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Interventions
des élus du groupe
socialiste

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

Session des 16 et 17 novembre 2009
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Intervention de Monsieur Jean Mallot,  
Président du groupe socialiste du Conseil régional d'Auvergne


Monsieur le Président, Mes cher(e)s collègues,
Le Débat d’Orientations Budgétaires pour 2010 sera donc le dernier de cette mandature pour notre collectivité régionale.

Il s’agit d’un moment important. L’heure est à l’analyse de la situation, à l’écoute des attentes et des besoins de nos concitoyens, à la confrontation aussi des points de vue
  sur les différents bancs de notre Assemblée.

Il nous faut également mettre en perspective nos choix dans un environnement politique national et international difficile avec son lot de contraintes et d’incertitudes économiques, sociales et financières.

Le contexte n’est donc pas propice aux attitudes opportunistes ou aux promesses démagogiques que nous voyons régulièrement fleurir du côté de la droite, sans doute pour mieux masquer une réelle indigence en matière d’idées nouvelles.

Je crois plus sérieux de considérer que le contexte actuel incite davantage à la stabilité et au renforcement de tout ce que nous avons construit pendant les six ans de ce mandat.

Souvenez-vous que nous venions de loin, particulièrement ceux d’entre nous, élus de l’Allier, du Cantal ou de la Haute-Loire, qui représentions les « petits départements périphériques », comme nous qualifiait alors le Président Giscard d’Estaing.

Souvenez-vous que la région n’était alors qu’un guichet auquel venaient s’adresser ceux qui s’estimaient bien en cour.

Le Président du Conseil régional d’alors, comme d’ailleurs Monsieur Sarkozy aujourd’hui, aimait emprunter. Il aimait vivre à crédit. Sans jamais se préoccuper de savoir comment rembourser. Et c’est bien pour cela que nous avons été obligés d’augmenter la fiscalité : rembourser les emprunts de Giscard et financer les transferts de compétences non compensés.

Souvenez-vous que l’option choisie et entérinée sans mot dire, à l’époque, par le premier Vice-Président et par le Président de la Commission des Finances, futur Ministre de l’Intérieur, était celle de la fuite en avant dans l’endettement régional, de la concentration en un seul point du territoire des trois quarts des investissements régionaux, de l’ignorance d’un aménagement harmonieux du territoire, de l’absence totale de l’Auvergne dans le défi numérique ou celui de l’intermodalité des transports.

Rappeler ces quelques vérités lors des Débats d’Orientations Budgétaires de l’époque pouvait attirer les foudres ou provoquer le retrait pur et simple de la parole aux représentants de l’opposition d’alors.

Cette période est bien révolue, Monsieur le Président, et c’est le premier satisfecit
  que je souhaitais vous adresser.

Le second tient à la qualité des rapports qui nous sont présentés, à leur clarté et à l’excellente mise en perspective qu’ils proposent, malgré les contraintes que nous impose le gouvernement actuel et le climat d’incertitude dans lequel il nous place.

Le groupe socialiste partage en tous points les quatre axes que vous nous proposez comme cadre d’orientations budgétaires pour 2010 :

la solidarité à l’égard de tous les territoires et de tousles auvergnats,

la préparation d’un avenir ambitieux pour l’Auvergne,

-  
le refus d’augmenter les impôts régionaux pour 2010 ,

-  
la poursuite de la maîtrise de notre endettement.

La ligne est simple, claire, lucide et correspond bien aux aspirations de nos concitoyens.

D’autant que la déclinaison concrète de ces grands axes traduit parfaitement cet alliage d’équité et d’ambition collective qui aura marqué les six ans de ce mandat :

-   
Renouvellement de nos contrats territoriaux en intégrant des logiques de péréquation à l’avantage des territoires les plus fragiles.

-   
Renforcement des interventions sociales en direction des familles (notamment pour les manuels scolaires et les bourses étudiantes).

-  
Développement de nos dispositifs de formation au service de nos concitoyens en recherche d’emplois, conséquence directe de la crise qui touche un nombre croissant de salariés licenciés.

-  
Prise en charge des situations de handicaps.

Tout ceci sur l’axe de la solidarité.

-  
Montée en charge du programme numérique vers le Très Haut Débit avec pour objectif la formation à distance, la recherche, les réseaux de santé, la création / reprise d’entreprises…

-  
Suppléance des carences de financement de l’Etat sur le rail et l’Université,

-  
Accompagnement aux mutations structurelles des filières industrielles,

-  
Poursuite à un niveau extrêmement élevé de nos dépenses d’investissement pour les lycées,

-  
Développement de l’intermodalité des transports,
-  
Confirmation d’un nouveau modèle de développement respectueux de l’environnement,

-  
Accueil de nouvelles populations jeunes et actives pour gagner le défi démographique.

Voilà pour la préparation de l’avenir de l’Auvergne !

Reste que ce Débat d’orientations Budgétaires s’inscrit dans un contexte national que nous ne pouvons ignorer, tant les collectivités locales font aujourd’hui l’objet d’attaques incessantes du gouvernement et de l’UMP.

