendre. Dans les 100 prochains jours, ce chemin conduira la Région à se lancer dans
des chantiers inédits qui seront
précisés par un séminaire de travail de la majorité début mai. Notre première décision concernera
le lancement des Assises sur l’avenir de
la jeunesse auvergnate afin de mobiliser très largement nos concitoyens autour
de cette grande cause régionale. Elles prendront la forme d’une vaste concertation avec les jeunes, les
associations, les institutions (conseils généraux, agglomérations, Etat, etc..)
et devront déboucher avant la fin de
l’année sur des mesures très concrètes à inscrire si possible dans le
budget 2011. Dès ce printemps, je proposerai
les premières mesures de mise en œuvre du « Pack
Jeune adulte » et nous en débattrons dans les 15 jours au sein de l’Exécutif. Dès ce printemps, nous allons
également engager la réflexion sur les nouveaux
emplois. Un ou plusieurs forums seront ainsi organisés en
association avec tous les milieux économiques et sociaux (entreprises, chambres
consulaires, organismes de formation, représentants des salariés, etc...). L’objectif est de repérer rapidement tous les nouveaux
emplois qui peuvent être créés grâce à notre impulsion ! Ce gisement identifié, il conviendra d’adapter l’appareil de formation et à ce titre, je rappelle que
nous avons décidé la construction d’un nouveau
lycée dans les quartiers nord de
Clermont Ferrand, pour remplacer Camille Claudel. Ce nouveau lycée, si l’Education
Nationale veut bien nous suivre, devra être centré sur les nouveaux métiers et notamment ceux de l’éco-activité, de façon à faciliter
la conversion écologique de l’économie. Le dispositif sera complété par la
création d’un Fond régional
« Auvergne Durable », celui-ci sera appelé à stimuler la création de nouveaux
emplois et à accompagner les TPE dans leur évolution et surtout dans l’innovation. Je souhaite que ce nouveau fond
soit constitué par appel à l’épargne
populaire. L’économie sociale et solidaire, le tourisme devront, bien sûr,
continuer à jouer un rôle majeur pour générer ces nouveaux emplois et nous
soutiendrons activement ces secteurs. Enfin, parce que comme le disait
Thomas Jefferson « on ne résout un problème de démocratie que par plus et mieux de démocratie»
, parce que cette victoire ne nous exonère pas du message d’inquiétude et de souffrance qui conduit tant de citoyens à se
détourner des urnes, nous lancerons également
« l’initiative
populaire », c’est-à-dire que nous
donnerons la possibilité aux Auvergnates et aux Auvergnats de nous interpeller
directement sur des sujets qui ont recueilli le soutien de 5% du corps
électoral. Bien sûr, d’autres chantiers seront lancés ou poursuivis dans la
continuité de notre action en faveur des transports,
je pense au TER à 1 € pour les déplacements domicile/travail, à condition qu’il
y ait un plan de déplacement d’entreprise. Je pense à la Centrale de mobilité régionale en cours d’élaboration. Je pense au
billet unique. Tous les chantiers déjà engagés en
faveur de l’éducation -et je fais
référence notamment à la modernisation des lycées et centres de
formation d’apprentis- seront poursuivis au
rythme prévu. Il en sera de même en faveur de la
mise en œuvre du très haut débit
internet, dossier essentiel pour
mettre tous nos territoires à égalité des chances. Je pense aussi à l’environnement avec la création des 2 parcs naturels régionaux supplémentaires, au plan
climat/énergie qui doit nous amener à réduire de 20% nos dépenses
énergétiques, au plan biodiversité. Je pense encore à notre politique
en faveur de la santé, du logement. Mon objectif n’est pas de rappeler tous les engagements
de notre programme, c’est simplement de donner les premières orientations pour les 100 jours qui viennent. Dès la rentrée de septembre, nous pourrons préciser le calendrier de nos
engagements pour l’année 2011, et pour les 3 exercices budgétaires qui
suivront. Tous ces chantiers, nous les
engagerons avec le souci de les conduire avec toujours plus d’écoute et de dialogue, de les
imaginer au service de toujours plus de
justice et de progrès, avec la volonté de les mettre en œuvre parce qu’ils apportent toujours plus de mieux-être et de mieux-vivre. Le chemin que nous vous proposons
est un chemin d’unité et de
rassemblement au service d’une Nouvelle
Auvergne, citoyenne, solidaire et écologique. Tenir nos engagements, redonner de l’espoir, retrouver la voie de nos
valeurs communes, c’est le message que j’adresse à tous les
Auvergnates et à tous les Auvergnats. C’est la voix que je leur propose
de prendre, pour assurer ensemble la
victoire des valeurs républicaines et la victoire de l’Auvergne. Je m’y engage.
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