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Interventions
des élus du groupe
socialiste

du  Conseil  régional  d'Auvergne

 

Session des 15, 16 et 17 décembre  2008
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Intervention de Monsieur Jean Mallot,  
Président du groupe socialiste

 
Monsieur le Président, Mes cher(e)s collègues,
Notre pays est durablement plongé dans une triple crise, financière, économique, sociale.
Le Président de la République s’agite et multiplie les annonces.
Après le déblocage de 360 milliards d’euros pour les banques mais après avoir réduit les crédits affectés à l’emploi dans le budget de l’Etat, il annonce dans son discours de Douai sur la relance de l’économie française, un plan de 26 milliards pour l’économie, la recherche, le logement, l’industrie, l’emploi, les infrastructures…
Encore faut-il nuancer cette annonce car ce plan est bien moins ambitieux qu’il n’y paraît. D’abord, il est plus conservateur que ceux présentés dans la plupart des autres pays.
Et pour 11 milliards d’euros, c’est à dire près de la moitié, il correspond à des mesures de trésorerie pour les entreprises et les collectivités locales. Ce sont seulement des anticipations de paiements ou de remboursements qui auraient eu lieu de toutes façons.
Ensuite, le soutien au pouvoir d’achat en est quasiment absent, et la « prime de crise » de 200 euros promise aux seuls bénéficiaires du RSA peinera à relancer la consommation des ménages les plus modestes. Une relance plus efficace et plus juste aurait pu et aurait dû être suivie, en soutenant la consommation de manière coordonnée au niveau européen.
Enfin, ce plan contribuera au mieux à un surcroît de croissance de 0,4 points de PIB, contre le point de croissance évoqué par le Premier Ministre.
La finance est prioritaire par rapport à l’économie : deux poids et deux mesures.
Le Président de la République considère que « dans les circonstances exceptionnelles où nous nous trouvons, nous avons la responsabilité de remettre la France à niveau du point de vue de ses équipements, de ses infrastructures, de ses universités, de sa recherche. » Fort bien ! Mais de quelle France parle Monsieur Sarkozy ?  
D’une France qui relierait à Paris, par TGV, toutes ses capitales régionales ?
D’une France qui doterait l’ensemble des universités, y compris celles de Province, de moyens leur permettant de toucher à l’excellence ?
D’une France qui assurerait le rayonnement de ses aéroports régionaux ?
D’une France qui garantirait dans tous les territoires l’égal accès aux soins, comme aux services publics les plus essentiels ?
Une France qui fournirait à tous un logement décent ?
Une France qui songerait à réindustrialiser ses bassins d’emplois ?
Une France qui fournirait des emplois dans tous les territoires ?
A l’évidence non, mes chers collègues, Monsieur Sarkozy ne parle pas à toutes les régions françaises. En tout cas, il ne parle pas à l’Auvergne.
Car, que je sache, nous n’avons pas vu apparaître dans ce plan le projet de construction d’une ligne TGV Clermont – Paris.
Ni une transversale Est – Ouest toute aussi souhaitable. Nul doute que la région aurait dit « chiche » à une telle annonce. Nous aurions même proposé d’allier nos forces à celles de l’Etat, par exemple en contribuant aux acquisitions foncières de l’emprise de la ligne TGV. Cela aurait signé la fin de l’Auvergne méprisée.
Nous n’avons pas entendu non plus le Président renoncer à la fermeture de nos tribunaux, de nos hôpitaux, de nos casernes, de nos écoles, de nos bureaux de poste… qui sont pourtant autant d’équipements que Monsieur Sarkozy prétend vouloir mettre à niveau.
Pire même, nous apprenons la menace de fermeture qui pèse sur le CREPS de Vichy, outil de formation pourtant indispensable au monde sportif régional. Une décision scandaleuse qui illustrerait une nouvelle fois la casse des équipements publics en Auvergne et, au-delà, de tout le Massif Central, puisque les CREPS de Limoges et de Bourges fermeraient aussi. Une décision incompréhensible puisque le Conseil régional d’Auvergne, le Conseil général de l’Allier et la Communauté d’Agglomération de Vichy financent encore actuellement un programme de modernisation de cet équipement.
Nous n’avons pas entendu non plus le Président de la République annoncer un plan complet de résorption des ralentissements ferroviaires en Auvergne. Celui que nous examinons aujourd’hui ne sera que partiel, malgré l’effort financier que l’on demande à la région !
Nous ne l’avons pas plus entendu donner priorité à l’achèvement de la Route Centre Europe Atlantique, à l’aménagement définitif de la RN 88 en Haute-Loire, de la RN 122 dans le Cantal, ou de la RN7 dans l’Allier.  
Pourtant ces projets sont prêts, les chantiers sont commencés et n’attendent que des crédits qui seraient consommés sans délai.
Nous ne l’avons pas plus entendu renoncer à la suppression de 400 emplois aux Ateliers Industriels de l’Aéronautique d’Aulnat qui est pourtant placée sous l’autorité directe du Ministère de la Défense.
Nous ne l’avons pas plus entendu évoquer Clermont-Ferrand, Montluçon, Le Puy ou Aurillac pour la construction massive de logements sociaux.