Nous aurions sans aucun doute à accepter d’éventuelles remarques de la part d’un gouvernement qui se montrerait vertueux, qui gérerait les deniers publics de façon à corriger les déséquilibres territoriaux et sociaux, qui prélèverait équitablement l’impôt sans faire reposer l’essentiel de l’effort sur les classes moyennes et défavorisées, qui stabiliserait sa dette pour ne pas en différer le paiement sur les générations futures.

J’admets que d’un Etat comme celui-là nous aurions à retenir quelques conseils.

Mais force est de constater que le gouvernement Sarkozy – Fillon, celui là même qui montre aujourd’hui les régions du doigt, c’est bien le gouvernement de tous les records d’injustice et de mauvaise gestion : celui des déficits abyssaux des comptes sociaux, celui des déficits colossaux du budget de l’Etat, celui de la création de 19 taxes nouvelles depuis 2007, celui de l’instauration et du maintien du bouclier fiscal en faveur des catégories les plus riches de notre pays, celui enfin de la casse du service public, de la fermeture à marche forcée de tout ce qui jusqu’à présent constituait le maillage de notre territoire, je veux parler entre autres de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos tribunaux, ou encore de La Poste, dont les agents viennent aujourd’hui nous alerter à juste titre.

Décidément non, ce gouvernement n’est pas qualifié pour critiquer l’action et la politique des collectivités locales, tant il les accable de transferts de charges qu’il ne veut ou ne peut plus assumer, tant il tarit progressivement leurs ressources financières, provoquant par-là même un effet de ciseaux diabolique qui demain contraindra ces mêmes collectivités locales à réduire leurs investissements qui représentent pourtant 75 % de la commande publique dans notre pays.

Alors haro contre les collectivités locales ! C’est le slogan du moment.

Mais au-delà du slogan, est mis en place progressivement un processus de destruction programmée de la décentralisation. A commencer par la suppression de la dotation de péréquation dont bénéficiait jusque-là, et à juste titre, notre région.

En poursuivant par la suppression de la taxe professionnelle aboutira à faire reposer désormais sur les ménages les 3/4 de la fiscalité locale, eux qui en assumaient jusque-là un peu moins de 50 %.

En menant tambour battant une réforme des collectivités pour, sous couvert d’une prétendue simplification et d’économies illusoires, organiser en fait une véritable recentralisation et un recul des libertés locales.

Ces projets de réforme sont à ce point critiquables que même des Sénateurs de droite emmenés par un ancien Premier Ministre, Monsieur Raffarin, ont exprimé publiquement, dans le Journal du Dimanche du 31 octobre dernier, leur opposition à partir d’arguments qui rejoignent les nôtres.

Je cite leur conclusion : « L’actuelle proposition n’est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d’élus enracinés. Nous ne pouvons prendre à la légère l’inquiétude profonde et légitime de tous les élus qui, à la tête de leurs collectivités territoriales, sont les premiers investisseurs du pays ».

Même si ces critiques du projet de suppression de la Taxe Professionnelle et de la Réforme Territoriale, restent très en deçà des nôtres, nous y voyons un véritable réquisitoire contre l’inaptitude du gouvernement à gérer les affaires du pays dans le sens de l’intérêt général. Monsieur Malhuret a regretté que nous n’ayons pas réformé
  la Taxe Professionnelle. Il a la mémoire courte : le gouvernement Jospin a supprimé la part salariale de la Taxe Professionnelle et cette réforme progressive a été unanimement saluée.

ll est irresponsable de vouloir transférer sur les ménages le poids de la fiscalité locale acquittée jusque là par les entreprises, de supprimer le lien fiscal qui existait jusque-là entre les entreprises et les territoires sur lesquelles elles sont installées, et pour lesquels des investissements immobiliers, des infrastructures de transports, des logements, des services publics locaux ont été mis en place et financés par le contribuable local.

Rompre ce lien est un contresens de l’histoire de la décentralisation et du développement économique de nos pays.

Vous aurez d’ailleurs sur tous les bancs l’occasion de vous prononcer sur le vœu présenté par l’intergroupe Socialiste,
Communiste Parti de Gauche et Vert, vœu qui exprime à la fois notre attachement à la décentralisation comme notre ferme opposition à ces projets de réformes qui remettent en cause la démocratie de proximité, voire la démocratie tout court, constituent un retour complet sur les acquis de la décentralisation, et mettent gravement en cause les perspectives d’application de la parité dans la représentation des hommes et des femmes au sein des assemblées.

Nous souhaitons bien entendu obtenir l’unanimité sur notre vœu qui demande à l’Etat de retirer ses projets de loi en engageant, à partir d’un débat public, une véritable réforme territoriale renforçant les acquis de la décentralisation.

Nous le savons, Monsieur Sarkozy n’aime par les contre-pouvoirs, ni même les « autres » pouvoirs. Après la justice, après les médias, après le parlement, il s’attaque aux collectivités locales, coupables avant tout de n’être pas alignées sur l’expression de sa volonté.

Je note d’ailleurs, Monsieur le Président, que le contexte national de dénigrement de la gestion des collectivités locales, et particulièrement des Régions, s’accentue à l’approche du renouvellement en mars prochain des Conseils régionaux.

Avec aussi sans doute l’arrière pensée de masquer les résultats économiques et financiers désastreux que connaît la politique du gouvernement actuel.

Il semble en effet que les sondages financés par l’Elysée ne suffisent plus à façonner l’opinion et à « persuader » les Français des bienfaits de cette politique !

Alors je le dis tout net, l’UMP ferait mieux de se concentrer sur l’essentiel et de formuler des propositions sérieuses.

Proposer sur le front de l’emploi tout d’abord. « Pôle Emploi » croule sous le poids grandissant de demandes d’inscriptions de salariés victimes de dégraissages massifs, de faillites en chaîne, sous la pression, le plus souvent de leur banque ou d’actionnaires trop pressés de recouvrer une rémunération confortable de leur capital, comme
  les « traders » leur laissent à nouveau miroiter, sur un marché financier qui a retrouvé toute sa vigueur et toute sa folie.

Sur le front de la Sécurité Sociale, héritage du Conseil National de la Résistance que le gouvernement Fillon – Sarkozy détruit peu à peu.

La majorité UMP à l’Assemblée Nationale a voté tranquillement un déficit de 30 milliards d’euros chaque année au cours des cinq ans à venir, sans la moindre perspective de retour à l’équilibre. En fait, et le gouvernement le sait bien, le chemin est ouvert pour livrer à terme la protection sociale aux assureurs privés.

Côté finances de l’Etat
, les déficits budgétaires abyssaux se creusent et génèrent une montagne de dettes.
Le gouvernement est surendetté ? Qu’à cela ne tienne, il emprunte ! Et l’opportunité de faire appel à l’épargne des français est abondamment et médiatiquement commentée pour lancer le futur grand emprunt national dont on ignore toujours le montant. 20, 30, 50 milliards ?

On nous dit que ces fonds seraient utilisés pour l’investissement utile, pour préparer la France de demain, pour rattraper les retards en matière d’infrastructures…

Et bien, si les annonces successives du Préfet de Région concernant les
  projets sur les routes nationales de l’Allier, préfigurent l’utilisation des fonds récoltés par ce grand emprunt, alors, Monsieur le Président, l’Auvergne va vers de très grandes désillusions.

Car les récentes annonces du Préfet pour l’Allier se résument à un saucissonnage ralenti sur la RN 7, à la remise en cause de l’achèvement en 2017de la mise à deux fois deux voies de la RCEA, à l’arrêt du contournement nord de Vichy et au report sine die de la liaison de cette agglomération, la deuxième d’Auvergne, à l’autoroute A 71 ( !).

C’est tout le schéma des routes nationales du département de l’Allier qui s’effondre.

Voilà, mes chers collègues, le dur retour à la réalité.
  Nous faisons face à un gouvernement qui promet, qui promet… pour finalement ne pas tenir ses engagements. Et le vœu « écran de fumée » que nous présente aujourd’hui l’UPA, voulant faire porter le chapeau au département voisin de Saône et Loire, ne trompera personne.

Les routes nationales c’est l’Etat ! A lui de prendre ses responsabilités et de financer les réponses aux besoins, notamment pour assurer la sécurité routière !!

L’Auvergne n’est pas une priorité pour ce gouvernement et à ce désintérêt de l’Etat, j’oppose le sérieux de notre gestion. Je dis cela au vu des documents budgétaires qui nous sont soumis, notamment la Décision Modificative n° 2 qui ajuste au plus près les fonds nécessaires au règlement des engagements que nous avons pris.

Je dis cela aussi au vu des orientations budgétaires qui nous sont soumises pour 2010, et dont j’ai parlé au début de mon intervention.

Je dis cela enfin à la lecture des différents rapports et schémas qui nous sont soumis aujourd’hui et qui prouvent qu’en Auvergne, on ne navigue pas à vue. En Auvergne nous savons où nous voulons aller et nous le disons. Et pour cela nous adoptons un véritable projet d’avenir qui gère au plus près les deniers publics qui nous sont confiés.

Le sérieux de notre gestion se traduit aussi par la prise en compte, à la mesure régionale qui est la nôtre, des problèmes qui se posent aujourd’hui à une échelle planétaire.

En nous impliquant régionalement dans le plan énergie – climat 2010 – 2015, en poursuivant notre Agenda 21, en nous investissant dans le plan bio-diversité 2010 – 2020, nous prenons notre part à l’effort demandé au niveau mondial.

Nous déclinons ainsi ces préconisations au plan régional et adoptons en conséquence une attitude responsable face au défi posé à tous.

Nous assumons nos responsabilités, comme le démontre la lecture des documents très importants qui figurent à notre ordre du jour.

-    
Le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire d’Auvergne, qui constitue le canevas à horizon de vingt ans de tout ce qui doit assurer le développement de l’Auvergne.

-   
Le Schéma Régional des Infrastructures de Transports qui préfigure là aussi nos orientations à vingt ans, tant en terme de développement des transports collectifs, de complémentarité des modes de transports que de réalisation d’infrastructures nouvelles.