Il apparaît donc comme une évidence que le plan Sarkozy a oublié l’Auvergne. Et  nous ne sommes pas dupes.
Mais puisqu’il semble désormais acquis que nous ne devrons compter que sur nous-mêmes, les auvergnats comprendront combien il est difficile d’établir un budget régional permettant de répondre à toutes les attentes.  
Il nous faut faire des choix. Nous les faisons.
D’abord les lycées pour lesquels nous poursuivrons l’effort considérable consenti depuis 2004. Notre engagement pour 6 ans était de moderniser, de rénover, de construire, et d’équiper la totalité de cet ensemble immobilier pour donner à tous les lycéens les mêmes conditions de réussite. Nous remplirons cet engagement.
Nous avions aussi annoncé que le développement équilibré et solidaire des territoires serait le fil conducteur de notre politique d’aménagement. Nous maintenons le cap en lançant les Contrats Auvergne + de seconde génération, avec un bilan de plus de 1 200 projets en 3 ans pour les Contrats Première génération qui s’achèvent.
Nous investirons, après avoir renouvelé la quasi intégralité du matériel roulant, sur un Plan rail de grande envergure, pour remettre à niveau les infrastructures ferroviaires et limiter les ralentissements.
Cela n’est pas de notre responsabilité, je le rappelle, mais avions-nous d’autre choix, lorsque nos interlocuteurs, c'est-à-dire l’Etat et RFF, étaient tentés de laisser se détériorer des infrastructures pour mieux justifier ensuite la fermeture des lignes ?
Les auvergnats comprendront que nous ayons dû contractualiser avec l’Etat, Réseau Ferré de France et la SNCF, pour sauver l’essentiel, au prix d’un nouvel endettement dont nous nous serions bien passés.
En matière de Formation Professionnelle Continue, dans une conjoncture sociale très dégradée, notre objectif sera double.
D’une part permettre aux personnes les plus en difficulté de retourner à l’emploi !
D’autre part, favoriser le développement du capital humain pour renforcer l’attractivité et la compétitivité des territoires.
Je vois dans cette politique une cohérence avec notre soutien affirmé à la recherche, à l’innovation et à l’aide aux investissements productifs qui sont les trois piliers de notre action en faveur du monde industriel et tertiaire.
Dans un budget de 626 millions d’euros, en retrait de près de 4 % par rapport à 2008, notre majorité confirme donc son choix de l’avenir, de la solidarité, et de l’équité.
Comme on le voit, malgré l’adversité, notre ambition est intacte.
Nous poursuivons la mise en œuvre et la réalisation des 82 engagements que nous avons souscrits et dont l’évaluation publique faite à mi-mandat, nous a montré la pertinence.
Il est indéniable que nous aurions souhaité un plan de relance national qui s’appuie sur les collectivités locales, comme a su le faire José Luis Zapatero en Espagne, avec plus de 80 % des crédits de son plan alloués aux régions.
Il est indéniable aussi que nous pensions que la conjoncture obligerait le Gouvernement à renoncer à étrangler les collectivités locales qui portent pourtant 73 % des investissements publics réalisés dans notre pays.
C’est un tout autre choix que fait le Président de la République.  
Nos territoires sont pourtant dans une situation catastrophique avec partout des licenciements, du chômage partiel, des mises en congés forcées. Nous voilà bien loin du « travailler plus pour gagner plus », de la « Présidence du plein emploi », de la « Présidence du pouvoir d’achat ».
La réalité est bien différente. Depuis déjà huit mois, le Secrétaire d’Etat à l’augmentation du chômage voit gonfler ses statistiques. Le taux annuel d’augmentation du chômage en octobre, alors que nous attendons avec anxiété celui de novembre, est de + 10,43 % pour l’Allier, de + 8,50 % pour le Cantal, de + 8,50 % pour le Puy-de-Dôme et enfin un record, + 13,2 % pour la Haute-Loire, département de l’inventeur du pôle emploi qui devait résoudre tous les problèmes.
1 812 personnes en plus en un mois inscrites à l’ANPE, 3 430 de plus en un an, un nombre de bénéficiaires du RMI qui ne cesse de croître, des offres d’emploi en berne. Voilà pour l’Auvergne le résultat de la politique du Gouvernement de Monsieur Sarkozy, résultats que ne sauraient gommer des gesticulations médiatiques. Alors je m’interroge !
Est-il encore décent de parler de défiscalisation des heures supplémentaires dans un contexte de récession économique, de précarité, de temps partiel contraint ?
Est-il décent de vouloir généraliser le travail du dimanche ?
Est-il décent de repousser à 70 ans la perspective d’une retraite à taux plein ?  
Le gouvernement de droite admettra-t-il enfin son erreur de diagnostic et sa faute politique d’avoir accordé 15 milliards de cadeaux fiscaux improductifs alors que les ressources manquent cruellement aujourd’hui ?
Renoncera-t-il enfin à asphyxier financièrement les Régions, à leur transférer ses propres déficits, à les accuser d’être responsables des résultats catastrophiques de sa propre politique ?
Je crains que non. Il faut pourtant que s’expriment sur nos bancs un autre écho, une autre voix… en clair un espoir.