-  
 Avec l’examen du Plan Energie Climat Régional 2010/2015 et le Plan Régional d’Elimination des Déchets Dangereux de la Région Auvergne, nous complétons cette large panoplie.

Voilà, Monsieur le Président, les quelques propos d’ouverture que je souhaitais prononcer, au nom de mon groupe.

Je qualifierai vos orientations, Monsieur le Président, de réalistes, ambitieuses et justes pour l’Auvergne. C’est la raison pour laquelle nous y souscrivons tout en
  demeurant néanmoins très attentifs aux propositions qui pourraient çà et là être émises au cours de nos débats.

Mes chers collègues, notre région mérite que nous poursuivions, loin des projets surdimensionnés et de la communication tapageuse d’un autre temps, dont certains semblent avoir la nostalgie, le travail de fond que nous avons entrepris depuis 2004, d’abord avec Pierre-Joël Bonté, puis avec René Souchon.

Je note au passage en lisant la presse que le regretté Pierre-Joël Bonté se voit depuis quelques temps paré de toutes les qualités par une droite qui pourtant l’a combattu férocement. Le procédé est assez facile, en tout cas indécent ! Il ne saurait faire oublier qu’une des grandes forces de Pierre-Joël Bonté était justement l’action collective, que nous y
  avons tous pris notre part, et que René Souchon en est le digne héritier !

Pour conclure je dirai que c’est la recherche d’une vraie solidarité entre nos territoires qui nous permet d’anticiper et nous donne sur de nombreux points de l’avance sur les autres régions, à l’instar de notre position de leader en matière de désenclavement numérique.

Monsieur le Président, nous nous reconnaissons dans cette volonté d’aller de l’avant et
  dans ce souci de vérité que nous devons à nos concitoyens.

Je suis persuadé que les auvergnats se reconnaîtront eux-aussi dans cette manière d’agir.

Je vous remercie.

 
Session des 16 et 17 novembre 2009
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Intervention de Monsieur René Souchon,  
Président du Conseil régional d'Auvergne,

Mesdames, Messieurs, cher(e)s collègues,
Cette session, avant dernière de l’année 2009, est traditionnellement consacrée à la présentation du débat d’orientation budgétaire. Ces orientations budgétaires pour 2010 seront une fois de plus marquées du sceau de l’ambition et du volontarisme pour l’Auvergne et les Auvergnats.
Ambition démontrée au cours de cette journée par l’examen de schémas majeurs pour l’avenir de l’Auvergne : le plan biodiversité, le plan énergie climat, le plan régional d’élimination des déchets dangereux, le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire d’Auvergne (SRADDT), le Schéma Régional des Infrastructures et des Transports (SRIT).
Nous sommes là au cœur des compétences régionales et de notre rôle en matière de prospective et de propositions pour l’avenir, même si je regrette que cette projection sur 2030 ne soit guère mobilisatrice de l’opinion.
Les orientations budgétaires pour 2010 s’inscrivent dans un contexte national marqué par de nombreuses incertitudes liées particulièrement à la réforme annoncée par le gouvernement : je veux parler de la réforme territoriale et de son accompagnement financier, la réforme de la Taxe professionnelle.
Mes cher(e)s collègues,
Une réforme n’a d’intérêt que si elle transforme pour améliorer ce qui ne fonctionne pas, tout en renforçant ce qui marche bien.
Les réformes proposées par le gouvernement, à l’inverse, posent de nombreux problèmes : elles mettent en danger les acquis positifs de la décentralisation contre laquelle tous les parlementaires de droite avaient d’ailleurs voté !
Au contraire, elles proposent une recentralisation sans précédent (chassez le naturel il revient au galop).
Pour autant sont-elles un progrès en terme d’efficacité ? Elles contiennent des aspects positifs sur l’achèvement de l’intercommunalité en particulier.
Mais elles marquent un recul en matière de démocratie.
Elles vont à l’opposé de toutes les évolutions européennes en ramenant les régions à un rôle d’annexe de l’Etat sans autonomie financière et sans visibilité sur leur futur.
Partout, dans les grands pays européens, les régions sont à l’inverse de ce que veut faire la France, des échelons qui ne cessent de monter en puissance.
La région Aragon, en Espagne, dont la population est équivalente à celle de l’Auvergne, a un budget 10 fois supérieur à celui de l’Auvergne.
La décentralisation de 1982 a constitué un acte fondateur pour notre pays en renforçant la démocratie territoriale et la proximité entre l’élu et le citoyen.
Cette décentralisation du début du septennat de François Mitterrand a constitué une avancée majeure de la démocratie réelle, que le gouvernement s’apprête à détruire en modifiant profondément l’organisation de nos collectivités, tout en les privant de ressources.
La situation financière des collectivités s’est dégradée, nous ne cessons de vous en faire la démonstration à chaque session, la Cour des comptes le démontre à son tour.
Ainsi sous le coup des transferts de charges mal ou non compensés de l’Etat, nos collectivités se sont retrouvées à supporter des dépenses sans ressources équivalentes estimées en Auvergne pour l’année 2010 à plus de 10 millions d’euros.
Le plafonnement de la Taxe professionnelle nous prive de 16 millions d’euros chaque année, la perte de la Dotation de solidarité de 11,4 millions.
La non prise en compte de la taxe carbone payée par les collectivités pour leurs bâtiments, lycées en particulier, va accroître nos charges.
Il est archifaux, comme l’affirme le gouvernement, de dire que les collectivités sont mal gérées, dépensières et inefficaces.
Mesdames, Messieurs,
Les dépenses de fonctionnement des collectivités françaises sont en-deça de la moyenne européenne, elles représentent 11,3% du PIB contre 12,7 pour la moyenne européenne selon le rapport 2009 de l’Observatoire des finances locales.
La dette des collectivités locales représente en 2008, 7,5% du PIB alors que celle de l’Etat s’envole, elle est passée de 58,8% du PIB en 2002 à plus de 77% en 2009 et plus de 80% en 2010.
Le déficit budgétaire de l’Etat s’élève en 2009 à 140 milliards d’euros alors que les budgets de fonctionnement des collectivités sont eux en équilibre.
Dans le même temps, les collectivités territoriales de notre pays réalisent 73% des investissements publics. Les régions ont ainsi dépensé plus de 5 milliards d’euros en 2008 pour les lycées.
Les collectivités sont aujourd’hui les garantes de services publics de proximité, efficaces et performants.
Or en les étranglant financièrement, le gouvernement les place devant un dilemme : soit augmenter la fiscalité, soit réduire la qualité des services publics locaux, le soutien à l’économie, à la culture, aux associations, aux clubs sportifs etc…
La situation devient intenable mais le pire est à venir avec la réforme annoncée de la Taxe professionnelle.
Une vraie réforme de la fiscalité locale est indispensable, chacun s’accorde sur ce point, pour plus de justice, d’égalité et de lisibilité démocratique.
La taxe professionnelle doit être réformée, c’est un impôt imbécile qui pénalise l’investissement et l’innovation.
Mais le projet du gouvernement est injuste car il allège l’impôt sur les entreprises et conduira mécaniquement à un alourdissement de la fiscalité sur les ménages.
Le projet de suppression de la taxe professionnelle menace également les collectivités puisque cette suppression ne sera pas remplacée par un impôt dynamique mais seulement compensé  en 2010 par des dotations, et l’on ignore tout de ce que sera 2011 en l’absence de simulations.
Mesdames, Messieurs,
Ce projet de  réforme est également frappé du sceau d’un objectif inavoué mais réel et peu glorieux : mettre les collectivités sous le contrôle total de l’Etat.
Le message sur la simplification du « mille feuille territorial » est une mystification. On fait disparaître la moitié des élus cantonaux et régionaux mais on ne supprime pas les institutions.
On rajoute même des échelons territoriaux avec les métropoles. Il y aura demain 90 à 100 Conseillers Territoriaux au moins qui siègeront à la région contre 47 actuellement. On met un terme à la parité Homme Femme, grande conquête de ces dernières années.
Ce projet de réforme s’appuie sur une manipulation électorale grossière : un mode de scrutin inédit et contraire à la tradition démocratique française, probablement anticonstitutionnel, un redécoupage général des circonscriptions cantonales et la création d’une nouvelle catégorie d’élu : le conseiller territorial qui cumulera les mandats de conseiller général et de conseiller régional, qui sera un professionnel de la politique et du cumul.
En un mot, cette réforme est faite pour favoriser le parti majoritaire.
Mesdames, Messieurs
Ces projets gouvernementaux, je ne vous l’apprend pas, suscitent de fortes protestations au niveau des citoyens et des élus toute appartenance politique confondue et ils suscitent de vastes incertitudes.
Je voudrais à ce stade citer Gérard Roche, Président du conseil général de Haute Loire. Il s’exprime ainsi dans Haute-Loire Info qui rapporte ses propos : « Il s’agit d’un combat des collectivités territoriales contre le pouvoir central ». Il s’élève contre la pensée unique du gouvernement actuel et estime que de nombreux Conseillers généraux qui portent la casquette de parlementaires sont victimes d’intimidations de la part du gouvernement.
C’est dans ce contexte que nous vous présentons les orientations budgétaires pour 2010.
Mesdames, Messieurs,
Le budget 2010 de la région Auvergne devrait s’élever à environ 660 millions d’euros.
660 millions d’euros que nous allons consacrer à la poursuite des actions que nous avons impulsées depuis 2004 en faveur d’une Auvergne plus accueillante, plus attractive, plus innovante, une Auvergne à l’écoute et attentive au développement de tous ses territoires.
Ces orientations budgétaires sont le résultat d’arbitrages difficiles en raison du contexte que je viens de décrire.
Elles sont le fruit d’un travail intense entre les élus et les services.
Je tiens à remercier très sincèrement chacune et chacun pour leur implication au service des Auvergnates et des Auvergnats.
M
esdames, Messieurs,
La difficulté majeure pour l’élaboration du budget est due à l’évaluation des recettes, recettes qu’en grande partie la région ne maîtrise pas.