Notre budget pour 2009
va dans ce sens, même si nous sommes conscients qu’à lui seul il ne peut résorber le désastre économique qui s’abat sur la France, notamment sur l’Auvergne.
Mais que chacun fasse son travail ! Et nous, depuis 2004, nous assumons notre part. Par exemple à travers l’éducation et la formation, la région Auvergne soutient, je vous le rappelle, plus de 56 000 familles chaque année :
-       
une aide moyenne de 58 euros par an pour les 43 000 lycéens qui bénéficient désormais des livres scolaires gratuitement,
-       
une aide de 72 euros par an en moyenne pour les 12 500 apprentis et lycéens professionnels (aide à l’équipement),
-       
un  versement d’une aide de 600 euros par an pour 9 000 apprentis (hébergement, restauration, transport),
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2 000 euros d’aide moyenne de la région pour 4 000 stagiaires de la formation professionnelle continue,
-       
2 700 euros d’aide moyenne pour 800 boursiers des formations sanitaires et sociales (aides soignants, assistants sociaux, infirmiers, ambulanciers…).
Oui, nous assumons notre part, en soutenant notre jeunesse et le pouvoir d’achat des familles.
Avec 3 700 étudiants bénéficiant de billet de train U (180 euros d’économie annuelle en moyenne) et 1 370 forfaits open tour délivrés durant l’été qui permettent de circuler librement en train,
130 emplois tremplin créés dans les associations et 93 bourses de 1 000 euros par an pendant trois ans pour les jeunes espoirs sportifs, 300 aides pour financer une partie de la formation au BAFA,
Plus de 1 500 étudiants bénéficiant d’une aide de 500 euros pour des séjours à l’étranger.
En soutenant par notre action, dans le cadre de nos compétences, à la fois le pouvoir d’achat et l’emploi,  notre volonté est de ne pas ajouter de la crise à la crise, contrairement à la politique du Président de la République qui a choisi le camp de la finance et de l’actionnaire.
Il s’agit de préparer l’avenir de l’Auvergne. Notre budget reflète cette volonté de faire front.
Même si le réalisme budgétaire nous amène à faire un tri dans nos priorités, à tenir compte des contraintes budgétaires que nous impose l’Etat.
C’est pourquoi ce budget pour 2009 confirmera le report de la construction de l’Hôtel de Région, et avec lui les 50 millions d’euros de travaux pour nos entreprises, donc pour les emplois en Auvergne.
Nous savons combien ce report déçoit les attentes des entreprises du BTP. Je connais aussi la déception des agents du Conseil régional dispersés sur de trop nombreux sites.
Mais gérer une collectivité implique nécessairement de trancher.
Et si nous voulons maintenir le rythme annuel de 64 millions d’euros pour la construction et la rénovation des lycées, si nous nous trouvons dans la situation d’injecter 60 millions d’euros dans la régénération des voies ferrées, si nous optons pour le plein achèvement de l’équipement numérique du territoire, si nous choisissons la dynamique des territoires par le lancement de la deuxième génération des Contrats Auvergne +… ce choix difficile de report de la construction de l’Hôtel de Région est juste et nécessaire.
En cela, nous prouvons une nouvelle fois que nous savons prendre et assumer pleinement nos responsabilités.
Je demeure, pour ma part, très optimiste lorsque je mesure le chemin accompli en quatre ans.
Je me souviens des résultats du rapport d’audit financier commandé par Pierre Joël  Bonté. Ce rapport d’audit constatait la première place de l’Auvergne en matière d’endettement et suggérait l’urgence de boucher les trous par l’appel à l’impôt.  
Je me souviens des ardoises laissées par nos prédécesseurs notamment de l’aide aux agriculteurs victimes de la sécheresse dont un tiers seulement des 19 millions d’euros était financé.
Je me souviens des choix qui avaient conduit à une dégradation du patrimoine immobilier des lycées, que l’on avait sacrifié en privilégiant des investissements de prestige en un seul point du territoire.
Je me souviens des politiques de guichet qui n’avaient d’efficacité qu’aux veilles de scrutins électoraux, avec des cibles électorales « rentables », bien que l’on sache que toutes ces politiques à courte vue ne serviraient jamais l’intérêt général.

Nous avons changé tout cela.

Un nouvel état d’esprit souffle depuis 2004 sur la manière de gérer notre collectivité régionale, avec le souci d’associer les citoyens à la conception de leur propre avenir, de tenir parole sur les engagements pris, d’user d’un langage de vérité sur la réalité de nos capacités budgétaires.
Les résultats sont là. Sans revenir sur l’effort d’investissement dans les lycées, il n’y a qu’à dresser un premier bilan de l’activité de l’Ecole de la 2
ème Chance ou constater les 313 420 entrées à Vulcania que nous avons sauvé du naufrage.
Il n’y a qu’à se connecter au réseau numérique sur la quasi totalité de la région, puisque c’est désormais possible, rencontrer les auteurs des 1 200 projets financés dans le cadre des Contrats Auvergne +, dialoguer avec les ligues sportives ou les acteurs culturels, voyager dans les trains TER neufs achetés par le Conseil régional.
Bref, Monsieur le Président, mes chers collègues, nous pouvons être fiers de nos quatre  ans de gestion régionale. Et votre projet de budget 2009 s’inscrit dans la même ligne. Celle de la rigueur de gestion, de l’ambition et du réalisme.
Pour preuve, le maintien des efforts budgétaires que nous estimons incontournables :
-       
le développement économique avec un soutien affirmé à la recherche et à l’innovation,
-       
le soutien aux entreprises autour des investissements productifs, de la formation et de la sécurisation financière qui permettra aux banques de jouer pleinement leur rôle : la Région jouera ainsi à la fois le rôle de moteur et celui de levier,
-       
le développement équilibré et solidaire des territoires grâce aux contrats Auvergne + seconde génération, contrats où la fragilité des territoires sera encore mieux prise en considération pour favoriser un développement homogène et harmonieux de l’Auvergne,  
-       
le renforcement du rôle des transports collectifs avec l’amélioration du mode d’exploitation du réseau TER,
-       
l’individualisation des parcours de formation professionnelle pour répondre aux besoins des demandeurs d’emploi mais aussi à ceux des entreprises,
-       
la mise en application du Programme Pluriannuel des Investissements récemment voté en faveur des lycées,
-       
le renforcement des moyens nécessaires à la naissance d’une Auvergne numérique dans le domaine du haut et du très haut débit.
Voilà quelques illustrations de la constance et de la volonté avec lesquelles vous avez élaboré ce budget, Monsieur le Président.
Cette volonté est celle de la recherche de la plus grande efficacité au service de tous.
J’observe d’ailleurs que l’opposition UMP n’a déposé que quelques amendements pour retoucher ce budget à la marge sur quelques rapports, ce qui donne à penser qu’elle l’approuve globalement et s’apprêterait logiquement à le voter.
A moins que, fidèle à ses mauvaises habitudes, elle occupe nos deux jours de session à nous reprocher de ne pas dépenser plus pour tel ou tel programme, telle ou telle catégorie de la population, sans jamais nous dire où elle trouve les recettes correspondantes.
Pour ce qui le concerne le groupe socialiste soutiendra, sans faillir, ce budget 2009 et les projets qui le composent.
Nos débats d’aujourd’hui et de demain l’enrichiront j’en suis sûr… pour le plus grand profit de l’Auvergne.
Je vous remercie.

Session des 15, 16 et 17 décembre 2008
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Intervention de Monsieur René Souchon,  
Président du Conseil régional d'Auvergne,

Mes chers collègues,
Depuis notre débat d’orientation budgétaire, j’ai entendu beaucoup de contrevérités ou de propos approximatifs et caricaturaux concernant la gestion de la Région.  
Mes chers collègues, dans une période très grave alors que les effets de la crise économique s’affirment chaque jour, que la crise sociale est devant nous, puis-je en cette matinée espérer un débat digne, responsable,  un débat qui montre à nos concitoyens combien nous sommes collectivement soucieux de leur apporter des solutions ?
Je voudrais pour ma part essayer de rester dans ce registre.
Depuis le DOB, notre espoir de voir la Région Auvergne à nouveau éligible à la dotation de péréquation s’est envolé. Monsieur MARLEIX, Secrétaire d’État aux collectivités locales, m’a écrit pour me dire qu’il déposerait un amendement au projet de loi de finances 2009 lors du débat au Sénat, préalablement il m’avait d’ailleurs téléphoné.  
Il m’a même communiqué le texte de cet amendement, texte que voici : à l’article L 4338 du code général des collectivités territoriales les mots : 
 
« 15 % » sont remplacés par les mots : « 13 % ». Exposé des motifs de l’article : il est proposé d’assouplir les conditions d’éligibilité à la péréquation régionale, il est notamment proposé que soit désormais éligible les régions dont le potentiel financier est inférieur à 87 % du potentiel financier moyen de l’ensemble des régions (contre 85 % actuellement).
Or Mr MARLEIX n’était pas présent au débat, n’a pas demandé au Ministre de l’Intérieur, Michelle ALLIOT-MARIE, qui défendait le projet de loi gouvernemental, de déposer l’amendement et les Sénateurs auvergnats qui avaient déposé un texte voisin de celui du Ministre ont été priés de le retirer !  
Pourtant Mr MARLEIX non seulement m’avait écrit mais il avait également, dans le journal La Montagne du 20 novembre 2008, promis un amendement pour permettre à l’Auvergne de bénéficier à nouveau de cette dotation de péréquation, je cite «  Au moins 6 à 7 millions d’euros….Je le fais pour les Auvergnats et en accord avec Brice HORTEFEUX».
Sauf cadeau de noël, aujourd’hui bien improbable, à l’occasion de la 2ème lecture du projet de loi de finances, nous devrons donc en rester à la dotation prévue soit une perte estimée à 11 360 000 €.
Ainsi notre budget 2009 verra-t-il les dotations de l’État baisser de façon très conséquente, au total à périmètre constant de près de 7%. Il faut ajouter à cela les baisses des compensations fiscales (- 4,69 millions d’euros), la perte estimée à 20 M d’€ de taxe professionnelle en raison du plafonnement, les charges de transfert non compensées, la baisse des fonds européens, vous voyez la liste est longue et le résultat catastrophique pour l’Auvergne.
C’est cette prise de conscience qui a motivé le courrier d’Alain ROUSSET, Président de l’ARF à Michelle ALLIOT-MARIE, Ministre de l’Intérieur pour lui demander une mesure exceptionnelle en faveur de l’Auvergne.
Malgré une progression de la fiscalité directe de 5 % dont j’espérais pouvoir dispenser les Auvergnats si les promesses de Monsieur MARLEIX s’étaient concrétisées, malgré une augmentation du coût des cartes grises, il a fallu réduire la voilure, nous avons déjà traité ce sujet lors du DOB.
La réalité des chiffres s’impose. Au total le budget, avec une autorisation d’emprunt maintenue à 100 M €, sera en diminution de 25 millions d’euros  soit 
 