Il en va ainsi des dotations de l’Etat, qui une fois de plus ne respecte pas les engagements pris en 2008, où une augmentation de 1% nous était promise.
Les recettes
  n’évoluent même pas au rythme de l’inflation mais à 50% de celle-ci soit environ 0,6% d’augmentation pour une inflation qui devrait atteindre 1,2% d’après le projet de Loi de Finances.
Rappelons que les concours de l’Etat représentent environ 50% des ressources de la région et que la fiscalité directe, sur laquelle la région dispose d’une autonomie toute relative, représente 27% de nos recettes.
Avec la réforme territoriale, telle qu’annoncée, l’autonomie financière de notre collectivité va à nouveau subir une réduction importante, pour tomber aux environs de 10%.
La suppression de la taxe professionnelle impactera très fortement le budget 2011 puisque son remplacement par la Contribution économique territoriale pourrait entraîner pour l’Auvergne un manque à gagner important.
De plus en 2011 la région ne percevrait plus aucune part de la Taxe foncière, ce qui pourrait entraîner une perte de près 60 millions d’euros ce qui correspond au produit foncier estimé pour 2010.
Pour le budget 2010, année de transition, le volume global des dotations à prévoir est de l’ordre de 210 millions d’euros, en augmentation de 1,32 millions seulement par rapport à 2009. Une simple augmentation à hauteur de l’inflation procurerait un produit supplémentaire de 1,2 millions d’euros.
Certes pour 2010, nous bénéficierons des recettes de la Taxe professionnelle, formule actuelle, mais vous savez qu’en raison de son plafonnement nous nous trouvons très pénalisés avec un manque à gagner estimé à 16 millions d’euros.
Qu’en sera-t-il de la DGF de péréquation ? Seul le gouvernement dispose de la solution pour que notre région injustement écartée du dispositif puisse le réintégrer. Rien n’est prévu dans le projet de Loi de Finances 2010.
Un amendement à cette loi est désormais la seule possibilité pour que l’Auvergne bénéficie de cette solidarité, qui je le rappelle, l’a privée de près de 12 millions d’euros. J’attends que le gouvernement dépose cet amendement le moment venu.
Malgré ces contraintes, nous n’avons pas envisagé d’augmentation de la fiscalité régionale.
Les recettes liées à la TIPP sont incertaines et dépendantes de la consommation de carburant.
En ce qui concerne les cartes grises
malgré une embellie annoncée des ventes de voitures, conséquence notamment de la prime à la casse, le Bureau d’information et de prévisions économiques (BIPE) prévoit pour 2010 que la baisse du pouvoir d’achat et la disparition progressive de la prime à la casse entraîneront une nouvelle baisse du marché évaluée à – 6,5 %. Ces éléments combinés à la baisse du marché des véhicules d’occasion et à la baisse des ventes de camions et camionnettes conduisent à envisager un produit 2010 à hauteur de 40 millions d’euros, soit une réduction de 6,5% par rapport aux projections 2009.
Nous avons fait le choix de stabiliser à 40 €/CV – la taxe des Cartes grises - l'exonération sur les véhicules propres étant maintenue.
Mesdames, Messieurs,
Vous vous souvenez que l’an dernier le budget 2009 avait subi, fait exceptionnel, une baisse de près de 4%, il se situait alors à 626 millions d'euros.
En 2010, le budget devrait se situer à hauteur de 660 une hausse de près de 40 millions d’euros, sans hausse fiscale.
D’où viennent ces 40 millions d’euros ?
Ces “recettes’’ nouvelles sont en réalité déjà affectées à des dépenses particulières, et ne constituent pas une “marge de manoeuvre’’ supplémentaire dont pourrait disposer le Conseil régional en 2010.