- 3,83%.  Nous serons la seule Région de France dans cette situation.
Cette réalité balaie toutes les arguties développées depuis des mois par certains, j’en prends les Auvergnats à témoins, je leur demande de juger sur la réalité des chiffres.  
La seule question qui vaille aujourd’hui est de savoir si malgré cette contrainte financière très lourde, nous pourrons garder le cap et maintenir l’Auvergne sur les voies du dynamisme, celles qui nous ont été dictées par les Auvergnates et les Auvergnats lors des Assises Territoriales de 2005.
Cette feuille de route qui s’est traduite par 82 engagements et une première expertise il y a tout juste un an,  est à nos yeux essentielle, elle est la garante de notre action en faveur des femmes et des hommes qui souhaitent que leur région, notre région se développe, innove, réussisse. Elle est le symbole d’une ambition collective !
Le budget que nous vous présentons s’efforce d’y parvenir et nous poursuivrons notre choix de l’excellence dans plusieurs domaines.   
L’éducation, une de nos priorités, parce que nous sommes convaincus qu’offrir les moyens les plus performants au cours de la  scolarité de nos jeunes est une des  portes d’entrée pour le dynamisme d’un territoire.
Notre programme de rénovation- construction des établissements scolaires ne souffrira pas d’une baisse de régime, bien au contraire.
Un budget global de plus de 150 millions dont près de 75 millions pour les travaux et équipements est affecté aux lycées et lycées agricoles. Quelle meilleure réponse à l’opposition qui nous reproche trop souvent de ne pas faire de grands investissements ?
2009 sera  entre autres l’année de l’ouverture du lycée du Bâtiment de Riom dans lequel nous ferons un effort d’équipements sans précédent.
2009 sera également l’année du début de lourds travaux dans de nombreux lycées : Sidoine APOLLINAIRE, Roger CLAUSTRES à Clermont-Ferrand, la Cité scolaire LA FAYETTE à Brioude, le lycée de Val de Dore qui recevra le lycée Sonia DELAUNAY à Thiers sans parler des travaux lourds dans d’autres lycées de la région qui se poursuivront. Nous allons également en 2009, dans nos établissements, accélérer le plan d’économie d’énergie. Je considère ce dossier comme prioritaire en application de notre Agenda 21.
Le dynamisme d’un territoire s’évalue également par la qualité de son tissu économique et des entreprises qui le composent. Nous poursuivrons donc nos efforts sur les grands axes que nous avons définis avec les Auvergnates et les Auvergnats : consolider et diversifier le socle industriel régional, investir dans la recherche et l’innovation, miser sur l’économie résidentielle et le tourisme, favoriser l’économie sociale et solidaire, parier sur nos entreprises grâce à l’attribution d’aides financières.  
En cette période de crise, nous avons choisi de nous investir encore plus et de soutenir l’économie de notre région. Nous avons ainsi abondé d’1 million d’€ les garanties d’emprunt OSEO qui nous ont permis en 2008 de soutenir 100 PME/PMI.
Nous allons également abonder de 500 000 € notre Fonds régional pour l’Innovation géré également en partenariat avec OSEO en vue de faciliter la création d’entreprises innovantes, secteur sur lequel nous sommes convaincu que l’Auvergne possède des atouts indéniables.
Parce que nous avons choisi d’être réactifs pour anticiper sur les effets de la crise, nous recherchons en ce moment les moyens d’aider également les entreprises en trésorerie avec OSEO. La proposition devrait maintenant être faite assez rapidement.
Nous avons au sein de la DEI, une cellule  de veille.   
Par ailleurs, avec Jacques-Bernard MAGNER, notre vice-président en charge de l’économie, nous avons rencontré les banquiers le 20 novembre à notre initiative.
A  ce jour, il ne nous paraît pas nécessaire d’aller plus loin.
L’UPA m’a demandé une session extraordinaire en janvier, pour examiner la situation économique et sociale, je n’ai pas d’opposition de principe, toutefois, si nous faisons une session spéciale pour constater que nous n’avons pas de moyens d’action à la hauteur des problèmes, nous ferons une session pour rien !
Je pense donc qu’il faut pour l’instant observer et analyser avec sang froid et être réactifs si nécessaire ! Je propose donc d’associer un représentant pour chaque groupe politique à la cellule de veille économique et de réunir celle-ci tous les 15 jours jusqu’à la prochaine session.
L’économie de notre région c’est également l’agriculture.
En 2009 nous faisons le pari d’une agriculture moderne, innovante s’appuyant sur le développement de filières de production de qualité, le soutien à la diversification et à la modernisation des exploitations, le soutien à l’installation des agriculteurs.
Nous allons ainsi renforcer notre politique en faveur de la qualité pour en faire un véritable emblème régional. L’Auvergne se doit d’être exemplaire, territoire précurseur d’une agriculture intelligente.
Nous allons donc mettre en œuvre une procédure de conventionnement pluriannuel avec les Organismes de Gestion des signes de qualité et lancer deux nouveaux appels à projets en faveur de la valorisation des productions et d’initiatives exemplaires d’agriculture durable.
2009 sera également l’année de la mise en place de notre Charte Ovine qui liera les aides régionales aux bonnes pratiques d’exploitation liées notamment aux conditions d’autonomie fourragère.
Bien évidemment nous allons également intensifier notre soutien à l’agriculture biologique dont nous demeurons convaincus qu’elle est l’avenir tout comme la filière bois pour laquelle, en coordination avec la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt ainsi qu’OSEO, nous allons lancer un appel à projet pour l’innovation dans cette filière.
Je souhaiterai néanmoins à ce stade rappeler notre position sur le sujet de l’agriculture. Notre politique en la matière, nos actions s’orientent avant tout vers la recherche d’une plus value et nous refuserons toute surenchère, d’où qu’elle vienne, en laissant leurs responsabilités à l’État et à l’Europe !
Le Conseil régional ne saurait en toute matière se substituer à ceux qui ont la charge et les moyens de mettre en œuvre les politiques adaptées. Nous ne sommes pas les supplétifs de l’Europe ou de l’État. Qu’ils prennent leurs responsabilités ! Mais j’aurai l’occasion dans un instant de revenir sur les aberrations auxquelles nous sommes confrontés !  
L’une des pistes majeures pour améliorer le revenu des agriculteurs et d’œuvrer en faveur du développement durable est celle de l’autonomie énergétique des exploitations agricoles.
J’ai demandé à Elisabeth THEVENON-DURANTIN, notre vice-présidente en charge de l’agriculture, de mettre en place un groupe de travail sur ce dossier, de façon à  pouvoir dans le courant de l’année, aider nos agriculteurs, en partenariat avec l’Etat, à acquérir leur autonomie énergétique.
Mes Chers Collègues,
Par delà les priorités régionales que je viens de vous présenter, je voudrais attirer votre attention sur un chantier que nous venons d’ouvrir, celui de la biodiversité.  
Après Stockholm en 1972, Nairobi en 1982, le sommet de Rio en 1992 a été le moment majeur d’une prise de conscience collective qui  a donné le coup d'envoi à un programme ambitieux de lutte mondiale contre les changements climatiques, pour la protection de la diversité biologique, ou biodiversité, et l'élimination des produits toxiques dangereux et a fixé les lignes d'action visant à assurer une meilleure gestion de la planète.
En ce qui concerne la biodiversité, les engagements pris à cette période se sont traduits sur le continent européen par la constitution du réseau Natura 2000 qui reconnaît les sites majeurs de biodiversité et permet aux gestionnaires de bénéficier d’aides à leur gestion.  
Même si le réseau Natura 2000 est bien présent sur le territoire français, qui héberge une partie importante de la biodiversité européenne (ex 40% de la flore européenne), force est de constater que les outils réglementaires et contractuels n’ont pas permis de stopper la perte de biodiversité.
Plus de 16 ans après Rio, le Grenelle de l’Environnement a été l’occasion de revenir sur cette question. La préservation de la biodiversité en constitue le deuxième engagement majeur, après la lutte contre le changement climatique.
 