Voici leur origine
:
-       L’Emprunt spécifique Plan rail de 16 millions d’euros. L’Etat, la Région Auvergne et Réseau Ferré de France ont convenu de la mise en oeuvre d’un Plan rail Auvergne 2009 – 2013 pour accélérer la remise à niveau du réseau ferroviaire en Auvergne. Le Plan rail s’élève, je vous le rappelle à 213millions d’euros. En cumulant l’effort ferroviaire déjà inscrit au CPER (196,5 millions d’ €) et celui du Plan rail (213 millions d’€) : 409,5 millions d’€ auront été investis d’ici 2013 pour le réseau ferré auvergnat.
-       JEREMIE : 5 millions d’euros de Fonds européens sont inclus dans la hausse de 40 millions du Budget 2010. JEREMIE est un dispositif européen ayant pour objectif de faciliter l’accès des entreprises classiques et innovantes aux outils d’ingénierie financière pour financer les différentes étapes de leur développement.
-       Cette hausse est également constituée de 4,8 millions d’euros de TIPP transférée. Une part de la TIPP est ainsi  transférée à la région par l’Etat pour compenser certains coûts de la décentralisation. Dans le budget 2010, ils viennent en compensation de l’intégration de 22 agents des lycées agricoles avec un rattrapage du à l’Auvergne sur l’année antérieure.
-       Le COM Apprentissage abonde ces 40 millions d’augmentation pour 4,3 millions d’euros. Le Contrat d’Objectifs et de Moyens pour l’apprentissage signé le 7 juillet 2005 entre la Région Auvergne et l’Etat a pour objectifs, le développement et la modernisation de l’apprentissage en Auvergne. Il s’agit là du versement de la participation de l’Etat aux dépenses de la Région pour l’apprentissage.
-       En matière de fonds FEDER, l’année 2009 avait été une année creuse, année de transition entre deux générations de programmes européens (2000/2006 – 2007/2013). Cette année nous bénéficierons ainsi de 5,6 millions d’euros.
-       Enfin ces 40 millions d’euros supplémentaires sont constitués par le FCTVA pour 2,5 millions d’euros. Il ne s’agit là que d’un simple remboursement de TVA que la Région a payé sur ses investissements l’année précédente.
Mes cher(e)s collègues,
Vous le constatez, nos marges de manœuvre ne progressent pas. Malgré cela nous nous efforcerons en 2010 de maintenir le cap en nous recentrant encore plus autour de nos compétences et en nous obligeant à avoir une gestion toujours plus rigoureuse.
C’est le cas pour l’agriculture.
Nous allons redéployer des crédits à périmètre budgétaire constant de façon à venir en aide à nos agriculteurs.
Ce sont 500.000 € qui peuvent ainsi être dégagés immédiatement.
Ces 500.000 €, nous allons les consacrer à un nouveau programme, inédit en France sur une telle ampleur : un « Fonds régional de garantie dédié aux filières d’élevage » en partenariat avec la SIAGI.
Sur le fond, il s’agit d’actionner l’effet de levier régional comme réponse aux problèmes financiers des exploitations les plus fragiles et, moyennant un effet multiplicateur, sur 3/4 ans, ce sont près de 15 à 18 millions d’€ de crédits qui pourront être débloqués !
Autre piste, plus prospective celle là, mais tout aussi importante sinon plus, la Région lancera une mission en début d’année 2010 sur le thème de la relocalisation des productions, par l’intermédiaire de la commande publique et par l’organisation des circuits de proximité.
Je suis fermement convaincu que nous pouvons diagnostiquer une quantité importante de production agricole que nous pourrions relocaliser, c’est-à-dire éviter des échanges de matière première agricole défavorables pour l’Auvergne, en un mot, éviter d’importer pour consommer plus local, par exemple via la consommation des lycées, des collèges, des cantines administratives ou d’entreprises, etc..
Une fois le gisement potentiel affiné, il s’agira d’organiser des circuits courts de distribution et de contractualiser sur plusieurs années afin de garantir aux producteurs locaux non seulement le débouché mais aussi un prix équitable! Le programme s’inscrit dans une démarche d’innovation.
Mesdames, Messieurs,
Nous allons au cours de cette session vous soumettre plusieurs schémas stratégiques: le plan biodiversité, le plan énergie climat, la plan régional d’élimination des déchets dangereux, le SRADDT, le SRIT. Ces schémas sont les piliers sur lesquels se construit la nouvelle Auvergne résolument tournée vers le 21ème siècle.
Le plan énergie climat que nous vous présentons aujourd’hui s’inscrit dans la cohérence des différentes actions que nous menons en faveur du développement durable. Il porte une stratégie régionale en matière d’énergie volontaire et ambitieuse, stratégie qui  sera cruciale pour l’Auvergne du 21ème siècle :
-  Il s’agit d’augmenter notre indépendance énergétique, en favorisant la diminution des consommations énergétiques et le recours aux énergies renouvelables locales ;
-  d’accompagner les secteurs pour lesquels la dépendance aux produits pétroliers est la plus forte : transports et agriculture ;
-  de vérifier la compatibilité de nos politiques et les investissements de long terme avec la rareté prochaine des ressources énergétiques.
Ce plan constitue notre feuille de route pour les années 2010-2015 pour parvenir à une gestion éco-responsable des ressources en Auvergne. Véritable bras armé de notre Agenda 21, il impulse des actions concrètes autour des bâtiments résidentiels et tertiaires, du transport et de l’urbanisme, des activités économiques, de la production d’énergie, de la sensibilisation et de l’information.