Pour établir une stratégie en faveur de la biodiversité, l'échelle régionale semble pertinente et la Région apparaît d'ailleurs de plus en plus comme un acteur clé. Les principaux acteurs qui oeuvrent en Auvergne dans l'environnement ou dans des domaines en interaction avec la biodiversité  sont demandeurs d'une concertation sur la biodiversité et ils attendent de la Région d'avoir un rôle moteur pour animer et coordonner la définition d'un plan régional en faveur de la biodiversité.
La Région est en effet légitime pour piloter une telle stratégie :
? Avec la décentralisation, la Région dispose de nombreuses compétences qui sont en interaction avec la biodiversité : environnement, aménagement du territoire, transports, formation, recherche. Dans le domaine de l'environnement, il convient de rappeler le rôle majeur de la Région vis-à-vis des Parcs Naturels Régionaux que ce soit en terme de création ou de financement.  
?
Le SRADT fait référence à la biodiversité et reconnaît le rôle de la Région dans la formalisation d'un plan en faveur de la biodiversité;
?
Au-delà de la reconnaissance de son rôle, la réalisation d'un plan régional en faveur de la biodiversité relève d'un engagement de la Région Auvergne au titre de son Agenda 21.
?
Cet objectif, la Région l'a également contractualisé avec l'État dans le Contrat de Projet 2007-2013.
Pour concrétiser ces engagements, répondre à une sollicitation des acteurs régionaux et bénéficier d'un cadre de référence pour nos interventions, nous nous donnons comme objectif d'aboutir en 2009 à la publication d'un plan régional en faveur de la biodiversité pour 2010-2020.
Ce plan régional doit rassembler les acteurs,  leur permettre d'échanger et de partager. Il doit servir à  faire un état des lieux partagé, à dégager des enjeux prioritaires, à préciser les interventions de chacun.
Dès janvier 2009, nous lancerons la première phase de ce plan en concertation avec l’Etat et plus particulièrement la DIREN afin d’établir un diagnostic et définir une stratégie.
La deuxième phase concernera seulement le Conseil régional qui aux vues du diagnostic élaborera ses propres engagements en faveur de la biodiversité.
L'ensemble sera publié sous la forme du plan biodiversité (2010-2020) et pourrait être soumis à l’approbation de l’assemblée en fin d’année 2009.
C’est un engagement fort de notre part en faveur de l’environnement et de la préservation d’un patrimoine régional exceptionnel. C’est également une démarche qui permettra une fois encore à l’Auvergne d’être une région pilote!
Le deuxième chantier majeur sur lequel je souhaite attirer votre attention est celui du schéma du très haut débit.
Nous avons adopté ce schéma il y a un an. Nous sommes sur le point de prendre connaissance du  rendu d’étape de l’étude de faisabilité sur le très haut débit que nous co-pilotons avec les 4 départements et les agglomérations.

Ma préoccupation est de faire en sorte que l’Auvergne garde l’avance qu’elle a su acquérir avec la couverture en haut débit, pratiquement achevée.

Pour y parvenir, il faut que le gouvernement puisse se doter des outils législatifs et réglementaires permettant des mutualisations et mette en œuvre des mécanismes de péréquation entre régions, entre territoires. Les investissements à réaliser sont tellement importants que sans péréquation, seules les agglomérations importantes seront connectées demain au très haut débit. Aujourd’hui la rentabilité d’un investissement en très haut débit n’est assurée qu’au-delà de 50 000 habitants agglomérés, c'est-à-dire Clermont-Ferrand et Montluçon.
Mon intention est d’attirer votre attention et surtout celle des parlementaires sur le fait que la fracture numérique territoriale est devant nous.

Nous avons collectivement le devoir de l’éviter.

Pour cela, il faut prendre conscience de l’enjeu : Au Japon, 90% des foyers sont  connectés au très haut débit. Il n’y a pas d’autres solutions pour développer nos territoires que de passer par cette couverture.
 
Mes chers collègues,
Pour poursuivre, je dois vous informer de l’état d’avancement du plan rail, pour lequel un rapport complémentaire vous a été remis.
Pendant plus d’une année, nous avons réclamé un plan spécial pour renouveler les voies ferrées de l’Auvergne qui comportent, je vous le rappelle, 10 % des ralentissements français alors que nous n’avons que 4 % de la longueur du réseau.
Nous avons obtenu gain de cause, c’est le résultat de notre pugnacité et de notre constance, ce plan qui vous est soumis pour validation d’un montant global de 213 M € comporte un engagement supplémentaire de la région de 60 M €, supplémentaire car contrairement à ce qui a été dit au cours de plusieurs sessions sur les bancs de l’UPA nous avons déjà engagé 47 600 000 €. Le total des participations régionales de 2007 à 2013 sur la modernisation des voies ferrées sera donc de 107 600 000 €, le quart de l’investissement total dans une compétence, si vous le validez, qui est celle de l’État !
Le contribuable auvergnat subventionne l’État, nous ne le dirons jamais assez. S’il est une réforme des collectivités qui s’impose c’est bien celle de la clarification des compétences et des moyens financiers affectés à leur exercice.
Il ne se passe plus une semaine sans que le gouvernement appelle les Régions au financement de compétences qu’elles n’ont pas, je viens d’évoquer le renouvellement des voies ferrées mais les Régions sont aussi appelées au financement du train à grande vitesse Paris / Clermont / Lyon. La 1
ère réunion du comité de pilotage de la LGV 2 a eu lieu à Paris le 9 décembre. Les représentants du gouvernement ne peuvent pas répéter que les lignes grandes vitesses dépendent de la décision du gouvernement, quand les Régions sont appelées au financement parfois à 50 %.
Déjà pour les études nous connaissons la note : 5 500 000 euros, 25% pour l’Etat, 25% pour RFF, 50% pour les Régions et les autres collectivités.  
Le tout prévu à ce stade,  sans péréquation, ce qui monte la note à 550 000 euros pour l’Auvergne.
Un tel minima de participation et l’absence de péréquation sont  inacceptables et j’ai précisé par courrier au Préfet nos objectifs, avec notamment la nécessité d’une liaison Clermont-Ferrand/Lyon en 1 heure, un partage des financements sur la base de 3 tiers (Etat/RFF/Régions) et une péréquation entre Régions car on ne peut pas demander la même somme à la petite Auvergne qu’à la Région Ile-de-France ou Rhône-Alpes !
Mais ce n’est pas tout, voilà que l’État nous appelle au financement du plan Campus prometteur, Mr HORTEFEUX lui même m’a écrit pour me dire combien il espérait notre contribution !