Les principaux acteurs qui oeuvrent en Auvergne dans l'environnement ou dans des domaines en interaction avec la biodiversité étaient demandeurs d'une concertation et attendaient que la Région joue un rôle moteur pour animer et coordonner la définition d'un plan régional en faveur de la biodiversité.
L’élaboration de ce plan a donc rassemblé les différents acteurs,  leur a permis d'échanger et de partager et de dégager les enjeux prioritaires.
Nous prenons aujourd’hui 5 engagements forts avec ce plan:
-  organiser une gouvernance à l’échelle régionale en matière de biodiversité, notamment en créant et co-finançant un observatoire régional de la biodiversité.
-  Nous nous engageons à porter la biodiversité au plus près des territoires, en réalisant notamment un schéma de cohérence écologique de l’Auvergne, en travaillant sur cette thématique avec les Parcs, en initiant des actions concrètes au travers d’ »un contrat nature et paysages », en développant les contractualisations liées à l’eau, nous classerons entre 2010 et 2020, 10 grands sites en réserve naturelle régionale.
-  Nous nous engageons à aider les différents acteurs agissant en faveur de la nature notamment en signant chaque année un nouveau plan d’action régional de restauration/conservation d’espèces en milieux naturels, en signant des conventions de bonnes pratiques en faveur de la biodiversité, en incitant les collectivités locales à intégrer la biodiversité dans les opérations d’aménagement ;
-  A favoriser la recherche et l’expérimentation, notamment par le biais d’appel à projets.
-  A mobiliser les auvergnats, à sensibiliser et à donner l’exemple.
Ce plan biodiversité permet une nouvelle fois à l’Auvergne d’être une région pilote et d’avoir une longueur d’avance!
Mesdames, Messieurs,
Cette longueur d’avance nous avons souhaité également la conserver en élaborant le SRADDT et le SRIT qui loin d’être des documents théoriques à archiver après leur adoption en session, sont de véritables documents prospectifs et dynamiques.
Le SRADDT fixe ainsi les orientations fondamentales du développement du territoire régional à l’horizon 2030 !
Ce schéma constitue un document d’intentions non prescriptif, qui prendra tout son sens dans une stratégie partenariale de mise en œuvre à travers l’ensemble des politiques publiques sur le territoire régional.
Elaboré dans une démarche concertée qui a prévalu depuis près de 2 ans (Réunions départementales, Conférence des Territoires, consultation publique) : le SRADDT est un document co-construit avec l’ensemble des acteurs du développement durable de l’Auvergne ; il ne s’agit pas de la vision exclusive du Conseil Régional d’Auvergne !
Le SRADDT met en avant trois défis auxquels la Région devra faire face pour poursuivre durablement son développement ; défis qui recueillent l’adhésion de tous pour progresser vers une « nouvelle Auvergne » qui a un avenir d’avance : « Auvergne Horizon 2030 ».
-  Relever le défi démographique est le 1
er
enjeu du SRADDT, avec l’objectif de poursuivre et amplifier le regain de population que la Région a enfin retrouvé.
-  Le deuxième défi est celui de l’accessibilité à la grande vitesse et le désenclavement.
-  Le 3
ème celui d’un développement durable spécifique pour un territoire de faible densité.
3 valeurs partagées sous-tendent la stratégie : la solidarité entre les populations et les territoires, la cohésion sociale et intergénérationnelle, l’ouverture de la société auvergnate.
Le SRIT  s’inscrit dans une démarche cohérente avec le SRADDT et constitue le volet « Transports » du SRADDT. Il poursuit donc les mêmes objectifs : redressement démographique, accessibilité à la grande vitesse et désenclavement et développement durable spécifique pour un territoire de faible densité.
3 priorités sont affirmées :
-  la grande vitesse en Auvergne 
-  le bon mode de transport, au bon moment au bon endroit 
-  une volonté commune pour une mobilité et un territoire plus durables.
Le SRADDT et le SRIT : « Auvergne Horizon 2030 » sont des documents construits pour et par les Auvergnates et les Auvergnats. Il nous reviendra donc de populariser ce document, de le mettre en œuvre et de l’évaluer pour garantir que nos actions nous conduisent bien vers les objectifs affichés. C’est avec l’appui de l’Etat, des 4 départements des Communes, Communautés de Communes et Agglomérations, Pays et Parcs Naturels Régionaux que nous devons travailler ensemble dès maintenant pour les « générations 2030 ! ».
Mesdames, Messieurs,
Je citais les parcs naturels comme acteurs essentiels pour la mise en œuvre du SRADDT et du SRIT, le Parc Naturel régional Livradois-Forez, 4
ème plus grand parc de France, avec le projet de Charte que nous vous proposons aujourd’hui ne peut être qu’un acteur incontournable du développement et de l’aménagement du territoire.
Mesdames, Messieurs,
Notre région se développe c’est un fait désormais reconnu. Nous avons donc l’obligation de conforter avec les Auvergnates et les Auvergnats cette image, pour que la nouvelle Auvergne soit identifiée comme le territoire des solidarités entre les hommes et les territoires, une Auvergne solidaire et responsable.
L’Auvergne est la 3
ème
région la plus riche de France selon de nouveaux indicateurs de mesure de richesse et je me réjouis de la place accordée aujourd’hui au débat sur ces nouveaux indicateurs.
En effet, la croissance et le PIB ne mesurent pas tout !
En conséquence, il convient de mieux orienter nos outils d’évaluation pour mener les politiques publiques de demain, de se baser sur les indices innovants de mesure du développement humain, de mesure de santé sociale, d’empreinte écologique…
Dès à présent nous utiliserons ces indicateurs pour évaluer l’ensemble de nos programmes.
Derrière cette approche novatrice, nous nous positionnons une fois encore comme région leader en abordant la question majeure du choix de civilisation !
L’Auvergne, vous le constatez au cours de cette session, est plus que jamais un territoire de progrès et de qualité, un laboratoire d’expérimentations nouvelles, un chef de file ambitieux au service de nos concitoyens.
Je vous remercie.