Là encore nous serons engagés dans le contrat de projet État / Région pour une compétence qui n’est pas la nôtre à hauteur d’au moins 13M d’€ à répartir entre le Conseil régional, le Conseil général et l’agglomération. Les discussions sont en cours.
Mais je
proposerai, car l’université est un élément majeur du développement de l’Auvergne, de remettre la main à la poche et solliciter une nouvelle fois les finances régionales.
Enfin dans le plan de relance, le Président de la République met à la charge des collectivités une dépense de 2,5 milliards d’ € sans nous avoir consultées ! Illustration parfaite de la méthode de gouvernement du Président. Après avoir désigné les collectivités locales à la vindicte comme responsables de la flambée des dépenses publiques, le Président de la République compte sur elles pour réaliser une bonne partie de son plan de relance tout en diminuant les ressources de ces collectivités ! Vous remarquerez au passage que lorsqu’il s’agit de charger la barque des dépenses des Régions le gouvernement ne les consulte pas mais que pour ventiler différemment la péréquation entre Région on nous indique qu’il faut absolument l’accord unanime des Régions !
J’en viens au fond, la réforme des institutions, personne n’en conteste la nécessité encore faut il poser les problèmes correctement !  
La taille ? Nombre de pays européens sont plus petits que nos régions : Chypre, Malte, l’Estonie. 10 pays européens ont moins d’habitants que la région Rhône-Alpes. Même aux USA plusieurs États sont plus petits que nos régions ainsi 43 États américains sur 50 ont moins d’habitants que la région Ile-de-France et ils disposent d’un budget de plusieurs milliards de dollars. Le Wisconsin est plus petit que le Limousin.  
En Espagne, l’Aragon a la même taille que l’Auvergne, la Navarre compte 600 000 habitants sur un territoire de 10.000km²,  le pays Basque est plus petit que l’Aquitaine mais a un budget 6 fois supérieur. En Allemagne, le land de Hambourg compte 1,8 million d’habitants sur 700 km² et investit en 1 an dans l’innovation ce que l’Aquitaine et Midi-Pyrénées sont en mesure de financer en deux ans!
 
La comparaison avec nos voisins européens nous démontre que c’est un débat déplacé. La question n’est donc pas celle de la taille, mais bien celle des compétences et des moyens qui sont disponibles pour les exercer.
Je crois qu’il faut donner des compétences claires aux Régions, notamment, en sus de celles que nous avons, la totalité de l’enseignement supérieur, toute l’économie, les transports et mettre un terme à la compétence générale ou tout le monde se mêle de tout avec l’État comme chef d’orchestre !
Un État qui conserve les compétences comme celles que j’ai déjà évoquées et qui se hâte de demander aux Régions de les financer, un État qui délègue des compétences mais qui garde une partie du personnel !
L’autre problème fondamental est celui des ressources, nous dépendons en Auvergne à 48,8 % des dotations de l’État, nous n’avons qu’une autonomie financière limitée, les recettes de fiscalité directe représentant simplement 25 % du total.
Enfin pour notre compétence majeure, les transports express régionaux, nous n’avons aucune recette affectée.
Mes Chers collègues,
Je ne saurais terminer sans évoquer le dossier du CREPS de Vichy-Auvergne menacé de fermeture. Vous aurez d’ailleurs à vous prononcer sur une motion d’urgence afin d’exprimer au gouvernement notre désapprobation sur cette décision qui illustre combien ce gouvernement fait peu de cas de l’aménagement du territoire ! Je tiens à vous rappeler que ce pôle sportif majeur a fait l’objet de lourds investissements pour un total de 7,5 millions d’euros avec la participation financière de l’agglomération Vichy-Val-d’Allier, du Département de l’Allier et de la Région (1,5 millions d’euros pour la Région) mais également, et c’est un comble, de l’Europe et de l’État !!
Mes chers collègues,
Nous ne savons pas ce que nous réserve l’année 2009, sans aucun doute les effets dramatiques liés à la crise, une réforme des collectivités territoriales qui peut-être fera que prochainement l’Auvergne ne sera plus une Région en tant que telle…et les conseillers régionaux des conseillers territoriaux… mais sachez que la majorité régionale est plus que jamais déterminée à mettre en œuvre les chantiers que j’ai évoqués devant vous avec le même dynamisme, la même ambition pour tous les Auvergnates et les Auvergnats !